Précédemment...

Cylia commence à subir une batterie de tests par Marco afin d'en apprendre plus sur l'Alicanto. L'étrange créature semble avoir un très gros faible pour l'or et cette faiblesse est vite mise au grand jour !

Chapitre 50 : L'Alicanto 2

-Croc croc croc...

Pourquoi je ne voulais pas manger cet or déjà ? Je ne sais plus ! Aucune importance, c'est si bon !

-Et bien voilà un résultat intéressant, ton animal ne résiste pas à l'appel de la nourriture. Tes instincts prennent le dessus. J'imagine que tu dois aussi pouvoir le flairer yoï ?

-Hum ! Croc...

-Dois-je prendre ça pour un « oui » ?

-Ouais !

-À qu'elle distance peux-tu en trouver ?

-Mmmh... Croc croc...

-Tu ne sais pas ?

-Nan !

-Tu peux le ressentir sous diverses formes ? Brut dans une carrière, sous la forme de berry, de bijou...

-Ouais ! Faut juste qu'il y en ait beaucoup, sinon ça ne dégage rien...

-Donc, conclue une tierce voix, son fruit lui permet de traquer à distance les trésors ?

-Visiblement, oui.

-Ouais mais pour que ses instincts prennent le dessus, il lui faut soit une grande quantité, soit une bonne qualité, précise un autre.

-Croc croc... Slurp !

-Hey hèle Joseph, tu as l'air de te régaler Cylia !

Il s'approche et se met juste à côté de moi alors que je mange. Il veut mon repas ?! NON !

-Grr...

-Wooow ! Mais c'est qu'elle mordrait, ha ha ha !

-Commandant, vous pensez qu'elle accepterait de nous guider vers des trésors ? Questionne l'un des hommes de bord.

-Elle est jeune et n'a son fruit que depuis deux ans, sa maîtrise de ses instincts est encore mauvaise.

-Ah ah ah ! Glousse alors Thatch, tu ne devrais pas faire de remarque de ce côté-là, parce qu'en saison des amours tu-

PAF !

-Aïeuuuh !

-Tiens ta langue Thatch, yoï.

-Ok ok ! Pas la peine de te fâcher, je ne faisais que relater la vérité !

-Ah ah ! Il a raison, toi qui es toujours d'un calme exemplaire, quand ta saison arrive, on a parfois l'occasion de te voir te donner en spectacle et c'est plutôt comique à regarder !

-Izou, tu ferais mieux de tenir ta langue. Tout le monde se souvient encore très bien de ton interprétation lors d'une soirée alcoolisée où tu-

-STOP ! Stop, c'est bon, ça va, j'ai compris.

Tout le monde commence à partir en fou rire et d'autres anecdotes sont révélées au grand jour les unes après les autres. Peu intéressée par leurs échanges, je préfère déguster mon trésor.


-Croc... Hum ?

-Oh, tu reviens parmi nous yoï ?

-Bah...

-Qu'est-ce qui se passe Cylia ? M'interroge Joseph.

-Il...

-Il ?

Je me retourne vers lui avec une mine abattue.

-Il n'y en a plus !

Et il explose de rire, même Marco sourit.

-Tu veux que je t'en fasse apporter d'autre ? Mais tu devras nous rembourser et avec des intérêts, cela va de soi.

-Heu... Ah non ! Sans façon Marco, je ne tiens pas avoir une dette envers des pirates.

-Mais c'est déjà trop tard, yoï.

Zut de zut ! Il a raison en plus, je me suis faite lamentablement avoir.

-Tu comptes bien me rembourser l'or que tu as mangé ?

Je sursaute en entendant la voix qui vient d'un peu plus loin, plus précisément de l'immense siège au milieu du pont sur lequel se trouve Barbe Blanche. De nombreuses jolies infirmières en tenus roses et léopards sont occupées autour de lui.

Mince, si c'était Marco qui me l'avait demandé, je lui aurais dit qu'il pouvait toujours se gratter mais là, je ne peux pas lui refuser ça. Alors je soupire d'exaspération. Se sont bien des pirates dans le font.

-Oui, je vous rembourserais comme il se doit. Intérêt compris...

-Je compte sur toi pour nous trouver un très bon trésor alors. Celui que tu viens de dévorer n'était pas des moindres.

-Je... vous le promets. Avec votre aide, ça ne sera pas bien difficile à trouver pour moi.

-Bien.

Les hommes sur le pont poussent des cris d'excitation à l'idée de leur futur butin. Barbe Blanche sourit joyeusement tout en regardant ses fils. Je pense que je me suis faite rouler en beauté... Saleté d'instincts, je ne pouvais pas garder mon sang froid ?! En plus, avec Marco qui m'influençait, ça ne m'aidait pas vraiment.

-Bon, reprend Marco, comment comptes-tu t'y prendre pour nous conduire vers de l'or ?

Toujours assise sur les fesses, je réfléchis à sa question tandis que l'on m'observe.

-Hum... Avec l'odeur qu'il y a sur ce navire, ça m'empêche de traquer de l'or.

-Ton fruit peut être utile pour trouver des navires remplis d'or. C'est bien utile pour un Marine...

-Oui... même si j'ai déjà pu m'entraîner et être formée pour débusquer des pirates, je n'ai pas encore pu le faire en condition réel. Pour arriver à flairer quoi que ce soit, j'ai besoin de prendre un peu de distance, une fois que j'ai trouvé quelque chose, je sais le chemin à prendre.

-La question est de savoir si tu arriveras à garder ta maîtrise de toi.

-Eh bien... Je lui souris et me gratte l'arrière de la tête maladroitement, ça c'est autre chose...

-N'as-tu pas dis que tu as été entraînée pour ça ? Demande Barbe Blanche.

-C'est que... ça ne se passe pas toujours à l'idéal...

-Hum ?

Sentant ma gêne monter en flèche, je fuis leurs regards.


-Expliques nous, aller. Demande curieux, Joseph. Que l'on comprenne Cylia !

-Laisses moi deviner, tu n'as pas pu empêcher ton animal de t'influencer et tu as dévoré les appâts lors de tes entraînements.

Je sursaute en entendant la vérité, me trahissant alors.

-On dirait que j'ai vu juste, yoï.

-Mmmh... Tu ne sais même pas à quel point je me suis faite réprimander par mes supérieurs à cause de ça. Même s'il n'y avait pas beaucoup de valeur monétaire, ça n'a pas franchement plus.

-Tu auras ta part de butin des trésors que tu nous aideras à trouver.

Je me retourne vers le capitaine du navire, ça voudrait dire que...

-Donc, plus tu nous en apportes, plus tu pourras te faire plaisir...

Je ne sais pas si je dois trouver ça sympa ou au contraire, pas cool du tout ! Il y a clairement de la manipulation dans cette affaire !

-Avec notre force, tu n'auras pas la moindre difficulté pour ce qui sera de le récupérer.

-C'est une occasion en or, yoï. Sans mauvais jeu de mot bien sur…

Ah ah ah… je suis morte de rire… Pfff…

-On pourra même t'aider à travailler les métaux pour te les cuisiner à ta convenance. On a d'excellents orfèvres sur ce navire... complète Thatch.

-Je sais que l'idée de pouvoir enfin te faire vraiment plaisir te ravie au fond de toi, Miss. Rajoute Joseph.

-Et en plus, ça nous permettrait de faire affaires aussi tous les deux, hein Cylia ! Insiste Haris, venant juste d'arriver au côté de son commandant.

-Mais arrêtez avec ça ! Je vais juste rembourser ma dette et c'est tout.

-On peut t'offrir beaucoup tu sais. Reprends Izou, ignorant ma remarque.

-Je ne suis pas intéressée ! Je suis une Marine pas une pirate, l'or ne m'intéresse pas du tout. Et je ne me laisserais pas influencer !

-Pourtant, pour le moment tu l'as fortement été, me reprend Barbe Blanche.

Marco se rapproche de moi, je me relève et recul d'un pas. Une fois qu'il est tout proche, il se penche tandis que je lève la tête pour le regarder. Je reste sur la défensive, me méfiant de ses intentions.

-Tu as tout ce qu'il faut pour être une pirate Cylia, tu fais de moins en moins crédible en officier.

Et maintenant, voilà qu'il commence à m'insulter. J'en mettrais ma main au feu qu'il le fait exprès ! Les yeux brillant de combativité, je le défis du regard. Pas question de me laisser marcher sur les pieds, même dans ces conditions !

-L'avis d'un pirate sur la question m'est parfaitement égal. Je ne perdrais pas de vue ce que je suis, contrairement à ce que vous pensez, Monsieur accent circonflexe.

Je n'ai rien trouvé de mieux que de le provoquer encore plus ?! Est-ce que je ne rentrerais pas dans son jeu-là plutôt ? Saleté de pirate ! Il m'énerve...

-Oh... Tu me manque de respect Cylia ?

-Ce n'est pas avec Cylia que vous avez commencé à débattre.

Il sourit sadiquement, je le cache mais en réalité j'appréhende la suite en ce moment même...

Une étrange aura sombre commence à se dégager de lui, l'atmosphère devient anormalement lourde et un court frisson me remonte l'échine. Je connais cet effet-là. Ce n'est plus Marco, mon ami, que j'ai devant moi, mais le redouté pirate. Aucun doute, il me le fait très bien ressentir. Même l'animal en moi réagit actuellement...

-Donc, poursuit-il d'un ton particulièrement effrayant, j'en conclu que j'ai affaire à l'officier ?

J'ai envie de lui tourner le dos et de me cacher, vraiment. Mais maintenant, je ne peux pas me permettre de le faire. Non, ça serait cracher sur ce que je suis et c'est hors de question !

-Tout à fait, pirate.

L'atmosphère s'alourdit davantage, je suis divisée entre la peur qui me prend aux tripes et une force de combativité dévorante. Sentant que nous ne sommes qu'à un cheveu de l'affrontement, je laisse le sang de l'animal se déverser en moi, afin de m'aider à ne pas plier car je suis la cible d'étranges vertiges. Je conserve toutefois une forme humaine.

Devant moi, de petites flammes bleues commencent à parcourir le corps du commandant. Son regard cherche à me transpercer et je lui réponds de la même manière. Si nos yeux le pouvaient, ils se lanceraient des éclairs. Même si aucuns de nous deux ne bouge d'un millimètre, il n'en faudrait que peu pour que l'on se lance l'un sur l'autre, s'affrontant toutes serres sorties.

Je n'entends plus rien, ni le bruit provenant de l'océan ni les murmures autours de nous. La tension s'exerçant sur moi est si puissante que si je faibli ne serait-ce qu'un instant, je me ferrais entièrement dévorer par le Phoenix.


-Je vous crois, vous avez du caractère.

D'un seul coup, l'atmosphère s'allège si brusquement que j'en tombe à la renverse, la respiration haletante. Une main est tendue sous mes yeux, je relève la tête et aperçois Marco me proposant gentiment de m'aider à me relever. Je l'accepte, n'ayant pas la force de le faire seule. Je profite de sa proximité pour murmurer à lui seul.

-Je n'ose même pas penser à comment tu aurais pu être en étant vraiment sérieux...

Je regarde le capitaine du navire en souriant.

-Vous avez un second très flippant... Je ne vous imagine même pas ainsi.

-On va survoler la zone alentour tous les deux, on verra bien si tu trouves quelque chose.

-O... ok.

J'inspire et expire profondément, toujours sous le contre coup du moment de tension que je viens de traverser. Marco prend sa forme de phœnix et s'élance dans les airs. De mon côté, je préfère la facilité et saute du bastingage afin de pouvoir être déjà dans les aires avant de me changer en Alicanto.

Je bats des ailes pour prendre de l'altitude et rejoindre le Phoenix. Je le suis et jette un bref coup d'œil au navire derrière nous tandis que nous nous en éloignons. Silencieusement, nous continuons à voler l'un derrière l'autre au-dessus de la mer sous le soleil de midi.

Après plusieurs minutes de vol, nous n'apercevons presque plus le Moby Dick. Par contre, au bout d'une heure, je finis par trouver une trace. C'est tellement discret que je vire de trajectoire subitement pour m'y diriger afin d'ancrer l'odeur en moi. Le Phoenix me suit, me laissant cette fois guider.

Plus je continue dans la direction indiquée par l'odeur du minéral précieux, plus son parfum s'encre en moi. Je suis cette piste pendant environ deux heures, le Phoenix sur mes talons. Nous finissons par trouver un navire arborant un pavillon noir. Je n'ai aucun doute, c'est de là que viens l'odeur. Ne pouvant pas parler sous ma forme zoan, je m'arrête en faisant du surplace sous le regard inquisiteur de Marco.

Nous fixons ensemble le Joly Roger flottant au gré du vent sur le navire pirate : une tête de mort de face avec un chapeau marron accommodé d'une légère doublure en fourrure et du rouge à lèvre sur la bouche.

Je le regarde de nouveau, attendant la suite. Mais lorsque je le vois descendre en piquet droit sur le navire, je comprends qu'il n'a pas l'intention d'attendre l'arrivée du Moby Dick pour lancer l'abordage. Il a une sacrée confiance en ses capacités pour oser faire une chose pareille, en même temps, il fallait s'y attendre venant de « son second ».

J'observe le combat depuis les aires, mais il est plutôt bref. Il ne faut guère plus de quelques minutes à Marco pour maîtriser l'équipage et la Capitaine (1). Bon, je ne vais pas rester à faire du sur place en attendant qu'ils arrivent. Je descends en planant doucement et atterrie sur la vergue juste à côté du drapeau noir.

Je reprends forme humaine et attend la suite des événements. Marco sort un mini escargophone de la poche de son bermuda et entame une communication. Bien que je ne l'entende pas d'ici, je me doute bien avec qui il parle.

Je commence à être fatiguée, j'allonge mes jambes sur la barre et croise les bras tout en fermant les yeux. J'ai la chance d'avoir bien mangé grâce à l'or que m'a faussement offert Marco et le sommeil ne tarde pas se faire sentir.

Plus-tard, lorsque je me réveille, le soleil commence à se coucher, parant le ciel de couleurs orangés, tout comme la mer sur laquelle il se reflète. Un petit courant d'air marin frais me fait frissonner, surtout que je suis exposée, perchée ainsi à côté de la vigie. Le Moby Dick est accosté au navire et il est bien plus grand. D'ailleurs, il n'y a plus personne à part moi ici et vu le bruit venant d'en haut, je dirais qu'ils sont en train de festoyer. Je me demande s'ils ne les ont pas pris comme allié...

Hey, ils n'étaient pas à leur poursuite par hasard ? Et ils savaient certainement qu'ils devaient être dans cette zone. Saleté de pirate, ils se sont servis de moi. Mais bon, je n'arrive pas à leur en vouloir. Tachons de nous réveiller correctement, je mets mes jambes dans le vide et les balances tout en m'étirant. Aaaah une bonne sieste, ça fait un bien fou !

-HEY Cylia ! Tu es enfin réveillée ?

Je tourne la tête et aperçois Haris qui me fait de grands signes de la main et accoudé à côté de lui se trouve le Commandant de la Quatrième Division. D'ailleurs, je voulais lui parler un peu seul à seul à celui-là.

-Tu nous rejoins ? On fait la fête !

Encore ? Tiens, je me doute du motif cette fois.

-J'arrive !

Je saute dans le vide et laisse mon fruit du démon changer mon corps contre celui de l'Alicanto. Je bats des ailes afin de prendre de la hauteur et atterri à côté de mon ami. Je remarque quelques regards surpris, ce sont ceux de l'équipage que Marco a attaqué un peu plus tôt. Pour ce qui est des autres, ils commencent à me connaître, ça devient une normalité. Je n'aime que moyennement ça, car je sens qu'ils s'habituent peut-être un peu trop à moi et inversement. Mais pour le moment, je ne peux pas me permettre de quitter la Marine !


-Alors, bien dormis ?

Je m'adosse à côté de mon ami.

-Oui, ça fait du bien et j'en avais vraiment besoin. Vous fêtez quoi ?

-Une nouvelle alliance, yoï.

Je tourne la tête vers Marco qui arrive d'un pas tranquille, deux chopes dans les mains. Il s'installe avec nous et me donne l'un des contenants remplis de rhum, si j'en juge à l'odeur. Je lui souris et sans hésiter je commence à déguster avidement le liquide. Une fois les premières gorgé avalées, je le remercie. Il y a plus poli mais bon, en tant que pirate, il ne m'en tiendra pas rigueur hein !

-C'est à nous de te remercier, tu nous as fait gagner du temps.

-Je m'en suis doutée.

Il s'amuse en voyant ma réaction et je retourne mon attention sur Haris qui discute avec Thatch et d'autres membres de la Quatrième Division.

-Tu es une mère poule avec tous tes amis ?

Marco me sort de mes pensées et il me regarde avec un sourire amusé.

-Je suis surprotectrice ?

-Tu n'as plus à t'inquiéter pour lui, il fait partie de la famille maintenant.

-Je sais...

-Aller, viens yoï.

Il passe son bras autour de mes épaules et m'oblige à le suivre. Nous nous installons à une table où il me présente à d'autre de ses frères. Nous passons la soirée ainsi jusqu'à très tard dans la nuit. Afin de profiter comme il se doit de ce moment de partage si agréablement, je ne lésine pas sur ma consommation d'alcool, encore une fois. J'en connais une qui va avoir la gueule de bois demain !

Marco m'a expliqué que pour m'aider, il va m'entraîner et ce régulièrement. Lorsque le sommeil me prend, je m'endors avec d'autres sur le pont, mon lit étant bien trop loin dans mon état.

Lorsque je me réveille le lendemain, je suis vautrée sur le sol avec des hommes de la Première Division, on s'est étonnamment bien entendu. On n'a pas mal sympathisé, au point que l'on dort les uns sur les autres. Lorsque je bouge pour me lever et les bouscules, ils ne se réveillent même pas. Enfin, vu l'alcool qu'ils avaient dans le sang, ça ne m'étonne pas vraiment ! Moi par contre, j'ai un mal de tête accompagné de quelques vertiges. Comme tout matin avec une belle gueule de bois, mais ça reste gérable.

J'ai eu de la chance d'avoir décuvé dans la mer, ça me permet d'être un peu mieux qu'eux qui ne l'on pas fais ! Bouwaha ha ha ! Bon, direction ma cabine pour récupérer de quoi me changer. Après, je file sous la douche. Je ne sais pas quelle heure il est, mais le soleil est bien haut et il y a de l'activité sur le pont, donc je suppose que l'on doit être en début d'après-midi...

Sans perdre de temps, je passe à ma cabine. Dès que j'ai quelques vêtements de rechange, je vais prendre une bonne douche chaude, histoire de me débarrasser de cette odeur d'alcool, de transpiration et de je ne sais quoi...

Une fois propre, je retourne sur le pont. Ne sachant pas du tout quoi faire, je m'allonge sur le parquet en passant mes bras derrière ma tête pour m'en servir d'oreiller, fixant le ciel en attendant que le temps passe. Quelques hommes passent à côté de moi, pas le moindre du monde perturbé par ma présence qui devient naturel. D'ailleurs, le navire qui était accosté la veille a pris le large...

-Alors, on flemmarde, yoï ?

-Ah Marco ! Bah... ouais.

-Aller, je vais t'entraîner. Surtout que tu as l'air spécialiste pour te retrouver dans des situations pas possibles. Il te faut apprendre à mieux te servir de ton fruit en combat et de résister au haki des rois.

-Le quoi ?

-Le haki des rois. Ça serait bien si tu pouvais éviter de t'évanouir à la première secousse ressentie.

-Et comment comptes-tu t'y prendre ?

-En te bousculant. Ne me sous-estime pas yoï.

-Je n'ai jamais aimé tes méthodes jusqu'à présent. Je ne le sens pas cette fois encore...

-Alors tu refuses ?

-Je devrais oui ! Je me relève et me place devant lui. Mais je vais accepter, tu as entièrement raison, ça pourrait m'aider pour ma survie.

-Ne comptes pas être ménagée cette fois.

- « Cette fois », hein ? Comme si tu l'avais déjà fais… Je le sens encore moins maintenant.

À suivre…


(1) La capitaine : le navire qui est attaqué est en fait celui de l'équipage de Brocca. N'hésitez pas à jeter un œil sur le web elle fait partie des alliés de barbe Blanche !