Information : On est juste après le chapitre 41.
ATTENTION !
Ce chapitre HS n'est pas un lemon, mais il y a de nombreux sous-entendus très explicites.
Hors-série 4 : Désir de...
Alors que je venais de trouver le sommeil, des bruits me réveille. L'expérience faisant, je ne dors jamais sur mes deux oreilles.
-Humpf… qu'est-ce que tu fous…
Cylia parle d'une petite voix ensommeillée, cependant elle a toujours les yeux fermés… Alors comme ça, elle parle en dormant ? La lumière du clair de lune passant à travers le hublot me permet de distinguer les traits de son visage. Elle est allongée à côté de moi, le visage crispé et elle respire par la bouche.
Toujours allongé sur le lit, je m'installe un peu plus confortablement en me mettant sur le côté et pose ma tête contre ma main. Ainsi redressé, je peux l'observer en toute quiétude.
-Humm… !
Ce bruit, je le reconnais aisément pour l'avoir entendu de nombreuses fois par des femmes. Je souri d'amusement. La miss fait un rêve érotique ? Il n'est pas question de dormir, je ne compte pas rater une seule miette du spectacle.
Elle bouge son bras et la fine couverture qui était remonté jusqu'à son cou commence à descendre plus bas. Peu après, ses jambes suivent l'exemple. Elle replie l'une d'elle, la couette glisse et dévoile toute la peau non recouverte par son short.
Elle se cambre, ses lèvres rose légèrement entrouvertes et ses joues rougies par le désir changent ma manière de la percevoir…
-Ah… !
La couverture ne la cache plus à présent. Dommage qu'elle porte ce short et ce t-shirt… quoi que, ça aurait été intenable. Déjà que là-
-Haaan !
Elle ne fait vraiment pas semblant. Je me demande bien qui peut la faire gémir ainsi dans ses rêves... Elle s'agite de nouveau et bouge son bras un peu trop brusquement, déposant un léger coup contre mon torse dans un mouvement un peu trop ample. Puis son poing se rouvre. Ses mains sont froides et sentir ses longs doigts fins contre ma peau me donne des frissons.
Non mais ce n'est pas possible, elle doit le faire exprès ! Je reporte mon attention de sa main à son visage pour confirmer qu'elle a toujours les yeux clos. Et après une brève vérification à l'aide du haki, je confirme qu'elle dort effectivement, bien que ce soit d'un sommeil… remué.
-Plaisir... Mar-
Je n'ai absolument pas envie d'arrêter de l'observer, elle retire sa main de mon torse et agrippe le drap du lit avec fermeté tout en se cambrant une nouvelle fois. Sa respiration est erratique, elle tourne son visage dans ma direction et laisse doucement sa tête reposer sur le matelas. Son corps suit le mouvement et elle se retrouve face à moi.
Je laisse mon regard se poser avec envie sur elle et j'examine les courbes de son corps. Au final, je ne l'avais encore jamais observé de cette manière mais... elle n'est pas mal. Sa fine taille, ses hanches de femme et même sa poitrine, il n'y a pas qu'en terme de combattante qu'elle a su évoluer.
Elle est une femme désirable, bien qu'un peu jeune. Le Roux n'a vraiment aucun scrupule pour avoir pris du plaisir avec elle alors qu'elle n'avait que seize ans.
Alors qu'elle s'était calmée, elle reprend son manège. D'un mouvement lent, elle déplace sa main vers le haut de son buste. Dans ce geste elle remonte son t-shirt jusqu'au-dessus de son nombril, hum... elle ne voudrait pas le remonter encore un peu plus... ?
-Mmmmhh !
Elle se mort la lèvre inférieure puis se calme de nouveau, retombant dans un sommeil paisible. Elle se remet sur le dos et peu après commence à se réveiller. Je la vois papillonner des yeux, elle les referme et semble réfléchir un instant.
Progressivement, elle les rouvre et se retrouve bien éveillée. Elle pose doucement ses yeux sur moi et semble surprise lorsqu'elle se rend compte que je ne dors pas. En même temps, avec la manière dont elle se donnait en spectacle, il n'y avait aucune chance que je ne profite pas de l'occasion.
Elle me fixe dans les yeux, son embarras est bien visible par ses joues rougissantes et la petite moue gênée qu'elle affiche. Ça ne fait que m'amuser d'avantage et je souri encore plus.
-De... depuis combien de temps tu es réveillé ?
La perche est bien trop tendue pour ne pas la saisir...
-Depuis un bon moment... Tu sais que tu parles dans ton sommeil... ?
-Et... euh... je... je n'aurais pas... heu...
Sa marche bien trop efficacement et je ne peux que poursuivre un peu plus loin le jeu. C'est le meilleur moment pour obtenir des réponses. Plus tard, elle restera muette et là, elle est trop vulnérable pour arriver à réaliser vraiment ce qu'elle peut dire.
-Si, tu as fait des bruitages quelque peu... hum, suggestifs. Je te rassure, je m'en suis délecté. Par contre, je serais bien curieux de savoir qui était ton partenaire dans ton rêve érotique.
-Non, ce n'était pas toi !
Je ne tiens plus, elle s'enfonce trop facilement toute seule. Je me laisse tomber en riant, me moquant ouvertement d'elle.
-Tu me vois ravi de savoir que j'ai envoûté tes rêves, yoï !
-Je... je... n'ai pas dis que j'ai fait un rêve érotique ! Non mais-
Mon rire redouble, elle finit par être vexée et me tourne le dos. Vu ce qu'elle a fait, il serait idiot de ne rien tenter...
-Je peux très bien rendre ton rêve réalité...
Elle sursaute vivement après avoir entendu mon offre, elle se redresse et tout en restant sur le matelas, elle met un peu de distance entre nous. Toujours d'humeur moqueuse, je poursuis sur ma lancé.
-Sérieusement, tu es un phénomène Cylia, aurait-tu autant d'hormones qu'un homme... ?
-Comment suis-je censé prendre ta remarque ?
-Je ne fais qu'expliquer des faits, ma chère amie. Mais tu n'as pas dû profiter d'un moment de plaisir partagé depuis quelque temps et m'avoir à tes côtés dans ton sommeil t'as fait avoir des rêves érotiques.
-Je n'ai pas fait de rêve érotique Marco !
-Tu ne sais vraiment pas mentir !
Elle se replace correctement et s'allonge de nouveau dans le lit.
-Peu importe ! Je veux dormir.
-Donc c'est-
-Je DORS !
Bon, je ne vais pas lui forcer la main non plus. Je lâche l'affaire pour cette fois... mais j'ai pu la percevoir d'une manière bien différente. Tandis qu'elle se rendort rapidement, je sens que le sommeil m'a définitivement quitté pour cette nuit. Je patiente malgré tout le reste de la nuit, profitant de ce moment de calme.
Dès que l'aube pointe son nez, je me retire de ma cabine, laissant la Miss dormir. Elle n'a pas eu un sommeil agité par la suite. Je monte jusqu'aux cuisines pour y attraper une tasse de café noir et le journal de la veille que je n'avais pas encore pu lire. Rien de particulier qu'on ne savait pas déjà n'y est révélé.
Avec l'heure à laquelle je me suis levé, je prends mon temps pour parcourir les différents articles. L'un d'entre eux mentionne une enquête sur la cicatrice de Shanks Le Roux. Visiblement, les journalistes ne disposaient que de peu d'information sur le sujet malgré qu'ils n'aient pas hésité à faire trop parler certains Marines haut placés.
Vu ce que je viens de lire, ça n'aurait rien de surprenant que Akagami s'en prennent à la base Marine de Nébulandia.
Les portes battantes claquent, laissant entrer des gars de la Troisième Flotte accompagnés par Haris.
-Marco taïcho (1), bonjour. Vous n'auriez pas vu Cylia par hasard ?
Je relève mes yeux de mon journal pour les poser sur le bleu (2), j'ai entendu dire qu'il s'entraîne avec elle. Je reprends ma lecture tout en lui répondant.
-Bonjour Haris, elle est restée au lit.
-Oh je vois ! Elle a raison de se reposer, je trouvais qu'elle avait le teint assez pale dernièrement. Mais ça me surprends qu'elle ne se soit pas levée malgré tout, ça ne lui ressemble pas...
-Elle avait des problèmes pour dormir mais c'est réglé à présent.
Ils se retirent après avoir entendu ma réponse, mais Haris s'arrête brusquement devant les portes.
-Euh... hum... Commandant...
Intrigué par le changement d'intonation dans sa voix, je l'étudie du regard. Il s'est bloqué dans son mouvement, me faisant dos et il jette brièvement un œil dans ma direction par-dessus son épaule.
-Non, non ! Rien, euh... désolé !
Son comportement m'intrigue.
-Si tu as quelque chose à dire, dis le yoï.
Il fuit mon regard et passe nerveusement la main dans ses cheveux.
-C'est à dire que... je me demandais... si... hum... vous... vous avez passez la nuit ensemble, non ?
-Oui.
Je vois leurs regards lourds de sens se poser sur moi.
-On a discuté et elle s'est endormie.
Voyant qu'ils semblent quelque peu dubitatifs, je renchéri.
-Rien de plus, yoï.
Encrant mon regard dans les leurs, ils finissent par se satisfaire de ma réponse. Ils font demi-tour après m'avoir salué respectueusement et repartent pour de bon cette fois-ci. Haris voit le besoin de s'excuser de nouveau maladroitement avant de les suivre. Une fois ma lecture terminée, je me lève et sort de la cuisine après avoir déposé ma tasse vide dans l'évier.
Je sens que la vérité va être rapidement détournée et que le message va se transmettre comme une traînée de poudre.
La matinée se passe calmement. Inévitablement, les rumeurs sont allées bon train et à moins qu'il n'y ait quelque chose qui monopolise encore plus les esprits, je vais en entendre parler un certain temps.
Lorsque je me déplace dans les couloirs, plusieurs de mes frères me font des sourires ou des gestes de félicitation comme des pouces levés ou bien des clins d'œil complices.
Mais là où ça risque d'être ennuyant, c'est pendant le repas. Globalement, peu peuvent se permettent de me charrier. Mais il en reste toujours certains qui n'hésitent pas à sauter sur de tels occasions.
Lorsque le soleil est au zénith, je me dirige vers le pont central où le repas est attendu impatiemment. On s'installe tous en groupe directement sur le parquet. Des draps ont été sorties pour faire office de nappes sur lesquels des plats fumant sont entreposées. (3) Les discussions sont animées et elles se mêlent à de bruyants rires, créant une joyeuse cacophonie sur le navire sous le regard de Père.
Je souri et m'installe aux côtés d'Izou qui me fait signe de le rejoindre. Des hommes de ma division sont avec lui et ils s'écartent un peu pour me laisser de la place. Izou ne perd pas de temps pour commencer à me charrier...
-Alors, comment va notre tombeur de Marine ?
Le ton moqueur et les lèvres bien recourbées me font comprendre que sa question n'en est pas une.
- « Tombeur de Marine » ?
-Oui ça te va bien, mais ce n'est pas dans le sens « les tuer » mais « les charmer ». Ou plutôt de « lacharmer » ... tu vois bien sûr de qui je parle, n'est-ce pas ?
-On s'est contentés de discuter Izou, rien de plus.
-Un homme se retrouve avec une femme dans son lit, alors qu'il a eu des semaines d'abstinence et il ne ferait que « discuter » ? Il m'observe de manière dubitatif, je ne peux pas le croire Marco ! On n'a pas pu rester à Hand Island et on a passé des semaines à naviguer jusqu'à là-bas.
-Elle avait besoin d'une oreille attentive et je lui ai permis d'en avoir une. Elle avait besoin de ça pour retrouver le sommeil, c'est tout.
-Elle avait aussi besoin de réconfort... que tu lui as généreusement offert ! Allez, buvons à la santé de notre tombeur de Marine !
Les gars se mettent à rire après sa tirade mais ça ne me dérange pas vraiment. La seule qui pourrait être gênée, c'est Cylia. Et puis, ça se serait vraiment passé, ça ne m'aurait pas perturbé non plus... donc peu m'importe.
On me sert une chope et Izou tend la sienne pour que l'on trinque ensemble. Volontiers, je joue le jeu et bois la mienne en même temps que lui. Lorsque nous les avons vidées, je vois à son regard qu'il va repasser à l'offensive.
-Bon, sérieusement... tu ne vas pas me dire qu'il ne s'est rien passé alors qu'elle dort toujours comme un loir ?
Personne n'entendra raison, ils s'en amusent bien trop. J'allais malgré tout rétorquer lorsque l'on me prend de court.
-Vous êtes notre modèle Taïcho ! Allez les gars de la Première, avec moi ! Pour notre Commandant, HIP HIP HIP !
-HOURAAA !
Inutile de chercher à persévérer, autant s'en amuser. Izou glisse son bras autour de mes épaules et s'approche de mon oreille pour me parler, les gars faisant trop de bruit autour de nous.
-Tu ne peux tout de même pas faire faux bond à ces hommes qui sont sous tes ordres ? Et puis, il me murmure au creux de l'oreille, tu n'as qu'à le faire véritablement... Ne me dis pas qu'elle ne te plaît pas ?
Je ne lui réponds pas oralement mais il comprend ma réponse d'un simple échange de regard. (4)
(1) Taïcho : Commandant en japonais – note : épisode 325, à environs 5 min 30 (nda : ne me tapez pas pour vous avoir remémoré ce passage ! )
(2) le bleu : être le bleu veut dire être le petit nouveau.
(3) note : épisode 461 à environs 20 min. Je me suis aidée de cette scène pour ce passage (nda : ce n'est pas un passage comme l'autre cette fois !).
(4) Et bien NAAN vous n'en saurez pas plus ! Hé hé...
