Précédemment…
Cylia retrouve son corps de femme après avoir perdu connaissance suite à une agression d'aiguilles. Après être arrivée à la base du G3, elle est reçue par son Commandant qui lui explique qu'elle a obtenu les honneurs lors de sa dernière mission. A la fin de leur entretien, il lui demande de repartir aussi vite que possible. Le Vice-Amiral Garp, qui est présent dans le bureau du Commandant, lui demande de l'attendre avant de reprendre la mer.
Le problème, c'est que lorsqu'elle retourne sur son navire, elle apprend qu'il y a eu des problèmes de comportement venant des Marines à l'égard de ses compagnons. Après avoir discuté avec ses hommes, elle leur donne l'ordre d'aller sur le pont et d'attendre.
Chapitre 68 : Rendre un service à Garp
Une fois sur le pont, je m'assoies sur le bastingage les jambes dans le vide. Mes hommes sont tous postés derrière moi et les regards des Marines présents sur le quai convergent sur moi. Je repère tout de suite le responsable du ravitaillement accompagné de sept soldats.
Voyant que je l'évalue, il bombe le torse et pose un regard hautain sur notre groupe. Pour qui se prend-t-il ? Je me relève et marche sur la fine rambarde jusqu'à se que j'arrive à la passerelle où je redescends. J'avance jusqu'à me retrouver très proche de lui. Il fait bien deux têtes de plus que moi et me surplombe donc, mais je suis habituée à ça et ce n'est pas un type tel que lui qui va m'impressionner. Que j'aimerai voir sa tête face à eux !
-C'est vous qui avez menacé mes hommes ?
-Ça se pourrait bien.
Je lui relate se que mes compagnons m'ont dit.
-Me confirmez-vous leur version ?
-Ça se pourrait bien !
Il se met à pouffer de rire et les soldats derrières lui l'imitent.
-Une remise à l'ordre s'impose…
-Quoi ?
-Je vais vous apprendre à nous respecter. Non, plutôt à nous craindre.
-Craindre ? Comment pourrais-je craindre une femme accompagnée de sous-homme !
Je l'attrape par le col, mais un sourire provocateur apparaît sur son visage.
-Je n'aime pas DU TOUT que l'on s'en prenne à eux… vous allez très amèrement le regretter.
Il est clair qu'il me sous-estime et c'est sûr que j'ai bien moins de force que lui. Mais je sais compenser ma faiblesse autrement, j'ai tout de même reçu une solide formation. Je relâche son col et recul de deux bons mètres.
Ils m'observent avec bien trop de calme. Ma colère n'a pas baissé d'un cran mais il vaut mieux que je me retienne. Je veux seulement leur faire mal, pas les tuer...
Subitement, je prends la forme hybride de mon fruit, mes bras se changent en ailes et mes jambes en serres. Je prends juste se qu'il faut de hauteur et d'élan pour arriver à attraper le gradé et l'envoyer brutalement valser plus loin en embarquant ceux qui se trouvaient sur son passage. Il tombe en roulé boulé sous les regards choqués des soldats encore debouts.
Je reste sous cette même forme et attends qu'ils arrivent d'eux même. Le responsable se redresse, un genou au sol et une main posée sur son nez dégoulinant de sang.
-Qu'est-ce que vous attendez ?! Ripostez !
-Mais…
-ATTAQUEZ-LA !
Les soldats sortent leurs armes et s'avancent vers moi, se qui est stupide. Ils ne sont que cinq soldats et s'en prendre à un officier est idiot. Puisqu'ils sont proche, ils utilisent leurs armes de mêlé : des épées.
Avec l'aide du haki, j'évite d'une simple esquive leurs attaques. Après leurs infructueuses tentatives, je serre les poings et malgré le manque de force dans mes frappes, je vise des endroits douloureux tel que le plexus (1), les oreilles et les parties génitales. Malgré tout, j'ai des hommes bien entraînés face à moi mais je ne peux pas me permettre d'y aller fond. Je ne peux pas les blesser trop gravement, alors pour en finir plus rapidement, j'utilise ma forme hybride de zoan.
Ils se retrouvent tous à terre et le principal coupable de nos problèmes en reste sans voix. Il est assis le cul par terre tandis que j'avance vers lui d'un pas déterminé. Lorsqu'il croise mon regard, il déglutit mais se relève et se place sur la défensive.
Une fois à sa portée, il dégaine son katana et me charge. J'en fais de même avec plus de calme, sortant mon épée plus fine que la sienne. Je pare le coup et d'un mouvement sec le désarme.
Il se retrouve alors avec ma lame sous la gorge et sans aide de la part de ses hommes encore trop sonnés.
-Tu as perdu.
Je lui fais une balayette et il chute. Je me place au-dessus de lui après avoir rengainé et le regarde comme s'il n'était qu'une simple proie. Je place mes doigts autour de son cou et il tente de se défendre mais je l'immobilise en attrapant ses poignets avec mes serres.
-Ne leur manque plus jamais de respect. Sinon…
Je ressers ma poigne sur sa gorge, à tel point qu'il a du mal à respirer et que son visage rougi. Je le regarde droit dans les yeux une dernière fois pour lui faire passer le message : on ne s'en prend pas aux miens.
Puis je le relâche avant que le manque d'air ne devienne dangereux.
-HEY ! Que se passe t-il ici ?!
Je regarde le groupe de Marine qui arrive. Je me décale et viens à leur rencontre. Je leur explique la vérité sans cacher quoi que se soit sur les événements qui se sont produits. Je sais parfaitement que je serais punie, mais peu m'importe ! Le mot sera passé, je n'ai aucun doute là-dessus.
Le responsable de la base en personne accompagné par Garp arrive. Je suppose qu'il a souhaité suivre Le Héros de la Marine jusqu'ici… lorsque la situation lui est expliqué, il voit rouge.
-Comment pouvez-vous frapper nos hommes ?! Votre position d'officier ne vous ouvre pas tout les droits ! Vous avez clairement dépassé les limites ! Vous vous en rendez compte au moins ?!
Je n'ai pas le moindre remord et je n'hésite pas à le lui dire en face, Vice-Amiral ou pas.
-Je ne regrette absolument pas se que j'ai fais, Monsieur. Si s'était à refaire, le résultat serais identique.
-Comment osez-vous !
-Allons bon, intervient alors Garp, laissez-moi m'occuper de son cas.
Hiiic ! Là, j'ai de quoi avoir sérieusement peur… toutefois… il en va de ma responsabilité de m'occuper de ce genre de problème ! Même si ça implique mon sacrifice, c'est pour la bonne cause.
-Ton navire va suivre le mien, je te relève de tes responsabilités le temps de ta punition. Tu pourras me suivre sans problème comme ça. Je m'occuperais de tes hommes, un peu d'entraînement ne leur fera pas de mal !
Oh les pauvres… Enfin, après un entraînement de Garp, on en sort toujours plus fort. C'est un mal pour un bien… mais j'aurais préféré leur épargner ça !
-Très bien, Vice-Amiral. Je reviens, laissez-moi cinq minutes.
Je retourne sur le pont afin d'expliquer la situation à mes compagnons, ils m'expriment alors leur reconnaissance pour se que j'ai fait pour eux et me disent qu'ils seront fort pour me faire honneur pendant la période d'entraînement supervisée par Garp.
Je vais rapidement chercher un sac dans ma cabine en y metant quelques uniformes et vêtements de rechanges. Je retourne ensuite aux côtés de Garp après avoir partagé quelques chaleureuses accolades d'au revoir avec mes compagnons.
Je suis mon geôlier jusqu'au bien connu navire avec une proue de tête de chien. On monte à bord en saluant ceux qui n'attendaient plus que le feu vert pour partir.
-Suis moi, j'ai à te parler seul à seul.
Hum, qu'est-ce qu'il peut avoir à me dire ?
On se rend alors dans son bureau. En rentrant, il referme la porte et s'assoit sur son siège derrière le bureau tandis que je me poste face à lui. Il récupère un paquet de biscuit, l'ouvre et mange quelques gâteaux secs avec appétit.
-Cette histoire de punition n'était pas prévue mais elle tombe bien. J'ai un service à te demander, si tu acceptes, tu pourras considérer que tu as effectué ta peine.
Il dépose son paquet, montrant ainsi que le sujet va être très sérieux.
-Que puis-je faire pour vous ?
-Je veux que tu rencontres quelqu'un pour moi.
Je suis un peu étonnée de cette demande et avant que je ne lui demande « pourquoi » ? Il reprend la parole.
-Cylia, j'ai côtoyé nombre de pirate au court de ma carrière. J'en ai vu suffisamment pour les reconnaître dès que j'en vois un.
Un court silence suit ses paroles, comme s'il cherche à me faire comprendre par moi-même la finalité de sa pensé.
-Et ?
-Ton regard est exactement le même que le leur, tu es peut-être un Marine mais il n'y a qu'à voir tes difficultés d'intégration pour que ça saute aux yeux.
Je commence à comprendre où il veut en venir. Combien de fois je vais l'entendre encore ?
-Tu tiens ta place dans nos rangs grâce à ta force de volonté et ta droiture. Sinon, Sengoku ne t'aurait jamais admise.
Ça, je l'ai compris lors de mes vacances, mais je ne vais rien dire puisque l'explication m'a été quelque peu… soufflée, par père.
-Expliquez-moi le rapport avec votre demande.
-Il te faut rencontrer un gamin que j'ai sous ma responsabilité. Il n'est pas de ma famille biologique mais ça ne change rien, il en fait partie. Il a pratiquement ton âge. Il va avoir dix-sept ans dans peu de temps et j'ai un mauvais pressentiment… Je me doute que cet imbécile à prévu quelque chose...
Je ne dis rien mais l'écoute attentivement.
-Il doit devenir un grand Marine, surtout pas un pirate ! Et pourtant il n'a que ce mot à la bouche…
Il ferme les yeux et prend une grande inspiration, me faisant sursautée lorsqu'il les rouvre et élève fortement la voix.
-Cylia ! C'est là que tu interviens.
-Je pense me douter de se que vous avez en tête.
-Tu dois t'en rapprocher, tu arriveras certainement à t'entendre avec lui. Et tu arriveras peut-être à le faire changer d'avis. Avec ta particularité, tu pourras arriver à un bon résultat. Du moins je l'espère...
Ma particularité ? C'est-à-dire que je sois de la Marine en ayant les attraits d'un pirate ?
-Depuis qu'il est petit, il a toujours eu ce projet pour son avenir. Je n'ai jamais réussi à le faire changer d'idée. Tu es la dernière carte que j'ai à jouer avant sa majorité, Cylia !
La discussion que nous avons est vraiment très sérieuse et son regard se plante dans le mien. Ce gamin comme il l'appel, est vraiment précieux, ça se voit dans ses yeux. Il est de sa famille, je détourne le regard en me perdant un peu dans mes pensées.
Je me trouve particulièrement ingrate avec l'homme qui m'a proposé une famille. Shirohige m'a tendu la main, à moi qui n'ai rien… enfin si ! J'ai mes hommes et c'est aussi pour eux que je dois poursuivre la voie que j'ai décidé de prendre.
Après, j'ai aussi choisi de mettre ma vie au service de ceux qui n'ont pas la force de se protéger eux-mêmes. Je n'ai qu'une piètre opinion de moi-même, tout comme mes confrères, mais pourtant… en étant de la Marine, je sens que j'apporte quelque chose de positif à ce monde, que ma vie peut être utile à la majorité.
La seconde raison pour laquelle j'ai choisi d'intégrer les rangs de la Marine c'est par-ce-que je ne veux pas être sur la touche alors que l'homme que j'aime parcourt les mers. Même si c'est seulement comme étant son ennemi qu'il m'est possible de croiser sa route, au moins il m'est possible de le revoir… Tandis que si j'avais choisi de vivre une vie paisible sur une île protégée par le gouvernement mondial, je ne l'aurai sans doute plus jamais revu.
-Une dernière chose que tu dois savoir avant de prendre la décision de m'aider ou non.
-Oui ?
Il prend un air bien plus menaçant, que je ne lui connaissais pas. J'en frissonne...
-Je sais que tu es digne de confiance et que tu n'es pas du genre à trahir ceux auquel tu t'attaches. Donc je me doute bien que tu ne nous trahiras pas, lui et moi. Tu dois tenir ta langue, ok ?
C'est plus qu'une recommandation ou un ordre… Là, le message est clair ! Si tu me trompes, tu y laisseras des plumes (2).
-Garp, vous pensez que je pourrais bien m'entendre avec lui ?
-Oui.
Je réfléchi une petite minute pour prendre ma décision de manière réfléchie et non pas impulsive. L'ombre de Garp est effrayante…
-Si j'accepte, je ne vous garantie pas qu'il changera d'avis.
-Je le sais bien et je ne te demande pas de le faire mais de le rencontrer. J'espère que tu pourras l'influencer vers une autre carrière. Un choix qui serait moins dangereux…
Il s'inquiète, je sourie et prend finalement ma décision.
-J'accepte, mais on est d'accord sur le fait que vous ne me… punirez pas, comme s'était normalement prévu ?
Il semble surpris de ma remarque maladroite. En même temps, n'importe quel être humain flipperai devant une punitions de Garp ! C'est impossible d'en être heureux… alors non je n'avais pas oublié ce détail !
-Bwaahaha ! Non, si tu acceptes, tu iras sur l'île et passeras du temps avec lui. Mais ça s'arrêtera là et tu pourras ensuite retourner auprès de tes hommes !
-Bon… j'accepte votre requête. Mais comment je vais m'y rendre ?
-Je vais te déposer sur une île, un navire commerçant te déposera dans le port du village où tu pourras le trouver. Ace vit avec mon petit-fils, ils ont été élevés comme des frères. Mais quand tu seras arrivée, il n'y aura qu'Ace sur place, j'ai décocté un entraînement spécialement adapté aux capacités de Luffy... On croisera le navire où tu descendras demain, tu te glisseras discrètement dans ses cales pendant que nous ferons un contrôle de leur cargaison.
Donc, je dois jouer le passager clandestin d'un navire marchant pour ma traversé ? Tu parles d'un officier de la Marine...
-Super…
Je soupire tandis que le Vice-Amiral reprend son rire. Il se lève, quitte le bureau et je le suis à l'extérieur.
-J'aurais besoin de récupérer certaines affaires sur mon navire avant...
-Pas de problème !
Quelques heures après...
Je suis actuellement dans les cales du navire marchant qui doit m'emmener sur l'île où vit le protégé de Garp. Comme prévue, je me suis faufilée dans les cales du navire pendant que l'équipage du Vice-Amiral faisait un contrôle de marchandise. Je suis donc actuellement cachée entre deux caisses et j'attends que l'on s'arrime au port, qui normalement, doit être celui du village de Fuchsia. Je suis dans le noir, ça grouille de souris, c'est très humide et sa sens mauvais…
Bref, j'ai vraiment hâte d'arriver car on ne peut pas dire que c'est un voyage en première classe. Et dire que je suis passée dans le journal il n'y a pas longtemps… Le trajet doit s'étaler sur plusieurs jours. Heureusement que dans mon sac, j'ai quelques trucs à grignoter et à boire ! J'ai vraiment hâte d'arriver… Ça fait quelques heures et j'en ai déjà ras le bol !
Après quelques jours passée en mer dans des conditions peu envieuses, le navire sur lequel Cylia voyage atteint finalement sa destination. Comprenant qu'ils se sont arrêtés, elle espère vraiment être arrivée à bon port. Elle est débarquée avec la caisse de poissons séchés où elle s'était faufilée.
Je sors de la caisse lorsque je ne sens pas de présence trop proche, je mets mon sac sur mon dos et quitte discrètement le petit entrepôt où l'on m'a déposé. Je vois un homme marchant dans une petite rue du village, je m'en approche et lui demande quelques renseignements. Je peux alors confirmer que je suis bien à Fushia et il n'y a qu'un bar, le flux de voyageur étant trop modeste la plupart du temps pour qu'il y ait une auberge. Toutefois, il serait possible de louer une chambre en me rendant à la taverne.
À peine ses explications terminées, qu'il s'éloigne prestement. Je me demande pourquoi ce villageois se pinçait le nez pendant qu'on discutait… Il n'a pas traîné et c'est enfui dès qu'il a pu. Et puis ça ne sent pas bon, j'ai l'impression que...
-Snif… snif…
BAAAAH ! Je pue ! Saletés de poissons, ils m'ont refilé leur odeur ! Prendre une douche est vital. Donc pour avoir une chambre, je dois aller au bar... Je me suis souvent demandée si les choses que j'ai pu lire avant que je ne me retrouve dans cette dimension sont véritablement identiques.
J'ai pu confirmer certains points, mais il n'empêche qu'il y a toujours de l'incertitude. J'ai du mal à m'imaginer qu'ils puissent perdre... et que... qu'il puisse mourir. Non, ça m'est inconcevable.
Pour la première fois de ma vie, j'ai utilisé le mot « père » sans connotation négative. Mon père biologique n'avait rien d'un vrai père, se que Shirohige m'a offert est inestimable. Quand bien même il est un Empereur et l'ennemi de la Marine, depuis qu'il m'a fait l'appeler pour la première fois « Oyaji », il est devenu quelqu'un d'irremplaçable pour moi. Et je ne permettrais jamais qu'il lui arrive quelque chose de préjudiciable.
Dans l'immédiat, je me demande si la belle Makino est bien la tenancière du bar de Fushia. Je me rends jusqu'à l'établissement que l'on m'a indiqué et lorsque je passe les portes battantes en bois au look de far-west, une dame se trouvant derrière le comptoir pose son regard sur moi.
Elle a une longue chevelure verte brillante attachée par un foulard qui lui recouvre la tête, son visage a les traits fin et ses yeux sont légèrement en amandes. Sa tenue est féminine et très sobre à la fois avec une chemise aux manches arrivant à mi longueur de ses bras. Lorsqu'elle se décale du comptoir, je vois quelle porte une longue jupe blanche et je remarque aussi autour de son cou un discret collier de perle.
Elle s'avance vers moi et lorsqu'elle n'est qu'à un mètre, elle ne fait aucune grimace alors que l'odeur sur moi est épouvantable. Elle est épatante cette femme...
-Bonjour Madame, que souhaitez-vous ?
-Euuh...
Le sourire aux lèvres et les mains jointes l'une dans l'autre, elle attend patiemment. Flûte... je crois bien que j'ai eu un bug.
-Ah ! Hum... euh... bonjour !
Wouah, quelle superbe réponse tu viens de faire Cylia ! Ce n'est pas de ma faute, je me suis trop habituée aux milieux très masculin, du coup je l'ai trouvé si jolie que j'ai eu l'impression de m'être faite hypnotiser un instant.
Bien embarrassée, je m'empêtre davantage dans ma gêne. Je fuis son regard et me gratte maladroitement l'arrière de la tête. Mais je respire un bon coup et reprends mon sérieux. Je lui redonne toute mon attention mais cette fois, je laisse un peu trop mon côté Marine prendre le dessus. Je me redresse bien droite, le menton haut. J'ouvre la bouche pour m'expliquer et là... rien ne sort. Je ne risque pas de faire mauvaise impression là ?
Je pose ma main sur ma bouche pour m'empêcher de parler. Elle se met à rire et je souri à mon tour de mes bêtises. Même lorsqu'elle rie, elle le fait de manière très féminine et si j'étais un homme, je la trouverais absolument craquante.
-Je m'appelle Cylia, je suis ici pour rencontrer un proche du Vi-... hum, de euh... Monsieur Garp.
Je n'arrive pas à l'appeler juste par son prénom... mais si je me présente principalement comme étant de la Marine, je risque de mal commencer mon approche. Après avoir entendu la manière dont je viens de l'appeler, elle se remet à rire.
-Enchanté, Mademoiselle Cylia. Je suis Makino, Garp est passé quelques jours avant vous.
Hein, quoi ? Pourquoi diable est-ce qu'il n'en a pas profité pour me déposer, plutôt que de me faire subir la traversé affreuse que j'ai dû faire ?
-Vous ne le saviez pas ? Elle pose une main devant sa bouche surprise.
-Non...
-Il est venu récupéré Luffy et il nous a prévenu que vous alliez venir.
-D'accord, merci du renseignement. J'ai un réel besoin de prendre une douche... Vous auriez une chambre à louer ?
-Oui, bien sûr ! Vous pouvez me suivre, je vous y accompagne.
On passe une porte sur laquelle se trouve un écriteau blanc avec l'inscription « privé ». On monte des escaliers en colimaçon et nous rentrons dans une modeste chambre bien aérée d'où se dégage un agréable parfum de fleur. Elle est dans des tons vert et blanc, un lit simple en bois est dans un coin avec à ses côtés une table de chevet et un vase remplis de Jasmin blanc. Des rideaux translucides volettent doucement en laissant la lumière du soleil pénétrer dans la pièce.
Il n'y a pas à dire, elle est chaleureuse...
-Vous avez une salle de bain juste en face.
Je me retourne pour regarder la porte qu'elle m'indique du doigt.
-Merci bien.
Je sors de mon sac une bourse, je retire une bonne somme et lui donne. Après lui avoir expliqué que j'ai également besoin d'un repas et que je considère le surplus comme un pourboire, elle finit par accepter. Après l'avoir salué, je file prendre une douche pour me débarrasser de cette mauvaise odeur.
Après m'être savonnée et rincée plusieurs fois, je me sèche et m'habille. Je préfère avoir une tenue suffisamment confortable et j'enfile donc un jeans où je glisse une ceinture en tissu jaune sur laquelle se trouve ma rapière et le wakizashi. En haut, je mets simplement une chemise blanche et je garde comme d'habitude mes cheveux détachés. J'ai prévu un petit cadeau pour m'aider à me faire accepter, je l'accroche sur moi en bandoulière grâce à une corde.
Maintenant que je me sens bien mieux, je retourne dans la salle de bar pour retrouver Makino. Je lui commande un repas riche en calorie pour faire le plein. Je compte effectivement m'aventurer dans la montagne pour le trouver.
À suivre…
(1) Plexus : zone du corps humain en haut du buste. Regardez sur le web pour mieux situer.
(2) Laisser des plumes : il fallait bien que je le sorte ce jeu de mot un jour !
