Je tiens à remercier tous les lecteurs, qui suivent cette fanfic'. Merci aussi aux reviews, followers, favorites et un grand merci à ma beta : Oo-chan.


Précédemment…

Au cours des derniers mois, Cylia a pu agrandir son effectif, augmentant ainsi l'efficacité de son équipage. Sur les eaux du Nouveau Monde, ils ont combattu l'équipage des voleurs d'âmes, mais pendant la bataille, Cylia est victime d'une étrange attaque. Elle sort victorieuse de son combat, mais pour une étrange raison, ses cheveux sont devenus blancs. Le médecin de bord l'endort afin de pouvoir l'ausculter plus facilement et ainsi vérifier qu'elle n'a pas d'autres problèmes que ses cheveux.

Elle est réveillée par le bruit d'un escargophone qui sonne. Lorsqu'elle met la main sur l'appareil, c'est pour s'apercevoir qu'il ne s'agit pas de son appareil professionnel…

Chapitre 80 : Avoir des nœuds à l'estomac

Heureusement que nous sommes le seul navire de la Marine dans le coin ! Sinon l'appelle aurait pu être intercepté… Enfin, si j'étais dans une zone sensible, je n'aurais pas décroché.

-Ma- MARCO ?!

-Hurles plus fort encore, yoï !

-Euh… désolée…

-Tu ne t'attendais pas à ce qu'on t'appelle ?

-Nan.

L'animal souri légèrement.

-C'est pourtant à ça que ça sert, un escargophone.

La surprise est telle, que je n'arrive même pas à avoir une conversation normale.

-Bon, je t'appel de la part de Misa.

-Misa ?

-Ouais, ton amie qui vit sur Hand Island.

Je tique, qu'est-ce qu'elle pourrait me vouloir ?

-Elle va se marier, elle aimerait que tu sois son témoin.

-Marier ? Avec qui… ? Attends, pourquoi passer par vous ?!

-Parce qu'elle a épousé l'un des membres de notre famille.

-Hein… ? Attends, attends… Misa, l'ancienne Marine dont la famille tient une boutique d'arme à feu ?

-Oui, on parle bien de la même personne. Elle nous a raconter des histoires sur vous deux… Tu sais qu'elle a des remords ? Elle n'avait pas pu te remercier.

-Me remercier… ? Pourquoi ?

-Tu as sauvé sa famille, Cylia. Même si sur le coup ils ont eu peur de toi, ils t'appréciaient et les habitants de l'île t'en doivent une aussi.

-Hum…

Un silence survient dans la discussion. Ce n'est peut-être pas très gentil de ma part, mais je n'ai pas envie d'y aller. Même si je sais que sa réaction était normale, j'ai quand même été blessée et au final… j'ai du mal à passer l'éponge.

-Cylia, je ne te demande pas d'oublier. Mais… se sont des gens normaux, c'est normal qu'ils aient eu peur. Ils étaient sous le choc, comme bons nombres d'habitants. C'est qu'après avoir repris leur routine qu'ils ont pu avancer et panser leurs plaies. Ils t'appréciaient et je peux t'affirmer que c'est toujours le cas…

-Je… je ne sais pas.

En peu de temps, il a semé la confusion dans mon esprit.

-Tu l'aimais beaucoup, n'est-ce pas ?

Voilà que j'ai un pincement au cœur.

-Oui.

-Elle aussi, yoï.

Ces quelques mots ne me laissent pas de marbre. Il reprend, avec une voix calme et posé.

-Elle nous a dit à quel point sa grande sœur lui manquait et qu'elle aurait dû aussi s'occuper de toi malgré la peur. C'est une bonne personne, tu le sais. Elle est le genre de femme à accepter de se marier avec un pirate, malgré ce que ça implique. Tu penses franchement qu'elle te rejetterait sincèrement ?

Je n'arrive pas à lui répondre.

-Donnes lui une chance au moins. Si tu as du mal, fais-le pour nous. Tu fais partie de la famille, tu es l'un des enfants d'Oyaji. Une fois qu'elle sera mariée, elle nous sera liée.

-Avec qui elle va se marier ?

-Curiel, il est le Commandant de notre Dixième Flotte.

Wow, elle va donc se marier avec un Commandant ?

-C'est sur Hand Island que le mariage va se dérouler j'imagine ?

-Oui.

-Je vais demander une permission, ça fait un moment que je n'ai pas pris de congés. À force, j'en ai cumulé pas mal. Ça fera du bien à mes gars aussi de pouvoir retourner dans leurs familles… certains n'ont pas vu les leurs depuis des années.

-Donc… ?

-Oui, elle peut compter sur moi. Du moment que ma permission est accepté bien sûr…

L'animal esquisse un sourire.

-Quand est le mariage ?

-Dans deux semaines, on est déjà sur place.

-Déjà ?! Tu ne pouvais pas m'en parler un peu plus tôt ?

-Les choses se sont faites très vite. Ne nous fais pas attendre, ceux qui ne t'ont encore jamais vu sont impatient de faire ta rencontre.

-Ah ? Euh… attends ne me dis pas que-

-On est nombreux à vouloir assister au mariage de notre frère.

-Mais-

-Je te laisse, à bientôt yoï.

-Att-

-Gotcha.

Je… je me suis faite raccrocher au nez ?! Saleté de piaf ! Et puis, ils vont être trop nombreux pour moi ! Qu'est-ce qui m'a pris d'accepter ?


-Bon, je vais commencer par prendre une douche et juste après je m'occuperai de ça.

Je regarde rapidement à travers le hublot, on a un beau temps pour le moment. Lorsque je vais dans ma petite salle de bain attenante à ma cabine, je reste à fixer mon reflet. J'avais un peu zappé que mes cheveux avaient changé… Ils sont blancs, seuls quelques ombres donnent l'impression que quelques mèches sont noires. Au moins, c'est en accord avec ma couleur de peau claire. Mes yeux sont un peu plus mis en valeur maintenant, du moins je trouve… et surtout ils ont gardé leur couleur !

Enfin, ils ont changé quand j'ai mangé mon fruit du démon. À l'origine, ils étaient marron mais après, ils ont pris une teinte ambrée. Il y a toujours une petite trace de marron, mais elle disparait dès que je laisse l'animal se manifester.

Après m'être rapidement lavée, je me coiffe et me passe un petit coup de maquillage. Après tout, même si je suis sur un navire, je reste une femme. J'aime que ça reste très discret, je me colore donc les lèvres en rose et mets mes cils en valeur avec un peu de noir.

Je prends soin de ma peau, surtout le visage. J'ai quelques cicatrices sur le dos et ça ne fait pas vraiment féminin, alors j'aime autant éviter d'avoir la peau abimée (1). Même si sous ma forme de zoan, je ne crains rien, lorsque je suis humaine, je dois faire attention.

Je garde mes habitudes vestimentaires lorsque je suis sur mon navire. Aujourd'hui, ça sera donc un tailleur blanc et jaune pâle, avec le manteau sur les épaules et la casquette sur la tête. J'opte pour un tissu léger, afin que ça ne soit pas étouffant à porter. Il n'y a que le foulard bleu que je n'aime pas porter, il n'irait pas avec le reste. Je mets à ma taille ma fine rapière, que je n'utilise que très peu finalement et le wakizashi.

Maintenant habillée, je prends mon escargophone professionnel et appelle la base du G2. J'explique alors que j'ai besoin de prendre des congés immédiatement et demande l'autorisation. Après un contrôle par les opérateurs, on me donne une réponse positive. Rassurée, je demande où je dois laisser le navire. On me charge alors de le mettre en standby sur une île à deux jours de ma position où se trouve une Base Marine. Woolen Island (2) sera donc notre destination et c'est aussi là-bas que Shanks m'avait jeté…

Des navires de tourisme permettent de se déplacer, mes compagnons pourrons aller jusqu'à chez eux facilement. Bien sûr, puisqu'ils reçoivent des indemnités par la Marine, ils pourront se payer le transport. Je me demande si je peux les laisser… ? Je devrais peut-être en amener avec moi. Enfin, je songe sérieusement à leur proposer de m'accompagner.

Après avoir rangé l'escargophone à moustache blanche dans l'une de mes poches, je prends la direction du pont. On est en milieu de matinée et je me sens en pleine forme. Je me demande combien de temps j'ai dormi au final ?

Je passe volontairement devant les dortoirs. Les hommes sont logés par quatre, ce qui leurs permets d'avoir un peu plus d'intimité que sur notre ancien navire. Il n'y avait qu'un grand dortoir avec une cabine d'officier. Cette fois ci, il y a deux cabines individuelles, mais je suis la seule à en utiliser une, en même temps je suis la seule femme à bord. Par contre, la logique militaire voudrait que l'autre officier du navire en ait une à lui, mais je ne veux pas faire une quelconque forme de favoritisme. Plusieurs des anciens prisonniers sont plus fort que lui et pourtant, hiérarchiquement, ils seront toujours en dessous. Alors je loge tout le monde à la même enseigne !

Je leur ai laissé le choix de se répartir comme ils le souhaitaient. Naturellement, les Marines de carrière sont restés groupés, faisant une chambre de quatre et une de trois. Personne n'a eu quelque chose à y redire, donc j'en ai fait de même. Ça fait un moment que je n'ai pas fait de contrôle. Lorsqu'on se réapprovisionne dans une Base Marine, nous n'avons pas d'alcool à bord. Mais lorsqu'on le fait par nos propres moyens pendant des haltes, j'aime en profiter pour prendre de quoi faire la fête. Même si en principe, on n'a pas le droit d'en consommer pendant le service…

Mais après tout, on est dans le Nouveau Monde, les dangers et les batailles sont souvent d'une toute autre dimension. Alors, lorsqu'on a pu ressortir victorieux d'une épreuve, il faut savoir se récompenser. Ça permet de décompresser aussi un peu… Mais ça n'empêche pas qu'ils ne doivent pas avoir d'alcool dans les cabines.

Avant que l'on ait des Marines de carrière dans nos effectifs, je ne disais trop rien sur leur bazar. Du moment que ça reste dans leur espace personnel… Mais je veux limiter les disputes et comme la discipline militaire est stricte sur ce point, les soldats et l'officier sont toujours irréprochable là-dessus. Donc, pour limiter les différences, je leurs demande de garder leurs cabines rangées et propres.

De temps en temps, il me faut faire des contrôles à l'improviste. Je sais qu'ils ne s'attendent pas du tout à en avoir une maintenant, c'est bien pour ça que je le fais hé hé !

Lorsque j'inspecte la première cabine qui est occupée par le groupe de quatre soldats, je ne trouve rien à redire. Je n'ai pas découvert d'alcool et elle est impeccable. C'est pareil pour celle d'après, où l'officier était allongé sur son lit. Bien que surpris, il s'est tout de suite levé et mis au garde à vous. Je le remercie et je vérifie alors la chambre. Il n'y a rien à redire. Je ressors donc et fais la même chose pour toutes les cabines, ayant parfois trouvé du désordre mais pas d'alcool. Bien sûr, je me doute que certain ont dû en cacher, mais bon, ils restent des pirates. Du moment qu'ils ne causent pas de problèmes, ce n'est pas gênant, non ?

Maintenant que j'ai fait mon petit tour, je vais sur le pont et demande que tout le monde se réunissent. Je n'attends pas longtemps avant que mon ordre soit exécuté. Apparemment, je n'ai dormi qu'une nuit et il n'y a rien à déclarer. Aucune cible n'a été repérée pour notre chasse aux pirates et nous n'avons pas eu d'ordre de mission de la Base.

-Très bien, bon… vous vous doutez que je ne vous ai pas rassemblé juste pour vous poser ces questions.

Ils restent silencieux, m'écoutant avec attention.

-J'ai reçu un coup de fil de la part d'un… euh…

Comment devrais-je leur présenter ça ? Je ne suis pas douée pour les explications moi…

-Hum… en fait, une amie va se marier et je suis son témoin. Donc j'ai dû déposé une demande de congés à la Base.

Je lis de la surprise dans leurs regards.

-Vous avez donc tous une permission par la même occasion.

-Une… permission ?

-Oui, vous pouvez aller où bon vous semble. Du moment que vous ne faites rien d'illégale bien évidemment !

-Cap'taine ! Hèle l'un d'eux. Ça veut dire qu'on va pouvoir retourner auprès de nos proches ?

Tous me portent une grande attention.

-Tout à fait, je vais vous transmettre un document à remettre si vous vous faites contrôler. Il y aura dessus la période de congés inscrit. Tout ce que je vous demande, c'est de rester disponible en cas de besoin. La Marine a remis à chacun d'entre vous des escargophones professionnels. Je vous passerai un petit coup de fil une fois par semaine pour vérifier que tout va bien.

Non pas que je m'inquiète qu'ils fassent des conneries, je sais déjà qu'il y en aura. Par contre, c'est pour eux que je me fais du souci. Je sais que certains d'entre eux n'ont pas vu leurs proches depuis longtemps… Je ne pense même pas que tous aient encore de la famille à aller voir.


-Ça vous fait plaisir ou pas ?

-Bien sûr Cap'taine ! C'est juste qu'on ne s'y attendait pas…

-Ouais, poursuit un autre, j'ai du mal à me rendre compte que je vais pouvoir revoir ma petite fille et ma femme…

Un brouhaha s'installe, donc c'est plus l'émotion qui les déstabilise ? Raison de plus pour laquelle il faut que je garde le contact avec chacun d'entre eux. Seuls les soldats et l'officier ne semblent pas vraiment perturbés. Ou alors, ils cachent bien leurs émotions.

-Ah ! Petite précision… cette consigne, de rester joignable, ça s'applique à tout le monde.

Je pose mon regard sur le groupe de Marine de carrière. Ils comprennent mon message, même si je l'ai dit implicitement. Après tout, eux aussi pourraient avoir des soucis à cause de leur problème avec le Commodore Nelson Royale.

-Je tiens à vous éclairer sur un point. Ce n'est pas en tant que supérieur que je m'adresse à vous cette fois-ci. Hum… comment vous dire ça ?

Je ne veux pas qu'ils croient que je pourrais les appeler pour des raisons professionnelles. Je me sens un peu gênée d'avoir à leur parler en ne me plaçant pas comme Capitaine. J'ai un peu la sensation d'être plus vulnérable du coup. Mon tic refait surface et je m'ébouriffe la tête, par-dessus ma casquette.

-Ce petit coup de fil, c'est pour m'assurer que vous allez bien sur le plan personnel. Ce n'est pas en rapport avec le travail…

Je leur ai dit ça sans même les regarder. Je dois être d'un ridicule…

-Compris mère poule !

-Notre Cap'taine c'est la meilleure !

-Ouais, c'est NOTRE mère poule !

Plusieurs d'entre eux acquiescent d'un cri viril. Je relève la tête, tout en sentant mes joues chauffer, non pas de colère, mais de gène. Quand je suis dans cet état, ma crédibilité descend en flèche…

-Ça… ça suffit ! Arrêtez avec ce… ce…

Ah ! Je baragouine. Je détourne la tête et pose une main devant ma bouche. Ça n'empêche pas que je continue malgré tout ma phrase. Bien sûr, ils se taisent pour bien entendre à quel point je suis ridicule !

-Ce… je parle de moins en moins fort, surnom. S'il vous plait…

Mais pourquoi je ne leur en ai pas donné l'ordre plutôt ! Je relève mon regard sur eux, déterminée à leurs faire entendre que c'est trop gênant !

-Je ne suis pas une mère poule ! Je ne veux pas entendre-

Je m'arrête brusquement. Pourquoi je n'ai pas envie de leur donner l'ordre de ne plus jamais m'appeler de cette manière ? Je suis complètement idiote ou quoi ?! Finalement, je ne finis pas ma phrase. J'en ai marre de mon indécision… Je me retourne, boudant contre moi-même et un peu contre eux aussi… Comment un officier pourrait être un jour craint en ayant « mère poule » comme surnom ?! Je passe une main lasse sur mon visage et soupire.

Une main sur mon épaule me fait sursauter, je tourne la tête et remarque qu'ils se sont approchés.

-Vous êtes mignonne quand vous vous comportez comme ça Cap'taine !

Ils se mettent alors tous à me charrier et bien que ça soit fait gentiment, j'en prends pour mon grade…

Je décide d'y mettre fin en donnant de nouveaux ordres, afin que l'on se rende à Woolen Island. D'après notre navigateur, on devrait y être après demain en fin de matinée. Le reste de la journée se passe calmement et certains commencent à préparer leurs affaires. J'en fais de même, je vais aussi prendre une tenue de travail au cas où… Pour ce qui est des tenus civils, je n'en ai pas des masses et il n'y a rien de bien féminin. Je n'ai pas de robe, de jupe ou de dos nue… La seule robe que j'avais, je l'ai perdu lors des mésaventures pendants mes dernières vacances.

Durant le repas du soir, je propose que si certain le souhaitent, ils peuvent m'accompagner. Leur faisant alors part de mes inquiétudes sur le possible manque de proche pour quelques-uns. Mais ils tentent de me rassurer avec de larges sourire, me sommant même d'y aller. J'ai beau leur dire qu'ils n'ont pas à s'en faire, qu'ils ne dérangeraient aucunement… Il n'y a rien à faire : Personne ne veut venir. Ils m'expliquent qu'ils profiteront de ces vacances pour prendre du bon temps. Je laisse tomber l'affaire en me disant que s'ils n'ont pas un moral florissant, je m'en rendrais compte dès le premier coup de fil. Ils comptent rester ensemble, ce qui est compréhensif. D'une certaine manière, notre groupe est ce qu'ils ont de plus chère.

Le lendemain soir, nous faisons une grande fête sur le pont grâce à l'alcool que nous avons eu lors de notre dernière bataille. D'ailleurs, l'officier de mon équipage a trouvé quelques documents intéressant. Ça nous fait une bonne piste qui nous permettrait de traquer un équipage qui fait nombre de victime parmi les civils. Notre secteur de travail commence à être plus calme. Maintenant qu'il est connu des pirates que la Marine est présente ici, les pirates se sont reculés. Grâce à ça, des routes commerciales ont pu s'ouvrir et la zone sera plus quadrillée par d'autres navires de la Marine. Certaines compagnies commerciales ont conclu des accords avec le Gouvernement Mondial. Ils disposent donc de la protection de la Marine et leurs flottes sont souvent escortés par des navires de guerre.

Cette zone n'est pas sous l'influence d'un des Empereurs et elle devrait être plus calme maintenant. Nous allons continuer de patrouiller, mais si nous devons nous éloigner pour suivre une piste, je n'aurais aucune hésitation.

Nous finissons par nous amarrer enfin à Woolen Island. Après avoir remis les documents comme promis à mes compagnons et leurs avoir donnés quelques dernières directives, nous nous séparons. Le navire est laissé à la petite Base Marine de l'île. Il restera à quai et ne bougera pas tant que nous ne serons pas de retour. Il sera ravitaillé en vivres non périssable afin de nous faire gagner du temps lorsque nous reprendrons le large. La Base ne dispose pas de quai fermé avec des systèmes d'écluses afin de garder les navires sous un abri, mais le climat est doux et il n'y a jamais de problème d'intempérie. C'est une île qui vit de la laine produite par l'élevage de montons. Des artisans réputés travaillent la laine et les résultats sont parfois époustouflant. J'ai pu visiter la ville lorsqu'un certain équipage pirate m'a jeté dessus comme une malpropre...

J'ai fait quelques emplettes, achetant des vêtements chauds que je ramène et laisse à bord du navire. Ensuite, je me renseigne et apprend que des navires commerciaux font souvent des allés retours entre Woolen Island et Hand Island. Je m'arrange donc avec le Capitaine de l'un d'entre eux afin de payer la traversée. Quitte à faire, autant éviter de prendre des risques à y aller en volant. La météo peut être très capricieuse dans le nouveau monde.

Après quelques jours de navigations à bord d'une modeste caravelle, l'homme à la vigie du bateau hurle à l'intention de tous :

-TERRE EN VUE !

Au cas où, je demande confirmation, car l'île est encore bien trop petite depuis le pont. J'apprends alors que nous arriverons dans deux heures avec le vent actuel. Bien que contente de les revoir, j'ai un énorme nœud à l'estomac. J'imagine que c'est une réaction tout à fait naturelle. La dernière fois que je les ai vu, je sortais tout juste de mes classes. Tandis que maintenant c'est différent…

À suivre…


(1) Il y a une raison pour laquelle j'ai décrit avec autant d'insistance Cylia. Vous comprendrez pourquoi bientôt…

(2) Woolen Island : Une île qui n'est pas dans le manga ou l'animé. Woolen veut dire laine, en gros ça donnerait en Français : l'île de laine.