ANNONCE !
Un dessin sera mis en ligne en tant qu'avatar de la fanfiction. Il s'agira du visage de Cylia, je vais le mettre en ligne dimanche. Il a demandé beaucoup de travail à mon chéri, car oui c'est lui qui l'a fait. Je précise qu'il y a un Copyright dessus, mon conjoint en étant le créateur. Il ne s'est pas inspiré d'un autre dessin et il n'a pas recopié. Il n'a encore jamais été Upload sur internet, il sera mis uniquement sur FF . net . Voilà, si jamais un jour vous le retrouvez ailleurs ce n'est pas normal, faites moi donc signe s'il vous plais.
N'hésitez pas à laisser vos impressions, je lui ai promis de lui donner des retours dessus lol.
MERCI D'AVOIR PRIS LE TEMPS DE LIRE MON MESSAGE !
NOTE : Il y a un lemon dans ce chapitre. MAIS il y a des annotations au début et à la fin pour ceux qui ne souhaitent pas le lire.
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Précédemment…
Grâce à l'appel de ses compagnons, Cylia a pu échapper à une situation gênante entre elle et le Phoenix. Elle quitte donc le navire et retrouve ses hommes en fâcheuses postures. Après avoir dû participé à leur partie de poker afin de récupérer les uniformes perdus dans les parties précédentes et menacé ses compagnons s'ils recommençaient, elle suit Marco dans une autre auberge. Alors que la jeune femme est prête à aller se coucher et qu'elle éteint la lumière, le Phoenix sort de la salle de bain...
Chapitre 87 : Désir et danger
La seule lumière présente provient de la salle de bain, éclairant Marco de dos. Il est tors-nu et porte un short noir. Il a le visage humide et visiblement, il s'est passé un peu d'eau dessus. Une goûte glisse de sa joue pour descendre jusqu'à son cou. Elle continue son chemin sur son torse en léchant l'emblème de Barbe Blanche. Reprenant mes esprits, je fais part de mon mécontentement à mon cher homologue.
-Tu es obligé d'être à moitié à poile Marco ?
Bien qu'habituellement plutôt d'un calme olympien en toute circonstance, il ne masque pas sa surprise. Je détourne le regard et me passe une main sur le visage. C'est alors que je me retrouve brusquement dans le noir puisqu'il a appuyé sur l'interrupteur de la salle d'eau.
-Qu'est-ce que tu-
J'ai le souffle coupé lorsque ses flammes d'un bleu cyan jaillissent sur son corps. Je perds la bataille intérieure qui se déroulait en moi et mes désirs sauvages resurgissent avec trop d'ardeur.
-Et bien, c'est moi qui te fais cet effet ?
-Tu me provoques bien trop.
D'un pas lent mais assuré, j'avance jusqu'à lui. Je glisse doucement l'une de mes mains dans son dos. Le feu de ses flammes ne me brule pas et je n'ai aucune crainte à les laisser me lécher la peau. Avec douceur mais fermeté, je le pousse contre le mur. Il ne résiste pas et se laisse faire. J'amène ma tête dans son cou, mordillant un instant le lob de son oreille avant de lui souffler tout bas.
-Ça ne me ressemble pas de laisser les instincts de mon zoan prendre le dessus. Mais... c'est toi qu'il veut, donc je t'aurais, Phoenix.
-Loin de moi l'idée de te le refuser, Alicanto.
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Début du lemon
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-Alors assumes…
Je ne lui laisse pas le temps de me répondre que je dévore ses lèvres. Les attrapant avec mes dents et les mordant sans y mettre trop de force, mêlant douceur et brusquerie. Ma main toujours dans son dos descend plus bas, attrapant l'objet de mes convoitises. Le désir monte et le Phoenix ne tenant plus, se manifeste davantage. L'un des bras de Marco prend la forme d'une aile et il nous enveloppe avec, me faisant aussitôt réagir. Je l'extirpe du mur et cédant aussi à mes instincts, mes pieds prennent la forme de serres. Je glisse mes deux bras autour de son cou et il passe sa main libre sous mes fesses pour me soulever du sol.
Je n'ai plus le contrôle sur mon zoan.
Je dessers mes bras et sitôt fait, ils se changent en deux ailes recouvertes de plumes d'or. Les flammes du Phoenix les font briller, donnant un aspect surréaliste à la scène. Nos deux lèvres se rencontrent de nouveaux, mais cette fois c'est un baisé endiablé que nous échangeons. Nos deux langues luttent et se mêlent l'une à l'autre. C'est complètement différent de ce qui s'est passé plus tôt. Nos corps se désir mutuellement. Nos zoan s'appellent et s'attirent l'un à l'autre.
Marco nous amène jusqu'au lit le plus proche, me dépose dessus et son aile recouverte par ses flammes reste dans mon dos. N'ayant toujours pas repris le contrôle, j'ai toujours une forme hybride. Je l'enveloppe alors avec mes deux ailes, comme pour l'empêcher de s'éloigner. Son bras valide se glisse sous mon haut, tandis que notre baissé passionné reprend de plus bel. Placé toujours entre mes jambes, je sens son désir brulant. Cette envie est rapidement communiquée grâce à ses caresses et je sens sa grande main m'attraper la poitrine, titillant rapidement les extrémités.
Il finit par descendre toujours plus bas. Lorsque je sens sa main exercer des pressions contre mon intimité, bien qu'elles soient toujours au-dessus de mes vêtements, l'effet sur moi est intense. Je ne tiens plus et l'envie me brule de l'intérieur. Quelle frustration de ne pas avoir accès à mes mains… Mes deux ailes nous enveloppent dans un cocon, mais je n'arrive pas à leurs rendre forme humaine. Alors c'est avec une lenteur provoquante qu'il s'occupe de moi.
Il se redresse un peu, rompant alors notre baisé. Je ne m'interroge pas longtemps pour comprendre ce qu'il compte faire. Il relève mon haut et extirpe ma poitrine de mon soutien-gorge sans prendre la peine de le retirer complètement. Il approche alors sa bouche et joue avec, me faisant d'abord pousser une exclamation de surprise, qui se transforme rapidement en long gémissement. Bien que gênée par son action, je ne peux rien faire pour l'arrêter. Sa main libre déboutonne mon bas, mais il a rapidement une difficulté au moment de le retirer. En effet, j'ai toujours des serres à la place des jambes…
-Crac !
Perdant rapidement patience, il l'a tout simplement déchiré.
-HEY !
Il me prend de court lorsque je sens sa main se déposer sur mon entrejambe. J'ai toujours mon sous-vêtement, mais la sensation est bien plus forte que tout à l'heure. Je me sens perdre très rapidement pieds.
-Tu allais dire ?
Sa voix rauque est envoutante. Sous le plaisir procuré, j'avais fermé les yeux. Il me regarde, son visage est proche du mien et l'extrémité de ses lèvres est recourbée. Il se penche sur mon cou. Je sens sa langue douce et humide me lécher doucement. Plus bas, sa main devient plus entreprenante et passe rapidement la barrière de mon sous-vêtement. Il commence des vas et vient à l'intérieur de moi. J'ai l'impression de bouillir de l'intérieur et c'est une sensation encore plus grisante que tout ce que j'ai pu connaitre. Mais il s'arrête soudainement. Mécontente et le souffle court, je l'interroge.
-Qu'est-ce… que tu fais ?
Je le sens gigoter un moment, toujours la tête dans mon cou et je pousse une exclamation de surprise lorsqu'il me mord la peau. Bien qu'ayant une meilleure maitrise, il a lui aussi perdu sa lutte contre ses instincts. Je tente de me soustraire un moment mais j'abandonne la partie en le sentant entrer lentement en moi. Il ne me mord pas si fort que ça et même si la sensation n'est pas agréable, elle est largement compensée par le plaisir ardent qu'il me procure. Une fois entièrement en moi, il commence des mouvements lents de va-et-vient.
Rapidement, il y met plus de vigueur, faisant buter nos bassins l'un contre l'autre. On ne désir qu'une seule chose : posséder l'autre. Les mouvements sont vifs, nos respirations entrecoupées et des gémissements étouffés passent la barrière de mes lèvres. Je perds toute notion du temps qui passe, je ne sais même pas combien de temps il s'est passé lorsqu'il me libère le cou et se retire. Nous n'échangeons pas un seul mot, car en dehors des bruits nous échappant durant nos ébats, il me semble impossible de parler en l'instant présent.
Il m'oblige à me redresser grâce à son aile sur laquelle j'étais allongée. Nous nous retrouvons debout sur le lit, il me pousse contre le mur en gardant toujours son aile dans mon dos. Il me soulève un peu plus de son bras valide, se plaçant entre mes jambes et ne perd guère de temps avant de revenir en moi. Il ne me mord plus le cou, mais je sens son souffle erratique dans mon oreille, me donnant des frissons. Son rythme ne me laisse aucun répit, notre position devrait lui être fatigante, pourtant il ne fait pas preuve de relâchement. Je sens quelques gouttes de sa sueur me coller à la peau. Mes deux ailes sont déployées autour de lui. Je le sens bouger un peu et buter de manière différente des précédentes. Un terrible plaisir bien trop intensif me submerge alors, me faisant pousser un étrange gémissement. Ma voix humaine avait la tonalité de l'Alicanto, donnant lieu à un étrange cocktail. L'effet sur le pirate est explosif, le Phoenix ressortant avec une virulence nouvelle. Avec peine, je parviens à arracher quelques mots de ma bouche.
-Je… je n'en… peux plus !
Il ne fait preuve d'aucune retenue et mes mots ont l'effet inverse que celui souhaité.
-Marco !
Je laisse ma tête choir contre lui, me permettant alors d'entrevoir ses serres. Il a perdu contre son zoan, qui lui impose une forme toujours plus hybride. L'entente de son nom ne m'a pas aidé, au contraire, il ne fait preuve d'aucune pitié à mon égard. Les excès de plaisir ont déjà eu plusieurs fois raison de moi et ils finissent par faire de même pour lui. Lentement, il se retire. Nous reprenons forme humaine et il me laisse doucement retomber sur le lit.
-Bon sang, tu n'as vraiment aucune pitié. Tu aurais pu m'écouter…
Il ne me répond que d'un sourire narquois.
-Heureusement que je suis protégée... Pour une fois, je peux affirmer que les visites médicales peuvent être utiles.
-Hum ?
Mon soutiens gorge est mal mis sous mon haut, j'enlève donc mon t-shirt afin de pouvoir l'arranger sans galérer. Lui n'avait même pas pris la peine de retirer complètement son bas, il ne prend le temps de le faire que maintenant.
-J'ai un dispositif pour éviter le problème des grossesses.
-Oh…
Alors que j'allais remettre mon t-shirt, sa main m'interrompt dans mon mouvement. Je relève la tête et dégluti en voyant son expression. Immédiatement, je comprends qu'il n'en a pas fini. Il me fait plus penser à un prédateur qu'à un homme en cet instant… Couplé aux instincts de son zoan, ça lui donne un charme fou. Je ne parle même pas du fait qu'il soit un pirate. Le tout le rend encore plus dangereux… Je suis venue vers lui en ayant connaissance du danger. Je ne parviens pas à résister à son appel…
-Tu penses que j'en ai fini avec toi… ?
Un bruit métallique attire mon attention. Sans que je le remarque, il a récupéré les menottes en granite marin qu'il m'avait demandé de prendre.
-Euh… je ne suis pas certaine de tes intentions, mais si c'est bien ce que je pense, c'est hors de question !
-J'ai déjà eu ton consentement tout à l'heure, je n'ai donc pas besoin de ton accord. De toute façon, son sourire s'agrandi, je te l'ai dit : « je peux t'assurer que tu ne le feras pas à contre cœur ». J'ai suffisamment d'expérience pour te faire retourner ta veste en un rien de temps.
Mais dans quoi est-ce que je viens de m'embarquer ?! Quelle idée totalement déraisonnable j'ai eu en provoquant ce pirate…
-CLIC ! (1)
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Fin du lemon
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Le lendemain, je me réveille à cause de l'arrivé brusque de la lumière du jour. Je grogne un moment de mécontentement, mais après m'être frottée les yeux et avoir baillé, je me lève en cachant mon corps grâce au drap, des courbatures assaillent mon corps.
-Bonjour Miss.
Je cligne des yeux doucement et me tourne vers la voix proche de la salle de bain.
-B'jour…
Marco a un sourire en coin en me fixant de haut-en-bas, me faisant détourner les yeux.
-Au faite Miss…
-Hum ?
Je relève le regard jusqu'à Marco et je ne remarque que maintenant qu'il est déjà habillé. Comme à son habitude, il porte son pantacourt retenu par sa ceinture bleue et sa chemise mauve est -encore- entrouverte sur son torse.
-Tes cheveux, même si je suppose que bon nombre ont pensé à une couleur, ce n'en est pas une ?
-Nan, mais si on ne me pose pas la question, je préfère éviter le sujet.
-Et donc, qu'est-ce qui t'es arrivée ?
Je vois à son regard qu'il veut vraiment une réponse. Bon, ce qui est arrivé n'est pas quelque chose que je veux cacher. C'est juste qu'en parler me fait repenser à la frayeur que j'ai ressentie… Je lui raconte alors les évènements qui ont conduit à ce que mes cheveux deviennent blancs. Il m'écoute patiemment, sans dire un mot. Je le sens m'observer avec attention, mais je ne montre pas d'émotion particulière. Je lui révèle même ce qui m'a permis de me sortir de cette situation dangereuse, qui n'est autre que l'intervention de cette étrange voix. Finalement, il n'a rien dit de plus, me préservant d'autres questions qui me seraient pour le moment dérangeantes.
Un peu plus tard, j'ai retrouvé Misa avec qui j'ai passé la journée, accompagnées par Izou qui a remplacé Marco dans son devoir de « surveillance » de l'officier de la Marine que je suis. On a acheté du nécessaire pour le mariage, ainsi que quelques vêtements. N'ayant presque pas de tenues civiles, je me suis laissée convaincre d'en acheter. On ne sait jamais dans quels contextes seront mes missions à venir. J'ai donc réglé la note avec le budget de gestion qui nous est accordé par la Marine.
En fin d'après-midi, j'ai fait la tournée des bars avec mes gars, accompagnés par des Shirohige, en faisant bien sur attention à ma consommation d'alcool. Lorsque je suis tombée sur Marco dans l'un des bars, nous avons bu un verre ensemble. Je lui ai expliqué que je devais gérer un truc et qu'il me fallait retourner à l'auberge. Il m'a donc accompagné et une fois arrivés, il s'est assis sur son lit, m'observant en silence.
Je rappelle le premier de mes collègues à avoir tenter de nous contacter. L'escargophone établi la connexion et une fois les présentations faites, le ton est vite monté…
-NE ME PRENNEZ PAS POUR UN IDIOT CAPITAINE !
Je soupire une énième fois et laisse cet idiot continuer à hurler son mécontentement.
-Vous ne faites que les couvrir, ce qu'ils ont fait est un acte de rébellion ! Vous n'auriez jamais dû les sortir de prison. Ils n'y étaient que pour une chose : crever ! Un bon pirate est un pirate MORT, Capitaine. Alors je vous reformule clairement ma requête cette fois-ci : En tant que confrère et officier supérieur, je vous demande de faire justice ! Exécutez la sentence qu'ils méritent !
Bien que toujours assise, une violente colère me dévore de l'intérieur. Malgré ça, je reste professionnelle afin de garder la maitrise de la situation. Si je ne le fais pas, ils seront en danger.
-Vous n'avez pas dû lire correctement le rapport, Monsieur. Ils ont exécuté mon ordre, ils sont mes hommes, mes frères d'armes. Je ne les laisserais jamais porter une telle responsabilité.
-Vous refusez ?! Comment-
-Je ne les laisserais pas mourir, MONSIEUR.
-ILS SONT DANGEREUX ! Que les choses soient claires, je ne peux malheureusement pas blâmer ces… déchets, pour avoir répondu à l'ordre de leur officier commandant. TOUTEFOIS, comme me l'autorise le protocole S-22 3, j'interdis votre navire de mouiller dans notre Base, sauf ordre contraire du QG. TERMINÉ !
-Catchac.
Je me frotte les yeux sitôt la communication coupée. Je soupir longuement car je sens que je vais avoir droit au même discourt avec les autres…
-Et bien, on ne peut pas dire que tes confrères-
-COLLEGUES Marco.
Il y a un silence dans la chambre. J'ai mon visage appuyer contre la paume de ma main et je suis toujours bien trop sur les nerfs à cause de cette histoire. Je respire, profitant du calme ambiant pendant quelques minutes pour reprendre contenance. Après, je me laisse choir sur le lit, les bras écartés.
-Désolée, continus je t'en prie.
-Tu n'as pratiquement pas d'alliés au sein de ton propre camp.
C'est une affirmation, mais en même temps, ce n'est pas difficile à deviner avec ce qu'il vient d'entendre.
-Nan, c'est sûr.
Un souvenir me traverse l'esprit, me faisant me relever brusquement en fixant Marco du regard. Sans masquer mon inquiétude, je lui fais passer un message indirectement.
-Mais il me faut absolument garder mon poste, je ne dois pas le quitter. Pour protéger les gars, pour être plus efficace dans la protection des civils, pour gagner en expérience… obtenir mes cartes par mes propres moyens. Enfin… façon de parler. Tu as compris hein ?
Un sourire narquois se dessine sur ses lèvres. Il s'amuse tout de suite de ma remarque quelque peu maladroite.
-Non… que veux-tu dire, yoï ?
Je sens ma gêne augmenter à mesure que notre échange perdure.
-Je parle de ta promesse… ou menace, ça dépend du point de vue.
-Oh… et ?
-Marco !
-Hum ? Soit claire, je ne comprends pas là…
Je fais de gros yeux, genre il ne comprend pas ! Il se fout de moi ce pirate !
-Tu es cruel…
Son sourire s'agrandi.
-Je suis un pirate, pas un enfant de cœur Miss… Si tu as quelque chose à me demander, dit le clairement. Sinon…
-Sinon… quoi ?
Il garde le silence. Il ne me répond vraiment que quand ça l'arrange !
-Tu m'avais dit un jour, que lorsque tu jugeras que je n'ai plus ma place au sein de la Marine, tu…
Je laisse ma phrase en suspens.
- « Tu » … ?
Ce n'est pas de son avis, visiblement il tient à me le faire dire. Et je crois que le pire dans cette situation, c'est que ça l'amuse.
-Tu n'hésiteras pas à m'enlever, peu importe mon grade.
Et là, je suis en plein dans la gueule du loup…
-Ah… non.
Je papillonne des yeux un moment.
-Non ?
-Non, ce n'est pas encore le moment.
Punaise, il m'a fait tourner en bourrique ! J'attrape la première chose à portée de main, c'est-à-dire mon coussin et lui jette dessus. Bien sûr, il l'attrape avant qu'il n'entre en contact avec son visage. Je me lève et me dirige vers la salle d'eau, d'un pas vif.
-Ma réponse ne te plaît pas ?
Je m'arrête, il se lève et se place derrière moi, collant son torse contre mon dos et juste avant qu'il ne m'enserre avec ses bras, je me décale.
-Si ! Mais tu as encore joué avec mes nerfs, autant dire que je ne suis pas d'humeur ce soir.
-J'ai quelque chose pour te changer les idées.
Je rougis immédiatement en repensant à ce qui s'est passé hier. Il sourit alors en réponse.
-À quoi penses-tu, yoï ?
-Rien du tout !
Il plonge sa main dans sa poche pour attraper quelque chose à l'intérieur.
-Tournes-toi.
-Quoi ?
Il soupire.
-S'il te plaît.
Il… vient d'être poli là, non ? J'ai vraiment bien entendu ? Il vient de dire : « S'il te plaît » ?! Une fois la surprise passée, je fais ce qu'il me demande. Comment pourrais-je ne pas le faire, demander d'une manière aussi inhabituelle ?
Je sens qu'il dégage doucement mes cheveux de ma nuque et il me passe alors quelque chose autour du cou. Il remet mes cheveux en place, tandis que j'observe ce qu'il vient de me mettre. Il s'agit d'un collier en cuir marron avec une perle d'un bleu magnifique, sertie avec ce que je suppose être de l'argent jaune.
-Je n'apprécie pas que tu aies toujours quelque chose de cet homme sur toi.
Je me retourne afin de bien le remercier.
-Merci… c'est… la première fois qu'on m'offre vraiment quelque chose. Enfin, depuis mon défunt grand père c'est le cas.
-Ton grand père ?
-Ouais, c'est… des histoires trop compliquées tout ça. Le passé est le passé, ce qui compte pour moi c'est le présent et l'avenir.
Il me fait un sourire, comprenant tout à fait mon point de vue.
-Bon ce n'est pas tout Miss… mais tu ne penses pas qu'un simple « merci » est maigre comme remerciement ?
Après ce que l'on a fait hier, c'est sûr que l'on est plus que de bons amis maintenant… Là nous ne sommes rien que tous les deux. Déterminée, j'approche mon visage du sien, non sans avoir les joues rouges de gêne. C'est différent d'hier, dans le sens où j'étais sous l'influences de mon zoan. Mais je suis loin d'être une sainte-nitouche, donc je vais jusqu'au bout et l'embrasse avec tendresse.
Lorsque je recule, je n'ose pas le regarder en face. Je ne pensais pas que ma relation avec Marco changerait comme ça… D'un ami proche, il est devenu un amant. Je ne suis pas du genre à agir comme ça, mais il exerce sur moi une attraction qui l'a rendu… irrésistible.
-Je vais me laver et aller dormir directement. Demain il y a de quoi faire avec l'approche de la cérémonie de mariage.
Les quelques jours avant la cérémonie, je les passe principalement avec Misa. J'ai toujours l'un des membres de l'équipage de Barbe Blanche à proximité, mais ça ne me dérange en rien. Un soir, elle m'a demandé comment j'avais pu rater ma dernière coloration de cheveux pour qu'ils deviennent blancs… et pour mon plus grand malheur, elle a raconté une anecdote des classes de la Marine.
-Vous saviez qu'un jour, en faisant une coloration rousse, elle a eu droit à des cheveux rose bonbon ? Une permanente en plus…
Je crois bien que ce soir-là, j'ai brusquement eu envie de devenir un puceron… On ne s'est jamais autant foutu de ma gueule. J'ai esquivé la vraie raison qui a fait qu'aujourd'hui mes cheveux sont blancs. Par contre, Père m'a parlé à part durant cette même soirée. Il m'a rappelé l'escargophone qu'ils m'ont fournis, me sommant de les contacter si je me retrouvais face à un danger me dépassant. Même si je sais qu'il me serait impossible d'expliquer leur intervention à mes supérieurs, ses mots m'ont rassuré. Mais ça causerait de gros problèmes. Je ne sais même pas comment je pourrais me débrouiller pour arranger ça.
Le lendemain, je profite qu'on m'a laissé un temps-mort dans la journée pour commencer à appeler tous les gars, comme je l'avais promis avant de les quitter. Le temps passé à l'escargophone est assez conséquent, mais je tiens à m'assurer qu'ils vont bien. Même si pour un bon nombre d'entre eux, j'ai une Vivre Card, je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter. Majoritairement, il n'y a pas eu de problème. Quelques accros avec leur famille pour certain, mais rien de dramatique.
Le seul que je n'ai pas réussi à avoir est Isao. Même lorsque je le rappel plus tard, avant d'aller dormir, je n'ai pas de nouvelles. Ayant connaissance de sa situation familiale un peu particulière, je m'inquiète encore plus. Il est le fils du Commandant de la Base Marine Wipeout (2). Une île artificielle créé dans une zone neutre, spécialement conçue pour avoir un meilleur point d'attaque contre les pirates. Elle est assez proche de Woolen Island (3) et le vent souffle peu à proximité de l'île, le danger vient des monstres marins qui rodent souvent aux abords de la Base. Donc, elle m'est facilement accessible grâce à la voie des airs.
Je n'ai pas eu d'accrochage avec le Vice-Amiral qui la commande. Enfin, je n'en ai pas encore eu tout du moins. Mais je me doute qu'ils ne doivent pas me porter en haute estime, ils sont connus pour être du même penchant que l'Amiral Akaïnu qui prône la justice absolue. J'en avais déjà parlé à Isao et il m'avait dit qu'il était son père avant tout, donc qu'il lui faisait confiance même si lui était devenu un pirate.
Marco, qui est couché sur son lit, m'observe, se rendant sans doute compte des inquiétudes qui me ronges. J'ai dû tricher pour réussir à appeler les gars, j'ai utilisé les lignes de la Marine pour arriver à les avoir malgré les distances. Je ressers un peu ma prise sur l'animal portant les couleurs bleu et blanche et appel finalement la base Wipeout.
Après m'être faite basculer de service en service et avoir galéré pendant une bonne trentaine de minute, j'ai enfin le Commandant de la Base. Bien que notre échange soit d'abord calme, j'ai rapidement du mal à me contenir. Isao n'aurait pas dû se rendre là-bas… Je l'avais pressenti pourtant, mais sa confiance avait eu raison de mes inquiétudes.
-Il n'est qu'un déchet humain, le jour où il est rentré dans la piraterie, je ne le voyais plus comme mon fils. Mon fils est mort, point. J'ai respecté les protocoles, bien qu'il ne mérite rien d'autre que d'être exécuté, je ne l'ai pas fait. Par contre, en votre absence, il est sous le contrôle de l'officier le plus gradé, je l'ai donc mis aux arrêts. Il est à sa vrai place : il croupit en cellule.
-Comment pouvez-vous parler comme ça de votre fils ?! Il est la chair de-
-SILENCE ! Je n'ai aucune pitié pour les pirates, Capitaine. Il devrait en être de même pour vous ! Sachez que je ne cautionne aucunement le laisser aller du QG concernant votre unité. Considérant la dangerosité que représente l'accueil de vos hommes sur le sol de notre Base, je leur interdis tout accès.
En clair, il m'interdit tout ravitaillement là-bas.
-Je vais me présenter seule afin de venir récupérer mon homme. Je serais là d'ici trois jours environ, sauf complication en chemin.
-Très bien, retirez-moi donc cette épine du pied Capitaine. Mais n'attendez pas de renfort en cas de problème, je ne le pourrais pas.
Il ne le pourra pas ? Avec les effectifs qu'il a ?! Il se fout clairement de ma gueule cet enfoiré.
-Catchac.
Je soupire et me frotte les yeux avec la main.
-Tu as beaucoup de sang-froid, yoï.
Je relève la tête et l'observe. Il n'a pas bougé, il est toujours allongé sur le lit, les bras derrière la tête. Lorsqu'il voit qu'il a mon attention, il se redresse et s'assoit, je lui réponds avec moins de calme que lui.
-Parce que tu crois que j'ai le choix peut-être ? Si je manque de respect à un officier aussi gradé, je pourrais être mise aux arrêts pour insubordination. En attendant, les anciens pirates sous mes ordres seraient soit sous la responsabilité d'un autre officier, soient ils iraient en prison en attendant ma libération. Sans compter que certains hauts gradés n'hésitent pas à tuer ceux moins gradés qu'eux s'ils sont mal lunés.
-C'est l'une des raisons qui fait que l'on exècre la Marine. Comment peut-on tuer un membre de son propre équipage ?
Je me lève, sous son regard inquisiteur.
-Je vais au navire récupérer l'un de mes uniformes et je m'y rends immédiatement.
Il se relève lui aussi et avance jusqu'à se mettre juste devant moi, me surplombant de sa taille et sa carrure.
-Tu vas voler jusqu'à cette base ? C'est trop dangereux, yoï.
-Je le sais Marco ! Tu n'as pas besoin de me le dire. Mais je n'abandonnerais jamais l'un de mes gars ! Autant mourir si c'est pour être une aussi piètre Capitaine. Il n'a personne d'autre pour le sortir de là, j'empoigne la chemise de Marco avec colère, j'irai le récupérer coûte que coûte ! Si tu veux m'en empêcher, alors tu devras me laisser pour morte, je ferais TOUT pour le sortir de là ! Il est hors de question que je le laisse seul dans un moment aussi difficile.
Je relâche sa chemise et recul d'un pas, songeant à ce que Isao doit bien ressentir en ce moment même. Lui qui m'avait raconté tant de fois à quel point il était fier de son père…
-Tu imagines une seule seconde à quel point sa situation doit le faire souffrir ? Il est seul, personne pour lui exprimer un semblant de tendresse. Son père a dû le briser, je ne peux pas le laisser dans cette situation.
Je ferme les yeux et attends un instant, avant de relever le menton et de planter mon regard dans le sien.
-Laisses-moi y aller, je t'en prie.
Je sais parfaitement que je ne suis pas en position de lui imposer quoi que ce soit. Il est beaucoup plus fort que moi. Il lui serait aisé de m'empêcher de quitter Hand Island, sans avoir à me faire la peau.
À suivre…
(1) J'ai arrêté à ce moment-là le lemon car mon but n'est pas de faire un chapitre entièrement érotique. Bon, je ne mets pas de côté la possibilité d'écrire plus en détails ce qu'il s'est passé dans un HS spécial un jour (pour les plus coquin/e hé hé).
(2) Wipeout : C'est un mot anglais qui veut dire anéantir. Avec un tel nom, le ton est donné… Elle n'est pas du manga ou de l'anime.
(3) Woolen Island : souvenez-vous, c'est là qu'est située la Base Marine où le navire aurait dû être stationné en attendant la fin des vacances. Comme pour Wipeout, elle n'est pas du manga ou de l'anime.
Réponses aux reviews anonymes :
Sou
Vous faire mariner est une seconde nature chez moi en tant qu'auteure il faut croire lol. Enfin, je vis la même chose pour les fanfic' que je li ! Sinon j'aurais aimé pour vous continuer sur un rythme à un chapitre par semaine mais ce n'est vraiment pas évident à tenir. Il est plus confortable et agréable pour moi et ma beta d'avoir un chapitre publié tous les 15 jours. Ça changera si j'arrive à prendre de l'avance, mais ce n'est pas gagner encore… Bref, sinon moi aussi j'aime bien écrire sur Marco et Cylia hé hé.
Merci beaucoup pour le compliment et la review, à bientôt !
Shanshui
C'est chaud bouillant entre les deux oiseaux ! Ça ne s'arrange pas à la fin de ce chapitre en plus, c'est l'inverse mais pour une autre raison. Et oui, Cylia n'a pas des compagnons de voyage facile lol. Bref, m'ci pour la review !
Camille
Salut !
Je suis contente si le chapitre t'a plus. C'est vrai que parier leurs uniformes n'était pas l'idée la plus judicieuse qu'ils ont eu lol. Il faut dire qu'ils n'en ratent pas une quand même, la pauvre Cylia.
Je pense que ce chapitre t'a satisfaite pour la manière dont la nuit s'est finalement achevé. Merci pour la review.
Guest
La suite est publiée tous les 15 jours, en principe je donne la date de publication à chaque fois.
Maet
On peut dire que Cylia et Marco se volent dans les plumes l'un de l'autre ! Ah ah ah ! Hum hum *se racle la gorge* bon ce jeu de mot n'était peut-être pas génialissime, je le reconnais. C'est vrai que Cylia se retrouve partagé entre les deux pirates. Mais je dois reconnaitre qu'elle a de bon goût quand même, hein ?
La suite n'est pas encore complètement finie d'être écrite, mais j'espère arriver à répondre correctement à tes attentes. Si jamais c'est l'inverse qui se produit, n'hésites pas à me le dire c'est comme ça que je pourrais progresser aussi ! Merci en tout cas pour ces quelques mots encourageant, je te dis à bientôt pour la suite !
La suite sera publiée le week end du 23 juin, le titre sera : Chapitre 88 : Dangers (4100 mots environs).
