Beaucoup de discussions et d'échanges dans ce chapitre. Mais les choses avancent encore…


Précédemment…

Cylia et Albert se retrouvent piégés par l'équipage des Crochus. Après l'avoir immobilisé avec du granite marin et par esprit de vengeance, ils tuent le vieil homme sous ces yeux. Cette erreur leur coute la vie, car la folie s'empare du zoan mythique, conduisant Cylia à massacrer tous les Crochus. La folie de l'Alicanto se poursuit jusqu'au matin où le Red Force apparait au large. Lorsqu'elle le rejoint, Shanks l'arrête avec simplicité. Elle est alors soignée et s'endort après avoir pu échanger quelques mots par escargophone avec Doc Amort.

Chapitre 93 : Décisions et changement

Pourquoi est-il mort ? Ce n'est pas juste, j'aurais dû être à sa place… C'est de ma faute. Je suis… faible... et ma faiblesse lui a couté la vie.

-Elle était déjà à bout de force. Elle ne pourra rien faire d'autre que d'hurler ou se lamenter… je préfère autant qu'elle ait la force de le faire. Tuez-le !

NOOON ! STOP ! Pitié… je… J'ai mal…

-On va te revendre sur le marché noir après t'avoir brisé suffisamment pour que tu oublies jusqu'à ta condition d'être humain ! ON VA TOUT DETRUIRE ! ILS VONT TOUS MOURIR ! HA HA HA !

-Ça lui reprend, injecte-lui une nouvelle dose de calmant. (1)

-Key' !

Où suis-je… ? Qu'est-ce qui vient de se passer ? Pourquoi mon cœur bat il si vite ? Mon corps refuse de m'obéir et je n'arrive pas à bouger. Je suis couchée sur un lit et j'attends de pouvoir enfin être libérée de cet état désagréable. Après un certain temps, je sens que mon corps me répond de nouveau. Par contre, tous mes muscles sont extrêmement engourdis. C'est comme si le moindre geste me demandait de fournir un effort incommensurable… Cependant, même si mes paupières restent fermées, j'entends parfaitement. Mon esprit n'est plus embrumé par le voile du sommeil.

-Bon, maintenant que la bête est de nouveau calmée, voyons si tu es de retour parmi nous…

Des doigts se posent sur mes paupières et me les ouvrent. Une lumière, provenant sans doute d'une petite lampe de poche, m'aveugle désagréablement, mais il m'est impossible de fermer les yeux pour m'en protéger.

-Oh, va prévenir le patron, elle est réveillée ! Des pas précipités font craquer le parquet. Attends, attends ! Tsss… ces jeunes j'te jure. L'homme soupire, dis-lui qu'elle est sous les effets du calmant pour un bon moment. Elle ne pourra pas lui tenir une conversation, mais elle entendra très bien ce qu'il pourrait lui dire par contre.

-Hum !

Une porte grince avant d'être claquée bruyamment.

-Bon, j'suis désolé d'avoir été obligé de te droguer de la sorte Miss. Mais bon, tu ne nous as pas franchement laissé le choix… Tu piques de ses crises ! Bon sang, j'aime plus que tout dormir aux côtés d'une belle femme, mais j'ne voudrais pas de toi ! Le patron a des goûts étranges parfois en matière de femme… bah, c'est le goût du risque j'pense, nan ?

J'entends le bruit des roulettes d'une chaise qui se rapproche de moi. Je devine que mon étrange docteur s'est assis dessus, juste à côté de moi.

-Bon, je te fais un bref bilan sur ta santé. Je t'ai laissé dans un coma artificiel le temps des soins. J'ai suivi les conseils de ton médecin et j'ai attendu que tu cicatrices suffisamment pour qu'il n'y ait plus de risque que tes plaies se rouvrent. Visiblement, j'ai bien fait puisque tu étais sacrément agitée dès qu'on t'en a sorti ! Une vraie furie !

J'entends le bruit d'un tiroir s'ouvrir avant de reconnaitre celui du verre se cognant contre quelque chose. Toujours en me fiant à mes oreilles, je devine que le médecin ouvre une bouteille puis commence à boire bruyamment plusieurs gorgés.

-Pfouaah ! Il revisse le bouchon et referme le tiroir. Je les ai bien mérité ces gorgées, tu n'es pas une patiente de tout repos toi…

Quelques secondes s'écoulent en silences.

-Tiens, je ne t'ai pas dit que tu allais garder des cicatrices je crois ? Il parle lentement, prenant donc tout son temps. Celles sur tes mains devraient ne plus être visibles avec le temps. Mais tu en a une sur la jambe qui va rester, ça va te laisser une belle marque dans la chaire !

Il laisse une nouvelle pose et toujours immobile dans le lit, je ne peux que l'écouter.

-Tu en a une autre dans le dos. La coupure a une forme bizarre, on te l'a sans doute faite pendant que tu étais sous ta forme animal. En même temps, si tu as combattu dans ton état de folie, ce n'est pas étonnant qu'un de tes adversaires ait pu réussir à te blesser. Tu n'avais rien d'humain quand tu t'es posé sur le pont. Tu es vraiment une officier de la Marine ?

Il se relève en faisant grincer les roulettes de la chaise. J'entends à ses pas qu'il s'éloignent et une porte est ouverte.

-T'as pas le profil.

Je réfléchie aux paroles du docteur. J'ai commis une grave erreur et je compte bien faire le nécessaire pour prendre des distances avec la Marine. Je suis plus qu'un mouton noir dans les rangs, je viens de le comprendre… et j'en ai payé le prix fort.

-Je te laisse avec le patron.


J'ai bien compris que je suis toujours sur le Red Force, il n'y a qu'une personne sur ce navire que l'équipage appelle « patron » : c'est Shanks. Je l'entends se rapprocher pour venir s'asseoir à la place du médecin.

-Dis donc, tu es bien calme !

Comme si j'avais le choix…

-Une femme officier sans défense, dans une pièce avec pour seule compagnie moi, sur mon propre navire…

Non mais il pense à quoi là ?! Et « sans défense », je vais lui montrer si je suis « sans défense » moi ! Je prends sur moi et essaye de bouger.

-Hum ! Ça ferait un bon scénario pour-

-Mer… merde.

Même bouger les muscles de ma mâchoire est difficile. Il n'a pas tout à fait tord en disant que je suis sans défense… Entendre son rire me prend de court.

-Le premier mot que j'entends de ta bouche à ton réveil c'est : « merde » ? Tu es un sacré bout de femme Cylia !

En même temps, il n'en rate pas une lui aussi… Il ne dit rien d'autre et le silence prend alors place durant un court instant.

-On a nous-même traqué ceux de l'équipage des Crochus qui étaient encore en vie.

Mon cœur se serre dans ma poitrine et plusieurs sentiments refont alors surfaces. La tristesse d'avoir perdu Al' s'empare tout d'abord de moi, vient ensuite la peur de ce qui pourrait arriver à mes compagnons, puis un autre bien plus virulent et violent me domine : La haine.

-Il n'y a plus de trace de ceux qui t'ont fais ça Cylia.

Ils ne sont pas les seuls responsables. Il y a la Marine et… moi.

-On s'est occupé du corps de ton compagnon. On a compris à la scène se qui était arrivé. Tes compagnons sont arrivés peu après, le cercueil a été mis dans une chaloupe à la mer et brulé. Tes gars ont besoin de toi plus que jamais, Cylia. Tu dois rester forte.

-Je... Bon sang, ce truc est chiant ! … le serais… Shanks.

Il ne répond pas tout de suite, mais sa petite phrase m'a redonné de la force. Même si je ne sais pas si c'était le but, j'apprécie.

-Je n'en doute pas. J'ai une info' pour toi et elle ne va pas te plaire.

Je l'écoute avec attention, appréhendant malgré tout. Que va-t-il me dire ?

-L'un de tes hommes, Doc Amort, est venu nous voir discrètement un soir et on a discuté un bon moment entre quatre murs. On a songé à une taupe dans ton équipage, Ben l'a trouvé. On l'a fait parler, il n'y a aucun doute possible. Ton officier en second faisait fuiter des informations à un officier du G2, le même qui était en charge de ta dernière mission. Sur les six soldats sous tes ordres, quatre sont dans le coup.

Bien que le calmant fasse encore effet, ce n'est pas lui qui me laisse sans voix cette fois-ci.

-Tu vas avoir des décisions à prendre Cylia. C'est pour ta propre sécurité, mais aussi celle de tes compagnons. Si tu ne fais rien, c'est moi qui prendrais les devants. Pas sûr que ça te plaise.

La confusion sème le trouble dans mon esprit. Les minutes passent et Shanks ne rajoute rien d'autre. La colère commence à gronder en moi, violente et elle me fait difficilement tenir en place.

-Je… Je !

Je sens mes muscles commencer à me répondre à nouveau et je serre le drap avec mes mains. Ma respiration s'accélère. Mes yeux s'entrouvrent et la lumière du jour m'est pénible. Je cligne des yeux rapidement jusqu'à ce que j'arrive à les garder ouverts. La rage m'empêche de rester allongée et mon regard se pose sur une -abominable- perfusion reliée à mon bras. Je l'arrache d'un geste sec. Je me retourne maladroitement afin de tenter de me lever, en vain à plusieurs reprises.

-Que vas-tu faire ?

Je tourne mon regard vers Shanks. Je fini enfin par me mettre debout en m'appuyant sur le lit.

-Prendre des distances avec la Marine. Elle n'est pas notre allié. Elle est un ennemi. Si seulement les gars n'étaient pas pris à la gorge…

Je ne peux pas laisser les choses telles qu'elles sont, c'est trop dangereux… Ils finiraient par arriver à se débarrasser de nous. Enfin, c'est surtout ma tête qu'ils veulent. Les gars ne sont pour eux que des pirates tenus en laisse et sans leur protectrice, ils retourneraient simplement en prison, c'est tout. Alors que pour eux, je suis une entache à leur Justice. Je suis une ennemie à abattre, un virus pour la Marine. Cette affaire n'atteindra pas les hautes strates, la vérité qu'ils auront sera fausse et les rapports ne diront pas se qu'il s'est réellement passé. Je vais faire porter le chapeau à mon traitre puisque ses supérieurs ne le protégeront pas et qu'ils préfèreront défendre leurs intérêts. Par contre, le message qui se propagera comme une trainé de poudre exposera que nous ne faisons pas dans la pitié. Si l'envie en prend à d'autre de tenter quelque chose contre nous, ils sauront que c'est leur vie qu'ils mettent en jeu. Nous ne sommes pas des Marines normaux et ceux qui nous menaces, nous les abattrons sans aucune forme de procès.

Je ne prendrais plus de soldat ou officier de carrière sur mon navire, je n'aurais personne d'autre que les hommes actuellement à mes côtés. Les protéger puis les libérer me demande déjà beaucoup, c'est difficile et en ce moment particulièrement périlleux. Cela ne tiendrait qu'à moi, je quitterai les rangs de la Marine. Mais ils ne libèreront pas les gars comme ça, alors comment obtenir leur liberté ? C'est une bonne question… Dans l'immédiat, ce qui importe, s'est d'arriver à les protéger. Si nous mourons, l'aventure s'arrêtera là, point final. Donc, je dois nous éloigner des zones d'activité de la Marine.

Plongée dans mes pensées, je continue de fixer Shanks silencieusement. Je ne peux pas passer par Père puisque la Marine n'est pas au courant des rapports que j'entretiens avec lui. Même si pour lui, ce n'est pas quelque chose que j'ai à cacher. En passant par Shanks, je pourrais naviguer sur des zones qui ne sont clairement pas sous l'influence de la Marine. Nous sommes dans le Nouveau Monde, ici ce n'est pas le Gouvernement Mondial qui domine, mais les Quatre Empereurs. J'ai énormément de chance, car je peux essayer de marchander avec lui. Je n'ai pas grand-chose à lui apporter, mais ma requête ne lui demandera pas vraiment d'effort. Par contre, je n'ai pas d'autre choix que de lui offrir se que je pourrais avoir de mieux à lui apporter (2).

Au final, en faisant ça, nous pourrons nous protéger de la Marine. Mais il n'empêche que même si je nous en éloigne, ils nous tiennent en laisse. Ils tiennent littéralement les gars par la gorge, puisque grâce à l'implant, ils pourraient à tout moment causer leur mort. D'ailleurs, je devrais éloigner leurs familles des zones d'influences du Gouvernement Mondial. J'ai l'impression que les rapports entre la Marine et moi ressemble à celui qu'ils entretiennent avec les Shichibukaï…

Bref, si j'arrive à obtenir se que je souhaite de la part de Shanks, alors je pourrais échafauder un plan pour rendre définitivement la liberté aux gars. Ce n'est qu'une idée, mais je pense que le possesseur du Ope Ope no Mi pourrait me donner la solution à mon problème… mais laissons ça de côté. Seul le présent compte pour le moment et même s'il est mon ami, Shanks n'en demeure pas moins un pirate. Négocier avec lui n'est pas anodin, je dois donc rester concentrée.

-Je vais avoir besoin de toi Shanks. J'ai un marché à te proposer.

Je vois une lueur intriguée briller dans son regard. Il se lève lui aussi, replace la chaise sur laquelle il était assis et m'observe avec intérêt.


-Je t'écoute ?

-Je vais me délester des soldats et du traitre de la Marine. Je vais les renvoyer à leur place : dans une Base Marine. Je ne peux pas quitter leurs rangs, mais à défaut d'être contrainte d'y rester, je peux en profiter. T'en faire profiter… je te propose de te fournir les informations qui me sont à portée en échange de l'autorisation de mouiller l'encre sur les îles qui sont sous ta protection.

Ce n'est pas de la trahison, ils sont mes ennemis. Voyant que je n'obtiens pas de réponse, je réfléchie un moment avant de rajouter.

-Et d'un tribut en or, mais je te demanderais aussi d'accepter les familles de mes hommes d'équipages sur l'une de tes îles… Je ne peux pas les laisser rester à portée de la Marine. Qui sait ce qu'ils seraient capables de faire ?!

Un sourire dangereusement attirant étire ses lèvres.

-Tu as mon autorisation. Si tu me donnes tes itinéraires au fur et à mesure, je pourrais t'aider à trouver les îles où t'arrimer et remplir tes cales.

Heureusement que je ne suis pas contre lui… Je lui tends la main, paume ouverte.

-Marché conclu ?

Il me l'attrape et me la serre avec fermeté.

-Oui.

Me sentant enfin à l'aise sur mes jambes, j'avances d'un pas et marche avec une certaine maladresse. Je suis vêtue par un t-shirt ample et d'un unique sous vêtement en bas. Je repère des vêtements que je reconnais comme étant les miens. Il y a un jeans, une chemise blanche et une veste de tailleur jaune pâle. Je remarque qu'il y a aussi mon manteau d'officier et la casquette.

Comme Shanks l'a dit plus tôt : on n'est que tous les deux. Il m'a déjà vu plus d'une fois nue, alors la pudeur en sa présence… elle s'est faite la malle. Je retire donc le t-shirt, me laissant uniquement en sous-vêtement et je commence alors à m'habiller devant ses yeux. Lorsque j'en arrive aux accessoires, j'ai un moment d'hésitation.

Mais je n'ai pas le choix, je dois les garder pour protéger les gars. Je mets donc le manteau sur mes épaules. J'attache le wakizashi, qui était sous la pile de vêtement, après ma ceinture. N'ayant pas envie de la mettre, la casquette de la Marine finie sur la garde du wakizashi. Je sens quelque chose dans l'une des poches de mon jeans et en fouillant, je retrouve non sans soulagement mon collier et ma chevillière.

Maintenant habillée et bien droite sur mes jambes, je vais jusqu'à la porte et l'ouvre. Elle donne sur un couloir éclairé par des lampes tempêtes à huile.

-Où va tu ?

Je regarde par-dessus mon épaule. Shanks s'est placé juste derrière moi sans que je ne m'en rende compte.

-M'occuper d'un traitre.

-Oh… prend l'escalier à gauche pour remonter sur le pont, c'est le plus court. Je te fais remonter ton « traitre ».

-Merci.

Il me répond avec un sourire amusé.

-Avec plaisir !

Tandis que je prends la direction qu'il m'a indiqué, il part dans l'autre. Lorsque je remonte sur le pont, l'air frais marin me fait frissonner un instant. Il fait jour mais il pleut. La pluie n'est pas torrentielle et les nuages laissent filtrer suffisamment de lumière pour qu'il y ait une bonne visibilité.

Le Red Force est amarré au plus proche de l'île où j'ai combattu avec… Albert. Je remarque que notre navire est sur le sable, mais qu'il y a nombre de tronc d'arbre taillé à proximité. Visiblement, il y a eu des travaux d'effectué dessus.

-CAP'TAIIINNNNEEUUUH !

Un poids bien trop lourd pour mes pauvres jambes me contraint à m'écrouler sur le parquet. Des corps sont entassés au-dessus de moi. Je tape le sol du plat de la main, étouffant sous la masse. Je finie par être libérée et pousse un grognement à cause de l'accueille qui, bien que chaleureux, était un peu trop… lourd, sans mauvais jeu de mot.

Une main est mise devant mon visage alors que je me redresse, me proposant gentiment de l'aide pour m'aider à me lever. Je lui souris et accepte.

-Je suis contente de vous revoir aussi. Vraiment… vraiment très contente.

Ils m'observent avec curiosité, avant que leur joie ne reprenne le dessus. Je remarque qu'il y a Isao dans le groupe et je suis rassurée de voir qu'il semble aller bien.

-Je suis désolée pour ce qui est arrivé. Je vous promets que ça ne se reproduira plus.

-Ce n'est pas de votre faute !

-Ouais, c'est ses enflures de la Marine !

-En parlant de ça…

Une porte s'ouvre au même moment. Je continue de leur parler tout en observant ceux qui arrivent par la porte que j'ai emprunté il y a un instant. Le « traitre » apparait dans l'encadrement, suivi par des hommes de Shanks ainsi que lui-même.

-Faites rapidement venir tout le monde sur le pont. Je parle aussi des soldats qui font vraiment partie de la Marine.

J'attends plusieurs minutes jusqu'à ce que je sois assurée que notre équipage soit présent au complet, dont les soldats. Durant ce laps de temps, plusieurs curieux nous ont rejoint pour assister à ce qui va arriver et ce, malgré la pluie. Car oui, je sais qu'ils se demandent comment se passera le face à face. Que vais-je faire à celui qui est en partie responsable de ce qui nous est arrivé ? Celui qui a choisi son camp.

Je m'approche donc de lui, il a le regard fier et se tient droit malgré sa situation. Je vais détruire cette assurance… cette arrogance ! Je dois protéger mes gars, donc je n'ai pas le choix. C'est ma responsabilité de « Capitaine ».

À suivre…


(1) Pour l'anecdote, à mes seize ans, je me suis faite opérer des dents de sagesses. J'étais sous anesthésie générale, mais j'avais trop peur et mon sommeil a été forcé. Quand j'ai repris conscience, avant même que je n'ouvre les yeux, mon corps s'est mis à bouger de lui-même. Je tapais les bords du lit où j'étais allongée. Je me souviens avoir entendu l'infirmière appeler un médecin qui lui avait dit de changer ma perfusion contre un espèce de calmant qui a été très efficace. Bref, oui mon corps bougeait et ça ne venais pas de moi, il bougeait tout seul… Une expérience étrange à vivre. Enfin, j'ai toujours eu un sommeil bizarre. Parfois, il m'arrive de me réveiller mais qu'une seule partie de mon cerveau le soit réellement. Alors je me retrouve immobilisé dans mon lit et quelques rares fois, je fais des lapsus entre réalité et rêves. J'ai vu qu'ils nomment ça la « Paralysie du sommeil » sur wikipédia.

L'instant HS est fini - heureusement -.

(2) Bande de petits coquins ! Non, elle ne parlait pas de lui offrir ses charmes. Ah là là…