Précédemment…

Finalement, Cylia et son équipage reprenne le large. Avant de rentrer à la Base du G2 pour leur retour de mission, ils attaquent un navire pirate. En plus d'avoir récupéré de l'alcool comme ils le souhaitaient, ils ont également sauvé des femmes enlevées par les défunts criminels. Bien sûr, cette mésaventure ne les empêche pas de poursuivre ce qui était prévu : faire la fête pendant la traversé jusqu'au G2.

Chapitre 96 : missive et négociations

Rien d'autre n'a été à signaler durant le reste de notre traversé. Alors que nous sommes aux portes de la Base, nous mouillons l'encre et contactons le centre de gestion des entrées et sorties. Je suis sur le pont où j'utilise l'escagophone du navire. Après quelques tonalités, ils décrochent.

-Centre de gestion du trafic, je suis le Lieutenant Sart.

La voix est masculine et grave. Je n'ai pas toujours affaire au même officier lorsque je les appelle. Lui il ne me dit rien et je crois bien que c'est la première fois que j'entends son nom.

-Bonjour Lieutenant, ici la Capitaine Cylia, matricule C3 AAS 218. Je demande l'autorisation de rentrer à la Base, ainsi qu'une prise en charge des civils que nous avons à bord.

-Des civils, Capitaine ? Demande l'officier surpris.

-Oui, uniquement des femmes que nous avons sauvé de pirate. D'après leurs propres dire, elles sont des rescapés du dernier pillage des criminels qui les avaient enlevés. Elles portent toutes des séquelles psychologiques et nécessitent donc une prise en charge médicale.

-Nous avons bien reçu votre demande, Capitaine. Quels sont les motifs de votre retour ?

On dirait que je suis tombée sur un ultra procédurier cette fois…

-Fin de la mission S 328, elle a été remplie avec succès comme nous l'avons transmis par ligne escargophonique. Je demande une révision rapide du navire et de notre matériel de combat. Enfin, je viens récupérer nos éventuels nouveaux ordres avec un ravitaillement approprié.

-Nous avons bien reçu votre requête. Doit-on prévoir des couchages à terre pour vous-même et votre équipe ?

Et visiblement, il ne me connait pas. Sinon il ne m'aurait pas demandé ça et aurai juste demandé s'il doit nous apporter des vivres à bord. J'en profite et réfléchie un instant, la révision du navire va nous obliger à rester plusieurs jours à la Base. Mais nous n'avons pas le choix, puisque c'est la même chose pour notre matériel de combat. Il est grand temps de faire faire une maintenance par le service d'armurerie.

-Non, moi-même ainsi que mes hommes resterons à bord du navire le temps de notre arrêt. Je requière simplement une livraison de produits alimentaires périssable (1).

-Entendu, je fais remonter vos requêtes et vous recontacte lorsque j'aurais la réponse de nos supérieurs. Autre chose Capitaine ?

-Non.

-Très bien, fin de la communication.

-Gatchac.

J'expire lentement avant de jeter un coup d'œil à ma tenue. J'ai préféré rester standard vu les lieux où nous nous trouvons. J'ai donc simplement mis une veste blanche dont j'ai retroussé les manches, avec le foulard bleu et le manteau d'officier qui repose sur mes épaules. Mon pantalon bleu foncé est propre et repassé, de plus, la casquette de la Marine repose sur ma tête. On ne peut rien me reprocher sur ma tenue. Les gars ont fait l'effort de porter l'un des signes distinctifs de la Marine sur eux. Je n'aime pas leur forcer la main en leur demandant ça. Mais avec nos civiles effrayées à bord, il fallait qu'ils fassent un effort. Donc, certains portent la casquette, d'autre le foulard ou le gilet blanc des soldats. Les plus téméraires ont même osés porter leur uniforme au complet, mais ils sont peu nombreux.

On a un beau soleil et un doux vent marin souffle. La température, bien que nous soyons en début de matinée, est agréable. Quand je me suis levée ce matin, il faisait encore nuit. J'ai fini de faire un tri dans mes dernières corvées administratives et me suis ensuite préparé. J'ai même mis un peu de parfum afin de continuer malgré-tout mes efforts pour être plus féminine. Je me suis quand même préparée psychologiquement à revêtir mon rôle d'officier de la Marine. L'esprit clair, j'aspire un grand bol d'air frais avant d'hurler suffisamment fort pour me faire entendre sur le navire.

-JE VEUX TOUT LE MONDE SUR LE PONT, À PART CEUX CHARGÉS DE LA SURVEILLANCE !

Toujours à côté du mat où est encastré un petit placard dans lequel se trouve l'escargophone du navire, je patiente. Après quelques minutes, j'ai l'impression qu'ils sont tous là.

-Il ne manque personne ?

L'un de mes gars, devant les autres, me répond.

-Non Cap'taine, il n'y a que les trois chargés de garder un œil sur les d'moiselle qui ne sont pas là.

-Hum entendu. Bon… je les regarde avec attention, ils forment un troupeau désorganisé. GARDE À VOUS !

Je garde mon sérieux mais, en mon fort intérieur, je m'amuse beaucoup de voir l'agitation que je viens de causer. Même si on dirait un troupeau de buffle qui essaye de se mettre en ligne, ils y mettent des efforts non négligeables. Je ne dis donc rien par rapport à ça et reprend lorsqu'ils forment des rangs parfaits et sont bien tous au garde à vous. Ce qui compte, c'est le résultat. Je n'aime pas trop les embêter avec la discipline militaire en temps normal. Mais lorsque nous faisons une halte dans une Base Marine, nous n'avons pas le choix. Ils doivent faire avec… et c'est ce qu'ils font.

-Vous connaissez le refrain depuis le temps. Je vous le rappel quand même encore une fois. Tenez-vous bien, n'oubliez pas que vous êtes sous les ordres de la Marine. On va être en plein cœur d'une Base et je ne pourrais pas être toujours présente. Je vais devoir remplir mes obligations. Je ferais au plus bref, vous le savez, mais on va devoir séjourner un minimum ici.

Ils conservent le silence et cela nous permet d'entendre en arrière-plan les bruits de la Base qui regorge de vie, ainsi que les vagues qui s'abattent plus bas contre la coque du navire.

-Il va y avoir une maintenance du navire, de l'artillerie et de nos armes en général. Ça va nous obliger à rester un peu plus longtemps à quai avant de reprendre le large. Je veux que vous repreniez l'entrainement, enfin ça concerne ceux qui ne l'on pas déjà repris. Amort m'a déjà fait un rapport sur la santé de chacun d'entre vous.

Je leur fais un sourire un brin sadique.

-Donc… vous ne pourrez pas vous cacher derrière cette excuse. Ceux qui s'entraine ont pour ordre d'obliger ceux qui ne le font pas à s'y mettre. Si je trouve que vous vous ramollissez… Je demanderais conseils auprès de Garp pour savoir comment vous superviser efficacement.

Ils déglutissent tous après ce que je viens de dire. Je vois aux expressions de certains qu'ils meurent d'envie de dire quelque chose… mais ils se taisent. Cependant, leurs yeux hurlent à leur place : « Vous ne feriez pas ça Capitaine ?! ». Ce qui me fait d'avantage sourire.

-Pulupulu… pulupulu…

Ils restent au garde à vous tandis que je décroche l'escargophone.

-Gatcha.

-Capitaine Cylia, je vous écoute ?

-Re-bonjour Capitaine, ici le Lieutenant Sart. Il prend un temps d'arrêt, pendant lequel j'entends le bruit de froissement du papier. Nous répondons positivement à vos requêtes. Vous avez l'autorisation de pénétrer dans la Base, rendez-vous dans l'allée trois, quai numéro un. Une équipe médicale est déjà sur place pour récupérer les civils que vous avez à votre bord.

Bon, c'est déjà une charge en moins. Même si je me doutais bien qu'ils n'allaient pas les laisser bêtement à bord du navire.

-Comme votre unité séjourne à bord de votre navire, vous devrez vous rendre directement au service de ravitaillement. Ils sont prévenus. Au vu de votre statut d'unité mobile, vous êtes en tête de liste pour la maintenance de votre navire. Il en est de même pour votre armurerie. Ils commenceront leur travail dès que votre navire sera amarré.

Bah voilà qui est parfais.

-Le Commandant de la Base, le Vice-Amiral Komir, a ordonné que vous vous rendiez à son bureau dès que vous serez libérée de vos obligations.

Je tique immédiatement.

-Le Vice-Amiral en personne veut me voir ?

-Affirmatif Madame.

-Par hasard, en connaissez-vous le motif, Lieutenant ?

-Négatif, il a juste formulé la demande que je vous ai transmise.

Il y a un moment de flottement, pendant lequel je m'inquiète de la raison de cette convocation. Est-ce en rapport avec les problèmes que nous avons rencontré dernièrement ? Ou le QG voudrait-il faire une enquête approfondie sur la mort de mon ancien officier… ? Ça ne serait pas une bonne nouvelle du tout ! Mais si c'était le cas, ils mettraient le navire aux arrêts. Là, il a demandé à me voir lorsque j'aurais répondu à mes obligations. Donc à faire en sorte qu'on soit le plus rapidement possible opérationnel. Alors… pourquoi est-ce qu'il pourrait me convoquer en personne ?

-Capitaine ! Capitaine, vous êtes toujours là ?!

-Ah, je me racle la gorge, j'ai bien reçu les ordres. Est-ce tout ?

-Affirmatif.

-Très bien, dans ce cas, je mets fin à la communication.

-Gatchac.

Je range l'escargophone et me retourne vers les gars.

-Rompez ! Je veux tout le monde à son poste, tenez-vous prêt à manœuvrer !


Quelques temps après, dans le bureau du Vice-Amiral Komir…

-Au risque de paraitre impolie Monsieur, je vous redemande si c'est bien la vérité.

Le Commandant de la Base me regarde droit dans les yeux, avec un grand sérieux.

-Absolument, Capitaine. Si vous remplissez cette mission de très haute importance pour la Marine, les instances de justice donnerons leur accord. Vous aurez également une promotion en grade comme récompense. Vous connaissez même déjà leurs conditions, je ne me répèterais pas en vain.

Les missions sont des ordres et nous ne pouvons pas les refuser. Mais je vois bien dans le regard du Vice-Amiral qu'il attend une réponse.

-Entendu Monsieur. Je mènerais cette mission à bien. J'aurais toutefois une demande à formuler.

Il soulève un sourcille interrogateur.

-Je souhaite avoir une cargaison d'alcool en ravitaillement.

Il est clairement surpris puis souri, rendant alors l'atmosphère plus légère.

-J'accède à votre demande « spéciale » Capitaine. On va vous faire livrer l'un des meilleurs alcools qu'on puisse avoir à la Marine. Vous allez en tomber des nues !

Son comportement me prend de court, mais il me détend.

-Je vous remercie Monsieur, est-ce que ce sera tout ?

-Oui, vous pouvez disposer.

Je me relève de la chaise confortable sur laquelle j'étais assise, puis je salue mon supérieur avec les égards dû à son grade. Je sors du bureau, d'importants papiers sous le bras et d'intenses réflexions en tête. Je suis contente de la tournure que prennent les choses. En revanche, je n'arrive pas à me réjouir réellement de tout ça ! N'est-ce pas là une preuve flagrante d'égoïsme ?! Je n'hésite certainement pas à saisir cette occasion unique, mais il n'y a rien à faire… Je n'en suis pas heureuse. Alors que je devrais l'être ! Je ne vais mettre personne dans la confidence. Il faut absolument que tout se passe normalement.

Avant même que je ne m'en rende réellement compte, je suis déjà sur le quai où est amarré notre navire. Je ne suis pas surprise de voir quantité de charpentier travailler dessus. L'ordre est passé que nous devons reprendre le large dans les plus brefs délais. Au fond de moi, je dois reconnaitre que je ne suis pas réellement pressée de finir cette nouvelle « mission spéciale ». Je ne suis pas une sainte, loin de là et je m'en rends bien compte avec mes désirs plus qu'égoïstes. Une fois que j'ai monté la passerelle reliant le bitume de la Base au pont du navire, l'un des techniciens vient à ma rencontre. Je m'arrête et m'appuie contre le bastingage, attendant qu'il vienne jusqu'à moi. Il porte un bleu de travail (2) recouvert de taches noircissants sa couleur originellement orange.

L'homme de petite taille est trapu, il a une moustache brune et porte une barbe mal rasée. Il s'essuie le nez avec sa manche et s'arrête une fois arrivé juste devant moi.

-Vous êtes l'officier en charge de c'navire nan ?

Je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter, songeant qu'il pourrait m'informer d'un problème grave.

-En effet Monsieur, il n'a pas de problème à signaler pour le navire j'espère… ?

Sous sa moustache se dessine un large sourire, laissant voir ses dents.

-Naaan, vous vous en occupez bien, ça s'voit.

À l'entente de ses mots, je ne peux retenir un discret soupire de passer mes lèvres.

-Tah ah ah ! Vous être bien une femme pour être si expressive !

Je fronce les sourcils, puis croise les bras. Je n'apprécie pas la tournure sexiste de sa phrase. Il remarque alors que je me suis tendue et prend les devants, les mains devant lui en signe de défense.

-Vous n'y êtes pas Madame ! Vous ne vous cachez pas derrière des faux semblants. En plus, je ne peux que respecter un officier qui se soucie sincèrement de son navire. Vous savez, la plupart en ont que faire de rentrer à la Base avec un bateau bon qu'à finir brûler… Il crache par-dessus la rambarde du navire, puis me regarde dans les yeux, très sérieux. Vous n'êtes pas de ceux-là, ça s'voit. Madame… ?

-Capitaine Cylia.

-Bon alors Capitaine, quand vous serez de retour de votre mission… on ira boire un coup ensemble ! 'kay ?!

Je décroise les bras et rie un peu.

-Très bien, c'est promis alors… Monsieur ?

-M'sieur ?! Pff ! Appelle moi juste Serji ! Je suis responsable d'équipe, secteur maintenance et entretien des flottes.

Il est passé au tutoiement sans même s'en rendre compte. Devant son attitude, je décide de laisser tomber les formalités et lui tends simplement la main.

-Alors appelle moi Cylia, juste Cylia, Serji.

Il est brièvement surpris et mets deux secondes avant de réagir et de m'attraper la main avec fermeté.

-Hâte de te revoir !

-Moi aussi, j'ai le cœur qui se serre, c'est plaisant de savoir qu'une personne attendra mon retour.

Il me libère la main et rajoute avec sa voix portante.

-Huumm ! Son sourire s'élargit, il y a une île à une demie journée en navire. Il y a un bar qui paie pas d'mine, mais ils y servent d'excellents liquides ! On a l'habitude d'y boire avec quelques gars de l'équipe quand on est en perm'. Si on en a l'occasion, on t'prendra avec nous. 'kay ?!

Je m'amuse du ton presque autoritaire accompagné de ce que je devine être un tic de langage.

-Ok ! Sinon, quand est-ce que vous aurez fini la maintenance ?

-Bah, il n'y a que quelques bricoles à faire dessus. Il retrousse sa manche et regarde la montre qu'il a au poignet. D'ici dix-sept heure on devrait avoir tout bouclé.


-Capitaine, pourquoi on a reçu de l'alcool en provenance du QG de la Marine ? Ce n'est pas du tout leur genre de faire ça…

Assise sur un banc en bois entreposé sur le pont, je scrute mes cartes avec attention. Je suis avec cinq de mes hommes d'équipage en train de faire une partie de poker. Le soleil a bien décliné et les chargés de corvées cuisine ne devraient plus tarder à nous appeler pour manger. Ça fait maintenant une paire d'heure que nous avons quitté la Base. Il était nécessaire de s'en éloigner avant de contacter Shanks avec l'escargophone. Je n'ai pas envie que notre communication soit sur écoute de la Marine. Même si je ne suis bien évidemment pas assez idiote pour dire quelque chose de compromettant. Certes, rien ne me garantit non plus à cent pour cent que la communication ne sera pas captée par un navire allié suffisamment proche du notre. Quand bien même j'ai conscience de ça, j'essaye de limiter les chances que ça arrive.

-Je suis.

Isao semble sûr de lui, ça voix est ferme. À moins que ça ne soit une ruse… ? De toute façon, je n'ai plus le temps de réfléchir.

-Je me couche.

Je rabats mes cartes faces caché sur le baril où se déroule notre partie. Heureusement que je n'ai pas beaucoup misé cette fois-ci. Je me lève et répond maintenant à la question qui m'a été posée.

-Parce qu'on doit voir Shanks, enfin… ils s'arrêtent tous de regarder leurs cartes, me scrutant alors attentivement. Je devrais plutôt dire : L'Empereur Akagami noShanks. On doit aller à sa rencontre pour lui remettre une missive, l'alcool est là pour donner un aspect moins… strict à notre visite.

Le premier à m'avoir posé la question reprend alors.

-C'est notre mission Cap'taine ?

-Ouaip et j'ai un coup de fil à passer. Bonne chance pour la fin de la partie.

Je me dirige vers l'accès menant aux entrailles du navire. Je me stoppe avant de refermer la porte et crie à l'intention de ceux qui sont présents sur le pont.

-Je vais dans ma cabine, qu'on ne me dérange sous aucun prétexte. Je n'en ai pas pour longtemps. Je vous laisse gérer en cas de besoin. ENTENDU ?

Nombre de mes compagnons me répondent alors. Avec leurs voix fortes et viriles, ils me confirment qu'ils ont bien compris. Je leur fais un sourire et me dirige donc vers ma cabine, bien décidée à passer mon « petit » coup d'escargophone.

Dès que j'y suis, je referme la porte à clé et ouvre mon armoire. Caché entre mes sous-vêtements, il y a le petit animal que je cherchais, qui dort calmement. Je l'attrape et le dépose sur le lit, je retire mes chaussures et m'assois à côté de l'animal. Je m'installe de manière à être assez à l'aise, puis je commence à faire sonner l'escargophone. Tandis que j'entends les tonalités, j'attends avec le stresse qui monte progressivement. Ce qui est idiot, depuis quand est-ce que j'ai un nœud à l'estomac quand je dois parler avec Shanks ?

-Gatcha.

Ah !

-Oui ?

-Shanks ? C'est… Cylia.

-Ah, Cylia ! Un problème ?

-Et bien… non, tout va bien mais j'ai quelque chose à te remettre en personne. Serait-il possible de te voir ?

Il y a un bref instant de silence, qui me semble durer une éternité.

-Attends.

J'entends des bruits de pas puis des portes qui se claquent. Ensuite, des voix atténuées, comme si elles étaient trop loin de l'escargophone.

-Skull Island ? Je vois mal Cylia et son équipage débarquer là-bas avec un navire de la Marine.

Je comprends alors qu'il discute avec quelqu'un, bien que je ne sache pas de qui il s'agit.

-L'Izilia Island ? Hum, ok.

Il y a un bruit bizarre puis Shanks reprends, avec une voix cette fois très net.

-Cylia, tu es toujours là ?

-Oui.

-Rends toi à Izilia Island et recontacte-nous quand tu seras arrivée. Qu'est-ce que tu as à me remettre ?

-Une missive de la Marine. J'aurais aussi un… tribut ? De l'or si tu préfères, mais uniquement de ma part.

L'animal se met à faire un sourire prédateur. Mon cœur ratte un battement rien qu'en regardant l'expression retransmise par l'escargophone.

À suivre…


(1) Les produits alimentaires périssables : en grande distribution alimentaire, sont appelés comme ça tous les produits qui ne se conservent pas. Comme ceux que nous trouvons dans les rayons frais (yaourt, crème fraiche...) ou bien les fruits et légumes.

(2) Un bleu de travail : Combinaison d'ouvrier.