Wahou... Je doutais vraiment que mes menaces soient efficaces à ce point. 9 reviews pour le chapitre 6, un record !
Bah vous voyez que vous en êtes capable ! Et puis, vous êtes toujours vivants à ce que je sache ! (du moins, je l'espère..)
Un grand merci à Pomme; Psychadelia; Walkie; Visiteur 74362; Malouan; Themis 480; Claimi; Ungeist et Liliblack13 pour leur reviews et encouragement ! Vous ne savez pas à quel point ça m'a fait plaisir !
Et pour vous remercier, voici le chapitre 7 ! En espérant qu'il vous plaira.
Chapitre 7 : Un autre combat
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« Tu as déjà fini le Seigneur des Anneaux ? » Demanda Darcy, surprise quand elle entra dans la pièce. Elle avait mis un peu plus d'un mois à le finir alors que lui avait prit seulement quelques jours. Le dieu leva paresseusement les yeux de son nouveau livre, la Guilde des Magiciens. Darcy réprima un rire, le Seigneur des Anneaux était considéré comme un grand classique, aussi grand que la Guilde des Magiciens et songer que Loki puisse lire ce genre l'amusée beaucoup.
« Évidemment. » Répondit-il sèchement avant de tourner brièvement une page. Appuyée contre le cadran de la porte, Darcy eut du mal à détacher son regard du dieu. Il avait cette façon nonchalante de se tenir assis qui donnait l'impression que chaque fauteuil devenaient aussitôt un trône. Aucun doute qu'il se sentait comme chez lui, avec ses jambes étendues et la façon qu'il avait de s'appuyer contre le mur à côté de lui. Elle réalisa à ce moment combien il était grand, quelques centimètres de moins que Thor, mais aucune grande différence.
« Y a-t-il une raison particulière pour que tu me fixes comme ça ? » Interrogea-t-il sans prendre la peine de lever les yeux de sa page, un petit sourire arrogant au coin des lèvres.
Son ton tranchant contrastait fortement avec son attitude. Il s'était amélioré en une semaine, à présent, il s'appliquait à rendre chacune de ses actions déplaisantes.
« Oh, mais c'est parce que tu es tellllement irrésistible. » Se moqua-t-elle. Il l'ignora. « Sinon, pourquoi autant de lecture ? »
« Parce que même la littérature mortelle est plus attrayante que la société des mortels. » Répondit-il, simplement.
« Tu serais capable, des fois, de faire des phrases sans insulter quiconque ? » Demanda Darcy.
« Bien sûr, » rétorqua le dieu, les yeux toujours rivés sur le livre, son éternel rictus au coin des lèvres. « Mais où serait le plaisir sinon ? »
« Tu sais, » commença Darcy en s'avançant vers le sofa. « Les gens normaux ont souvent des hobbies. Comme le golf. Tu devrais faire du golf. »
Loki tourna une autre page en affichant un désintérêt total. Darcy réprima un petit sourire. C'était tout lui ça, faire semblant d'être ennuyé par leur conversation, mais éprouvant le besoin de l'alimenter.
Puis, elle réalisa qu'il s'était écoulé vingt-quatre heures depuis leur toute première vraie conversation et pourtant, ils discutaient comme s'ils se connaissaient depuis des années. Pas comme deux amis, mais il y avait une nette amélioration depuis.
« Dois-je te rappeler que ce monde ne me considère pas comme normal ? » Dit-il.
Darcy ouvrit la bouche dans le but de paraître faussement incrédule. « Tu veux dire qu'il existe des mondes réservés aux psychopathes avec des problèmes paternels ? »
Elle espérait secrètement le voir se mettre en colère, car il fallait l'avouer, cela avait plus de sens de discuter avec un Loki en colère. Mais au lieu de cela, il se contenta de lui répondre sèchement : « Oui, je crois qu'on l'appelle l'Amérique. »
Darcy pouffa. « Fait attention, la maison est sur écoute. » Plaisanta-t-elle. « Et tu es un peu sous la protection du gouvernement américain. »
« Sur écoute ? » Demanda-t-il, confus. Ses sourcils se froncèrent légèrement comme lorsqu'il bloque sur un problème complexe de maths.
« Tu sais, les caméras et tout. » Précisa-t-elle.
« Ah. » Répondit-il en levant cette fois-ci les yeux de son bouquin. Il parcourut la pièce du regard jusqu'à tomber sur une petite caméra accrochée dans un angle. Il la fixa longuement avant de déclarer. « Oui, moi, Loki d'Asgard, chef de l'armée responsable de la destruction de New York n'aime pas l'Amérique. »
Darcy afficha un sourire imperceptible. Elle avait envie de rire, le sarcasme était après tout sa forme d'humour préféré, mais quelque chose dans sa façon de prononcer « l'armée responsable de la destruction de New York » lui déplût. « Bien sûr. » Lâcha-t-elle, éprouvant la nécessité de défendre son pays. « Parce que tout aurait été beaucoup mieux sous ton règne. »
« Bien évidemment. » Répliqua-t-il, sans ambages.
« Ah d'accord, et sinon je vais devoir m'agenouiller maintenant ou attendre que tu invoques tes Chitauri ? » Si elle ne l'avait pas observé avec soin, elle n'aurait sans doute pas remarqué la façon dont il avait tiqué à l'entente du mot 'Chitauri'. La brune supposa qu'il devait avoir honte d'avoir perdu avec des alliés de ce genre.
« Tout de suite suffira. » Lui dit-il. Darcy ne sut s'il plaisantait ou non jusqu'à ce qu'il la regarde, les yeux pétillants de malice.
« Sérieusement, » lâcha-t-elle, consciente du fait que le SHIELD devait probablement les écouter en ce moment. « Tu ne penses tout de même pas que je vais croire que nous tuer n'aurait pas été la première chose que tu aurais faite, si tu avais gagné. »
Loki leva les yeux au ciel. « Vous les mortels, surestimés un peu trop votre propre importance. »
« Ouais et bien excuse-nous si actuellement, c'est nous qui te protégeons de papa Odin. » S'exclama-t-elle. Il la dévisagea. La jeune femme soutint son regard du mieux qu'elle put, bien qu'intérieurement ses entrailles se tortillaient d'appréhension. Elle se demanda si elle n'était pas allée trop loin cette fois. Et comme pour nous prouver une fois pour toutes que son instinct de survie est au plus bas, Darcy ne put s'empêcher d'en rajouter une couche. « Et sans nous, tu serais encore à l'heure qu'il est son punching-ball personnel. »
Les narines du dieu frémirent tandis que la chair de poule recouvrait la peau de la brune. Darcy s'attendit presque à être changé en cafard ou en un autre insecte tout aussi répugnant, avant d'apercevoir un mouvement du coin de l'œil. Un serpent rampait doucement dans sa direction. Il s'agissait d'un python, deux fois plus gros que la normale avec des rayures rouges, jaunes et noires sur sa peau écailleuse. Au même instant, elle ressentit une horrible sensation submerger son crâne, comme si quelqu'un y avait enfonçait un clou.
Darcy grimaça et parvint à rire de la situation en même temps. Pas de doute qu'il s'agissait là de l'œuvre de Loki, la douleur et le serpent. Le désarroi surgit dans les pupilles de l'homme, avant d'être chassé par une nouvelle vague d'animosité.
« Sérieusement ? » Lâcha-t-elle de façon dérisoire. « Je vis au Nouveau-Mexique, petit génie. Je n'ai pas peur des serpents. »
Il la contempla un instant avant que le serpent n'explose en un million d'énormes araignées noires et velues ; tellement grosse, qu'elle pouvait comptait d'ici chacun de leurs yeux. Où peut-être avait-elle simplement imaginait cette partie. Et merde. Comment avait-il su ? Une explosion de douleur retentit dans son crâne comme s'il était en train de se fendre en deux.
Darcy déglutis et s'efforça à se concentrer sur Loki. Les sourcils haussés, la jeune femme chercha à se donner un air plus détendu, seulement, difficile de paraître intimidante quand vous ne faites qu'un mètre soixante-cinq et que votre adversaire est un Dieu d'un mètre quatre-vingts.
« Des araignées ? » Lança-t-elle sur le même ton. Cependant, certaines notes dans sa voix s'avérèrent plus aiguës que d'autres. Loki s'avança lentement vers elle. La jeune femme resta stoïque, les yeux rivés à la fois sur lui et sur les araignées. Malgré sa peur irraisonnée pour ces grosses bêtes, elle n'oubliait pas qu'il restait tout de même le plus dangereux des deux.
« En fait, je pense que oui. » Menaça-t-il, ses mots remplis d'hostilités et d'une profonde aversion. L'effet fut immédiat, la jeune femme se raidit. À présent, il se tenait face à elle, tellement proche qu'elle arrivait à sentir l'odeur de cuir et de savon qui émanaient de ses vêtements. L'air sembla se figer autour d'elle, consciente que tout cela était lié à son imagination.
Puis, l'inquiétude fit place à la colère.
Elle lui aurait bien balancé ses quatre vérités à la figure, mais la vue des araignées qui se rapprochait à une vitesse folle lui fit ravaler sa langue - de plus, sa douleur lancinante à la tête ne faisait qu'empirer davantage.
« Vous les mortels, » susurra-t-il d'une voix traînante. « Vous vous croyez tellement compliqué, tellement important. Vous ne savez pas à quel point vous vous méprenez. Vous n'êtes ni plus ni moins qu'une combinaison du hasard. Ce que vous pensez vous rendre unique, ne fait que vous rendre répétitif. Vos craintes, vos amours, votre haine vous perdrons et vous finirez par mourir. Crois-moi quand je te dis que j'ai déjà vu ça se produire des milliers de fois. L'humanité à plus de deux mille ans et tout ce temps, vous n'avez abouti à rien. »
Une première araignée rencontra son pied et commença à escalader sa jambe. Loki la dominait, son visage tordu dans un sourire impitoyable.
« Tu te trompes. » Déclara-t-elle sans équivoque, la voix étonnement stable.
Le dieu expira profondément amusé. Il ouvrit la bouche pour continuer sur sa lancée, mais elle le coupa avant qu'il ne puisse dire autre chose.
« Tu ne penses pas qu'une autre personne pourrait dire la même chose pour toi ? » Protesta la brune qui laissa exprimer son ressenti à travers ses mots. « Tu n'es pas si différent de nous. Regarde-toi. Tu as été adopté. Ouais, les humains aussi vivent ce genre de chose. Il nous arrive aussi d'avoir des problèmes avec notre père. Chacun les vit à sa manière. La seule différence, c'est que nous sommes capables de surmonter ces difficultés sans que tout ne dégénère en guerre mondiale. »
« Tu n'as pas- »
« Idée ? » Cracha furieusement Darcy. « Tout le monde à des problèmes, espèce de petit con. Ok, j'ai compris. Tu viens d'Asgard. Vos vies sont plus longues, donc plus de problèmes, donc plus de conséquences importantes... peu importe. Tu penses que cela rend vos souffrances plus pénibles ? » À présent, une araignée grimpait le long de son bras. Tout son êtres lui hurlait de courir dans tous les sens et crier jusqu'à ce qu'on lui enlève cette horreur, mais la brune ne bougea pas d'un centimètre. « Les parents de Jane sont morts quand elle avait dix ans ! » S'écria-t-elle, les larmes aux yeux. « Ma meilleure amie... » Elle s'interrompit et décida qu'il fallait mieux prendre un autre exemple. « Erik est devenu dépressif toute une année, après que tu aies bousillé son esprit ! Et tu penses que parce que tu viens d'Asgard, ta douleur est supérieure à la nôtre ? » « Tu es tellement égoïste. D'accord, tu as eu une vie merdique, dans ce cas, bienvenue au club. »
Le visage de Loki avait pâli. On aurait presque pensé qu'il était malade. Lorsqu'il ouvrit la bouche, ses paroles ne furent qu'un sifflement menaçant. « Je suis né pour être roi, pathétique mortelle. »
« D'accord, d'accord, tu essayes de prendre le contrôle du monde, je crois que je connais la chanson. » À présent, c'était toute une colonie d'araignées qui grimpaient sur elle, mettant sa patience à rude épreuve. Ce n'est qu'une illusion, se répéta-t-elle encore et encore. Darcy se concentra de toutes ses forces pour penser à autre chose. À sa grande surprise, les araignées disparurent subitement dans un voile de brouillard. Loki eut l'air aussi surpris qu'elle.
« Comment as-tu fait cela ? » S'étonna-t-il.
« Je suppose que la pathétique mortelle à elle aussi quelques tours en réserve. » Répondit-elle sans heurt, se promettant d'y repenser plus tard. La jeune femme se rendit compte que sa respiration était saccadée.
Elle fut surprise de constater que c'était aussi le cas du dieu.
Il secoua la tête. « Tu es ridicule. »
« Peut-être, mais je reste humaine. Nous ne souhaitons pas être gouvernés et nous apprécions encore moins qu'on nous dicte quoi faire. » Elle lui jeta un regard noir.
Il secoua de nouveau la tête. « La liberté n'est qu'une illusion. » Révéla-t-il.
Elle renifla. « Ouais, certainement sous ton règne. »
« Aux détriments de tous. » Gronda-t-il, la voix dangereusement basse. Elle se souvint de ses paroles la nuit précédente. Tout le monde fini par s'agenouiller.
« La dernière fois que j'ai entendu ça, c'était à Stuttgart. Inutile que je te rappelle ce qui s'est passé ensuite. » Ironisa-t-elle.
Le dieu fit un pas en arrière tandis qu'elle sentait ses muscles se relâcher. Elle n'avait pas réalisé à quel point sa proximité l'avait rendu nerveuse. Il plissa les yeux avec curiosité. « J'avais cru comprendre que le SHIELD avait bloqué les images. »
« Je les ai piraté. » Répliqua Darcy. « J'ai pu assister à toute la scène. »
« Tu as piraté le SHIELD ? » Répéta-t-il, dubitatif.
« Ouais. » Répondit la jeune femme. « Dés qu'ils ont découvert que tu étais ici, ils nous ont envoyés avec Jane en Suisse, assister à une sorte de conférence. Bien sûr, une fois arrivée, personne n'a compris ce qu'on fichait là. On se doutait que quelque chose se tramait alors j'ai piraté leurs données. Ça n'a pas été si compliqué. »
Il avait l'air contrarié, les coins de sa bouche s'étaient légèrement contractés. « N'importe qui d'autre se serait enfui depuis le temps. » Dit-il d'un ton neutre, bien que son ton ressemblait davantage à une menace.
« Ouais et bien, je ne risque sûrement pas de m'enfuir devant un ringard qui a été banni d'Asgard. » Lui répondit-elle. « Honnêtement, les araignées étaient plus effrayantes que toi. »
Il arqua un sourcil. « Vraiment ? »
« Je ne suis pas idiote- »
« Vraiment ? »
Elle le dévisagea longuement avant de poursuivre. « Je sais que tu pourrais me tuer. Il y a juste une différence entre avoir peur et ne pas s'en soucier. »
« Cela t'est égal de mourir ? » Questionna-t-il sur le même ton sceptique.
« On doit tous s'en aller un jour ou l'autre, pas vrai ? » Plaisanta-t-elle en administrant une pichenette sur son ventre recouvert de cuir - en espérant que cela lui ait fait un tout petit peu mal. « Inutile d'y voir par là une sorte d'invitation pour venir me tuer. Je n'ai eu aucun problème avec mon inexistence avant ma venue au monde, donc non, je ne crois pas avoir peur de la mort. »
« Tout le monde craint la mort. » Répondit-il.
« Hm, mais tu n'as pas eu peur en te jetant du Bifröst ? » Demanda-t-elle. L'homme l'examina minutieusement, avant de se résigner à comprendre comment elle faisait pour être aussi intrusive.
« Pourquoi travailles-tu au SHIELD ? » Sonda-t-il soudainement.
« Wahou, » dit-elle en calant son pied contre le mur derrière elle. « Changement de conversation. Hum, je dirais parce qu'ils payent bien. »
Il la toisa, impassible et elle éprouva le besoin de continuer.
« Et parce que je peux travailler avec Jane. En tant que diplômée en science politique, c'est plus que ce que je ne pouvais espérer. »
« Donc, tu resteras assistante de recherche toute ta vie ? » Affirma-t-il, moqueur.
« Oh mon Dieu, non. » S'exclama-t-elle.
« Donc, tu finiras par quitter le SHIELD ? »
« Non. » Répondit-elle, embarrassée.
« Donc, tu obtiendras un meilleur poste au sein du SHIELD ? »
« Eh bien non, je veux dire que je pense avoir été assez chanceuse d'avoir obtenu celui-ci. »
Il sourit, lui donnant l'irrépressible envie de le frapper. « Je pense que tu sais exactement pourquoi tu ne partiras jamais. »
« Parce qu'ils me voleront mes souvenirs, » murmura la brune. Elle se haït de lui avoir répondu si facilement, avant de continuer sur sa lancée. « L'unique raison pour laquelle je m'oblige à travailler pour eux, c'est à cause de toutes ces choses qui se sont passé avec Thor. Ils ne me laisseront jamais repartir avec ce que je sais. »
« La liberté. » Murmura-t-il.
« Parce que les choses se seraient amélioré si tu avais été au pouvoir ? » Répliqua-t-elle, d'un ton acerbe.
Il haussa les épaules. « Tu n'as vraiment rien d'une mortelle ordinaire. » Il s'arrangeait toujours pour qu'un compliment devienne une insulte dans sa bouche. « Voyons voir qu'elle position conviendrait le mieux à tes capacités... Femme de ménage, peut-être ? »
« Va au diable. » Cassa-t-elle.
« J'y suis déjà allé. » Répondit-il.
« Oh pitié, ne me dit pas qu'on est reparti pour une nouvelle séance de thérapie avec Loki ? Mais je t'en prie, prends donc place, » elle désigna le sofa. « Je vais te dire à quel point tu en as réellement besoin. »
Il la regard d'un air ennuyé. Pourquoi chaque fois qu'elle cherchait à avoir une réaction de sa part, il ne lui en donnait pas et quand elle le voulait calme, l'inverse se produisait ? C'était comme s'il savait pertinemment quoi faire pour la tourmenter.
« Tu sais ce qu'a ressenti Thor après que tu sois passé du côté obscur ? » Questionna-t-elle. C'était un coup bas, mais elle avait besoin de le provoquer, ça devenait crucial pour elle. « L'instant d'avant, il pense avoir le soutient de son frère et juste après le dit-frère essaye de le tuer avant de feindre sa mort pour revenir et essayer de détruire tout ceux à quoi Thor tient. Je pense que de vous deux, c'est Thor qui a reçu le pire traitement. »
Ses paroles eurent l'effet désiré, à présent, une flamme verte dansait dans ses iris, contrastant complètement avec sa peau quasi-translucide. « Toi- »
« Qu'est-ce qui se passe avec Thor ? » Demanda Jane en faisant irruption dans la pièce. Les jolies marques sur son front provenaient indéniablement des feuilles froissées oubliés ci et là. Elle devait s'être de nouveau endormis sur ses travaux, supposa Darcy. Les lèvres recourbées de Loki se dirigèrent vers la scientifique.
« Qu'est-ce que tu sais réellement de lui, au juste ? » S'intéressa-t-il, curieux en joignant les mains derrière son dos avec une politesse feinte.
Jane le toisa, sidérée. C'était sans aucun doute la première fois que Loki s'adressait à elle de but en blanc sans la menacer, en dehors du boulot. « Thor est mon petit-ami. » Certifia-t-elle.
Loki arqua les sourcils. « Vraiment ? » S'étonna-t-il. « C'est curieux, car il ne t'a jamais mentionné. »
La scientifique blêmit. « Ne sois pas ridicule. »
« Ridicule ? » Darcy aperçut la courbe de ses lèvres se crisper. « Mais je ne fais qu'énoncer une vérité. C'est toi qui t'accroches à des fantasmes ridicules. »
Logiquement, Jane aurait choisi ce moment pour le gifler, cependant, il venait tout juste de dévoiler sa plus grande crainte. Son amie tourna les talons et parties en essuyant les quelques larmes qui perlaient au coin de ses yeux ; Darcy ne discerna pas grand chose d'où elle était. Elle aurait dû être en colère, elle seule était autorisée à provoquer Jane sur Thor, mais tout ce qu'elle ressentait en cet instant était de la pitié envers Loki. À quel moment exactement un Dieu devient pathétique au point de prendre du plaisir à se moquer des mortels et de leurs relations ?
« Pourquoi t'as fait ça ? » S'insurgea Darcy.
« Pourquoi ? » Répéta-t-il en arquant un sourcil.
« Laisse tomber. » Souffla-t-elle, plus trop d'humeur à se moquer de lui.
Le dieu lui lança un regard étrange, comme s'il s'attendait à ce qu'elle riposte. Il porta soudain ses doigts jusqu'à ses tempes, à l'endroit exact où persistait la migraine de Darcy.
« Mal à la tête ? » Interrogea-t-elle.
Les yeux de Loki la dévisagèrent, l'étonnement, l'inquiétude et la confusion se succédèrent sur son visage avant d'être très vite remplacés par un profond dédain. « Je vais me coucher. » Cassa-t-il.
Vos impressions sont toujours les bienvenues ! Je les transmettrais à l'auteur bien évidemment.
