Hey !

Merci beaucoup à tous, double remerciement aux lectrices qui se sont manifestées sur les derniers chapitres (que d'encouragements !) et à mes deux folles, Papuche-chan et La Dictateuse.

Bonne lecture !


Newt faisait souvent des cauchemars. Le stress, lui disait-on.

Le plus récurrent, c'était celui de la copie d'examen devant laquelle il se retrouvait sans avoir la réponse à la moindre question. Il y avait aussi ce fichu rêve où son père lui coupait les vivres en lui hurlant qu'il était indigne de leur famille, ou encore celui où son seul réel soutien, Teresa, l'abandonnait en lui reprochant son sale caractère.

Mais jamais il n'avait fait un cauchemar aussi tordu que celui-là : il avait la très mauvaise idée de s'arrêter sur une aire d'autoroute dans la banlieue miteuse de Chicago, et un jeune homme – qui n'avait rien d'une racaille des quartiers sud – l'agressait et le poursuivait, prétextant avoir besoin de lui.

Il se demanda brièvement s'il était vraiment désespéré au point de rêver qu'un beau brun ténébreux le kidnappe, puis il essaya de s'étirer, et son cœur rata un battement.

Il tira sur ses bras une deuxième fois et sentit la corde se serrer un peu plus autour de ses poignets.

La corde ?

Il ouvrit brusquement les yeux tandis que son sang pulsait déjà contre ses tempes. Le plafond, les draps…il parcourut le reste de la chambre du regard, un poids énorme dans la gorge. Il n'était pas chez lui. Il n'était pas chez lui et il était attaché dans un lit.

« Que…qu'est-ce que… »

Sa voix se bloqua dans sa gorge et une vive douleur sur le côté droit de son front manqua de le faire gémir. Il remarqua alors le poids froid appuyé contre sa tête dont de l'eau s'échappait, mouillant ses cheveux et son visage par gouttes glacées.

Il cessa de bouger et de respirer lorsque les dernières brumes de son réveil difficile s'évaporèrent.

Il n'avait pas rêvé.

On l'avait assommé. Le garçon brun existait vraiment, et il l'avait enlevé. Enlevé.

« C'est pas vrai…c'est pas vrai…je suis pas réveillé, je… »

Son cœur s'était mis à battre toujours plus vite et ses mains toujours attachées au-dessus de sa tête commencèrent à trembler. Il balbutia encore quelques mots tout en tirant avec acharnement sur ses liens, mais il ne parvint qu'à les resserrer davantage et à brûler sa peau sur le tissu.

Le souffle court sous la panique, il s'immobilisa un instant pour observer plus longuement la pièce. Elle était grande, impeccable et sobre. Simplement meublée d'un grand lit dont les draps de soie bleu l'agaçaient déjà, d'une commode et d'une immense armoire aux poignées en argent. Un cadre d'au moins deux mètres de hauteur était placardé au mur en face du lit, à côté de la porte. La photo qui y était incrustée représentait une famille aux allures bourges mais plutôt normale, avec des parents d'une quarantaine d'années et deux enfants blonds.

Newt imagina un instant que dernière leur apparence clean, les parents étaient en réalité de dangereux psychopathes qui torturaient des jeunes hommes pour passer le temps. Il expira lentement pour se calmer – enfin, autant que c'était possible dans sa situation – et il repensa au brun qui avait brisé la vitre de sa voiture avant de le poursuivre et de l'assommer. Il ne figurait pas sur la photo. Est-ce que ça signifiait qu'il avait volé la maison ? Peut-être qu'il avait…peut-être qu'il avait tué la famille qui l'occupait et qu'il était le prochain.

Newt souffla, les larmes aux yeux. Il pensait beaucoup trop vite, et à beaucoup trop de choses. Mais qu'était-il censé faire ? Il n'avait aucune idée d'où il était, avec qui il était, et pourquoi.

L'image de son agresseur s'imposa vivement à son esprit alors qu'il était à deux doigts de suffoquer. Il se rappelait bien de ses yeux, ou plus particulièrement de son regard. Un regard paniqué, peut-être même désolé…mais qui n'avait rien de mauvais.

Le blond se mordit la lèvre et ferma les yeux, s'insultant mentalement de s'accrocher à un espoir aussi faible. Un regard. Il s'accrochait au regard, qu'il n'avait croisé que quelques secondes de surcroit, de l'homme qui l'avait agressé et sans doute attaché à ce lit.

La réalité…c'était qu'il était vulnérable et que si ce gars avait décidé de le couper en morceaux, il y arriverait sûrement.

Une nouvelle bouffée d'angoisse s'empara de lui et il recommença à s'agiter, secouant ses bras et ses jambes dans une vaine tentative de faire céder le tissu ou les barreaux. Puis, avec une force dont il ne connaissait pas la provenance, il inspira un grand coup et hurla :

« A l'aide ! S'il vous plaît ! Au secours ! »

Un bruit de clé que l'on tourne acheva son appel désespéré, et il se laissa retomber lourdement sur le lit où il s'était cambré lorsque la porte de la chambre s'ouvrit sur son agresseur.

Les premières secondes, Newt resta sans voix, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés. Le pire dans cette situation merdique, c'était peut-être que le jeune homme brun en face de lui avait à peu près la même expression perdue et angoissée.

Pendant un court instant, le blondinet s'imagina que son agresseur n'agissait pas de son plein grès. Mais pourquoi forcer une personne à en enlever une autre ? Surtout quelqu'un comme lui…d'accord, son père possédait la première entreprise de matériel de sécurité du pays, son chiffre d'affaires était énorme et il avait de nombreux concurrents. Cependant, de là à faire un lien entre son statut d'héritier de Dashner Secure et son enlèvement…alors quoi ? Quelle autre raison pourrait pousser quelqu'un à s'en prendre à lui ?

De toute évidence, son agresseur n'avait pas l'air décidé à lui apporter la moindre réponse. Il s'était mis à fixer le sol, toujours debout dans l'embrasure de la porte, comme s'il cherchait ses mots sans les trouver. Depuis son entrée dans la chambre, il s'était peut-être passé une ou deux minutes, pas plus, mais ce fut suffisant pour regonfler Newt de colère.

« Détache-moi. » Lança-t-il d'un ton ferme, sans trembler

Le brun leva vivement la tête vers lui, l'air étonné, et le blondinet hésita un instant avant de reprendre :

« Détache-moi ! Tu…tu ne peux pas faire ça. Laisse-moi partir ! »

Newt avait presque crié les derniers mots, et il avait tiré sur ses liens d'un coup sec. Il savait qu'il prenait un gros risque, qu'il ne connaissait pas son agresseur et qu'il était peut-être très dangereux de l'énerver. Mais c'était plus fort que lui. Il avait besoin d'une réaction, de pouvoir parler, poser des questions, comprendre…savoir s'il reverrait un jour sa meilleure amie et ses parents.

« On va me chercher. Ils comprendront directement que quelque chose ne va pas, et ils vont me chercher. »

Il avait parlé avec hargne, cachant sa peur derrière sa colère, jusqu'à ce que son agresseur fasse un premier pas en avant. Il sursauta et son cœur récupéra un rythme effréné à mesure que le brun avançait vers lui. Il leva ses yeux apeurés vers le visage de son vis-à-vis qui avançait sans le regarder, presque comme s'il était gêné et qu'il fuyait son regard.

« Ne…n'approche pas ! Dégage ! » Cria-t-il

Cette fois, sa voix avait clairement tremblé. Il replia ses jambes et tenta de se redresser un peu, mais la longueur des liens qui reliaient ses poignets aux barreaux du lit lui laissait à peine la possibilité de ne pas garder ses bras trop tendus.

Puis il remarqua l'arme à moitié enfouie dans la poche du jean noir de son agresseur dont la crosse dépassait largement, et il cessa de s'agiter.

Quand le brun contourna le lit, toujours silencieux, Newt coupa sa respiration, anticipant presque une mort imminente.

« Je vais me répéter, mais…je suis désolé. Vraiment. »

« Que… »

Le blond cligna des yeux, hébété. Il s'était attendu au mieux à se prendre un coup de crosse, au pire une balle, mais sûrement pas à…des excuses ?

Son choc s'accentua un peu plus quand le jeune homme s'installa à moitié sur le lit, une jambe étendue sur le drap et l'autre à moitié dans le vide, et qu'il se pencha vers lui – ou plutôt vers ses poignets – pour desserrer les liens. En sentant le tissu se détacher un peu de sa peau, Newt réalisa seulement à quel point il avait empiré les choses en tirant dessus comme un forcené. Il s'était lui-même blessé, et il était limite à deux doigts d'adresser un regard reconnaissant à son agresseur. Limite seulement, parce qu'il était quand même attaché par sa faute, à la base.

« Je ne peux pas v-…te détacher pour l'instant, mais… »

« Pourquoi ? » L'interrompit Newt d'un ton pressé « Pourquoi moi ? Pourquoi je suis ici ? »

Le brun ouvrit une première fois la bouche comme pour répondre, puis il la referma et baissa les yeux un instant. Quand il les releva vers les prunelles ambrées, son regard perdu s'était fait plus sûr de lui.

« Je te l'ai dit, j'ai besoin de toi. »

Newt sentit son cœur se serrer douloureusement. Les secondes d'espoir qu'il glanait dans l'apparence et la voix plutôt douces de son agresseur disparaissaient sans arrêt.

« Pourquoi ? Qu'est-ce que je suis censé faire ? Qu'est-ce que tu vas faire ? »

Le visage de son vis-à-vis se décomposa, et il regretta presque ses questions. Il ne supporterait pas longtemps de rester là, sans savoir ce qui l'attendait. Sans savoir s'il reverrait ceux qu'il aime, ou même simplement si Teresa saurait un jour qu'il ne l'avait pas volontairement abandonné. Cependant, il n'était pas si sûr que ça de vouloir la réponse à la question qui lui brûlait les lèvres.

« Je…je ne peux pas vraiment t'en dire plus maintenant parce que j'ai…enfin, en principe, tu n'auras rien à faire. » Hésita maladroitement le brun avant de marquer une courte pause

Il avança doucement une main entourée de bandages – sûrement celle qu'il avait utilisée pour briser la vitre - vers le visage de Newt qui, par un réflexe largement légitime, eut un petit mouvement de recul. L'autre garçon l'ignora, et il retira la poche de glace à moitié fondue des cheveux blonds et humides.

« Je suis désolé pour ça. » Reprit-t-il avec une légère grimace embarrassée « Je ne voulais pas…enfin, c'est à peine gonflé. »

Newt fronça les sourcils, franchement agacé par le comportement de son agresseur. Comme s'il se souciait d'avoir une bosse quand il était attaché de manière à ce qu'il se torde les poignets s'il osait se retourner…Il avait beau avoir grandi dans les quartiers riches de la ville, être fin, peu entraîné au combat, mort de peur et dans une position très inconfortable, il n'était pas faible.

« Est-ce que je vais mourir ? » Demanda-t-il franchement

Il se crispa entièrement en attendant la réponse, comme si formuler sa question à voix haute lui avait fait un peu plus prendre conscience de sa situation désespérée. Le garçon avait baissé les yeux, et cette fois Newt n'essaya pas de deviner ce qu'il pensait.

« Non. »

Le blondinet croisa de nouveaux les prunelles brunes et attendit la suite qui ne tarda pas :

« Je ne peux pas te dire que tu es en sécurité avec moi, mais je ne te ferai pas de mal et te garder en vie sera toujours ma priorité, jusqu'à ce que tu retournes chez toi. Je…je ne peux vraiment rien te dire de plus pour l'instant. »

Newt ferma les yeux un instant et inspira discrètement pour essayer de ne pas céder à la panique et à la colère une nouvelle fois. D'accord, il était vraiment tenté de croire que ce gars n'avait rien d'un tueur psychopathe roi du sadisme – et encore, il n'avait jamais été moins sûr de lui. Mais le pire, c'était que son agresseur, celui qui avait fracassé la vitre de sa voiture, l'avait assommé et attaché sur un lit dans une maison qui ne lui appartenait sûrement pas, venait clairement de lui dire que ce n'était pas lui le danger.

Au bout de quelques secondes, il rouvrit les yeux et les tourna vers le brun.

« Si tu ne peux pas m'expliquer pourquoi je suis le prisonnier d'un gars à peine sorti de l'adolescence, tu peux au moins me dire où est-ce qu'on est ? »

Il n'avait pas pu s'empêcher de le formuler ainsi – ce qui en soit était plutôt bon signe. S'il avait fini par déduire que son kidnappeur était bel et bien un psychopathe, il se serait fait bien plus petit. Mais puisque ses chances de survies étaient sans doute plutôt limitées de toute façon, il avait décidé de miser sur son impression. Si ce garçon ne comptait vraiment pas lui faire de mal, alors il ne lui tirerait sans doute pas dans le dos au moment où il s'échapperait.

Parce qu'il devait s'échapper.

« Toujours dans l'Illinois. » Répondit vaguement le brun

Donc plus à Chicago, et il ne savait toujours pas où était passé les propriétaires de la maison. Mais son vis-à-vis avait détourné le regard, et Newt comprit aussitôt qu'il n'en saurait pas plus à ce sujet. Il n'avait donc aucune idée d'où est-ce qu'il pouvait être…à quelle distance de chez lui, de Teresa. Et il savait encore moins où se trouvait la maison la plus proche pour appeler à l'aide s'il parvenait à s'enfuir…depuis quelques minutes, son cœur avait cessé de s'affoler, mais le creux douloureux dans son ventre se rappela à lui à la perspective de ce qui l'attendait encore.

Il releva les yeux vers le brun qui s'était mis à fixer un point invisible dans la chambre, et sa gorge se serra. Ce gars avait l'air tellement perdu…Newt se mordit la joue pour retenir un soupir désespéré, accablé par l'idée d'avoir été entraîné dans quelque chose de très dangereux, par quelqu'un qui ne savait sans doute pas ce qu'il faisait. Puis un léger raclement de gorge le tira momentanément de ses pensées, et son kidnappeur lança presque naturellement :

« Je m'appelle Thomas. »

-TLYG-

Le blondinet écarquilla les yeux une petite seconde, puis il récupéra une expression neutre. Thomas, lui, s'était remis à fixer le bleu des draps, attendant il ne savait quoi. D'ailleurs, il ne savait pas non plus ce qu'il fichait ici, à moitié sur le lit, à parler au garçon qu'il avait enlevé.

Enfin, si. Il l'avait entendu crier et avait vite couru jusqu'à la chambre sans réfléchir, et…il s'était juste retrouvé là. A ce moment, il s'était rendu compte qu'il allait devoir parler au jeune homme, lui, en tant que son agresseur et kidnappeur...y avait mieux comme statut pour commencer.

Pendant une bonne partie de la nuit, Thomas s'était demandé s'il devait jouer au dur, continuer à effrayer le blondinet pour qu'il coopère plus facilement, mais il en avait été incapable. A l'instant même où il avait lu la lueur d'angoisse dans les prunelles ambres, il n'avait pu qu'essayer de l'apaiser. Il ne supportait pas l'idée d'être celui qui impliquait dans ses emmerdes une personne innocente, et encore moins de la terroriser. Et puis…il avait changé quatre fois la poche de glace en l'espace de six heures, alors froncer les sourcils et lever la voix aurait été moyennement crédible.

Et maintenant…il ne savait pas quoi faire. Le visage du blond n'avait cessé de passer de la peur et l'angoisse les plus totales à la colère, même s'il semblait s'être légèrement calmé vers la fin. Dans une telle situation, il n'y avait rien qu'il puisse vraiment dire de rassurant. Alors il lui avait simplement donné son prénom, comme pour lui rappeler qu'il était une personne, et qu'il n'oubliait pas que son otage l'était aussi.

« Newt. »

Thomas eut un léger sursaut à l'entente de la voix du jeune homme. Le blondinet…enfin, Newt, lui avait donné son prénom – surnom ? Quoique les bourges avaient une petite tendance à donner de drôles de noms à leur progéniture… – dans un souffle discret, et il avait immédiatement baissé les yeux. Thomas acquiesça d'un petit signe de tête, et il se leva du lit.

« Je…heu…suppose que tu as faim. Tu veux… »

Il s'interrompit de lui-même et passa une main dans sa nuque, complètement gêné. En plus de culpabiliser à mort, il se sentait complètement ridicule. Heureusement, Newt releva la tête vers lui et prit la parole :

« Juste soif. Je suis pas près d'avoir d'appétit, là. »

Thomas tiqua face à la froideur du ton qu'avait réemployé le blondinet, mais il n'en montra rien. C'était absolument légitime, et il s'attendait bien à ce que son otage n'apprécie pas spécialement sa compagnie. Quand Newt apprendrait dans quoi il l'avait embarqué, ça serait pire encore. Mais pour le moment…il craignait surtout la réaction de Minho et de Brenda...qu'il comptait appeler tout de suite.

« Je vais te chercher à boire, et…heu, je vais aussi te trouver d'autres vêtements. Et…je reviens. »

Le blond se contenta d'un faible hochement de tête, puis il détourna son regard. Thomas s'empressa de quitter la chambre avant d'aggraver un peu plus son cas – si c'était encore possible – et traversa le grand couloir avant de dévaler l'escalier en colimaçon pour rejoindre l'immense salon.

Il s'affala dans le canapé en cuir noir en poussant un long soupir et plongea sa main dans la poche de son jean, à la recherche de son portable, pour finalement tomber sur la crosse de son pistolet.

Il était allé voir son otage avec son flingue dépassant de sa poche. Sérieusement ?

« Quel abruti… » Geignit-il en fouillant son autre poche pour, cette fois, y trouver son téléphone

C'était devenu une telle habitude pour lui d'être armé en permanence – surtout ces derniers temps – qu'il n'y avait même pas pensé en se précipitant dans la chambre.

Bordel…il avait vraiment besoin de ses amis. Il n'était pas capable d'y arriver seul, il enchaînait les gaffes, quand il paniquait.

Il inspira une dernière fois profondément, le ventre tordu par le stress, puis il lança l'appel. Moins d'une sonnerie plus tard, la voix énervée de son meilleur ami résonna à ses oreilles :

« Putain de merde Thomas ! J'espère que t'as une bonne raison pour pas avoir répondu à nos appels ! On était à deux doigts de partir te rejoindre avec Brenda ! »

Thomas ferma les yeux avec force. Comment expliquer à Minho qu'il avait passé la nuit à tourner en rond dans cette fichue baraque, à se demander comment il annoncerait à ses deux seuls amis la dernière de ses conneries ?

« Minho…je…j'ai… »

« Tu quoi ? » l'interrompit son ami avec impatience, avant de rependre d'une voix beaucoup plus inquiète « Attends…est-ce que ça va ? »

« Oui, oui. Enfin, je…j'ai fait une connerie…»

« Et ? C'est bon, accouche Thomas, je pense que tu as pas pu faire pire que rejoindre le réseau de Janson. »

Thomas se mordit violemment la lèvre inférieure. Puis il se lança en parlant très vite, détachant à peine ses mots :

« Minho…tu vas me tuer, mais…ça me paraissait être une bonne solution sur le moment et…en y réfléchissant, même maintenant, je doute qu'on en trouve une autre, alors…en fait...tu sais la voiture que j'ai volée…enfin…elle coûte pas mal de dizaines de milliers de dollars alors…j'ai…j'ai enlevé son conducteur. »

A l'autre bout du téléphone, Minho s'esclaffa.

« Bordel Thomas, t'es vraiment con, j'ai eu peur ! Sans déconner, me fais pas des blagues pourries comme ça en ce moment, je suis déjà hyper stressé ! »

Thomas plaqua une main désespérée sur son visage. Il aurait dû appeler Brenda.

« J'ai vraiment besoin que vous veniez. Je…je sais pas quoi faire. » Dit-il d'une toute petite voix

Il se passa quelques dizaines de secondes sans que l'asiatique ne réponde.

« C'est…putain, tu me fais pas marcher ? Tu as enlevé quelqu'un ? »

« J'aimerais te faire marcher, mais j'ai pas vraiment envie de déconner en ce moment. »

Nouveau silence, plus long cette fois. Puis il entendit la voix de son meilleur ami, étonnement lointaine, et il comprit rapidement qu'il ne s'adressait pas à lui quand une voix féminine répondit à Minho. Il patienta encore une minute interminable, sa main crispée sur le portable, quand la voix de Brenda lui lança avec assurance :

« On arrive, Tom. On part tout de suite. »

Et la jeune femme raccrocha.


Réponses aux reviews

La Dictateuse : oooh vas-y fais la révolution petite papaye rebelle va ! Certains de tes chapitres aussi sont courts, je te signale, oh ! Bon, tu m'as faite rire avec « il fait vraiment p'tit bourgeois ». Newt le petit bourgeois, c'est trop mignon x) Je sais pas pourquoi, mais le mot « papayeux » sonne pervers et dégueulasse à mes oreilles, mais merci :')

Maeva Cerise : Ooooh c'est trop gentil ! Non, franchement, merci à toi, c'est adorable :D A bientôt pour la suite alors )

Skouare Enix : Haha moi c'est ce que je j'aurais fait ouais, « tiens, voilà mon chéquier mon brave » x) Non, mais si j'avais vu la tête de Thomas, je me serais laissé kidnapper ! « Peusheur », tu es de Marseille ? :') Tu m'as tuée avec le « Newt Senior » putain x) Merci beaucoup pour ta review qui comme toujours m'as bien faite rire !

Lace : Waouh, c'est trop gentil, merci, c'est vraiment hyper encourageant :D

Haliska : Haaa merci, les compliments sur l'écriture sont les meilleurs :p Réaction de Minho et Brenda au prochain chapitre ! :D Merci encore ! :)

Clemladin : Je suis contente que tu aies aimé leur rencontre ! C'était assez marrant à écrire. Ça me fait super plaisir d'avoir une nouvelle lectrice en tout cas! :) Merci beaucoup !