Keep Holding On - Avril Lavigne

Hermione soupira en regardant sa montre une fois de plus.

Elle aurait dû être rentrée il y a plus de deux heures. Qu'est-ce qu'elle fait ?

Pour la vingtième fois en dix minutes, elle ouvrit la porte du four et observa son soufflé monter lentement. Si Ginny n'arrivait pas vite, elle raterait un de ses plats préférés, et un des seuls que sa femme sache cuisiner correctement.

L'avantage d'être la fille de Molly Weasley, c'était que depuis son enfance Ginny avait appris à cuisiner des plats gargantuesques et succulents, et c'est souvent elle qui s'occupait du garde-manger à la maison, les talents culinaires d'Hermione se rapportant à savoir casser un œuf presque correctement et sortit un plat du fou sans se brûler. Le soufflé au fromage qu'elle préparait était la seule exception à cette règle, car c'était un secret de famille que sa mère lui avait appris étant petite, et Ginny le lui réclamait souvent.

Hermione soupira et alla se positionner contre le comptoir de la cuisine.

Presque instinctivement, ses mains allèrent se poser sur son ventre rebondi de maintenant cinq mois. Dans deux jours, Ginny et elles iraient chez le docteur moldu que leur avait recommandé leur médicomage pour l'examen du second semestre, et pourraient enfin connaître le sexe du bébé.

Convaincre Ginny de savoir si elles auraient un garçon ou une fille n'avait pas été chose facile, la rousse ayant toujours aimé la part de mystère de l'accouchement. Hermione quant à elle savait qu'elle n'aurait jamais eu la patience d'attendre neuf mois pour ça, et encore moins toute seule. Après plusieurs jours de demandes, de cajoleries, l'intervention des deux futures grands-mères en faveur d'Hermione, une vraie grande engueulade, un vase cassé et une réconciliation sur l'oreiller aussi grandiose que glorieuse, Ginny avait fini par promettre qu'elle connaîtrait le sexe du bébé, à condition qu'Hermione arrêterait de travailler au moins un mois avant la date prévue. Hermione avait eu beau protester qu'elle ferait attention et se fixerait des limites, Ginny avait été intraitable et avait même menacé d'une grève du sexe, ce que les hormones d'Hermione ne pourraient jamais supporter. Elle s'était donc avouée vaincue et avait accepté le marché.

Maman va bientôt rentrer, bébé. Elle a dû être retenue au stade mais elle sera là, et elle viendra te dire bonne nuit comme tous les soirs.

Hermione sentit un mouvement dans son ventre et sourit. Le bébé commençait à bouger, pas assez pour que Ginny puisse le sentir quand elle posait sa main sur le ventre de sa femme, mais assez pour qu'elle sache qu'il avait hérité du tempérament de feu des Weasley.

On est vraiment chanceux de l'avoir, tu sais. Elle m'a sauvé la vie, dans tous les sens du terme, et elle a fait de moi la femme la plus aimée du monde. Et évidemment, elle t'as donné l'autre moitié de son cœur, Bébé et même si elle ne l'avouera jamais elle ne peut plus attendre de savoir si tu es un petit garçon ou une petite fille …

Une sonnerie retentit et arracha Hermione de ses pensées.

« L'alarme du four ! Mon soufflé !» dit-elle à voix haute.

Harry avait eu l'idée d'installer une alarme magique sur son four après que Luna fasse exploser le leur avec une recette de tarte à la citrouille qui avait mal tourné. Hermione se précipita - du moins le plus rapidement qu'elle le pouvait avec son gros ventre, ce qui la faisait un peu ressembler à un pingouin essayant de courir - dans la cuisine.

Alors qu'elle enlevait le plat du four pour le transférer dans un autre plat, un claquement de porte plutôt violent se fit entendre.

« Ginny ? »

Hermione entendit des pas dans l'entrée, puis dans le salon mais personne ne lui répondit.

« Chérie, c'est toi ? »

Toujours aucune réponse. Hermione poussa un juron discret et se hâta de transférer son soufflé, qui heureusement avait une forme appétissante, dans un autre plat et courut presque jusqu'au salon. Ce qu'elle y vit la freina immédiatement, et lui coupa presque le souffle.

Ginny était assise dans le canapé, toujours dans son uniforme de quidditch, la tête entre les mains, visiblement en train de pleurer. Elle avait visiblement jeté son balai au sol en entrant, ce qu'elle ne faisait jamais puisque le balai en question n'était pas censé quitter la salle de stockage des Harpies.

« Gin, ça va ? » demanda Hermione en approchant lentement. Ginny ne l'avait pas entendue, ses mains couvrant à la fois ses yeux et ses oreilles et semblait murmurer des paroles incohérentes dans sa barbe.

« Mon ange ? » tenta à nouveau Hermione, en ouvrant les bras vers sa femme.

Ginny leva la tête vers elle, la regarda un court instant de ses yeux rouges d'avoir trop pleuré et se leva pour se réfugier dans ses bras. Elle plongea sa tête dans le cou d'Hermione et respira lentement, sachant parfaitement que le seul endroit où elle serait toujours en sécurité serait dans les bras d'Hermione. Hermione ne posa aucune question , sachant mieux que quiconque qu'attendre que sa femme se calme serait la meilleure chose à faire, et se contenta de la bercer lentement, passant ses doigts dans ses cheveux et embrassant de temps en temps le côté de sa tête.

Quand Ginny fut un peu calmée, Hermione l'entraîna doucement vers le canapé et s'assit confortablement, calant Ginny contre elle de manière à ce qu'elle repose contre son épaule et que leurs deux paires de mains soient jointes sur le ventre rebondi.

« Tout va bien se passer mon cœur, d'accord ? Dis-moi ce qui ne va pas » murmura elle contre l'oreille de Ginny.

Celle-ci fut parcourue d'un impressionnant frisson et resserra ses mains sur le ventre de sa femme.

« Grazia est à Sainte-Mangouste » souffla la rousse dans un souffle.

Hermione retint un cri et se colla un peu plus contre sa femme pour l'encourager à continuer. Les blessures et accidents étaient fréquents au quidditch, mais ils étaient d'ordinaire traités directement sur place ou à l'infirmerie des Harpies. Un joueur n'était transféré à l'hôpital que pour un accident grave, voire mortel, et même si aucun joueur n'avait trouvé la mort sur le terrain depuis près de vingt ans, tous les ans une bonne poignée de professionnels voyaient leur carrière s'arrêter après un cognard un peu trop violent ou une chute de trop.

Ginny continua dans un murmure presque inaudible, qu'Hermione n'aurait pas entendu si son attention n'était pas aussi tournée vers sa femme.

« C'est arrivé à la fin de l'entraînement. Comme on a fait un match nul contre les Frelons, Gwenog nous a un peu plus poussé cette fois-ci … On était toutes fatiguées, et on faisait plus attention … »

Ginny renifla et s'interrompit pour sécher ses larmes. Hermione fut plus rapide qu'elle et essuya une larme de son pouce.

« Vicky lui a lancé un cognard, vers le ventre, comme je lui avait demandé, pour tester ses réflexes. C'est un exercice tout bête, et on le fait tout le temps et … et … »

Ginny s'interrompit à nouveau et passa sa main dans ses cheveux, incapable de continuer. Hermione prit cette main nerveuse dans la sienne, et la porta à ses lèvres pour en embrasser la paume et les phalanges, puis la porta à son cœur, jouant au passage avec l'alliance et la bague de fiançailles qui résidaient à son annulaire depuis maintenant plus de deux ans. Ginny sourit faiblement. La capacité qu'avait Hermione à la calmer sans dire un seul mot l'impressionnerait toujours.

« Elle venait juste d'éviter un autre cognard, et … elle l'avait pas vu venir. Elle l'a reçu dans les côtes, juste au niveau du cœur, et elle ne serait pas tombée si ... sniff … si elle n'avait pas été aussi prêt du cerceau. Son balai s'est pris dans le cerceau, et s'est fait propulser au sol. Personne n'a pu lancer un arresto momentum à temps … L'infirmière a tout de suite vu qu'elle ne serait pas capable de soigner ses blessures et on a du l'évacuer par portoloin sécurisé. Les médicomages disent qu'elle était inconsciente avant qu'elle touche le sol. »

Hermione continua à jouer doucement avec l'alliance de Ginny.

Elle murmura le plus doucement possible « Vous l'avez amené à Sainte-Mangouste ? »

Ginny hocha de la tête.

« Gwenog et moi, oui. C'est Kehoe qui l'a prise en charge immédiatement. J'aurai du t'envoyer un patronus, je sais, mais Mione, je me sentais si mal … C'est moi son capitaine, c'est moi qui ait dit à Vicky de lui envoyer ce cognard. Rien ne serait arrivé si ... si ... »

Ginny étouffa un sanglot et se cacha dans l'épaule de la brune.

« Hey » dit doucement celle-ci « Regardes moi »

Comme Ginny refusait de lever la tête, Hermione lui saisit doucement le menton et força son regard dans celui de la rousse.

« Tu n'y es pour rien, Gin et Vicky non plus. Ce sont les règles du quidditch tout simplement, et ce n'est pas la première fois qu'un joueur tombe au sol à cause d'un cognard. Qu'est-ce qu'a dit le docteur ? »

« Il a dit qu'il ne pouvait pas faire de conclusions maintenant, mais il se pourrait qu'elle reste inconsciente pendant plusieurs jours, c'est pour ça qu'ils ont fini par nous renvoyer Gwenog et moi. Ils ont réparé ses os cassés mais elle a fait un traumatisme crânien, et selon lui … il pourrait y avoir des séquelles »

Une lueur étrange passa dans les orbites bruns de Ginny, une lueur qu'Hermione avait rarement vu autrefois, une lueur de peur.

« Je l'ai vue tomber, Hermione. Je l'ai vu tomber sur la tête, et rebondir bizarrement après. J'ai entendu son cri et j'ai entendu le bruit qu'a fait son dos quand il a touché le sol. »

Hermione soupira.

Elle-même se rappelait parfaitement du hibou qui avait amené la lettre de convocation à Sainte-Mangouste, de l'odeur médicamenteuse de l'hôpital, du blanc immaculé des draps dans lesquels reposait Ginny … Comment oublier ? Plus encore, elle se rappellerait toujours des plâtres, des bleus, des poches sous les yeux de sa femme, et surtout de la cicatrice sur le bras de Ginny, longue ligne blanche du pli de son coude jusqu'au milieu de son avant-bras qui rappelait à Hermione à quel point le quidditch était un sport de brutes qui avait bien faillit lui enlever l'amour de sa vie. Mais Ginny aimait le quidditch, et même si elle aurait tout arrêté sur un seul mot de sa femme, Hermione ne l'avait pas empêché de remonter sur un balai après l'accident, ne serait-ce que pour revoir l'éclat de passion qui luisait dans les prunelles brunes de Ginny quand elle volait.

« Tout ira bien Gin, Kehoe sait ce qu'il fait tu sais »

« Il a dit qu'il pourrait y avoir des séquelles … Elle est tombée sur la tête Hermione, presque sur la nuque. Elle peut devenir aveugle, ou perdre l'usage de la parole, ou devenir un légume sniff et si elle ne peut plus jamais remonter sur un balai ? C'est de ma faute, et ça sera ma faute, ma faute … »

Ginny fit un mouvement pour se dégager d'Hermione, et sans doute s'enfuir voler sur son balai le plus haut possible comme elle le faisait toujours pour oublier ses soucis, mais Hermione la retint et encercla possessivement ses bras contre elle. Elle n'avait pas vu Ginny dans un tel état depuis l'enterrement de Fred il y a déjà plus de cinq ans, et le fait que la rousse cherchait à se détacher d'elle pour extérioriser sa douleur l'inquiétait. Après tout, si elle lui avait juré il y a presque trois ans de l'aimer et de la protéger dans l'effort et la maladie jusqu'à ce que la mort les sépare - et encore elle était sûre que la mort n'était qu'un passage qu'elles traverseraient ensemble sans jamais les séparer- c'était bien pour qu'elle soit celle qui sèche ses larmes et la serre fort contre elle dans ces moment-là.

« Ginny regardes moi » répéta Hermione. Elle n'eut pas à la forcer cette fois ci pour que la rousse lève des yeux timides vers elle. Hermione prit la main parsemée de taches de rousseur dans la sienne et la posa d'autorité sur son ventre.

« Quand tu étais à l'hôpital et que je suis entrée dans ta chambre, le monde s'est écroulé pour moi. Tu étais la allongée dans ton lit tout blanc, des bandages partout et tes yeux fermés, et mon amour, à ce moment j'ai cru que je ne les reverrai jamais ouverts. Et je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie Ginny, bien plus que quand on a vu Dumbledore sur le sol de la tour d'astronomie, quand Greyback nous a découvert ou même quand Hagrid a rapporté Harry de la forêt interdite. »

La voix d'Hermione tremblait d'émotion et ses yeux fixaient à présent une forme invisible au loin. Ginny avait cessé de renifler et avait refermé sa main sur celle d'Hermione, passant l'autre autour de ses épaules pour la réconforter.

Hermione ne lui avait jamais parlé de ce qu'elle avait ressenti à l'hôpital, et la plupart du temps changeait de sujet quand il revenait dans une conversation. Il lui arrivait régulièrement d'inspecter longuement Ginny après un match musclé à la recherche d'une bosse ou d'un bleu et le soir dans l'intimité de leur chambre elle embrassait longtemps la ligne blanche qui parcourait le bras de Ginny, comme si elle essayait de faire disparaître la marque par ses baisers et son amour.

Même si elle n'en parlait pas, Ginny savait.

La marque sur son propre bras avait rouvert des blessures qui n'avaient jamais cicatrisées entièrement, et Hermione avait crû avoir failli à sa promesse de tout faire pour protéger Ginny de ce qu'elle-même avait vécu avec Bellatrix. Malgré les paroles réconfortantes de sa femme et les promesses qu'une fois le pire arrivé tout ne pourrait qu'aller mieux, regarder son bras marqué affectait bien plus Hermione que de voir sa propre cicatrice.

Ginny embrassa doucement la joue de l'aînée pour l'encourager à poursuivre.

« Tu avais l'air si faible, si fragile, si cassée toi qui est la force même … Cette chute aurait dû te tuer, ou du moins de blesser gravement, mais tu n'as pas baissé les bras et tu ne t'es pas laissé dicter ton destin. Et tu as ouvert les yeux, et au moment où tu m'as vu tu as souri, et le monde s'est remis à tourner. »

Hermione déposa un baiser mouillé sur le front de Ginny.

« Grazia ira bien, parce que vous,les joueurs de quidditch, avez une drôle de manière de vous accrocher à votre rêve de remonter sur ses foutus balais, et pas même une chute de plus de cinquante mètres ne vous en empêcherait »

" Comment tu peux en être sûre ?" demanda Ginny en séchant ses larmes d'un revers de main.

" J'en ai épousé une. Je sais comment ils fonctionnent. "

Ginny sourit et se blottit contre sa femme. " Comment tu fais pour toujours savoir que dire et quoi faire ? T'es vraiment la sorcière la plus douée de ta génération ..."

" Mmh ... je suis juste ton âme sœur, et je te connais mieux que je me connais moi-même" sourit Hermione

" Que c'est mignon " gloussa la rousse " Et dire que c'est toi qui est enceinte, et qui doit supporter mes sautes d'humeur ... c'est vraiment le monde à l'envers !"

" J'ai signé pour ça il y a deux ans, mon amour ... je te supporterai jusqu'à la fin des temps"

" Tu dit ça comme si j'étais un fardeau énorme à porter !"

" Eh bien en soit ..."

" C'est pas vrai !" dit Ginny en donnant une petite tape sur la main d'Hermione, qui la retira en riant " Qui se tue toute la journée à sécuriser la maison pour le bébé et à monter des berceaux et des tables à changer ? Qui a repeint toute la nursery en vert et blanc parce que le rouge était pas une couleur neutre pour toi ? Qui doit empêcher ma mère de venir déménager avec nous, soit disant pour t'aider à tenir la fin de ta grossesse ? C'est moi !"

" En même temps, tu m'empêches de faire quoique ce soit ... à part des soufflés, qui soit dit en passant, doivent être dégonflés à l'heure actuelle "

" T'avais fait un soufflé ? " demanda Ginny d'une petite voix coupable

" J'avais ... c'est pas grave, on mangera des nouilles au jambon, c'est tout aussi bon"

Hermione esquissa le geste de se lever pour aller vers la cuisine, mais Ginny la retint par le poignet et la fit se rasseoir sur ses genoux.

" Je me manque à tous mes devoirs ... je ne t'ai même pas dit bonjour correctement"

Et avant qu'Hermione puisse faire quoique ce soit, Ginny l'avait penchée en avant sur le canapé, et attaquait ses lèvres des siennes.

" Bonjour mon cœur" lui souffla elle, alors que la brune essayait de reprendre son souffle après l'attaque en traître qu'elle avait subie.

" Et bonjour mon petit coeur " dit elle de la voix suraiguë qu'elle prenait toujours quand elle parlait au bébé, se penchant vers le ventre de sa femme pour y déposer une centaine de baisers " J'espère que tu as été sage pour Mommy aujourd'hui , que tu ne fais pas un match de boxe toute seule dans son ventre ... la pauvre, elle doit supporter les crises de panique de ta Mama, c'est pas une tâche facile tu sais. D'ailleurs, je ne sais toujours pas comment elle fait pour me supporter"

Hermione sourit et prit une main de Ginny pour la poser sur le ventre, tandis que la rousse continuait de parler à leur bébé d'une voix plus douce.

" Et elle doit aussi supporter tes deux grands-mères qui nous harcèlent pour te trouver un prénom, tes oncles qui se battent entre eux pour savoir qui sera ton parrain, tes tatas qui ont placé des paris sur toi pour savoir si tu seras une fille ou un garçon - alors que tout le monde que tu es une Granger et ..."

" Chérie, arrête d'essayer d'influencer son genre, il ou elle sera ce qu'il - ou elle - voudra ! Et plutôt un il d'ailleurs ..."

" N'écoutes pas ta mère, ma chérie, on sait toutes les deux que tu es une magnifique petite fille, avec plein de taches de rousseur, et des cheveux bruns atrocement bouclés et ... Mione !"

Ginny leva d'un coup la tête et regarda sa femme, les yeux ronds et la bouche grande ouverte.

" Je ... elle ... t'as senti ça ? "

Hermione posa une main sur le côté de son ventre, à côté de celle de sa femme. Sous le tissu de sa chemise, elle pouvait sentir un petit mouvement, comme si son ventre tapotait doucement le bout de ses doigts. Pour la première fois, le bébé bougeait assez pour qu'on le sente de l'extérieur, et l'avait fait pour Ginny.

" Il te dit bonjour " sourit elle à sa femme, qui ressemblait à un bonhomme de neige en train de fondre au sol sous un soleil brûlant " Il a reconnu sa Mama "

" Bon-bonjour Bébé" bredouilla Ginny en baissant lentement son regard vers sa main. Elle déposa un baiser mouillé sur le nombril d'Hermione, ses joues à nouveau mouillées par cette fois-ci des larmes de joie " Bonjour mon coeur ... "

" Je croyais que c'était moi, ton coeur ?" taquina Hermione

" Vous êtes les deux parts de mon coeur" murmura Ginny en posant sa joue contre le ventre de la brune " J'y crois pas, Mione ... et aujourd'hui en plus ! Comme ta mère, tu sais choisir tes moments ... "

Un autre petit mouvement se fit ressentir sous leurs doigts, et les deux femmes partagèrent un regard rieur.

" Un vrai petit miracle " sourit Hermione " Notre petit miracle ."