Merci beaucoup pour vos messages et vos follows de plus en plus nombreux, qui me donnent la motivation de poursuivre cette histoire !

( Et n'hésitez pas à m'envoyer des titres de chanson/musique, ça m'aide à écrire ! )


All You Need Is Love - The Beatles

Photo de couverture / La grande interview mensuelle de Seeker Weekly : Ginny Granger

Club : Harpies de Holyhead

Poste : Poursuiveuse ( Capitaine depuis 2004 )

Première sélection en club : 18/08/2000

Nombre de sélections en équipe nationale ( Angleterre ): 48

Palmarès : Meilleur Espoir Junior de la Ligue Anglaise ( 2000), Meilleur Poursuiveur de la Ligue Anglaise( 2005, 2007, 2009) , Meilleur Joueur de la Ligue Anglaise ( 2005, 2009 ), Champion d'Angleterre ( avec les Harpies : 2007, 2009) ,Vice-champion d'Europe: (Harpies: 2007) , Vice-championne du Monde : ( Angleterre 2006)


SW : Bonjour Ginny, et tout d'abord laissez-moi vous dire que c'est un grand honneur pour l'équipe de Seeker Weekly et moi-même de vous interviewer ce mois-ci !

GG : Tout le plaisir est pour moi ! Je me rappelle l'époque où j'étais gamine et je lisais en cachette le Seeker Weekly de mes frères, et j'en rêvais d'en faire partie un jour ... Merci de faire de ce rêve d'enfant une réalité !

Les Harpies étaient à la 9° position du classement en 1999, l'année où vous entrez en camp de formation. Plus de 10 ans après, l'équipe dont vous êtes la capitaine a remporté la ligue Anglaise et la deuxième place du championnat Européen, et se positionne actuellement en troisième place de ce même classement. Vous avez été sélectionnée dès 2005 en équipe nationale, et avez atteint avec les Rouges et Blancs la finale de la coupe du monde de Quidditch de 2006. Quelle carrière, pour une jeune joueuse d'à peine 28 ans !

Vous allez me faire rougir ... ( rires ) Tous ces titres sont la résultante d'un travail d'équipe acharné, et que je n'aurai jamais eu si je n'avais pas rencontré les bonnes personnes au bon moment. J'ai eu la grande chance de faire ma première année en tant que professionnelle aux côtés de Gwenog, qui m'a bien épaulée et m'a beaucoup appris sur le métier. Je lui dois beaucoup. C'est sous sa direction de coach que l'équipe a fait une ascension fulgurante au classement, et qu'on a atteint la place où on est aujourd'hui ! Et fin 2005, à peine remise du congé maternité qu'on m'a accordé pour la naissance de mon aîné, Avery Hawksworth ( ndla : ancien Capitaine de l'équipe nationale d'Angleterre et sélectionneur des Rouges et Blancs depuis 2000) m'a sélectionnée pour jouer pour l'Angleterre, juste à temps pour participer à la coupe du monde de 2006, où nous avons atteint la finale. J'ai eu beaucoup de chance au final !

Et puis en 2007, il y a le fameux tournoi Européen - qu'on appelle aujourd'hui le tournoi interminable- où vous atteignez avec les Harpies la deuxième place ...

C'était en effet un fameux tournoi ! Sans doute les matchs les plus longs ( ndla : le match de quart-de-finale face aux Vautours de Vratsa dura 52 heures ! ) et les plus durs que j'ai joué dans ma vie ... et nous avons toujours notre revanche à prendre face aux Cerfs-volants de Karasjok ! ( rires )

Avec la même année cette médaille d'argent Européenne, la trophée de la Ligue Anglaise et vos titres individuels de meilleure poursuiveuse et meilleure joueuse, est-ce la meilleure année de votre carrière ?

Ouh, ça c'est une question difficile ... Je ne crois pas que je pourrai - professionnellement parlant bien sûr - choisir une année de ma vie et vous dire qu'elle a été la plus enrichissante ou la plus satisfaisante. La seule chose que je puisse vous dire est que les années où j'ai certainement le mieux joué sont les années où ma femme était enceinte, ou quand les garçons étaient encore des bébés. Ma famille est ma meilleure motivation !

Vous êtes entrée très tôt chez les Harpies, et y êtes maintenant capitaine depuis six ans. Comment abordez vous votre avenir ?

Plutôt sereinement. Cela fait maintenant dix ans que j'ai intégrée l'équipe, et je sais que j'y resterais jusqu'à la fin de ma carrière, qui n'aura pas lieu avant au moins deux bonnes saisons. On me demande souvent en conférence de presse si je renouvellerai mon contrat l'an prochain ou si je serai encore capitaine, et ma réponse est toujours la même : laisser du temps et vous verrez ! Tout le monde sait que les carrières des sportifs professionnels ne peuvent pas durer éternellement, et qu'il vaut mieux quitter le terrain avec les honneurs et laisser la place à la jeune génération.

Vous pensez donc quitter le circuit professionnel prochainement ?

Pas dans l'immédiat, rassurez vous ! ( rires ) Je compte bien gagner encore une fois ou deux le championnat avec les Harpies et voler encore pour l'Angleterre un petit bout de temps ! Mais je pense aussi à ma vie de famille et au fait que je ne rajeunis pas.

Et quelle famille ! On voit très régulièrement au stade Hermione Granger, votre épouse, et vos trois petits garçons ...

Oui, les garçons et surtout l'aîné, adorent venir nous voir jouer. Les jumeaux sont encore trop petits pour vraiment suivre quoique ce soit, mais le plus grand a commencé à assister aux entraînements très jeune, et il est capable de citer tous les joueurs du championnat ! Il va souvent au stade accompagné par ses oncles, même quand je n'y joue pas.

Une petite chance d'agrandir la famille à l'arrêt de votre carrière alors ? Ou vous avez atteint votre quota ?

Pour l'instant, les deux derniers sont encore trop petits pour penser à un nouveau bébé, mais je dois vous avouer que la porte reste ouverte ... J'ai grandit avec six frères, donc les grandes familles ne me font pas peur ! Et les garçons m'ont déjà dit qu'ils seraient ravis d'avoir plusieurs frères et soeurs pour former leur propre équipe ...

Des futurs champions de Quidditch en herbe ?

Nous leur laisserons toujours le choix, ils feront du Quidditch si ils en ont envie, ou des sports moldus ou pas de sports du tout, ce que bon leur semble ! Avoir un de mes enfants qui fasse du Quidditch me fera évidemment grand plaisir, mais comme mes parents m'ont laissé le choix, nous leur laisserons aussi.

Vous parlez souvent dans vos interview de votre famille et de vos amis proches, et on voit toujours les rejoindre à la fin des matchs. Vos plus grands fans ?

Plutôt mon plus grand soutien ! Ma famille est ce qui compte le plus pour moi. Ma femme ... elle est toute ma vie. Elle m'a donné trois magnifiques fils, et je lui dois tellement de choses ... Je sais que j'ennuie tous les journalistes qui commencent à me parler d'elle parce qu'ils ne savent plus m'arrêter ! ( rires ) Mes fils ... c'est pour eux que je vole à présent. Mes parents m'ont toujours soutenue dans mes choix et ont toujours été la dans toutes les épreuves que j'ai pu connaître. Quant à mes frères, après avoir enfin admis que je jouais mieux qu'eux, ils se sont tous cotisés pour m'offrir mon premier balai avec lequel je vole encore de temps en temps. On forme une grande famille très soudée .

On vous sait aussi très proches de vos coéquipières, dont rappelons-le , vous êtes la capitaine depuis six ans. Qu'est-ce que cela fait de jouer et de travailler tous les jours avec des amies ?

Eh bien tout d'abord beaucoup de disputes ! ( rires ) A vrai dire, depuis que j'ai intégré l'équipe, seules deux joueuses - Gwenog et Vicky - ont été remplacées dans l'équipe par Gaïl et Galatée, donc on se connait depuis longtemps ce qui rend plus facile la communication sur le terrain. Vous savez, passer toutes ses journées, plus beaucoup de weekends et quelques vacances ensemble, ça créer forcément beaucoup de liens ! On s'adore et on restera une grande bande de copines jusqu'à la fin !

Dans leur dernière interview, Geri et Gemmi Harper, qui d'ailleurs ont été témoins à votre mariage, ont déclaré que vous étiez certainement la meilleure capitaine de votre génération. Vous avez une réponse pour elles ?

Eh bien … merci beaucoup Gemmi d'avoir forcé Geri à l'admettre ! (rires) Non, sans blagues … cela me touche beaucoup de leur part, mais je doute fort, sans fausse modestie, que ça soit vrai. Je l'ai déjà dit, et je le redis, le quidditch n'est pas un sport individuel, mais un sport d'équipe, et on ne peut pas être un bon capitaine sans de bonnes joueuses ! Gemmi et Geri sont, comme toutes nos autres coéquipières, des amies en or et d'excellentes joueuses.

On vous sait très proches d'elles ... Une amitié qui dépasse le quidditch ?

Oui, c'est vrai qu'elles ont été toutes les deux témoins à notre mariage, qu'Hermione et moi l'avons été au leur, et que Gemmi est la marraine de mon plus jeune fils. Elles vont sûrement m'étriper de vous dire ça aujourd'hui, mais la première fois où je les ai croisées toutes les deux, au camp d'entraînement des Harpies quand j'avais dix-huit ans, j'ai cru qu'elles étaient déjà ensemble … Il faut dire que la manière dont Geri regardait Gem' avec des yeux de poisson sortit de son bocal m'a induite en erreur ! (rires) Je sais qu'elle se vengera dès qu'elle aura un micro dans les mains, mais c'est de bonne guerre ! De toute façon, on se fait ce genre de blagues l'une l'autre depuis le premier jour de notre colocation - parce que je ne sais pas pourquoi mais tout le monde aime nous rappeler que Geri et moi avons habité ensemble pendant dix-huit mois, et croyez moi, c'est sûrement la pire colocation que les Harpies aient connu !

Il faut dire qu'une Serpentarde et une Gryffondor en cohabitation peut créer des étincelles ...

C'est vrai qu'on a tendance à oublier que Geri et Gwenog viennent toutes deux de Serpentard ... Notre équipe a ce niveau est très hétéroclite, puisque, Gaïl et moi venons de Gryffondor, Gemmi de Poufsouffle et ni Galatée, ni Giulietta et ni Grazia ne sont allées à Poudlard. On a ni la même maison, ni la même nationalité, mais on est toutes des Harpies à part entière !

En parlant de Poudlard, participerez -vous au Match des Légendes , qui verra s'affronter les meilleurs joueurs des différentes maisons, et qui y aura lieu à l'occasion des 1020 ans de la fondation de l'école ? On parle déjà d'Oliver Wood comme capitaine de Gryffondor, et les noms bien familiers de Geroge Weasley et Harry Potter en joueurs invités ...

Vous êtes bien renseignés ! ( rires ) Pour ne rien vous cacher, Oliver- qui vous le savez est le mari de Giulietta et que donc on voit souvent au stade - m'a déjà proposé de reprendre mon poste dans l'équipe, et si le calendrier des matchs me le permet, je l'accepterai avec joie ! Retrouvez mes anciens coéquipiers de Gryffondor et l'arène de Poudlard me ferait énormément plaisir !

Vous le savez Ginny, c'est dans la tradition de Seeker Wekly de finir les longues interview du mois par les habitudes matérielles de l'interviewé. Commençons par les balais, lesquels sont les vôtres ?

Alors, il est déjà important de préciser qu'on utilise différents balais pour les entraînements et les matchs. Mon balai officiel en match est un Firebolt, le même depuis 2002. J'avais auparavant un Nimbus 2500, mais il a été brisé lors d'un match après qu'un supporter réussisse à enlever les sorts de protection qu'on avait imposé dessus, et depuis les Harpies comme l'équipe d'Angleterre ont investi dans ces balais, qui restent les plus rapides du marché. Pendant les entrainements, on n'utilise pas nos Firebolt, mais plutôt des Nimbus 2500 ou 2600 pendant les séances où on travaille l'agilité et la vitesse, soit l'attaque. Quand on travaille la défense, on prend les des balais bien plus lents, la plupart du temps des vieux Comètes 330. Avec un balai plus lent que ceux qu'on a en match, on est désavantagé et on doit travailler bien plus notre agilité et nos réflexes. Et enfin, j'ai toujours à la maison mon tout premier balai rapide, un nimbus 2001, qui me sert à rendre visite à des amis ou de la famille.

Et enfin, la séance tant attendue par nos lecteurs, le Seeker Strip ! Vous avez accepté de nous raconter comment vous vous prépariez aux matchs dans les vestiaires ( voir photos en page 9 et 10 ) et de nous décrire les détails de l'uniforme.

Je commence toujours par enfiler mon maillot de corps, que ma charmante femme m'a ramené du monde moldu. C'est une espèce de t-shirt qui se moule parfaitement à mon corps et le garde au chaud ou au froid selon les saisons. Les moldus font de ces équipements ... Ensuite j'enfile mon pantalon doré, et directement après mes bottes de quidditch. Ce sont des bottes en cuir rouge de dragon conçues pour mes jambes, qui remontent mi-cuisse et contiennent déjà les genouillères et jambières de protection nécessaire. J'enfile enfin mon maillot vert , le numéro 6, qui s'arrête au niveau de la taille sur le devant et descend jusqu'aux pieds dans le dos. J'y glisse mon brassard de capitaine, et j'enfile ensuite mes protections de bras -elles aussi moulées à mon avant-bras et mes mitaines de poursuiveuse. Je suis prête à aller marquer des buts !

Merci beaucoup Ginny de nous avoir accordé cette interview, et à bientôt sur les terrains !

Merci à vous, et n'oubliez pas : Supportez les Harpies !

Propos recueillis par Amy Orlando, pour Seeker Weekly.