Coucou ! Je suis désolée d'avoir mis autant de temps à poster un nouveau chapitre ici mais je voulais profiter des vacances de Pâques pour commencer à poster le plus possible de Servir et Protéger - qui j'ai fini d'écrire enfin ! - avant d'enchaîner (encore ) une nouvelle session d'exams.

Merci beaucoup à HypnoticEye pour sa longue review ! Honnêtement je crois qu'il n'y a rien qui fasse de plus plaisir à quelqu'un qui écrive ici que de recevoir des reviews de gens qui aiment bien la fic, ou de nouveaux followers alors merci à tous, du fond du cœur !

Juste pour vous expliquer comment je fonctionne pour ATAOY : chaque chapitre porte le titre d'une chanson – que j'écoutais quand je l'ai écrit et qui m'a inspiré, ou juste qui me rappelle le contenu du chapitre – et les dates correspondent aux dates de la majeure action du chapitre, tirées de ma timeline chronologique que j'essaie de rapprocher le plus possible de la « vraie » ( par exemple, la date de la Bataille de Poudlard est bien le 2 mai 1998). En fait, quand j'ai commencé ATAOY j'ai écrit une timeline année par année des principaux évènements de l'histoire ( du genre les naissances, les mariages ect) et je m'y base pour écrire les chapitres – je pourrais même la poster ici pour clarifier les choses parceque je reconnais qu'on n'y comprends pas grand-chose ( même si je doute que ça intéresse quelqu'un XD) Ça me permet de situer les chapitres les uns par rapport aux autres dans le temps, mais évidemment je fais quand même pas mal d'anachronismes et d'erreurs …


Just Give Me A Reason - P!nk

" Ce n'est rien de grave Madame Granger, vraiment …"

" Rien de grave ? Mon fils s'est ouvert l'arcade sourcilière, son visage est couvert de sang, et vous me dites qu'il n'y a rien de grave ? "

Tu n'as pas encore ouvert la porte de l'infirmerie - à vrai dire tu n'as même pas atteint la porte, tu es encore en train de hâter le pas dans le couloir vert et blanc de l'école maternelle de Leo - que tu entends déjà la voix de ta femme s'élever contre l'infirmière scolaire, ce qui ne présente rien de bon. Au moins, tu sais qu'elle est déjà arrivée sur les lieux.

Tu aurais été la plus tôt toi aussi, si la directrice de l'école maternelle ne t'avait pas appelé au milieu de la réunion hebdomadaire du Département de la justice magique quand elle t'a rassuré en te disant que la blessure de ton fils n'était que superficielle, et qu'il n'aurait sûrement pas besoin d'aller à l'hôpital, tu as jugé acceptable de finir la réunion avant de prendre ton après-midi.

Après tout, il ne restait plus que quelques petits points à boucler et un quart d'heure plus tard, tout le monde sortait de ton bureau. Tu as transplané tout de suite - bon après avoir dit au revoir à Ron et Harry quand même et les avoir prévenus de la situation pour que Luna aille chercher les jumeaux à la garderie, ce que son mari a proposé tout de suite - jusqu'à la fin de la zone sorcière de Londres, et tu as hâté le pas jusqu'à l'école de Leo.

Tu toques sur la porte avant d'entrer, et tu attends que les cris de ta femme s'atténuent assez pour que tu puisses entendre le faible " Entrez " de la pauvre directrice. Tu rentres et prends tout de suite état de la situation dans la pièce, dont l'atmosphère est plutôt tendue. Leo est assis sur la table surélevée de l'infirmerie, l'infirmière de l'école à ses côtés en train d'appliquer un torchon plein de sang contre son front. Ginny est debout à ses côtés, une main dans la sienne et un regard furieux fixé contre la pauvre directrice de la maternelle, qui est debout contre le mur opposé, et donne l'impression d'essayer d'être le plus loin possible d'elle.

« Bonjour, excusez-moi du retard » tu lances tout de suite à la directrice, qui hoche de la tête dans un petit sourire et semble franchement rassurée de ta présence. Ta femme, elle, ne te jette pas un regard, et tu sens que ce n'est pas le moment d'aller lui faire un petit bisou ou même de lui dire bonjour.

« Mommy ! » murmure joyeusement Leo en te voyant arriver. Il doit sentir lui aussi que ce n'est pas le moment de rigoler.

« Bonjour mon chéri » tu souris en te rapprochant de lui, observant tout de suite l'endroit où l'infirmière implique sa pression au-dessus de son œil

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » tu lui demandes, et il hoche des épaules.

« Oui, qu'est-ce qu'il s'est passé ? » reprend Ginny d'un ton acide, alors qu'elle n'a toujours pas fait acte de ta présence « Parceque ça fait une demi-heure que je suis dans cette pièce, et personne n'a eu l'obligeance de me signaler pourquoi mon fils saignait du crâne ! »

« Ce n'était qu'un accident » commence la directrice, et tu peux voir au regard assassin que lui lance ta femme que la directrice a déjà utilisé cette excuse avant et que ça visiblement pas marché « Les enfants jouaient à la balle au prisonnier en cours de sport, et Leo est retombé sur une balle »

« Retombé sur une balle ? » tu t'étonnes « Comment c'est possible ? Je veux dire il n'y a qu'une seule balle dans la balle au prisonnier traditionnelle, et - »

Ta phrase reste en suspens parceque Ginny vient de se retourner vers toi d'un coup pour te regarder pour la première fois depuis que tu es entrée dans la pièce avec un regard qui te signifie clairement que ce n'est pas le moment de discuter de sports.

« Le professeur voulait innover et jouer au dodgeball, où il y a une dizaine de balles » dit la directrice d'une petite voix « Leo a voulu sauter en l'air et est retombé au mauvais moment sur une balle »

« Et bien vous direz bravo à ce professeur de ma part pour ses excellentes idées pédagogiques » crache Ginny d'un air qui se veut tout sauf gentil, et tu te préfères te tourner vers ton fils plutôt que de regarder la pauvre directrice fondre dans ce qui semble être sa centième excuse.

« Ça te fait mal encore, Lee ? »

« Non, Mommy » dit doucement Leo, et tu lèves un sourcil en direction de l'infirmière.

« Il n'a qu'une incisure peu profonde au-dessus de l'œil. Les médicaments suffisent à lui couper totalement la douleur » te dit-elle « Ce n'est pas très grave, mais ça risque de saigner encore un moment. Le plus prudent serait de lui faire un ou deux points de suture »

« Quoi ? » demande tout de suite Ginny, qui n'a aucune idée de ce que peut être une suture, et tu lui fais signe que tu lui expliqueras plus tard, ce à quoi elle répond par un haussement d'épaules mécontent.

« Bien, on va l'emmener aux urgences alors » tu soupires en faisant descendre Leo de la table.

L'infirmière te transfère le torchon qu'elle gardait appuyé sur le front de Leo, et tu lui donnes en lui demandant de le garder bien appuyé contre son front. Tu récupères ensuite son cartable et son manteau, et tu remercies une dernière fois la directrice de sa patience avant de te diriger vers la sortie, ta femme à tes talons.

« C'est pas fini ! » lance Ginny derrière toi « Croyez-moi vous allez en entendre encore parler longtemps ! »

« Allez viens » tu souffles à Ginny, alors qu'elle est partie pour ré-engueuler la directrice pendant une heure de plus « L'hôpital Sainte-Marie est à trois rue d'ici, on peut y aller à pied »

Ginny ne te réponds rien, et fourre ses mains dans ses poches d'un air rageur. Tu es bien contente qu'elle ait pensée à mettre habits moldus au lieu de sa grande cape sorcière qu'elle porterait d'habitude, mais tu te retiens bien de lui dire. Le trajet jusqu'à l'hôpital est tendu et inconfortable, ce qui ne t'arrive usuellement jamais en présence de ta femme et de ton fils, mais Ginny est complètement furieuse, et tu sais mieux que personne que ce n'est pas le moment d'aller la relancer en essayant d'engager la conversation. Tu te contentes de garder le torchon appuyé contre le crâne de Leo, et de vérifier que ta femme vous suive bien à travers les rues moldues, puisqu'elle a décidé de marcher à dix mètres derrière vous.

Vous êtes rapidement pris en charge à l'accueil de l'hôpital, et après que tu aies rempli une fiche sur la raison de votre présence ici, vous êtes vite redirigés dans la grande salle d'attente du service pour les enfants, qui n'est rempli que de quelques parents attendant leur tour dans le silence alors que les enfants jouent au sol. Comme Leo saigne déjà beaucoup moins, tu lui donnes l'autorisation d'aller colorier un peu plus loin, avec la seule consigne qu'il garde le torchon sur sa tête, et tu t'assois à côté de Ginny sur une des chaises en plastique bleue de la salle d'attente.

Un petit coup d'œil à ta droite te signale que Ginny fulmine toujours, et tu te demandes ce que tu vas bien pouvoir dire pour la calmer. Alors que tu cherches toujours des paroles réconfortantes dans ta tête, un médecin entre appeler un des enfants arrivés avant vous, suivit presque immédiatement d'une jeune infirmière qui fait de même pour un autre, et tous les adultes présents se lèvent pour partir avec leur progéniture, vous laissant seuls dans la salle. Tu profites de ce moment de silence pour poser une main sur le genou de ta femme, mais elle bouge son genou immédiatement et tourne la tête de l'autre côté et refuse de croiser ton regard.

« Ginny … » tu soupires « Parles moi »

Elle se retourne d'un coup vers toi, les yeux pleins de rage et au bord des larmes, et tu te demandes si tu as bien fait de dire ça.

« Oh que tu veux que je te parle ? » Elle te lance, et son ton n'indique rien de bon « Alors dis-moi où est-ce que t'étais alors que j'étais en train de réconforter ton fils à l'infirmerie, alors qu'il pissait le sang et demandait où était sa Mommy, hein ? »

Sa phrase te fait l'effet d'un seau de glace qu'on aurait versé le long de ton cou, et tu déglutis un peu trop bruyamment avant de murmurer ta réponse « Je suis désolé Gin, j'étais en pleine réunion et l'infirmière m'a dit que ce n'était rien de grave alors … »

" J'ai interrompu mon entraînement, moi la capitaine de l'équipe, alors qu'on a un match capital demain, et tu oses me parler d'une simple réunion de collègues ! Tu manques pas de culot Hermione ! "

Tu frémis en entendant ton prénom dans la bouche de ta femme, parceque les rares fois où vous ne vous appelez pas par vos surnoms ou vos mon cœur et mon amour tout mielleux sont quand vous êtes en public ou vous vous disputez, et vu la fumée que tu presque voir sortir de ses oreilles tu opterais plutôt pour la seconde option.

« Mon amour … »

« Ça sera Ginevra pour toi aujourd'hui ! » Elle t'interrompt, et elle doit être sacrément énervée pour te demander de l'appeler par son prénom entier « J'en ai marre que tu mettes ton boulot avant tout Hermione ! C'est toujours le ministère et les lois et les dossiers, et tous les elfes de maison et autres créatures de la terre à protéger avant tout, mais quand ton propre fils s'ouvre la tête, tu préfères finir je ne sais quelle réunion à la con avant de venir voir comment il va ! »

Tu ouvres grand les yeux, parceque déjà Ginny - pardon, Ginevra – s'efforce toujours de ne pas jurer devant les enfants et qu'ensuite elle vient presque d'hurler dans un environnement complètement moldu ce que tu faisais comme travail, ce qui est une violation énorme du Code International du Secret Magique. Mais apparemment c'est bien le cadet des soucis de ta femme, qui s'est levée de son siège pour mieux te fusiller du regard

« Tu sais quoi, je peux même pas te regarder en face maintenant … je dois aller décompresser dehors »

Et avant que tu puisses rajouter quoique ce soit, elle sort en dehors de la salle en claquant la porte derrière elle. Wow. T'as vraiment merdé là. Ta tête retombe sur ta poitrine alors que tu laisses échapper un long soupir. Tu ne sais pas comment tu vas te tirer de son pétrin là, mais c'est sacrément mal parti.

« Mommy ? »

Tu relèves la tête, et ton regard retombe dans celui de ton fils, qui a arrêté de jouer pour te regarder d'un air inquiet. Tu te baisses tout de suite à son niveau, et va poser sa main contre le torchon ensanglanté qu'il presse toujours doucement contre son front.

« Pourquoi elle est partie Mama ? »

Tu soupires, et réfléchis un instant avant de répondre « Mama voulait aller prendre l'air dehors »

« Elle va revenir ? »

« Bien sûr, mon chéri »

« C'est parcequ'elle est énervée qu'elle veut prendre l'air ? »

Ses yeux bruns, qui sont de l'exact nuance de ceux de ta femme, plongent dans les tiens, et tu sais qu'il a compris tout ce qu'il se passait. Il est bien trop mature pour son âge ton fils, et il faut dire qu'avec les parents et les oncles et tantes qu'il a, tu te demandes parfois si malgré tous vos efforts en ce sens, il a une enfance tout à fait normale.

« Mommy, c'est de ma faute si Mama s'est énervée ? »

« Bien sûr que non, Lee ! » tu t'exclames, franchement étonnée « Pourquoi tu me demandes ça ? »

« C'est de ma faute si on est ici … » répond-il d'une petite voix « Je voulais faire exprès de rater l'école, Mommy, je te promets ! »

« Je sais mon chéri » tu ne peux pas t'empêcher de sourire, parceque Leo ne pourrait pas te ressembler plus qu'en ce moment précis – s'excuser pour avoir raté les cours – et tu penches pour embrasser ses boucles brunes « Mama n'est pas énervée contre toi, je te promets. C'est de ma faute si elle est sortie dehors »

« Ta faute, Mommy ? »

Ses yeux bruns s'agrandissent, et ton sourire aussi. Tu sais qu'à ses yeux innocents d'enfant, Ginny et toi êtes plus ou moins parfaites, et que vos disputes sont quasi inexistantes.

« Oui, ma faute » tu soupires « Mama est un peu fâchée contre moi en ce moment, et ne voulait pas qu'on se dispute ici, c'est pour ça qu'elle est sortie »

Tu as toujours pensé que dire la vérité aux enfants était important, mais ce n'est pas non plus pour ça que tu vas expliquer toute la mécanique de ton couple à ton fils aîné, qui en sait déjà largement assez comme ça. Pas besoin de l'inquiéter pour rien, surtout que si il a entendu tout ce que vous êtes dit toi et Ginny, il risque de poser encore plus de questions auxquelles tu n'as pas forcément la réponse.

« Gardes bien le mouchoir contre ton front, mon chéri » tu lui dis doucement. Tu as fini par fatiguer en position accroupie, et t'es assise sur une petite chaise à côté de la sienne, et il ne lui a pas fallu attendre trois minutes pour qu'il aille grimper sur tes genoux. Ses yeux bruns ne quittent toujours pas les tiens, et tu vois presque les rouages tourner dans son cerveau alors qu'il t'observe en silence.

« Mommy » demande-il après un petit instant de silence « J'aime pas quand Mama et toi vous êtes tristes. Ça me rend triste aussi »

Ses mots te transpercent le cœur comme mille coups de poignard, et ton visage doit trahir ton émotion puisque tu vois son expression changer, s'assombrir.

« Pourquoi tu dis qu'on est triste, Lee ? » tu essayes de demander de la voix la plus calme possible, ignorant le petit craquement au milieu de ta phrase. Leo hausse des épaules.

« Mama est énervée parcequ'elle est triste, Mommy. Elle veut pas que tu partes, et moi non plus »

« Oh, mon Leo » tu soupires, alors qu'il enfouit son nez dans ton cou « Je ne vais pas partir, jamais. Je sais que mon travail me prend beaucoup de temps, mais vous serez toujours ma priorité, tu comprends ? » Il hoche de la tête contre ton épaule, et tu continues « Toi, tes frères et ta mère, je vous aime plus que tout au monde, mais parfois Mama et moi, on est pas d'accord sur certaines choses qu'on doit faire pour être les meilleures mères possibles pour vous trois »

« Mais Mommy vous êtes déjà les meilleures ! » il proteste d'une voix indignée

« C'est gentil ça mon chéri » tu souris « Mais alors pour continuer d'être les meilleures, on doit prendre des décisions, et parfois on est pas d'accord sur ces décisions »

« C'est bizarre » dit-il en hochant des épaules « D'habitude toi et Mama vous êtes d'accords tout le temps »

Tu éclates de rire et le fait un peu sauter sur tes genoux. « Comme dit ta marraine, c'est parcequ'il y a la pluie qu'on apprécie le soleil »

Leo fait une drôle de grimace – la même que tu as vu des milliers de fois sur le visage de ta femme depuis les décennies que tu la connais – et tu le resserres contre toi. Tu lui demandes doucement si son front lui fait encore mal, mais il secoue la tête d'un air outré – ça fait pas mal Mommy ! – et tu veux rire encore qu'il est un parfait petit Gryffondor en herbe, mais la porte de la salle d'attente s'ouvre à nouveau, et ton rire s'étrangle dans ta gorge quand ta femme y rentre, et s'assoit à côté de vous sans dire un mot.

Tu veux lui dire quelque chose, tu ne sais pas vraiment quoi – n'importe quoi fera l'affaire – mais elle te jette un petit regard fatigué, et tu comprends qu'elle n'est pas prête à t'écouter. Alors tu ne dis rien, tu ravales ta fierté et tes larmes, et sans rien rajouter tu transfères Leo sur ses genoux, où ses bras viennent tout de suite l'encercler. Tu sais qu'elle a besoin d'être rassurée que votre fils va bien, même si sa blessure n'est que superficielle et qu'elle s'y connait suffisamment en chute en tout genre pour avoir vu que ça saignait beaucoup pour pas grand-chose, et pouvoir le serrer contre elle est le meilleur réconfort que tu connaisses.

Vous restez en silence comme ça pendant un long moment, chacune à éviter soigneusement le regard de l'autre, et Leo entre vous deux à discuter joyeusement de l'énorme bandage autour de la tête qu'il espère avoir pour épater ses copains – et surtout Emilie signale ta femme alors qu'il essaye comme il peut de le nier – quand un docteur en blouse blanche entre dans la pièce et appelle Leo. Vous le suivez jusqu'à son bureau, et Ginny ne t'as toujours pas dit un mot ou jeté un regard vers toi, et son manque de communication te blesse plus qu'il n'y parait – tu aurais bien besoin de son amour et de son soutien alors que le docteur sort ses pansements et ses fils à recoudre, mais tu respectes son souhait de te tenir à l'écart, tu l'as sûrement mérité.

Leo ne pleure pas quand le docteur lui donne les agrafes, contrairement à toi qui aurait bien envie de fondre en larmes, et se contente de demander joyeusement au docteur si il peut lui donner aussi un cache-œil comme les pirates – l'œil de Ginny attrape le tien à ce moment-là et vous souriez toutes les deux, mais sa main reste sur le dos de Leo et ne prend pas la tienne comme elle l'aurait fait en temps normal. Le docteur vous donne toute une liste d'instructions à suivre pour que Leo cicatrise bien – ce qui le fait tout de suite demander à voix basse à Ginny s'il va avoir la même cicatrice que tonton Harry au-dessus du sourcil – et vous serre tous les trois la main en félicitant votre fils ne s'être comporté comme un chef. Tu souris alors qu'il gonfle la poitrine, et accepte avec la joie la sucette que lui tends le médecin, et tu vois du coin de l'œil ta femme faire de même. Tu sais qu'elle est fière de lui, et du mental de champion qu'il a visiblement hérité d'elle, mais elle n'en dit pas moins, et se contente de caresser ses boucles brunes en lui demandant si sa sucette est bonne.

En sortant de l'hôpital, Leo dans les bras de Ginny, tu proposes de transplaner directement à la maison, et elle hoche la tête, visiblement toujours décidée à rester muette. Elle te transfère Leo – tu es meilleure au transplanage avec passager qu'elle – et tu lui dis de bien t'accrocher à toi avant de vous envoyer tous les deux dans la zone de transplanage de votre maison, le palier d'entrée.

Le transplanage en tant que passager n'est agréable pour personne, encore moins pour un enfant, et Leo est tout vert quand tu poses tes pieds au sol, visiblement prêt à rendre son petit-déjeuner.

« Respire à fond, Lee » tu lui conseilles en le posant au sol. Ginny s'agenouille tout de suite à ses côtés, et lui frotte le dos doucement, jusqu'à ce que le mal passe.

"Ça va mon chéri ? » demande-elle

« Oui Mama ! J'ai même pas eu mal » sourit-il fièrement, et elle passe une main dans ses cheveux.

Tu te relèves, et c'est là que tu remarques le hibou brun qui attends sagement devant la fenêtre, une lettre à la main. Tu vas lui ouvrir et le laisse rentrer, lui enlevant son message au passage. C'est une lettre d'Harry – il faudra que tu lui demandes d'où il a eu cet hibou que tu ne reconnais pas, tiens – qui te dit que Luna a bien récupérés les jumeaux, et qu'ils seraient ravis de les garder passer la nuit Square Grimmaud, si vous êtes d'accord bien sûr.

Tu décides de montrer la lettre à Ginny – sans rien dire puisque ça semble être devenu la loi du silence ici – et elle lit la lettre rapidement, avant de te la rendre en hochant la tête. Tu penses que tu n'as pas été dans la même pièce qu'elle sans lui parler comme ça depuis au moins dix ans, et tu vas chercher de quoi écrire une réponse dans ton bureau en te disant que tu préfèrerais encore qu'elle te crie dessus comme tout à l'heure plutôt qu'elle t'ignore totalement comme elle le fait là.

Tu écris vite une lettre de remerciement à Harry et Luna et propose de venir chercher les jumeaux le lendemain matin, puis retourne dans le salon attacher le message à la patte du hibou qui attend sagement sur le dossier d'une chaise, et le laisse repartir par la fenêtre.

« Je vais aller coucher Leo » dit Ginny derrière toi, et tu te retournes pour la voir avec un Leo complètement assoupi dans ses bras, les antidouleurs ayant finalement eu raison de lui.

« J'arrive » tu lui réponds, et elle hoche de la tête, parcequ'elle a beau être complètement furieuse contre toi, le coucher de vos enfants est quelque chose de sacré, et vous vous êtes promis il y a des années de toujours le respecter, même si vous étiez fâchées au point de ne plus vous parler. Vous essayez en général de ne pas vous engueuler devant les enfants de manière générale, mais personne n'est parfait, et au moins aujourd'hui vous avez réussi à limiter les dégâts à Leo seulement.

Tu prends le temps d'aller enlever ton manteau, de poser ta mallette de travail dans ton bureau et le cartable de Leo dans la cuisine, et de te laver les mains avant de monter dans la chambre de Leo, que ta femme a mis en pyjama et couché dans son lit, et qui dort déjà à poings fermés. Ginny, qui s'était assise sur le côté de son lit, se décale quand elle te voit entrer et te laisse assez de place pour que tu puisses te pencher embrasser ton fils sur le front.

« Dors bien mon Lee » tu lui chuchotes comme chaque nuit « Je t'aime pour toujours » Tu caresses une dernière fois ses boucles brunes, en tout point semblables aux tiennes, et liasse tes doigts encercler un instant le pansement qui recouvre son œil avant de te relever, et de laisser ta femme dire ses au-revoir en paix.

« Bonne nuit, Nounours » tu l'entends dire derrière toi, et tu ne peux pas empêcher ton cœur de doubler de volume dans ta poitrine quand tu l'entends lui souffler le surnom qu'elle lui donne depuis qu'il est né. Tu la regardes depuis le palier border Leo et le regarder dormir un instant avant d'éteindre les lumières et de sortir de la chambre en fermant la porte derrière elle. Elle te jette un regard que tu n'arrives pas à décrypter et s'éloigne dans le couloir, et tu la suis, un peu désemparée.

Elle va jusqu'à votre chambre, et s'assoit sur le bord de votre grand lit, alors que tu décides de rester sur le palier, et c'est quand elle commence lentement à se démaquiller que tu brises enfin le silence.

« Ginny … » tu soupires, et elle cesse qu'elle fait, sans pour autant se tourner vers toi « On peut parler ? »

« J'ai pas la force d'encore m'engueuler avec toi, Hermione » Sa voix est ferme, mais lacée d'émotions, et tu sais qu'elle est calmée, mais visiblement heurtée

« Alors on qu'à pas s'engueuler » tu suggères d'un ton calme « Ecoutes, je suis vraiment désolée d'être arrivée en retard pour chercher Leo, mais c'était qu'un petit accident, et Leo va bien. Je ne voulais pas te laisser toute seule, je m'excuse vraiment pour ça mon amour » Elle ne répond pas, et comme elle est assise de son côté du lit et te tournes le dos, tu ne peux pas voir son visage et décrypter ses expressions comme tu as l'habitude de faire depuis des années « Je te demandes de m'excuser d'avoir voulu finir la réunion alors que j'aurai du venir directement à l'école » tu insistes, et ta voix craque un peux « Je te promets que je ne recommencerai pas »

« Comment tu peux dire une chose pareille ? » Elle répond, et sa voix n'annonce rien de bon « A ce que je sache, tu pourrais recommencer dès demain »

« Non » tu protestes « Je te promets que non. Je réduirai mes journées, si c'est ce que tu veux »

« Je ne te demande pas de couper tes horaires, ou de changer de travail, juste de savoir où sont tes priorités »

« Elles sont avec toi » tu dis doucement « Comme elles l'ont toujours été »

« Vraiment ? » elle te répond avec une violence que tu ne reconnais pas « C'est pour ça qu'il a fallu que ton fils s'ouvre le crâne pour que tu comprennes qu'il y a un problème ? »

Ses mots te font mal, tellement mal que tu dois prendre un pas de recul, comme pour t'éloigner d'elle et de ses mots, que tu sais vrais, mais que tu refuses d'entendre.

« Tu ne penses pas que ce que tu dis … » tu soupires. Ta main va aller s'agripper à ta poitrine, là où bat ton cœur si fort qu'il te fait mal

« Bien sûr que si ! » elle crie, et elle s'est tournée vers toi assez longtemps pour que tu vois la colère déformer ses traits « Bien sûr que si, que je le pense »

Tu crois qu'elle va se rapprocher de toi, mais à ton étonnement elle se retourne, et pose son front contre la paume de sa main.

« Je t'ai toujours soutenue dans ton travail, parceque c'est ce qui te rend heureuse, mais ça ne peut plus continuer comme ça Hermione. Les enfants en souffrent, j'en souffre, et toi aussi … »

« Je vais changer, je te promets que je vais changer » tu répètes encore et encore. Tu veux l'approcher, tu veux tellement la prendre dans tes bras, mais tu sais qu'elle est heurtée, et qu'elle n'a pas besoin de ton toucher en ce moment.

« Je veux te croire Hermione, vraiment je veux. Mais ça fait des années que tu me chantes la même chanson, et j'ai dû mal à continuer à croire que tu vas changer »

Tu vois ses épaules sursauter étrangement, et tu comprends qu'elle pleure silencieusement. Tu te détestes en ce moment – toi qui a promis de l'aimer pour toujours, c'est toi qui est la source de ses souffrances, et tu mériterais mille punitions pour avoir trahi ton serment.

« Ginny … » tu murmures. Elle ne se retourne toujours pas – oh comme tu aimerais qu'elle se retourne, qu'elle te regarde à nouveau, qu'elle te pardonne.

« Je t'aime Hermione, mais là c'est trop. Je ne peux pas continuer comme ça … Il faut qu'on prenne un break, pour le bien de cette famille »

Le mot est un coup de poignard en plein cœur. Tu n'arrives pas à y croire, ça ne peut pas t'arriver, pas à toi, pas à vous. Ta bouche s'ouvre mais tu as comme perdu totalement l'usage de la parole et bredouille quelque chose d'incompréhensible

« Tu veux … tu … »

Tu n'arrives pas à prononcer les mots. Tes genoux flanchent et tu retombes lourdement sur le lit. Le bruit alerte Ginny, qui se retourne et dès qu'elle te voit, accoure tout de suite à tes côtés.

« Hermione ! »

Ton cœur bat la chamade dans ta poitrine, mais tu ne te préoccupes pas de lui – tu ne penses qu'à ce que ta femme vient de dire. Un break. Qu'est-ce que ça veut dire un break ? Elle veut se séparer … de toi ? Tu sais que tu la poussée à bout avec tes horaires de travail effrénés et le peu de temps que vous vous êtes vues ce mois-ci, mais jamais tu n'aurais pensé en arriver là.

« Hermione ! »

Tu prends des grandes respirations, mais ce qui te ramène vraiment à la réalité sont les mains qui viennent se poser sur tes joues et le regard inquiet de Ginny sur toi.

« Respire doucement mon cœur ! Qu'est-ce qu'il se passe ? » te dit-elle précipitamment, et tu attends d'être un peu calmée pour poser ton front contre le sien, profitant d'un moment que tu n'auras peut-être plus l'occasion de vivre.

« Tu veux … un break de nous ? »

« Quoi ? Non ! Pourquoi je dirai une chose pareille ? »

Tu vois de la confusion passer dans ses yeux quand tu recules la tête pour la regarder, et quand elle comprend ce à quoi tu pensais, elle ouvre grand ses pupilles.

« Hermione je t'aime, tu sais bien que je te quitterai jamais ! » proteste-elle avec véhémence, et tu n'as jamais été aussi rassurée de quoi que ce soit de toute ta vie. Tu reposes ton front contre son épaule, et aussitôt ses mains se glissent dans tes cheveux et dans le creux de tes reins, alors qu'elle te berce doucement contre elle. Tu t'accroches à elle comme à ta vie, comme si tu avais failli perdre la meilleure chose qui te soit arrivé de ta vie et qu'elle venait de te filer entre les doigts. Tu pourrais jurer à cet instant que tu ne la laisseras jamais repartir.

« Tu ne pensais pas au divorce ? »

« Bien sûr que non ! Je suggérerais que toi et moi on pose des congés pendant une semaine et qu'on parte en vacances en famille tous les cinq … Tu travailles tellement en ce moment que je pensais que tu avais besoin de faire une pause, et ça me manques beaucoup trop de ne passer tout le temps libre que j'ai avec toi »

Tu soupires de contentement, et tu sens des larmes dévaler tes joues, mais tu es si heureuse que tu es sûre qu'aucun Crucio ne pourrait t'atteindre maintenant.

« Tout ce que tu voudras mon cœur » tu murmures. Ses doigts tracent des cercles et des dessins dans ton dos, et tu es si proche d'elle que tu peux compter chacun des battements de son cœur. Tu pourrais rester tout l'éternité comme ça.

« Comment tu as pu croire ne serait-ce qu'une seconde que je pourrai me passer de toi … » elle chuchote dans tes cheveux « Je ne serai rien sans toi, mon cœur, rien du tout »

Tu relèves la tête vers elle, et ton cœur se brise une deuxième fois devant les larmes qui teintent ses joues. Tu passes doucement ta paume dessus pour les effacer, et te penche doucement pour embrasser ses pommettes et son front.

« Je suis tellement désolée Gin … Je me suis laissée déborder par toutes ces réunions et ces dossiers » Tu continues à passer ta paume et tes doigts sur son visage, retraçant les lignes et encerclant les taches de rousseur que tu y trouves « Je passe beaucoup trop de temps au ministère, et pas assez avec vous ici, je le sais bien. J'ai passé ma vie à vouloir défendre tout le monde et me battre pour des injustices, mais j'aurai dû commencer par m'occuper de ma famille … Je devrais peut-être tout envoyer balader, ils ont pas si besoin de moi que ça au final »

« Non » Elle te sourit tendrement, et ses mains qui étaient dans ton dos remontent attraper les tiennes, et mélanger vos doigts « Ne t'excuse pas pour ce que tu as accompli, mon cœur. Tu as fait tellement, pour le monde sorcier et les moldus, pour nous tous et pour nos enfants … C'est pour tout ce que t'as réussis à faire que je suis si fière de toi. »

Tu baisses la tête en rougissant, mais ses doigts effleurent ton menton, et le lèvent doucement pour que ses yeux se plongent à nouveau dans les tiens

« Je pense juste que toi et moi, on s'est un peu perdues entre nos carrières et nos vies de famille, et qu'il faut qu'on réapprenne à re-balancer le tout comme on y arrivait avant »

Tu hoches de la tête, avant de la reposer sur son épaule « Par exemple aller chercher plus souvent les enfants à l'école ensemble » tu proposes « Et profiter qu'ils n'ont pas encore cours les après-midis pour faire une sortie de famille au moins une fois par semaine »

« T'as raison » approuve-elle tout de suite « Il faut profiter d'eux un maximum avant qu'ils partent à Poudlard, et qu'ils ne rentrent plus que deux ou trois fois par an chez leurs vieilles mères … »

« Ils grandissent trop vite » tu soupires, et tu sens ton front se soulever contre son épaule alors qu'elle les hausses toutes les deux « Et oui, plus que quelques années, et ils seront des ados difficiles qui nous reprocheront tout un tas de trucs, et on regrettera le temps où ils étaient des petits anges innocents »

« Leo pense toujours qu'on est les meilleures mères du monde » tu souris, et elle éclate de rire.

« C'est pas ce qu'il a dit hier soir quand je voulais qu'il finisse ses épinards ! »

« Tu parles … » tu soupires dans un demi-sourire « Il t'admire tellement … Je me demande parfois si je suis le quart de la bonne mère que tu es »

« De quoi tu parles ? » s'étonne-elle tout de suite « Bien sûr que tu es une bonne mère, mon cœur, je n'aurai choisi personne d'autre que toi pour élever mes enfants avec moi »

Tu entends la sincérité dans sa voix, mais détournes quand même la tête. « Quand je rentre le soir, et je te vois avec les garçons en train de rire et de jouer, ils ont l'air si heureux, si contents … Je ne sais pas si que je suis capable de leur donner autant, moi. Et je me dis que je ne te mérite pas, je ne mérite pas tout ce que tu me donnes »

« Hermione » Sa main plonge dans tes cheveux pour relever doucement ta tête « Bien sûr que tu es une bonne mère, n'en doutes jamais mon cœur. Tu t'occupes bien mieux d'eux que moi, et ils t'aiment tout autant, je te le jure. Si de nous deux, il y en a une qui ne mérite pas l'autre, c'est clair que c'est moi »

Tu veux protester bien sûr, mais elle pose un doigt sur ta bouche et t'empêche de continuer en souriant légèrement.

« Je sais que je suis égoïste de te vouloir pour moi toute seule alors que le monde sorcier a besoin de toi aussi, mais je ne peux pas m'en empêcher. Ton avenir est bien plus grand que le mien Mione, et je ne veux pas être celle qui te retiendra en arrière quand on te fera la proposition d'être Ministre de la Magie, ou représentante de l'Angleterre au Conseil des Sorciers. Je ne veux pas que tu regrettes un jour de ne pas avoir accompli tout ce que tu aurais pu accomplir, parceque ta pauvre petite femme anciennement joueuse de quidditch et désormais à la retraite t'aura mis des bâtons dans les roues. »

Tu lui jettes un regard inquiet, mais ne trouves pas d'aversion sur son visage, juste la pure honnêteté qu'elle emploie toujours avec toi.

« Tu penses vraiment ça ? »

Elle répond par une petite moue. « Mon bonheur passe par le tien, mon ange. Je me sens hypocrite, parceque je voudrais que tu te passes plus de temps avec moi et les garçons, mais je sais que tu adores ce que tu fais, et que je devrais toujours te pousser encore plus vers l'avant. Je suis extrêmement fière de ta carrière, mais j'ai l'impression d'être le frein qui t'empêche d'aller de l'avant au lieu d'être l'épouse supportive que je suis censée être »

« Mais tu l'es » tu insistes « Tous les jours. Je ne serai jamais arrivée là où j'en suis dans ma carrière aujourd'hui sans ton soutien, tu le sais ! »

« C'est vrai ? »

« Bien sûr » tu souris « Je ne pourrai pas être plus comblée dans ma vie professionnelle ou dans ma vie privée, et c'est exclusivement grâce à toi »

« Je veux bien te croire … » elle commence d'une petite voix « Mais je veux que tu me promettes quelque chose »

« Dis-moi » tu murmures

« Je veux que tu me promettes d'essayer de mieux jongler entre ta vie de famille et ton travail. Ça veut dire que tu vas essayer d'avoir une meilleure vie de famille, mais qu'en même temps, tu ne refuseras aucune promotion ou offre de travail qui t'intéresse, même si ça prend sur ton temps de famille »

« Tu veux que je te promettes de passer encore plus de temps au ministère si on me le propose ? » tu t'étonnes

« Je veux que tu me promettes de continuer à rester heureuse, sans avoir à choisir entre ta carrière ou ta famille »

« Je te promets »

Elle sourit, et se penche vers toi pour t'embrasser – enfin – et après la folie de toute cette journée, c'est à ce moment- là que tu sens le plus chez toi. Tu mets tous les excuse-moi et les je t'aime que tu peux dans tes baisers, et quand elle commence à sourire contre tes lèvres, tu sais que tu es pardonnée.

« Je déteste quand on s'engueule » elle soupire, les yeux fermés et le front appuyé contre le tien « Et on a failli inclure Leo dedans en plus »

« Il devient trop intelligent » tu grognes « Il comprend tout ce qu'on dit maintenant »

« Et les jumeaux répètent tout à tout le monde, impossible d'avoir des secrets avec eux … »

« Et dire que tu en veux encore un … comme si on avait pas assez de mal avec trois »

Ses yeux pétillent tout de suite, comme à chaque fois que tu évoques l'éventualité d'un éventuel futur bébé, et tu roules presque des yeux devant son excitation

« Ça sera parfait ! Quand j'aurai fini de jouer avec les Harpies, Leo sera assez grand pour nous aider, et j'aurai tout le temps qu'il faut pour notre quatrième bébé parfait ! »

Tu fais semblant de rouler les yeux alors qu'elle continue à parler avec enthousiasme de la future addition à votre petite famille, mais intérieurement, tu te dis qu'elle sera la femme enceinte la plus parfaite qu'il soit. Ta tête repose contre son épaule dans un soupir de contentement, et alors que ses bras reviennent entourer ta taille, tu te demandes ce que tu as bien pu faire d'extraordinaire dans une autre vie pour mériter Ginny.