Il y a dû avoir un bug la semaine dernière sur le site parceque moi non plus j'ai pas reçu de mail après avoir posté le nouveau chapitre … j'espère que ça ira pour ce petit chapitre bonus.

Juste un petit mot pour répondre à Link02 ( déjà merci beaucoup pour tes reviews elles me font toujours super plaisir ! ) : Ça tombe bien que t'ai aimé le côté interview du chapitre précédent, vu ce qui arrive prochainement … Je dis ça, je dis rien XD

Ce que Patronus avait suggéré c'était un chapitre sur le match des Légendes qu'évoque Ginny dans son interview, et il arrive bientôt ! J'ai aussi (encore) un match des Harpies prévu, alors je me mettrais au match d'Angleterre après, promis ! Le chapitre du POV de Molly est en cours,d'écriture et pour le POV d'Hermione, je veux bien essayer mais j'ai un peu peur de faire la même chose que ce que j'avais fait du POV Ginny … Par contre je dois avouer que je me rappelle plus du tout d'où vient le jour où Hermione fut plus effrayante que Voldemort et Ombrage réunis …


Here Comes the Sun – The Beatles

Ginny tournait en rond come une lionne dans sa cage depuis maintenant dix minutes quand Hermione lui attrappa la main, la forçant à interrompre ses mouvements effrénés pour la regarder dans les yeux « Assis toi, mon amour, ça va être à nous bientôt »

Ginny jeta un regard angoissé à la porte blanche, qui restait fermée, et alla s'assoir à côté de sa femme.

« Lis un magazine, ca va te détendre » suggéra la brune, seulement pour se ramasser un regard noir de la rouquine.

« Mais enfin pourquoi tu stresses comme ça ? T'as connu bien pire avec toutes les fois où je t'ai récupéré à l'infirmerie ou à Sainte-Mangouste … »

« Facile à dire de ton point de vue » grogna Ginny « T'as passé ton enfance dans un cabinet de dentistes, c'est le retour aux sources pour toi ! »

Hermione roula des yeux « Tu crois pas que t'exagères ? »

Ginny fit une petit regard effrayé de souris face au chat et se blottit contre Hermione, qui par automatisme passa un bras autour de ses épaules.

« C'est qu'un petit contrôle de routine, pas l'arrache de tes dents de sagesse à vif quand même ! »

« Oui ba pour ça merci, j'ai déjà donné » soupira Ginny en frissonnant « Les dentistes sorciers sont peut-être rapides et efficaces mais nom d'un Croup ce que ça fait mal … »

« C'est pour ça qu'on va chez mon dentiste à moi » sourit Hermione « Je le connais depuis des années, il est très doux tu verras »

« T'allais pas chez tes parents ? »

« Non, mon père était chirurgien orthodontiste, il ne faisait que des opérations spéciales, et ma mère était spécialiste des enfants, elle a arrêté de s'occuper de moi après mes quatorze ans … Ce qui tombe bien d'ailleurs parceque si un autre dentiste avait remarqué que mes dents avaient raccourci toutes seules, il se serait peut-être posé des questions … »

« Il est bien celui là, alors ? » demande Ginny d'une voix inquiète

« Mais oui … Tu sais bien que je vais chez lui depuis des années, c'était un collègue de mes parents. Leo l'adore en plus, il est génial avec les petits » dit Hermione en roulant des yeux

« Tu crois que … il va sortir sa perceuse, là ? »

« Sa perceuse ? Qui c'est qui t'as raconté ça, Harry ? »

Ginny hocha de la tête timidement, et Hermione soupira qu'elle allait massacrer son imbécile de frère. « Je te promets que ça fera pas mal, mon amour »

« Et il utilisera pas sa perceuse ? »

« Aucun dentiste au monde n'utilise de perceuse, Gin … Et puis comment tu sais ce que c'est déjà, une perceuse ? »

Ginny n'eut jamais le temps de répondre, puisque la porte s'ouvrit sur une petite vieille dame, qui les salua poliment avant d'aller s'asseoir sur le canapé en face d'elles.

« Lis un magazine, je te promets que ça va aller » chuchota Hermione avant de retourner aux papiers qu'elle lisait – un dossier urgent sur les conflits à régler avec un groupe de centaures sauvages qui faisaient des siennes dans une fôret du Pays de Galles.

Ginny soupira un bon coup, pour le principe, et se saisit d'un des magazine disposés sur la table basse devant elle. Elle feuilleta trois pages avant de se rendre compte que ça ne servait pas à grand-chose pour diminuer son stress, et qu'en plus elle ne connaissait pas un seul de ces moldus photographiés et interviewés dans la revue.

« C'est qui lui, Mione ? »

« Montres voir ? » Hermione attrapa le magazine que lui tendait sa femme pour y jeter un coup d'œil « C'est George Harrisson » sourit-elle « Mais il est mort en 1998 … »

« En 1998 ? Mais alors … »

« Non, rien à voir » interrompa vite Hermione, qui savait parfaitement que sa femme avait associé l'année à celle de la Bataille de Poudlard « Il faisait parti des Beatles, tu sais ? Les vieux disques de mes parents qu'on écoute parfois à la maison »

« Lesquels ? » demande Ginny, les yeux grands ouverts.

Hermione jeta un coup d'œil rapide à Leo, qui est sagement assis par terre à lire une bande dessinée, et à leur petite voisine, qui paraissait plongée dans sa revue, avant de se pencher vers sa femme pour chantonner She Loves You dans son oreille, ce qui fit sourire Ginny jusqu'aux oreilles.

« Yes she does » sourit la rousse vers sa femme, et Hermione déposa un baiser contre sa joue.

« T'es rassurée maintenant ? » demande doucement Hermione, et Ginny haussa des épaules « Même ton fils est moins stressé que toi, quand même … »

Leo n'avait en effet pas l'air plus inquiet que ça, et contrairement à Ginny, s'était même réjoui à l'idée d'aller chez le dentiste, clamant que le docteur Muller lui donnait toujours une sucette après les consultations, et qu'il aimait bien toutes les pinces et les roulettes qu'il utilisait pour contrôler ses dents.

« Ca va Nounours ? » lança Ginny vers Leo, qui leva la tête pour sourire vers ses mères.

« Je pourrai passer en premier, Mama ? » demanda le petit garçon, tout sourire

« Bien sûr » répondit vite Ginny

« Ta mère voulait y aller d'abord, mais elle te laisse sa place avec joie » rajouta en riant Hermione, sous le regard noir de sa femme.

" Il est très mignon votre fils " sourit gentiment la petite vieille à Ginny, en désignant Leo qui s'était remis à lire sagement sa bande dessinée aux pieds d'Hermione " Il vous ressemble beaucoup "

A ces mots, Ginny sourit de toutes ses dents, mettant un instant de côté son stress du dentiste. Il est vrai qu'à part les cheveux bruns et bouclés d'Hermione, Leo avait récupéré beaucoup de ses traits - le même menton, le même nez, les mêmes tâches de rousseur, et Ginny adorait quand on le lui signalait.

" Merci " dit elle fièrement " Mais il a aussi hérité des cheveux de ma femme "

Les yeux de sa petite interlocutrice se plissèrent un moment et passèrent de Ginny à Leo, puis à Hermione, à qui le petit garçon venait de demander une question sur un mot difficile qu'il n'arrivait pas à lire.

" Comment ? " demande elle d'une petite voix

" Oui " enchaîna joyeusement Ginny, trop contente de la diversion qu'elle lui offrait et toujours prête à crâner sur sa famille " C'est elle qui l'a porté pendant neuf mois, alors c'est normal qu'il ait hérité de ses cheveux, mais mes gênes à moi sont tenaces, ce qui explique les tâches de rousseur ! "

Heureusement pour la petite vieille, qui était de plus en plus perdue, Hermione qui avait entendu la dernière phrase se releva vite et vola au secours de Ginny, qui sans le savoir venait sans doute de révéler son appartenance au monde sorcier à sa voisine de siège.

" Nous avons utilisé un donneur roux " dit elle précipitamment, et la petite vieille poussa un ah compréhensif.

" Mais non -" commença à dire Ginny mais un regard noir de sa femme et un coup de pied dans le tibia la réduisit au silence. La petite voisine sourit une dernière fois et se saisit d'un autre magazine sur la table basse pour se plonger dans une lecture .

" Pourquoi t'as dit ça ? " chuchota Ginny à sa femme, qui pria tous les dieux que la petite vieille était sourde, ou du moins ne les espionnait pas.

" Tu sais bien que la potion Thunderstone n'existe pas chez les moldus " chuchota elle en retour " Seuls un homme et une femme peuvent avoir un enfant pas ensemble, pas deux femmes. "

" Oh " dit Ginny d'un air déçu '" Mais attends !" dit elle beaucoup plus fort, et Hermione du à nouveau lui faire les gros yeux pour lui imposer la discrétion " Ça veut dire qu'ici, Leo n'est pas considéré comme mon fils ? "

" Comme ton fils biologique non. Ou pas comme le mien, ça dépend ce que croient les gens "

« C'est triste »

« Mais c'est pas vrai » dit Hermione en haussant des épaules « Et puis même si ça l'était, il n'y a qu'à jeter un coup d'œil à Leo pour voir que c'est ton fils »

Ginny baissa les yeux vers Leo, qui riait à voix haute devant son bouquin, et sourit tendrement.

« Tu trouves ? »

« Ça fait des années que je te le dis » sourit Hermione « Il a ton caractère, ça c'est sûr … Toujours prêt à courir partout ou à vouloir escalader les meubles »

« A ce jeu-là, les jumeaux sont pire que lui »

« Alors eux, c'est toi tout craché … Je me demande comment Ron s'en sort avec les trois, tiens »

Les jumeaux qui n'avaient que des dents de lait à l'heure actuelle et n'avaient donc rien à faire chez le dentiste, étaient actuellement chez Ron et Katie - enfin surtout chez Ron puisque Katie était de garde ce weekend-là. Elles avaient hésité à le laisser seul avec trois enfants – Ben et Alex plus Lydia, la fille de Ron et Katie, mais le grand rouquin leur avait promis qu'il s'en sortirait très bien, et que ses neveux lui manquaient en plus.

« Si tu veux, je peux aller voir si la maison est pas en feu, et puis on sera pas de deux pour surveiller les trois petits monstres » tenta Ginny, mais Hermione fronça des sourcils.

« Bien essayé chérie, mais j'ai mis des mois à te réserver ce rendez-vous et tu n'y échapperas pas »

Ginny croisa des bras en soupirant, ce qui fit rire Leo et sourire Hermione.

« Famille Granger ? » appella soudain une voix depuis l'ouverture de la porte, et Hermione et Leo se levèrent d'un coup ensemble, alors que Ginny s'enfonçait dans son fauteuil.

« C'est nous ! » sourit Hermione, en forçant Ginny à se lever aussi en lui tirant le poignet.

« Le Docteur Muller vous attend » sourit l'infirmière

« Moi d'abord ! » cria Leo en se précipitant dans le couloir, alors que l'infirmière serrait la main de ses mères en souriant. Hermione dit au revoir à la petite voisine en passant, et entraîna Ginny qui prétextait avoir oublié son sac dans la salle d'attente vers le cabinet du docteur.

« Hermione, quel plaisir de vous revoir ! » sourit tout de suite le docteur Muller, qui était un petit bonhomme chauve avec un petit bouc gris, un peu trappu et qui ressemblait d'ailleurs étrangement au docteur Kehoe, le médecin personnel des Harpies « Et vous devez être Ginvera ! »

Ginny serra la main du dentiste dans un petit sourire forcé - sous le regard moqueur d'Hermione - et alla s'asseoir dans une des chaises en face du bureau.

« Je crois savoir qu'on commence par Monsieur Granger aujourd'hui » sourit le docteur à Leo, qui était déjà assis dans le fauteuil et regardait avec attention les différents outils qu'avait sorti.

« C'est moi ! » sourit Leo en battant des mains.

« On va aller voir ça » sourit le dentiste en enfilant ses gants « Ouvres bien la bouche, Leo »

Le petit garçon ouvrit dans la bouche dans un grand aaaah, et le docteur se pencha vers lui pour l'examiner de plus près, sous le regard inquiet de Ginny qui devenait de plus en plus blanche. Hermione finit d'ailleurs par donner sa main à sa femme pour qu'elle se distraie un peu en la serrant, et le regretta immédiatement lorsque Ginny lui broya la main de toutes ses forces.

« Tout ça me parait parfait » sourit le docteur Muller en abaissant son masque « Tu prends bien soin de tes dents, c'est très bien mon grand »

« Merci docteur ! » dit fièrement Leo « C'est Mommy qui m'a dit qu'il faut bien se laver les dents sinon elles deviennent toutes jaunes et après elles tombent »

« Elle n'a pas tout à fait tort ! » rit le docteur « D'ailleurs ça va être son tour. Tu t'en es très bien sorti, tu peux aller prendre ta sucette ! »

Leo sauta du fauteuil pour aller chercher une sucette sur le bureau du docteur, tandis qu'Hermione prenait sa place dur le siège incliné, et il alla tout de suite grimper sur les genoux de la rousse, qui le serra contre elle comme si il revenait d'un champ de bataille.

" T'as vu Mama, j'ai été sage et j'ai eu ma sucette !"

" T'as eu mal ? " demanda discrètement Ginny – pas assez pour que sa femme sur le fauteuil ne l'entende pas et ne roule pas des yeux et murmurant qu'elle était impossible.

« Non Mama, j'ai rien senti ! » dit Leo en hochant de la tête « Tu veux de ma sucette ? »

Les yeux de la poursuiveuse passèrent vite de la sucette au siège de torture où était allongé sa femme, et elle nia de la tête en soupirant.

« Tout ça me parait pas trop mal » observa le docteur Muller après cinq minutes d'examens « Je vais quand même vous faire un petit détartrage rapide, par acquis de conscience »

« Un quoi ? » lança Ginny derrière lui, mais Hermione lui fit un petit signe de la main pour signifier que ce n'était rien de grave ou douloureux.

« Vous êtes prêtes, Hermione ? »

Hermione, qui avait des doigts et des fils de partout dans la bouche, prononca apparament son accord, et le docteur Muller replaça son masque avant de se saisir des ses instruments de torture.

« Alors on y va ! »

Hermione avait bien fait d'interdire à Ginny de venir au cabinet avec sa baguette, parcequ'elle aurait très certainament assommé le dentiste au moment où il se mit à faire tourner sa fraise dans la bouche de sa femme. Au lieu de ça, Ginny elle se contenta de serrer son fils contre elle, et de murmurer des menaces plus ou moins violentes contre le docteur Muller, ce qui faisait bien rigoler Leo.

La torture – passive – d'Hermione s'arrêta au bout de cinq minutes, qui avait bien entendu parues interminables à Ginny, et le docteur Muller la fécilita évidemment de l'état remarquable de ses dents.

« A vous, Ginevra » sourit-il ensuite à Ginny, qui était ravie qu'il ait fini de tourment sa femme, mais beaucoup moins d'apprendre que c'était son tour.

« Ah oui mais … » commenca à bégayer la joueuse « C'est-à-dire que … on a pas euh … un rendez vous pressant, chérie ? »

« Je vais finir par croire que vous avez peur de moi ! » rit le docteur « Allez, hop ! Sur le fauteuil »

Après avoir laissé sa place à Hermione – qui n'avait pas manqué de lui faire les gros yeux au passage - Ginny traina ses pieds vers le fauteuil du pas le plus dramatique qu'elle pouvait, avant de s'y assoir dans un grand soupir et de regarder le docteur avec des yeux de chiens battus.

« Ouvrez bien grand » demanda le dentiste, et Ginny laissa une toute petite fente d'ouverture entre ses deux lèvres.

« Plus grand madame Granger … » dit le docteur d'une voix qui cachait peu son amusement « Encore un peu … encore … voilà, ne bougez plus ! »

Ginny ferma les yeux en se laissant trifouiller les dents par le dentiste, priant tous les dieux qu'elle connaissait qu'il n'utiliserait pas son espèce de roulette sur elle, tandis qu'à l'autre bout de la pièce, Hermione elle priait pour que Ginny ne morde pas le pauvre docteur Muller dans un moment d'égarement.

« Et voilà ! » sourit le docteur en se relevant, à peine cinq minutes plus tard

« C'est tout ? » s'étonna la rouquine

« C'est tout » sourit le dentiste « Je vois que votre femme vous a très bien formée niveau hygiène et entretien, je n'ai rien à faire de plus que vous recommandez de continuer à vous brosser les dents trois fois par jour, et de vous passer du fil dentaire »

Ginny sauta vite du fauteuil et alla se réfugier près d'Hermione, où Leo sauta tout de suite dans ses bras.

Quelques formalités et au revoir plus tard, les trois Granger était dehors, Ginny avec un bras autour d'Hermione et Leo sur les épaules, à sucer fièrement sa sucette comme si elle venait de terrasser un Boutefeu Chinois.

« Tu vas, ça servait à rien de s'inquiéter » lança même elle à Leo

« Mais c'est toi qui voulait pas y aller, Mama ! »

« Moi ? » s'écria Ginny de la voix la plus fausse possible « Jamais de la vie ! »

« Très bien, alors tu seras ravie de savoir que pendant que tu volais une sucette sur le bureau du docteur, j'ai pris rendez-vous pour l'an prochain » sourit narquoisement Hermione.

Ginny n'avait entendu quelque chose de plus terrifiant de toute sa vie.