WOOOOW 100 Reviews ! Pour fêter ça, petit chapitre bonus !
Je voudrai en profiter pour remercier tous ceux qui ont favorisé/follow/reviewé ATAOY depuis le début – sans vous on en serait pas à 56 chapitres aujourd'hui alors MERCI. Vraiment.
Sweet Child O' Mine - Guns N' Roses
« Hermione ? »
Pas de réponse. Je claque la porte derrière moi et enlève vite mes chaussures, me souciant peu du fait qu'elles traînent n'importe comment, au risque qu'elle m'engueule plus tard.
« Ma chérie, t'es là ? »
Toujours rien.
C'est étrange, parceque je sais qu'elle devrait être rentrée normalement, je sais qu'elle avait libéré son après-midi. Je hausse les épaules et me dit qu'elle n'a sûrement pas entendu mes appels, et de toute façon si elle est là je la trouverai vite dans notre petit appartement. Je vais dans la cuisine en sifflotant, prête à me faire un petit sandwich pour combler le petit creux que crée toujours l'entraînement, quand j'entends un drôle de bruit qui semble venir de notre chambre.
Intriguée, je sors ma baguette et approche doucement. La porte est entrouverte, et je la pousse du bout du pied – mes réflexes des rondes de nuit à Poudlard l'année de la guerre sont toujours avec moi quoique je fasse – et passe la tête dans l'ouverture.
Hermione n'y est pas, mais je remarque des tas de sacs plastiques disposés un peu partout sur le lit et au sol, ce qui est bizarre puisque les sacs plastiques ne sont guère utilisés dans le monde sorcier – on a bien d'autres moyens pour transporter des objets. Hermione a dû aller traîner chez les moldus et faire des courses …
« Hermione ? »
Le faible bruit recommence, cette fois venant de la salle de bain et me précipite, baguette à la main et prête à en découdre avec un éventuel agresseur. J'ouvre la porte de la salle de bain à la volée, mais au lieu d'un agresseur, je n'y trouve qu'Hermione, assise sur la cuvette fermée des toilettes, une sorte de bâtonnet dans la main et sa montre dans l'autre.
Dès qu'elle me voit, et au lieu de me sourire comme elle ferait habituellement, elle ouvre grand les yeux et se met à gesticuler dans tous les sens.
« Non Ginny ! Sors ! »
« Mais … » je commence à dire en levant un sourcil en l'air « Que … »
Je veux poser des questions, mais vu l'air stressé d'Hermione, je décide de ne pas insister, et lui jette un dernier regard inquiet avant de refermer la porte sur elle. Ma femme est bizarre parfois, mais bon elle a le droit d'avoir des secrets comme tout le monde.
Je retourne dans la cuisine, et allume la radio moldue d'Hermione en me sortant une assiette, et de quoi préparer mon sandwich.
A peine trois minutes plus tard, et alors que je suis en train de couper des tomates en deux, j'entends Hermione m'appeler de toutes ses forces, et apparemment courir le plus vite qu'elle peut .
« Gin ! Gin ! »
Je sors tout de suite de la cuisine en courant – après avoir eu le réflexe de jeter mon couteau dans l'évier heureusement – et fait à peine deux mètres avant qu'Hermione me saute littéralement dans les bras, et que je manque de basculer en arrière et me faire un coup du lapin violent.
Vive le quidditch et ses réflexes, parceque j'arrive à nous stabiliser toutes les deux après quelques pas de travers en arrière, et retiens Hermione contre moi.
« Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? » je m'inquiète, mais ma femme n'a pas l'air de m'entendre, ou alors elle s'en fout complètement parceque elle se pend encore plus à mon cou et m'embrassa de toutes ses forces. Pas que je me plaigne, mais je ne comprends plus rien.
Quand elle s'éloigne de moi, je vois des larmes qui lui parcourent tout le visage, mais pourtant elle rit pleine gorge.
« C'est bleu Gin ! C'est bleu ! »
Je crois que ma femme est devenue folle. Elle a dû se cogner la tête contre un placard de la salle de bain, ou glisser sur une serviette – ça c'est ma faute, j'ai cette mauvaise manie de toujours tout laisser en boule et ça ne m'étonnerait pas que dans un moment d'égarement, elle ait dérapé dessus.
Alors que je m'apprête à lui demander tranquillement pourquoi tant d'excitation pour une couleur, Hermione détache l'un de ses bras de mon cou pour e montrer ce qu'elle avait dans la main.
« Regarde ! »
Je plisse les yeux, mais je ne vois qu'un espèce de tube blanc en plastique, dont le bout ressemble à une petite languette bleue.
« C'est bleu ? » je demande, peu sûre de ce que je suis censée dire.
Hermione éclate de rire, ce qui me perturbe d'autant plus.
« Mon amour … tu te rappelles ce que je t'ai expliqué sur ces tests ? ».
J'ai envie de lui répondre non tout de suite – pourquoi je serai en train de la regarder comme si elle était complètement folle si je savais de quoi elle parle – mais ses yeux pétillent avec une telle intensité que je fais l'effort d'aller creuser dans ma mémoire ce pourquoi Hermione garde un tel suspense.
« Ces tests … tu les achetés il y a une semaine ? » je demande de la même voix que j'utilisais à Poudlard quand Snape m'interrogeait d'un air sadique alors qu'il savait parfaitement que je n'avais aucune idée de la réponse
« Et pourquoi je les ai acheté ? » demande Hermione, qui n'a vraiment pas l'air de vouloir cracher le morceau.
« Euh … ah je sais ! Tu les acheté parce que tu n'avais plus tes règles et tu voulais savoir si -»
Je m''interromps d'un coup, le souffle coupé par le choc de la réalisation. Mes yeux écarquillés tout grands croisent ceux tout ardants d'Hermione et je bégaye.
« Tu … tu veux dire que … »
Hermione hoche la tête en se mordillant adorablement la lèvre inférieure, alors que mon cœur s'accélère et bat à tout rompre dans ma poitrine.
« On va avoir un bébé, Ginny » murmure ma femme, qui n'a pas l'air d'y croire elle-même.
Pour toute réponse, je la plaque contre le mur plus proche – doucement quand même, je ne suis pas débile à ce point - et l'embrasse férocement.
On va avoir un bébé.
Enfin.
Sur les trois ans qu'on est mariées, cela fait maintenant un peu plus de deux qu'on essaye par tous les moyens d'avoir un bébé, et on a eu beau suivre les instructions de la potion Thunderstone à la lettre, il tardait à arriver. J'avais même fini par suggérer la méthode moldue de conception dans notre cas, mais Hermione a catégoriquement refusé, me clamant que si elle tombait enceinte, ce serait uniquement de moi et de manière magique.
Et maintenant, elle est enceinte. Tout ce que je pouvais rêver de plus beau dans ma vie est devenu réalité.
Quand ma femme se détache enfin de mes lèvres, c'est moi qui me met à pleurer dans son épaule, submergée par l'émotion. Hermione ne rajoute rien, elle sait mieux que personne ce dont j'ai réellement besoin pour me calmer, et se contente de caresser mes cheveux en embrassant régulièrement mon front.
Un bébé. J'ai beau répéter le mot encore et toujours contre l'épaule de ma femme, je ne suis pas sûre de réaliser complètement. En vingt-quatre ans, je crois que je n'ai jamais entendu quelque chose d'aussi terrifiant, et d'aussi grandiose à la fois.
Quand je relève la tête vers elle, Hermione me prend par la main et me tire doucement vers le salon, pour me poser sur le canapé. Elle s'assoit directement sur mes genoux, et se met à parsemer des baisers le long de mon front et de mes joues.
« Un bébé Mione … on va enfin avoir un bébé » je murmure au bout d'un petit moment dit-elle d'une voix brisée par l'émotion.
« Je sais mon amour » répondit gentiment Hermione " Un petit toi qui va courir partout bientôt "
Je souris - plus grand que je n'a jamais souri de ma vie sans doute - et embrasse Hermione partout sur le visage et le cou, puis je tire son t-shirt pour dévoiler une épaule, que je recouvre immédiatement de mille baisers.
« Doucement » sourit Hermione « Je suis une femme enceinte »
J'éclate de rire et l'embrasse passionnément, avant de me pencher vers son ventre pour l'observer avec attention.
« Il y a un petit bébé là-dedans …»
Je pose mes mains avec admiration sur le ventre de ma femme, imaginant déjà quand il sera tout rebondi et que je pourrais sentir des petits mouvements sous mes paumes, et je pose mon front contre le ventre encore plat.
" Ce sera une fille, je le sens" je déclare d'un ton solennel, et Hermione éclate de rire, ce qui fait bouger mon front contre son ventre.
"Et comme tu peux en être aussi sûre ?"
"Elle vient de me le dire" je réponds en relevant la tête pour lui sourire
« Je t'aime … tellement, tellement, tellement » lance Hermione, sorti de nulle part - pas que je m'en plaigne bien sûr - et alors qu'elle se penche pour m'embrasser à nouveau, je la fais glisser doucement depuis mes genoux jusqu'au canapé pour m'agenouiller devant elle dans un clin d'oeil.
"Je vais te montrer à quel point je t'aime, moi" je murmure dans son oreille, avant de descendre le long de son corps déposer des baisers le long de chaque bout de peau qui m'est accessible.
" Je t'aime, je t'aime, je t'aime" je soupire contre son cou, son sternum, la naissance de ses seins, alors que mes bras s'enroulent autour du creux de ses reins pour mieux la presser contre moi.
" Il faudra qu'on pense à un prénom aussi !" murmure Hermione, qui a les yeux fermés et la tête complètement rejetée en arrière sur le canapé.
"On a le temps, va ... C'est pas comme si on allait choisir à la dernière minute" je grogne, clairement occupée ailleurs
« Mon dieu ! » lance d'un coup Hermione, ce qui interrompt un peu le moment
« Quoi ? »
« Ta mère va être insupportable … tu te rappelles quand elle a donné à Fleur tous les vieux vêtements de bébé de Bill ? Ou quand elle n'a pas voulu rendre James à Luna quand on était à l'hôpital ? »
" On est obligées de parler de ma mère maintenant ?" je soupire " Je voudrai te montrer à quel point je t'aime toi, la femme de ma vie et la mère de mon futur bébé, et que je te vénère plus que n'importe quoi au monde"
" Montre moi alors" dit Hermione, et ses yeux brillent avec une intensité qu'ils en sont presque noirs
Pas besoin de me l'entendre dire deux fois.
