Note : Merci à tous ceux qui laissent des reviews ou ajoutent la fic en favori, ça me fait vraiment plaisir et c'est très encourageant pour continuer à écrire. J'espère que la suite vous plaira :)
Chapitre 9
Kara disparut en coup de vent, le laissant entre les mains de sa sœur. Elle lui fit signe de la suivre et dès qu'ils se retrouvèrent seuls dans un couloir de l'agence, elle s'arrêta pour lui faire face. Oliver s'y attendait, elle semblait très protectrice envers sa sœur et il le comprenait bien. Roy avait aussi eu droit à des avertissements de sa part quand Théa l'avait enfin présenté à la famille. Il se rappellerait toujours de la stupéfaction de sa mère quand elle avait appris que l'âme sœur de sa fille était un gamin des Glades. Ça avait aussi joué dans sa décision de sauver le quartier malgré les menaces de Malcolm.
-Prends bien soin d'elle, dit Alex, le ramenant au présent.
Cela allait de soi, en peu de temps, Kara s'était fait une place dans son cœur. Ils n'avaient passé que quelques jours ensembles mais il savait déjà que le destin ne s'était pas trompé en les liant.
-Bien sûr. Je ne lui ferai jamais de mal.
-Elle est indestructible mais son cœur ne l'est pas. Si jamais tu la blesses, tu auras affaire à moi.
Alex porta la main à son arme de service pour appuyer ses propos. Oliver devait avouer qu'il était impressionné par l'agent. Malgré son âge, elle travaillait déjà pour une agence gouvernementale top secrète et occupait un poste supérieur vu la réaction de ses collègues qui avaient suivi ses ordres à son arrivée. Elle n'avait pas eu peur de lui faire face alors qu'il tenait son collègue otage. Ses menaces ne l'inquiétaient pourtant pas, il n'aurait pas de mal à se défendre d'elle. De toute façon, il ferait tout pour ne jamais blesser Kara.
-Il sera en sécurité avec moi, promit-il.
Elle hocha la tête d'un air entendu et ils reprirent leur route. Lorsqu'ils sortirent, Kara était déjà là, toute souriante, ses cheveux bouclés lui retombant sur les épaules. Elle portait une robe qui mettait en valeur ses formes, du même bleu que son costume. C'était sa couleur. Celle qu'il avait vue en premier et qui représentait son âme sœur. Il se demanda brièvement quelle était sa couleur à lui. Il lui demanderait un jour mais pour l'instant, il préférait la dévorer des yeux et imprimer son image dans son esprit. Elle était magnifique.
…
Ils étaient installés à table et Oliver avait à nouveau agi en parfait gentleman. Elle avait appris qu'il était né dans une famille très riche et qu'il avait appris jeune à bien se comporter dans la haute société, c'était de seconde nature pour lui. Ils avaient continué à en apprendre plus sur leur vie en général, évitant de trop parler de leurs activités nocturnes car ils étaient en public.
-Tout à l'heure, j'ai commis un impair en parlant à Winn des couleurs ?
Bien sûr qu'il avait remarqué le malaise qui s'était installé.
-Non pas du tout, c'est de ma faute en fait.
Elle détourna les yeux et tourna sa fourchette entre ses doigts, essayant de trouver ses mots. Ce sujet avait été douloureux pendant de nombreuses années et la plaie commençait à peine à se refermer.
-J'ai toujours cru que mon âme sœur avait péri le jour où ma planète a explosé. J'étais convaincue que j'allais vivre dans un monde en noir et blanc toute ma vie, sans jamais découvrir les couleurs. Mes amis ont vite appris à ne pas en parler avec moi.
-Tu n'aurais pas dû vivre avec cette crainte, dit-il doucement.
-Garder espoir était trop douloureux. Je m'étais résignée.
Il lui adressait un regard triste, empreint de compassion, prenant ampleur de la blessure avec laquelle elle avait vécu pendant de nombreuses années. Il hésita à dire quelque chose, peut-être des platitudes ou des reproches contre sa famille qui n'avait pas su la convaincre du contraire, mais elle ne voulait pas vraiment les entendre. Cette partie de sa vie était maintenant derrière elle. Grâce à lui.
-Mais je t'ai trouvé, reprit-elle avec un sourire.
-C'est pour ça que tu étais complètement sous le choc, réalisa-t-il.
-Si je me souviens bien, toi aussi tu étais choqué, répondit-elle d'un ton taquin.
-Pour ma défense, je venais de découvrir que mon âme sœur était la femme la plus magnifique que j'aie jamais rencontré.
Le rouge lui monta aux joues. Elle n'avait pas l'habitude de recevoir des compliments sur son apparence, elle se cachait toujours sous ses cardigans et ses lunettes pour ne pas attirer l'attention sur elle et se fondre parmi les humains.
-Merci. Tu n'as rien à m'envier, tu es un vrai top model. Enfin, tu n'es pas vraiment un top model, non, je sais que tu es maire, mais tu vois ce que je veux dire. Je m'arrête là. Je… Tu es très beau aussi, finit-elle par dire lamentablement.
Elle prit une gorgée de vin pour reprendre contenance, même s'il n'avait aucun effet sur elle. Elle était encore partie sur un de ses monologues. Quand elle était troublée, elle disait parfois n'importe quoi. Oliver lui adressait un grand sourire. Elle adorait ses sourires. C'était comme si tout son visage s'illuminait.
-Désolée…
-Ne t'excuse pas. Tu es très belle quand tu rougis, dit-il, amusé.
Cela eut pour effet de la faire rougir encore plus.
Ils continuèrent leur repas dans la bonne humeur, à discuter de leurs vies respectives et Kara commençait à comprendre pourquoi il était si réservé et sur ses gardes envers tout le monde. Il avait vécu comme un roi pendant son enfance. Et puis il s'était retrouvé plusieurs années isolé sur une île où il avait dû apprendre à survivre. Il restait très discret sur ce sujet qui le hantait encore. Il était revenu dans sa ville dans le seul but de la sauver de la corruption et du crime. C'était ce qu'il faisait, de jour comme de nuit.
-Tu as tout d'un héros, dit-elle.
Il détourna les yeux et elle savait qu'il allait encore se dénigrer.
-Tu en es un, insista-t-elle.
-Non Kara. Je suis tout sauf un héros.
-Tu te bats pour ta ville. Tu mets ta vie en danger pour sauver des innocents. Pourquoi tu ne l'acceptes pas ?
-Toi tu es un héros. Tu donnes de l'espoir aux gens, tu agis au grand jour et tu ne te caches pas dans l'ombre. Je ne suis rien de tout ça.
-Tu n'as pas à être adulé pour être un héros. Je ne connais pas les détails, mais…
-Non. Tu ne sais pas. Alors je t'en prie, arrête de me qualifier de héros.
Kara voulait continuer à discuter mais il avait parlé avec une intonation finale qui ne souffrait aucune argumentation. Elle ne voulait pas le blesser et décida de reprendre ce sujet plus tard, quand ils se connaîtraient mieux et qu'elle en saurait plus sur ce qu'il avait fait pour sa ville.
-D'accord. On commande le dessert ? Ils font un tiramisu d'enfer, ça serait un sacrilège que je ne te le fasse pas goûter !
La tension quitta ses épaules et il accepta à condition de partager sa part avec elle, il n'était pas sûr d'avoir encore assez de place pour un dessert après leur dîner copieux. Elle acquiesça avec un grand sourire, ils se complétaient parfaitement.
...
