J'espère que vous aimerez ce chapitre, notre couple se rapproche encore !
Pat: Merci beaucoup pour ton message ! Contente que tu aies aimé la rencontre, et que leurs réactions t'ont fait sourire.
Chapitre 24
Oliver avait vraiment sorti le grand jeu ce soir, tout était parfait. Il l'avait invitée à dîner et lui avait fait la surprise de tout cuisiner lui-même. Il avait les talents d'un chef et dans une autre vie, il aurait pu ouvrir un restaurant. Il avait bien sûr prévu assez de parts pour elle et tout avait été délicieux. Elle terminait de déguster son troisième morceau de fondant au chocolat et ne put retenir un gémissement. C'était divin. Oliver lui adressa un regard de braise et elle se lécha les lèvres, faisant accélérer le pouls de son âme sœur.
Il était magnifique. Et tellement sexy, dans sa chemise blanche aux manches remontées jusqu'aux coudes, laissant deviner ses muscles de combattant. Elle ne les avait encore jamais vus. Mais ce soir… Ce soir elle avait envie de lui. Elle voulait se donner à lui toute entière, parcourir son corps de ses mains, frémir sous ses caresses, ne faire qu'un avec lui. Si elle en croyait l'air vorace de son regard, lui aussi voulait que cette nuit soit magique.
Kara avala un nouveau morceau de gâteau avec un soupir de contentement, mais elle n'eut pas le temps de se lécher les lèvres pour entendre à nouveau son cœur s'accélérer car Oliver se pencha sur la table et les essuya de son pouce. Elle suivit son mouvement et ouvrit légèrement la bouche, voulant prolonger le contact, tous ses sens enflammés par ce simple geste. Ne la quittant pas des yeux, Oliver se lécha sensuellement les doigts, effaçant toute trace de chocolat, et elle dut faire appel à tout son self contrôle pour ne pas se jeter sur lui et goûter à ses lèvres.
-Délicieux, dit-il d'une voix rauque, empreinte de désir.
Kara quitta sa chaise à vitesse rapide et prit son visage entre ses mains, lui laissant le temps de la voir et de réaliser qu'elle venait de le rejoindre, avant de s'emparer de ses lèvres dans un baiser passionné. Elle lâcha un gémissement lorsqu'enfin, sa langue toucha la sienne, s'entremêlant dans une danse fougueuse, chacun voulant découvrir l'autre et satisfaire son désir dévorant.
Il glissa une main à sa nuque, l'autre au bas du dos, voulant l'attirer contre lui, mais elle perdit presque l'équilibre et se rattrapa à son épaule. Ils rirent, leurs souffles se mêlant, et Kara recula pour qu'il puisse se lever. Il lui prit la main avec un sourire plein de promesses et ils firent le tour de la table pour rejoindre sa chambre. Kara réalisa qu'ils allaient le faire, ils allaient coucher ensemble, et elle n'avait aucune appréhension, aucune crainte. Son cœur n'était empli que de bonheur et de passion. Elle était avec lui.
À sa grande surprise, il la conduisit sur le canapé. Elle avait toujours imaginé leur première fois dans un de leurs lits. Oliver dut lire sa confusion car il murmura à son oreille :
-On a toute la nuit.
Il s'assit et l'attira à lui mais au lieu de s'asseoir à ses côtés, elle s'installa à califourchon sur ses genoux, sa robe fluide lui permettant d'écarter les jambes, sa peau nue contre son pantalon de costume, ses mains sur ses épaules lui effleurant le cou. Elle avait envie de lui maintenant. Passé son choc, ses yeux s'assombrirent de désir et il glissa une main dans ses cheveux pour l'attirer dans un baiser enflammé. Des soupirs et des gémissements leur échappaient mais Kara serait incapable de dire qui les poussait, perdue dans leur passion. Leurs cœurs battaient la chamade dans une symphonie enivrante et elle glissa une main sur son torse, voulant le sentir battre sous ses doigts. Toute pensée cohérente la quitta lorsqu'elle sentit une main sur sa cuisse droite, juste sous le bord de sa robe, la caressant doucement, dans un contraste parfait avec leurs baisers fougueux.
Kara reprit son souffle alors qu'il lui embrassait le coin des lèvres, la joue, la mâchoire, avant d'atteindre son cou. Elle pencha la tête pour lui donner un meilleur accès, chacun de ses baisers lui enflammant les sens. Sous ses doigts, le cœur d'Oliver continuait sa course folle et elle regretta de ne pas pouvoir toucher sa peau, sa chemise lui barrant le chemin.
Oliver retrouva sa bouche, laissant sur son passage une traînée de feu, et ils échangèrent un baiser langoureux, leur sentiment d'urgence passé, profitant pleinement des sensations. Il recula finalement avec un petit sourire, la regardant comme s'il la voyait pour la première fois, passant tendrement une main dans ses cheveux.
-Tu es magnifique, murmura-t-il.
-Toi aussi.
Avec ses fossettes, ses joues rougies de désir, ses yeux emplis de passion, il était plus beau que jamais. Son pouce dessinait des petits cercles sur sa cuisse et elle lui caressa doucement la joue, le faisant soupirer de contentement. Elle joignit à nouveau leurs lèvres, le cœur chantant de bonheur, ses mains voulant explorer son corps, créer chez lui les mêmes frissons de plaisir. Elle déboutonna le premier bouton de sa chemise et il retint son souffle. Avec un sourire contre ses lèvres, elle ouvrit un deuxième bouton, puis un troisième. Elle écarta les pans de sa chemise avant de faire glisser ses doigts sur son torse.
Elle se figea.
Sous ses doigts, une irrégularité. Sa peau avait été marquée. Son corps meurtri.
Kara ouvrit les yeux pour se plonger dans les siens. Il la regardait, dans l'attente de sa réaction, avec une vulnérabilité qu'elle ne lui avait encore jamais vue et qui lui coupa le souffle. Elle tenait son cœur entre ses mains. Sa réaction avait le pouvoir de le briser ou de le guérir.
Du bout des doigts, elle suivit le chemin tracé dans sa peau, juste au-dessus de son cœur. Les questions se bousculaient dans son esprit, elle voulait savoir qui lui avait fait ça, qui avait réussi à traverser tous ses boucliers et avait failli le tuer. Les mots moururent sur ses lèvres en le sentant tressaillir et prendre une inspiration tremblante. Ses mains étaient immobiles sur sa cuisse et dans son dos, comme s'il voulait la retenir mais lui laissait le choix de partir ou de rester. Il craignait qu'en apprenant cette vérité, elle allait s'enfuir. Le rejeter. C'était tout le contraire. Elle devait le rassurer. Une simple cicatrice ne la ferait jamais fuir.
Kara posa la paume de sa main sur son cœur, voulant le sentir battre, horrifiée à l'idée qu'elle avait failli le perdre, voulant lui assurer qu'elle l'acceptait, que cette marque sur son corps ne la dégoûtait pas. Elle marqua à nouveau un temps d'arrêt, le cœur au bord des lèvres. Une autre cicatrice.
Évidemment.
Il se battait depuis des années. Et il était humain.
Son corps avait souffert et portait les traces de son passé.
Elle se fit violence pour ne pas reculer pour découvrir les autres cicatrices qu'il portait, pour voir les vestiges de ses combats passés. Elle devait d'abord lui assurer que ces marques ne la faisaient pas fuir. Elle se colla contre son torse, sa main toujours sur son cœur, et lui caressa doucement la joue, leurs yeux ne se quittant pas. Elle avait tant à dire mais ne trouvait pas les mots.
Alors elle l'embrassa. Tendrement, lui communiquant tout son amour. Il répondit à son baiser et la main dans son dos l'attira un peu plus contre lui. Ils se séparèrent, leurs souffles se mélangeant, un petit sourire aux lèvres.
Ses mains brûlaient d'explorer son corps, mais encore une fois, elle se retint. Oliver l'avait laissée ouvrir sa chemise et le toucher, mais il n'était peut-être pas prêt à ce qu'elle le voie. Avec un pincement au cœur, elle comprit enfin pourquoi il avait refusé de se déshabiller pour se faire examiner quelques jours plus tôt. Il n'avait pas voulu qu'elle voie. Pas comme ça, devant tout le monde. Aujourd'hui, dans l'intimité de son appartement, il se livrait à elle. Elle ne voulait pas dépasser ses limites.
-Je peux voir ? murmura-t-elle contre ses lèvres.
Il semblait encore appréhensif et elle redouta soudain ce qu'elle allait découvrir. Quoi que ce soit, elle ne le repousserait pas.
Il acquiesça doucement et retira sa main de son dos pour qu'elle puisse reculer. Kara resta assise sur ses genoux, juste assez loin pour voir son torse. Elle finit de déboutonner sa chemise et l'ouvrit, lui effleurant la peau des doigts. Les cicatrices qu'elle avait senties sur son cœur n'étaient rien par rapport au reste. Une énorme blessure à l'arme blanche lui déchirait le flanc gauche. D'autres plus petites l'accompagnaient, et sur son pectoral droit, sa peau avait été déformée par une arme qu'elle ne saurait reconnaître. Un impact de balle au niveau de son épaule, non loin de sa carotide, avait failli le tuer. Les marques d'une morsure de requin disparaissaient sous son pantalon et le cœur au bord des lèvres, elle se demanda ce que ses vêtements cachaient encore. Il avait tellement souffert.
-Elles te font mal ? demanda-t-elle avec un tremblement dans la voix.
Elle ne voulait pas pleurer mais lui montrer qu'elle l'acceptait comme il était. Son corps témoignait d'horreurs dont il ne lui avait pas parlé et encore une fois, elle s'en voulut de l'avoir jugé si durement lorsqu'il lui avait révélé la vérité sur lui.
-Non. Elles appartiennent au passé.
Du bout des doigts, elle traça le contour de ses cicatrices, comme si elle pouvait les faire disparaître. Elle voulait remplacer le souvenir de la violence qu'il avait endurée par de la douceur. De l'amour. Elle déposa un baiser sur l'énorme cicatrice qui lui barrait l'abdomen, puis un autre, et un autre. Il trembla sous ses caresses et elle releva la tête, inquiète. Des larmes silencieuses couraient sur ses joues. Elle s'arrêta immédiatement et prit son visage entre ses mains, essuyant ses larmes.
-Oliver…
Elle voulait s'excuser, lui assurer qu'elle ne le referait plus, elle lui avait peut-être fait mal ou il ne supportait pas qu'on les touche. Ça lui rappelait peut-être ce qu'il avait vécu ou il avait des flashbacks par sa faute.
-Merci, murmura-t-il en lui prenant tendrement les poignets, interrompant le chaos de ses pensées. J'avais tellement peur que tu… que mon âme sœur ne…
Ne l'accepte pas. Le rejette parce que son corps avait été abîmé par la vie.
-Je t'aime Oliver. Aucune cicatrice ne me fera fuir.
C'était la deuxième fois qu'elle le lui disait et il sembla fondre sous ses doigts, toute son appréhension disparue, remplacée par du soulagement et de la joie. Il relâcha ses poignets et tira sur sa manche pour retirer son bras de la chemise.
-Tu n'es pas obligé de tout me montrer maintenant, dit-elle doucement.
-Je sais, mais ça n'a jamais été un secret que je voulais garder. Tu peux les voir. Elles font partie de moi.
Il se décolla du canapé, un bras dans son dos pour qu'elle ne perde pas l'équilibre, et elle l'aida à retirer sa chemise. De sa position, elle ne pouvait pas voir les marques qu'il portait mais elle ne chercha pas à bouger.
-Tu es encore plus beau que ce que j'imaginais, dit-elle d'un ton léger, ne voulant pas que la première fois qu'elle découvrait son corps soit uniquement définie par ses cicatrices.
Il lâcha un petit rire incrédule et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de répondre :
-Oh, et tu passais beaucoup de temps à m'imaginer sans vêtements ?
Le rouge lui monta aux joues mais elle n'hésita pas à répondre à ses taquineries :
-Plus que tu l'imagines.
Ses yeux se dilatèrent de désir et il l'embrassa dans le cou, la faisant gémir de plaisir.
-Tu es magnifique aussi.
-J'ai toujours ma robe sur moi.
Il en fit glisser une bretelle et déposa un baiser sur son épaule dénudée. Elle glissa les mains dans son dos pour le serrer contre elle et sentit des irrégularités plus épaisses que celles qu'elle avait touchées sur son torse. En baissant les yeux, elle distingua de grandes lacérations qui lui barraient les omoplates et des marques de brûlure qui couvraient tout le bas de son dos. Il y en avait d'autres, mais de son point de vue, c'était celles qui lui sautaient aux yeux. Elle enfouit son visage dans son cou et resserra un peu plus sa prise sur lui.
-Je suis désolée que tu aies dû subir tout ça, murmura-t-elle.
Entrelacés, Kara prenait conscience de la vie difficile de son âme sœur et Oliver profitait du réconfort de ses bras. Elle ne lui posa pas de questions, acceptant simplement les marques de son passé.
-Je te raconterai leur histoire. Mon histoire.
-Tu n'es pas obligé.
Ils se séparèrent doucement, leurs fronts se touchant, leurs yeux unis par l'amour qu'ils partageaient.
-Je veux tout partager avec toi. Mon passé. Mon futur. Mes blessures, mes victoires. Mes joies, mes peines. Tout.
-Je serai toujours là pour t'écouter, promit-elle dans un souffle, tout contre ses lèvres.
…
