Disclaimer : Rien ne m'appartient, hormis l'histoire et les quelques OC qui vont apparaître.

Bêta-Correctrice : Kitty Madness

Statut : 18 chapitres, fini !

Merci aux revieweurs : Sombradele, aya31, aldagon72, Le Poussin Fou, Woubidou, Rose-Eliade, Black Jo, Oxytomire, adenoide, Serpent d'ombre, shenendoahcalyssa, Joshiroo, stormtrooper2, Aurelie Malfoy, Maeva Cerise.

Merci également à tous ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou en follow ! :D


Réponses aux reviews anonymes :

Aya31 : Merci pour ta review ! :)

Oxytomire : Merci pour ta review ! :D

Adenoide : Merci pour ta review ! ;) Et oui, Ginny a fini par se rendre compte que le Journal n'était pas normal, et elle l'a jeté !


Voilà le Chapitre Douze, la Saint-Valentin !

Bonne lecture ! :)


Meeting Tom Riddle, John Williams


Chapitre Douze :

Le soir-même, ils se rendirent à la Bibliothèque, fouillant les archives des élèves. Théo consultait le cahier retraçant les noms des Préfets-en-Chef, Blaise celui retraçant les noms des Préfets et Daphnée et Harry ceux retraçant les noms de tous les étudiants de Poudlard par Maison. Harry se chargeait des Gryffondor et des Serdaigle alors que Daphnée se chargeait des Serpentard et des Poufsouffle.

- J'ai ! s'exclama Théo après une heure et demie de recherche. J'ai un Tom Elvis Jedusor, Préfet-en-Chef pendant l'année scolaire 1944-1945. C'était un Serpentard. Il est dit que Tom Jedusor est un Sang-Mêlé orphelin ayant été élevé dans un orphelinat Moldu. Et qu'il a reçu une récompense spéciale pendant sa Cinquième Année pour service rendu à l'école.

- Quel genre de service ? demanda Blaise.

- Ce n'est pas précisé, fit Théo. Mais s'il a reçu une récompense, c'est que cela devait être quelque chose d'assez important.

Les trois autres acquiescèrent et décidèrent de continuer leur recherche sur le carnet.

Début février arriva rapidement, et Harry ne parvenait toujours pas à comprendre le système du cahier. Il finit par abandonner et le plaça au fond de son sac, se disant qu'il s'en occuperait plus tard.

Le matin de quatorze février, quand l'Héritier Black se leva, il eut un mauvais pressentiment. Mauvais pressentiment qui se confirma quand il entra dans la Grande Salle pour le petit déjeuner. La décoration avait été totalement modifiée : les murs étaient roses, de même que les tables, et là où habituellement se tenaient les bannières représentants les différentes Maisons se trouvait maintenant des bannières avec des cœurs et des angelots. Harry coula un regard vers la Table des Professeurs pour voir son Directeur de Maison apparemment dégoûté et Lockhart un grand sourire aux lèvres en observant la salle.

- En ce jour de la fête des amoureux, j'ai émis l'idée d'organiser une activité spéciale, fit ce dernier en se levant, une fois tous les élèves attablés.

Il tapa des mains, faisant apparaître une douzaine de nains roses qui portaient un arc et un chapeau en forme d'ailes entre les Tables de Gryffondor et de Serdaigle.

- Ces petits cupidons seront à votre disposition toute la journée pour faire passer les différents messages entre les élèves ! Profitez-en bien !

De nombreuses filles eurent des gloussements et se dépêchèrent de sortir encre et parchemin pour écrire leurs mots.

Toute la journée, on put voir des anges roses courir après des gens pour distribuer leurs messages, certains faisant tout pour les éviter.

Alors qu'Harry et ses amis attendaient pour entrer dans leur cours de Métamorphose, cours commun avec les Gryffondor, un cupidon se fraya un chemin vers eux.

- J'ai un message vocal pour Tristan Potter ! s'écria-t-il, attirant l'attention de tous.

Les autres classes (Premier Année Serpentard et Gryffondor, et Quatrième Année Poufsouffle et Serdaigle) furent également attirées par la voix du cupidon et se regroupèrent autour de lui, alors que Tristan bombait le torse en voyant le nombre de personnes le regardant.

- Tu es Tristan Potter ? lui demanda le cupidon en se plaçant face à lui.

Le rouquin acquiesça, sous les regards goguenards des autres élèves.

- Bien, ne bouge pas ! lui ordonna le nain rose.

Il sortit une sorte de harpe de sa sacoche et se mit à chanter :

Avec ses yeux bruns du matin,

Ses cheveux roux comme un renard, il est divin.

C'est mon héros et c'est mon Roi,

Je voudrais tant qu'il soit à moi.

Celui qui a combattu et vaincu,

Le Seigneur des Ténèbres à mains nues.

La plupart des Serpentard raillèrent le Survivant alors que le cupidon s'en allait. Tristan avait rougi en entendant le poème, faisant s'afficher un rictus sur les lèvres d'Harry.

- Alors Saint-Potty, tes admiratrices sont en panne d'inspiration ? se moqua Malfoy.

- Au moins, j'en ai, rétorqua Tristan avec colère.

- Et tu crois être le seul ? intervint Parkinson en se collant à Malfoy.

Draco leva les yeux au ciel, mais ne dit rien.

- Je préférerais toutes les admiratrices du monde plutôt que ta face de bouledogue, Parkinson ! cingla Tristan.

Malfoy sortit sa Baguette, de même que Potter. Ils se fixèrent quelques secondes avant de commencer les hostilités.

- Cracbadaboum !

- Furnonculus !

Les deux sorts se heurtèrent, se déviant l'un l'autre. Le sort de Potter toucha Weasley, et celui de Malfoy toucha Harry, qui sentir son sac se déchirer.

- Merlin Malfoy, apprend à viser ! s'exclama Harry, irrité.

Il se baissa, sortant sa Baguette pour nettoyer livres et parchemins, tâchés par sa bouteille d'encre tombée au sol et qui s'était brisée.

- Potter, Malfoy ! intervint Percy Weasley, qui passait par là. Il est interdit de faire de la Magie dans les couloirs, dix points en moins chacun !

Il les fixa sévèrement avant de se tourner vers son frère, qui avait des furoncles sur le visage.

- Et emmène Ron à l'Infirmerie, Tristan ! ordonna-t-il avant de partir.

Tandis que les deux Gryffondor partaient en direction de l'Infirmerie, Harry continuait de ranger son sac, aidé de Blaise, Daphnée et Théo. Le dernier livre restant au sol était le Journal de Jedusor. Il le secoua et l'ouvrit pour constater les dégâts, mais remarqua rapidement qu'il ne comportait aucune tâche. Il fronça les sourcils, ne voyant pas le regard paniqué de Ginny sur le Journal. Il le rangea, songeant à l'étudier plus tard.

Le soir-même, Harry sortit discrètement de la Salle Commune pour se rendre dans la Salle sur Demande grâce à sa Cape d'Invisibilité. Il imagina un bureau où il pourrait travailler, et se retrouva quasi-immédiatement dans la pièce demandée.

Il s'installa au bureau et sortit une bouteille d'encre de son sac, ainsi que le fameux Journal. Il l'ouvrit, et entreprit de vérifier son hypothèse. Il trempa sa plume dans l'encre et la maintint au-dessus du Journal jusqu'à ce qu'une goutte tombe. Celle-ci disparut rapidement, tout comme dans le couloir de Métamorphose.

Harry réfléchit et se décida, laissant pour une fois ses gènes de Gryffondor parler. Il trempa une seconde fois sa plume dans l'encre et se mit à écrire.

- Bonjour.

- Bonjour, je suis Tom Jedusor, et toi ?

Ces mots apparurent sur le cahier alors que ceux d'Harry disparaissaient. L'adolescent fronça les sourcils, hors de question qu'il écrive son vrai nom là-dessus. Il eut soudain un rictus, son esprit Serpentard reprenant le dessus.

- Je suis Tristan Potter, écrivit-il.

- Bonjour, Tristan Potter. Comment as-tu trouvé mon Journal ?

- Il a été jeté dans les toilettes, expliqua Harry. Vous êtes une sorte de souvenir, ou d'âme du Journal ?

- Plutôt un souvenir.

- Et pourquoi êtes-vous conservé dans ce Journal ?

- Pour témoigner d'un événement survenu à Poudlard à mon époque, un événement qui a causé la mort d'une élève.

- Vous parlez de l'ouverture de la Chambre des Secrets ? s'enquit le Deuxième Année.

- Tu connais la Chambre des Secrets ?

- Elle a été ré-ouverte, et de nombreuses personnes ont été pétrifiés, écrit l'adolescent. Vous pouvez me dire ce qu'il s'est passé à votre époque ?

- Te le dire, non.

Harry soupira, cela aurait été trop facile. Mais rapidement, une deuxième phrase apparut.

- Je peux te le montrer, par contre.

L'aîné Potter haussa un sourcil, interloqué. Il ne connaissait aucune forme de Magie permettant d'enfermer un souvenir dans un objet et de le montrer à volonté. C'était comme si le Journal était vivant.

- D'accord, écrivit-il rapidement.

Les pages du Journal tournèrent toutes seules et quand elles se stabilisèrent, Harry put voir une date inscrite en haut à gauche de la page de droite : Juin, 1943. Une petite fenêtre apparut et Harry se sentit aspiré dedans, comme quand il regardait dans une Pensine.

Une fois fini de tomber, il regarda autour de lui et reconnut immédiatement le grand escalier. Il regarda autour de lui et vit un adolescent un peu plus âgé (il devait avoir l'âge d'Adrian et Sarah) regarder vers le haut des escaliers.

Il le rejoignit, et le détailla : il était grand, brun et portait l'uniforme de Poudlard aux armoiries de Serpentard. Un badge de Préfet était épinglé sur son torse. Harry regarda dans la même direction et s'étouffa presque en reconnaissant Dumbledore. Le Directeur était plus jeune, beaucoup plus jeune. Ses cheveux n'étaient pas blancs mais roux, mais il portait déjà à l'époque ses robes fantaisistes aux étoiles violettes sur fond bleu. Deux hommes se tenaient derrière lui, portant un brancard sur lequel reposait un corps. Et cette personne n'est pas pétrifiée, devina tout de suite le Deuxième Année.

- Tom, appela Dumbledore. Que faites-vous ici, mon garçon ?

- Je voulais vérifier si les rumeurs étaient vraies, répondit doucement le Préfet. Est-ce vrai que le Professeur Dippet va fermer l'école ?

- Le Professeur Dippet fera ce qui est bon pour Poudlard, rectifia celui qui était alors Professeur de Métamorphose. Vous devriez aller vous coucher, Tom, vous promener à cette heure dans le climat actuel…

- Vous avez raison, Professeur, je vais y aller, fit Jedusor, en commençant à rebrousser chemin.

- Mais avant, intervint Dumbledore, le stoppant, y aurait-il quelque chose dont vous voudriez me parler ?

Harry réalisa que Dumbledore leur avait posé exactement la même question dans son Bureau après la découverte de Nick Quasi-Sans-Tête et du Poufsouffle. A croire qu'il sert le même discours à tous les Serpentard, songea amèrement l'Héritier Lupin. Le peu de considération du Directeur pour sa Maison commençait à l'énerver. Rogue était la preuve vivante que les Serpentard n'étaient pas tous mauvais, mais Dumbledore continuait quand même à se méfier des Verts-et-Argents.

- Non, Monsieur, répondit Jedusor.

- Bien, acquiesça Dumbledore, ne semblant cependant pas y croire. Vous pouvez y aller.

Le Préfet tourna les talons et s'en alla. Harry, conscient que le souvenir lui appartenait, le suivit. Jedusor se dirigea vers les cachots opposés à ceux menant à leur Salle Commune. Il prit la direction des cuisines, et donc de la Salle Commune des Poufsouffle. Dans un couloir, il passa rapidement derrière une tapisserie, atterrissant dans une pièce qu'Harry n'avait jamais vue.

Un autre élève se trouvait là, penché sur un coffre en bois.

- Bonjour, Rubeus, fit fortement le Serpentard, faisant sursauter le futur Garde-Chasse.

Harry remarqua qu'Hagrid n'avait pas changé au cours des années : les mêmes cheveux hirsutes et la même corpulence. A part les rides en plus, le Hagrid adolescent qu'il découvrait ici était identique à celui qu'il côtoyait depuis deux ans.

- Jedusor, dit Hagrid en fermant précipitamment le coffre.

- Les parents de la Sang-de-, de la fille arrivent demain, Rubeus, souffla Jedusor en sortant sa Baguette. La moindre des choses serait de tuer la bête responsable de la mort de leur fille.

Harry, contrairement à Hagrid, ne rata pas le lapsus de l'autre Serpentard. Jedusor semblait être un Puriste du Sang, ce qui ne collait pas vraiment avec son statut de Sang-Mêlé.

- Ce n'est pas lui ! s'écria Hagrid et se mettant devant le coffre, comme pour le protéger. Il n'a rien fait !

- Pousses-toi, Rubeus ! ordonna le Préfet.

Hagrid ne bougea pas. Le Serpentard fit un geste négligent de sa Baguette, l'envoyant contre le mur. Il fit ensuite exploser le coffre. Harry vit un bébé Acromentule en sortir précipitamment, se précipitant loin du Serpentard.

- Aragna Exumaï !

Le sort rata sa cible, qui s'enfuit rapidement.

- Aragog ! Aragog ! appela Hagrid, essayant de se précipiter à la suite de la Créature.

Mais Jedusor l'arrêta en le pointant de sa Baguette.

- Tu vas aller te rendre au Directeur, Hagrid, et tu seras renvoyé, prophétisa Jedusor.

Ce fut la dernière phrase qu'entendit Harry avant de se faire expulser du Journal.

Il se secoua et fixa le petit cahier noir. Jedusor pensait réellement qu'il allait gober qu'Hagrid était l'Héritier de Serpentard et qu'il avait ouvert la Chambre des Secrets ?

Quelle blague.

Il n'avait pas raté que Jedusor avait failli dire Sang-de-Bourbe. S'il y avait un coupable, Harry penserait plutôt que c'était lui et qu'il avait voulu piéger Hagrid. Restait à trouver son lien avec l'Héritier de Serpentard. Complice ? Serviteur ?

Harry se secoua une nouvelle fois, et constatant l'heure avancée (il était quand même vingt-trois heures), il décida d'aller se coucher et de réfléchir au lien entre Tom Jedusor et Voldemort plus tard.


Voilà pour ce Chapitre, j'espère qu'il vous a plu !

Alors, pour le poème chanté à Tristan... C'est pratiquement le même que celui déclamé à Harry dans le canon, je le reconnais. Mais je dois vous avouer que c'est le seul truc que j'ai trouvé pour que ça colle, j'ai eu une panne totale d'inspiration sur ce coup-là ! Donc vous pouvez me jeter des tomates à la figure, je comprendrais ! xD

En tout cas, nos Serpentard avancent sur la piste de l'Héritier ! :)

Des idées sur ce qu'il va se passer ensuite ?

A samedi prochain (le 05/12) pour la suite !

SauleMarron19427, pour vous servir !