Hello tout le monde ! comment vous allez ? moi ça va super ! J'espère que ce chap vous plaira et oui il arrive tôt je sais x)

(Ah oui ! J'ai décider de ne plus couper mes chapitres en deux !)

Si c'est le cas n'hésitez pas à laisser un vote et une review, ça fait super plaisir !

sur ce, Enjoy !

Chapitre VIII : A toi, 2000 ans plus tard

La rage émanant de son cri, Daenerys plongea droit sur le roi de la nuit, sans arrières pensées.

Ou plutôt, sans autres pensées que d'anéantir son ennemi, ici et maintenant. Elle allait en finir d'un coup, et n'acceptera rien d'autre que la victoire ou la mort. Ni plus, ni moins.

Drogon replia ses ailes et s'abattit sur son frère, qui, plus petit et moins puissant, se fit projeté sur le côté. A son bord, le roi de la nuit se contenta de remettre sa monture sur ses pattes et de jeter un regard indescriptible vers la jeune femme.

Déjà préparée à lancer de nouveau l'attaque, Daenerys dirigea Drogon au-dessus de Viserion, et d'un ordre silencieux, le somma de plonger une nouvelle fois.

'' Dracarys ! '' S'écria-t-elle.

Saisissant l'ordre de sa mère, le dragon noir ouvrit grand sa gueule. Son buste s'illuminant, les flammes se répandirent bien assez vite et sortirent de sa gorge avec une puissante détonation.

Le roi de la nuit l'observa un instant, avant de redresser Viserion afin de faire face à la Targaryen en colère. Le dragon appartenant à présent à ce dernier, déplia grand ses ailes et cracha du feu aussi bleu et froid que les yeux du roi de la nuit.

Au contact des deux puissants faisceaux, la terre trembla et l'on put croire que le ciel se fendit au point de rencontre entre les deux flammes, radicalement opposées tant en terme de couleur que de force. L'un était la Glace, la mort, la destruction tandis que l'autre était le feu, la vie, la prospérité. La mère des dragons rugit de frustration, espérant donner de la force à son fils.

Cependant, chacun des deux dragons semblait ne pas vouloir céder un pouce de terrain, mais aucun ne semblait prendre le dessus. Néanmoins, Drogon ne pouvait pas s'attarder d'avantage, n'ayant pas la même endurance que Viserion, et elle le savait que trop bien.

Elle devait battre en retraite, sinon Le dragon noir pourrait se retrouver avec plusieurs graves blessures.

Avec une grande volonté, elle rabattit Drogon sur le côté, esquivant de justesse le tir du dragon mort vivant.

Dès qu'elle fut hors de portée, elle entreprit de guider son dragon aussi loin et haut dans le ciel qu'elle le pouvait. Elle devait le rapprocher de Winterfell. Jetant un coup d'œil en arrière, elle observa avec soulagement que la créature la suivait toujours. Parfait.

*

Sur les remparts du château, Gendry prit enfin place. Ce dernier venait de finir de préparer les dernières flèches en verredragon, ainsi que le projectile que lui avait demandé Varys.

Dans le froid hivernal, il croisa ses bras dans une maigre tentative de se réchauffer et resserra son emprise sur le marteau de guerre qu'il avait forgé pendant son séjour à Port Réal. Depuis son arrivée à Winterfell, il améliora son arme, remplaçant le fer par du Verredragon. Il soupira alors que la brise se levait, s'ils n'allaient pas se faire tuer par les morts, le froid veillerait à s'en charger bien assez vite.

Jon Snow passa devant lui d'un pas pressé, Davos à ses trousses ne quittant pas leurs yeux du ciel sans étoiles.

Après un long moment de silence, ils aperçurent la forme familière de Drogon s'apprêtant à les survoler et une autre forme ne tarda pas à faire son apparition. A sa vue, Jon s'écria tandis que Daenerys les dépassa :

'' Armez l'arbalète ! ''

S'exécutant, les quelques soldats autour de cette dernière s'empressèrent de faire comme ordonner. Une fois fini, ils ajustèrent l'engin et visèrent le roi de la nuit sous les directions de Davos.

'' Tenez bon ! '' Ordonna le gouverneur du Nord.

Le roi de la nuit n'était pas encore assez proche. Pour avoir toutes les chances de leur côté, le dragon de ce dernier doit s'approcher le plus possible. S'ils manquaient leur cible, ils n'auront plus jamais une telle chance à leur disposition. Tout se jouait sur une seule et unique attaque.

La pression se faisait de plus en plus lourde sur les épaules du Bâtard, tout le monde retenait son souffle, et leur regard était rivé sur le roi de la nuit, qui s'approchai, semblant ou totalement ignorant de leur plan ou confiant que rien ne prendra effet sur lui.

Dès que Jon Snow sentit que le moment était le bon, il baissa son bras en s'écriant :

'' Tirez ! ''

A peine eut-il exprimé sa commande que l'immense flèche en Verredragon fila droit vers la poitrine de Viserion.

*

Bran Stark observa d'un air nostalgique le Barral sacré, se tenant fièrement à ses côtés. Il lui sembla alors que ses feuilles rouges sang reflétaient le sang versé durant cette bataille, et l'expression de son visage gravée sur son écorce reflétait celle des villageois, pleurant la mort de leurs bien-aimés.

Déterminé, le jeune Stark toucha du bout des doigts l'écorce pâle de l'arbre un instant, avant de poser complétement sa palme dessus.

Transporté dans un lointain souvenir en un lointain âge, il prit la possession d'une corneille.

Du haut de l'arbre sur lequel elle était perchée, Bran pouvait détailler avec surprise l'endroit où il se trouvait.

Des bannières brisées flottant au vent, du sang tâchant l'herbe autrefois verte et les corps jonchant le sol... Il se trouvait dans un champ de bataille, ou plutôt, ce qu'il en restait.

Lorsqu'il s'attarda sur les corps, il put remarquer qu'une partie de ces derniers n'avaient pas la taille d'humains, mais d'enfants. Ces derniers portaient des garnements verts, de la même couleur que les sapins, et leur peau n'avait rien d'humaine.

C'était des enfants de la forêt.

Son attention fut portée par un homme, grièvement blessé tentant de se redresser, utilisant sa lame pour prendre appui et pour éviter de s'effondrer.

Un mouvement à sa droite l'interpella.

Une petite troupe de ce qui semblait être des enfants de la forêt s'approcha de ce dernier, lances à la main.

Sachant que l'homme était au bord de la mort, les petites gens le maîtrisèrent au sol avec une grande facilité, ce dernier n'ayant même pas la force de riposter.

Sentant qu'il ne pouvait plus rester longtemps, la corneille à trois yeux s'apprêta à revenir à son monde lorsqu'un coup d'œil vers une des bannières suscita son attention.

C'était celle d'un loup.

*

'' Tirez ! '' Ordonna Jon.

Le carreau géant d'arbalète fila alors droit vers Viserion avec une vitesse fulgurante.

Aucune chance pour que cela ne rate... Pensa Jon.

Cependant, au dernier moment, le roi de la nuit sembla comprendre la situation. Il redressa son dragon, ce dernier pivota avec grande agilité et esquiva la flèche de justesse. La créature, à présent sur ses gardes, admit intérieurement qu'elle avait sans doute sous-estimé ses adversaires. Si elle ne pouvait pas s'approcher, alors elle procédera autrement. Tout en gardant ses distances, le roi de la nuit leva son bras devant lui pendant quelques instants.

Paraissant enfin sortir de sa transe, Jon Snow s'écria :

'' Tout le monde aux remparts ! Tout le monde aux remparts ! ''

Le gouverneur du Nord reporta son attention sur son ennemi juré, qui n'avait pas bougé d'un poil.

Merde...

Il échangea un regard avec Davos qui comprit immédiatement le sens de ce dernier.

'' Archers ! En formation ! '' Ordonna le chevalier Ognon.

Tandis que les tireurs se mettaient en position, Jaime s'approcha de Jon, le visage anxieux et couverts d'éraflures.

'' Quel est le plan ? ''

'' Il n'y'en a pas '' Répondit le bâtard, à cotre cœur.

'' Le plan, c'est de survivre ! '' S'écria Tormund.

Ne l'ayant pas vu venir, Jon s'empressa de lui donner une embrasse fraternelle, heureux de le savoir en vie.

Son ami sauvageon était suivit de Béric Dondarrion, Clégane, Brienne de Tarth et son écuyer.

Tout le monde semblait mal en point, surtout la femme chevalier.

Sam et Edd n'étaient toujours pas à portée de vue...

'' Dispersez-vous ! Que chacun prenne le commandement de quelques hommes, veillez à tenir le plus longtemps votre position, s'ils arrivent à percer vos défenses, repliez-vous vers l'endroit le plus sûr ! ''

Tout le monde acquiesça, et Jon se tourna vers le roi de la nuit, décidé à en finir avec lui le plus tôt possible.

Ce dernier dirigea Viserion vers le gros de son armée, avant de cracher son souffle mortel en direction des tranchées brûlantes entourant Winterfell.

*

Du haut de son dragon, Daenerys observa avec horreur les flammes bleues de son fils défunt consumer les flammes même, brûlant ces dernières.

Ce n'était pas bon, pas bon du tout.

A ce rythme, les morts passeront sans souci et les défenseurs se retrouveraient submergés en un rien de temps.

Elle ne pouvait rien y faire cependant, quoiqu'elle fasse à cet instant mettrait Drogon, leur plus gros atout en péril.

Survolant stationnerement la forteresse, elle chercha des yeux son amant, en vain.

*

Les tranchées ont été défaites... A présent, les morts passèrent outre et, tels des flots ravageurs, ils s'abattirent contre les murailles de Winterfell. Il ne fallut pas plus de temps avant qu'ils n'entreprennent d'escalader les murs, les uns escaladant sur les autres.

Leurs cris répugnants parvinrent jusqu'aux oreilles des soldats, de la dernière barrière séparant les morts des vivants.

Chacun tenant fermement son arme, ils attendirent patiemment que les morts atteignent leur niveau, tandis que des flèches enflammées assaillaient l'ennemi, tentant de réduire leur nombre le plus possible.

Ce fut Jorah qui porta le premier coup d'épée.

La bataille fit rage quelques instants après cela.

Délaissant leur arcs pour leurs épées et leur lances, les soldats entamèrent de repousser l'attaquant.

Jon Snow mania Grandgriffes adroitement. Il plongea son épée dans le crâne d'un mort, avant de le balayer sur le côté. Ce dernier dégringola et entraîna plusieurs de ses congénères dans sa chute.

Il esquiva un coup de dague venant par l'arrière et dévia de justesse un javelot lancé en sa direction. Si son instinct n'avait pas réagi à temps, il se serait retrouver avec un bras en moins. Surpris, il comprit avec horreur qu'un des flancs était déjà tombé. Ils étaient ainsi séparés en deux groupes, et ils ne pouvaient pas rejoindre les autres.

Il reporta son attention sur un de ses attaquants, l'éliminant rapidement.

C'est alors qu'il percuta... Un javelot avait été tiré en sa direction, tiré... Avec appréhension, il jeta un coup d'œil par-dessus la muraille. Les marcheurs blancs, les officiers du roi de la nuit, s'avançaient vers les portes, souhaitant prendre part à la bataille.

Comme il le craignait...

*

Brienne de Tarth, dos à dos avec Jaime, faisait des ravages dans le camp ennemi, et ce, malgré sa condition. Elle ne ressentait étonnement aucune douleur, seule la volonté de survivre comptait à cet instant, et savoir que Jaime couvrait ses arrières la rassurait.

Ce dernier mis à bas un spectre qui voulait la surprendre par le dos.

'' On ne peut pas rester comme ça longtemps ! '' S'écria le régicide.

Sa voix lui parvint à ses oreilles, bien malgré le tumulte dans lequel ils étaient.

'' Il faut battre en retraite ! '' Conclut-elle.

Ainsi, avec une poignée de survivants, ils tentèrent de se frayer un passage, tandis qu'une grande partie d'eux se faisait décimée pendant la fuite.

Elle remarqua avec horreur qu'ils «étaient coupés de leur camarades.

'' Il faut trouver un autre endroit ! ''

Elle acquiesça lentement.

Rebroussant chemin, ils rejoignirent Jon.

'' Il faut rejoindre la tour Ouest ! Suivez-moi ! ''

*

De l'autre côté des murailles, Sam, Edd, Podrick, Jorah, Ver gris, Tormund, Béric et le limier se battaient pour leur vie.

C'était dans cette partie que le plus gros des forces Stark étaient postées.

A l'aide de son épée enflammée, Béric put se charger seul d'une dizaine de spectres, tandis que le limier couvrait ses arrières, la peur du feu subsistant toujours en son sein.

Sam, Tormund, Podrick et Edd, veillaient à couvrir les archers tandis que Ver gris et Jorah se battaient au front, à leur pied, une montagne de cadavres.

Le chevalier para une épée sans difficulté, porta un coup de tête à son assaillant avant de le trancher avec un de ses dagues. A ses côtés, Ver gris avait jeté sa lance qui vint se logé dans le crâne d'un mort, et avait dégainé sa dague.

Samwell Tarly, un bandage de fortune à l'œil et Corvenin à la main, tenta tant bien que mal de tenir ses positions, Hélas, les morts ne lui laissaient pas la tâche facile.

Edd se préoccupait du sort de son ami, et dépensait le plus clair de son temps et de son énergie à protéger Sam. Ce dernier se détestait pour cela, se rendant compte à quel point il constituait un handicap.

Il asséna un coup d'épée à un spectre tandis que la voix de Tormun résonna.

'' On se repli ! On se repli ! Tout le monde, ramenez vos cul à la tour Est ! ''

Il n'eut pas besoin de se répéter que tout le monde prépara leur retraite, mais ils ne pourraient pas y arriver si personne ne couvrait leurs arrières, si personne ne se sacrifiait.

Sam lança un regard à ses alentours, jugeant par la tête de ses compagnons, il en déduisit que tout le monde était arrivé à la même conclusion que lui.

Sam hésita, il ne voulait pas mourir, encore moins de cette manière, mais au fond de lui, l'apprenti mestre voulait se rendre utile, s'il mourrait à cet instant, il pourrait expier ses péchés. Alors... pourquoi ne parvenait-il pas à prendre la parole ? pourquoi ne se proposait-il pas ?

'' Continuez ! On vous couvre '' S'écria une voix.

Ver gris avait fit volteface, et se tint droit devant l'ennemi, à ses côtés les immaculés qui prirent une position de combat.

Le seigneur Jorah le rejoignit, mais la commandant des immaculés le somma de continuer.

'' Notre reine a besoin de vous, Jorah l'Andal, laissez-nous faire '' Assura-t-il avec confiance.

Le chevalier hésita, mais la détermination de Ver gris finit par le convaincre, il pressa alors fraternellement son épaule, et rebroussa chemin.

'' Que tout le monde batte en retraite ! '' Ordonna-t-il.

Sam se sentit affreusement honteux, car un sentiment de soulagement le prit.

Un marcheur blanc fit son entrée, tandis que les spectres s'écartèrent. Ses yeux profondément bleus scrutèrent l'eunuque. Il ordonna silencieusement aux morts de se tenir en retrait, et dégaina son épée en glace.

Ver gris avança prudemment, sa dague reflétant son expression impassible.

Le choc de leurs armes respectives fut violent, usant de son agilité, l'immaculé pivota sur le côté, cherchant une ouverture, mais les réflexes du marcheur blanc étaient inhumains, et il put contrer son attaque. Ne se laissant pas abattre pour autant, Ver gris opta pour une approche différente. Il feinta sur la droite, et une fois que le marcheur fut assez proche, il tenta de le décapiter. L'officier esquiva en sautant hors de portée, et ne put s'empêcher de lever un sourcil lorsqu'il remarqua un fin sourire se dessiner sur les lèvres de son adversaire.

Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il réalisa qu'il fut coupé par sa dague, et l'instant d'après, il fut transformer en poussière.

Ver gris ne put pas célébrer victoire trop longtemps, une douleur aiguë l'assaillant sur les côtes. Afin d s'approcher du marcheur, il dût se laisser faire empaler.

A genoux, il observa les morts se jeter sur ses compagnons qui firent office de barrage, protégeant jusqu'au dernier leur chef.

Les pensées de Ver gris dérivèrent. Tandis qu'il cracha du sang, il put distinguer une forme féminine qu'il ne connaissait que trop bien. Ses lèvres pulpeuses, sa peau tannée et douce, ses yeux malicieux... Il laissa échapper un sourire lorsqu'il se rendit compte que ses dernières pensées étaient liées à Missendei. Il ne se rendit compte qu'il était contre le sol que lorsque la chaleur de son sang se répandit de son corps, contrastant avec la froideur du sol.

Il ferma les yeux, un sourire aux lèvres, ravi d'avoir pu apercevoir la femme de sa vie avant d'expirer son dernier souffle.