Chapitre 4 To Thine Own Self Be True

Note de début de chapitre

L'auteure (comme la traductrice) ne possède pas les personnages de la série mais le personnage de Lucy a entièrement été imaginé par l'auteure. Elle adore ce personnage ! Oh, et il y a une petite partie en italien (l'auteure ne parle pas du tout italien et vous prie de l'excuser si il y a des erreurs – et pour ma part le seul mot italien que je connais c'est pizza… donc… vous vous doutez que la traduction à la fin c'est made in Deepl)

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Quand l'entracte vint il ne dit rien, mais se leva et lui tendit la main. Elle plaça sa main dans la sienne et il enroula son bras autour du sien et utilisa sa main opposée pour couvrir sa main qui reposait sur son bras. Il la guida vers un coin reculé du hall. Pas une fois il n'ôta la main de la sienne. Elle retint sa respiration alors qu'il la relâchait et se tournait pour lui faire face. Elle garda ses yeux sur sa veste pendant quelques instants puis se permit de les relever. Ses yeux tombèrent sur sa cravate nouée, puis ses lèvres et regarda ensuite ses yeux bleus profonds. Elle sourit et murmura son nom :

- Mycroft.

Il sourit et prit ses mains dans les siennes.

- Pardonne-moi pour cette intrusion dans tes vacances mais après avoir beaucoup réfléchi j'ai décidé que manquer notre soirée du Mardi était hors de question.

- Ce n'est pas grave Mycroft, je suis heureuse de te voir.

Ses yeux tombèrent sur ses lèvres et elle sut que son rythme cardiaque s'accélérait à chaque seconde qui passait.

- Vois-tu ma chère, Sherlock a présenté son cas avant moi, mais dans l'intérêt de la justice, les deux parties doivent être présentées avant qu'un vrai verdict soit rendu.

- Quoi, je ne suis pas…

- Pardonne-moi, mais hélas, ce n'est pas ma zone d'expertise. Je sais comment gérer des politiciens et des incidents internationaux, mais je me trouve dans des eaux peu familières quand il s'agit de ça. Je sais que Sherlock t'a déclaré ses sentiments. J'aimerais moi aussi faire valoir mon point de vue. Voudrais-tu dîner avec moi après la pièce ? Nous pourrons alors parler. Je promets de partir au matin et tu auras toujours ta semaine pour toi.

Il attendit sa réponse. A nouveau, elle sourit simplement et hocha sa tête pour dire oui.

Elle était un peu décontenancée par ses paroles. Un an plus tôt elle n'aurait jamais pensé qu'il soit capable de telles paroles. Un an plus tôt si quelqu'un lui avait dit qu'elle se tiendrait là désirant qu'il la prenne dans ses bras elle aurait pensé qu'il avait perdu l'esprit. Mais, voilà qu'ils se tenaient là, l'Homme de Glace et la Timide Pathologiste. Elle avait encore du mal à croire qu'elle avait des sentiments pour cet homme. Ils étaient complètement différents, mais d'une certaine façon ils s'équilibraient l'un l'autre.

Quelques heures plus tard, ils arrivèrent chez un confortable restaurant Italien près de la 42ème rue. Peu importe où ils allaient Mycroft s'arrangeait toujours pour avoir la meilleur table. Ils furent placés dans un coin à la fois confortable et éloignés des piailleurs bruyants du milieu. Il commanda une bouteille de vin hors de prix et posa ensuite ses yeux sur elle.

- Le menu est en Italien mais je peux commander pour toi si tu veux.

Elle le regarda.

- Non, ça va. Je peux m'en charger.

Il l'observa alors qu'elle continuait à coup d'œil sur le menu. Le serveur vint à leur table pour prendre leur commande. Molly sourit au jeune homme.

- Ciao, vorrei ordinare una piccolo insalata. Oh, e per il corso principale prendero I imbottiti Rigatoni. Grazie*.

Elle sourit au serveur en lui remettant son menu.

- Bravissimo e per I signori** ? demanda le serveur à Mycroft.

- Avro lo stesso della signora***, répondit-il sans jamais quitter des yeux Molly.

Elle rougit un peu et détourna ses yeux pour regarder le serveur offrir un signe de la tête et s'en alla.

- Ton Italien est excellent ma chère. Puis je demander où tu as étudié ?

Elle prit une gorgée de vin.

- Je parle Italien depuis que j'ai fait mes premiers pas. Ma mère était Italienne et m'a toujours fait parler Italien avec elle à la maison.

- Ah, je vois. Ne cesseras-tu jamais de m'étonner Molly ? Ses yeux se concentrèrent sur elle attentivement.

Elle pouvait sentir la même chaleur l'envahir que celle qu'elle avait senti au théâtre. Il était maintenant très clair qu'aucun des frères n'allait rendre ça facile pour elle. Entre les messages de Sherlock, les coups de téléphone et les mails ; et la visite soudaine de Mycroft, elle se sentait plus confuse que jamais.

Ils apprécièrent leur repas et parlèrent de tout sauf du sujet sur lequel tous les deux voulaient si désespérément interroger l'autre. Qu'est-ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre et où iraient-ils à partir de là ? Sur le chemin du retour à leur hôtel, pas un mot ne fut prononcé. Il tint seulement encore sa main et prit la ville autour d'eux. Une fois qu'ils arrivèrent à sa porte elle lui demanda d'entrer. Elle ferma la porte et se tourna pour le découvrir se tenant à la fenêtre avec les mains dans les poches de son pantalon, observant les lumières de l'espace urbain.

- Mycroft ?

Il ne se retourna pas.

- Je sais que mon frère t'a exprimé ses sentiments. Je ne te mentirais pas en te disant que je suis amoureux de toi Molly. J'ai peur de ne pas comprendre exactement ce qu'est l'amour. Mais, pour la première fois de ma vie je me suis surpris à désirer apprendre le sens de ce mot. Je sais que je vais te désespoir par tout. Les choix de ma carrière ont rendu ma vie imprévisible en ce qui concerne le temps et les relations. Je sais que nous allons tous les deux tester la patience de l'autre. Il y aura des moments où j'aurais à annuler à la dernière minute ou partir pendant des jours ou des semaines. Je suis tellement plus âgé que toi ma chère. Je ne suis pas un homme facile à vivre ; je suis vieux et ancré dans mes habitudes. Ils m'appellent l'Homme de Glace et j'ai toujours été fier de ce nom. Je n'ai jamais eu besoin de qui que ce soit et honnêtement je n'ai jamais voulu quelqu'un. Je n'étais pas préparé à ce que tu t'infiltres dans mes défenses.

Il se tourna pour désormais lui faire face et sortit ses mains de ses poches.

- Je peux te dire que j'attends avec impatience nos moments ensemble et tu me manques quand tu n'es pas près de moi. Je me suis surpris pendant mes journées à me demander ce que tu faisais et si tu avais passé une bonne journée. Depuis plusieurs mois maintenant je me surprends à vouloir te prendre dans mes bras et t'embrasser.

Il s'arrêta un instant et observa ses yeux brillants. Il fit quelques pas vers elle.

- Je me suis découvert à vouloir t'avoir dans ma vie chaque jour… et dans mon lit chaque nuit.

Il la regarda alors que des larmes tombaient sur son visage.

- Je sais que tu as une décision plutôt difficile à prendre mais s'il te plait sache que quel que soit la voie que tu choisis je serai là. Si tu choisis Sherlock, je ne parlerai jamais plus de cette nuit. Je serai là pour vous deux chaque fois que tu auras besoin de moi. Mais Molly, si tu décides de nous donner une chance, je peux te promettre que je ne te laisserai jamais partir. Je te chérirai et je ferai tout pour toi.

Il fit quelques pas de plus vers elle.

Elle se tenait au même endroit devant la porte, les larmes ruisselaient encore et sa respiration était rapide. En trois enjambés, il se tint directement devant elle.

- My…

Il la prit dans ses bras et captura sa bouche. Elle enroula ses bras autour de son cou et gémit en le sentant. Il la poussa à la renverse jusqu'à ce qu'elle soit contre la porte et son corps se pressa contre elle. Ses mains coururent dans son dos puis revint à ses cheveux et tirèrent dessus. Elle lâcha un autre gémissement et approfondit le baiser. Quelques instants de plus comme ça et elle savait qu'elle l'aurait dans son lit. Avec le peu de force qui lui restait elle posa ses mains sur sa poitrine et le poussa légèrement. Il détacha les lèvres de les siennes. Il respirait difficilement et il reposa simplement son front contre le sien.

- Mycroft, je ne peux pas, pas maintenant. Je n'irais pas plus loin tant que Sherlock est à Londres à attendre ma réponse. Je sais depuis des années ce que c'est d'avoir l'impression de poireauter et je refuse de faire ça à un autre être humain. S'il te plait.

Il fit un pas en arrière et remit en place son costume.

- Je comprends Molly, ce n'est pas ce que je veux entendre, mais je respecterais tes vœux. Je pars pour Londres tôt demain. J'attendrai avec Sherlock ton retour et ta décision.

Il se dirigea vers la porte et l'ouvrit.

- Prend soin de toi Molly.

Sur ce, il fut parti et Molly tomba sur son lit et pleura. Elle savait qu'elle allait avoir une autre nuit sans sommeil.

Le jour suivant ne fut pas meilleur. Elle ne quitta jamais sa chambre. La journée entière fut remplie de la nourriture de réconfort, de pleurs et de ses pensées tourmentées. Molly Elizabeth Hooper tu as 33 ans. Tu es une boss dans ta profession et une femme sacrément intelligente. Tu dois te ressaisir Qu'est-ce que tu veux ? Il est temps de grandir et de prendre une décision de grande fille !

Le jour suivant elle décida de diner au Bistro de l'hôtel. C'était l'un de ces endroits sophistiqués qui a un chef célèbre avec sa propre émission de cuisine. Elle avait regardé son émission quelques fois et ses plats étaient incroyables. Alors elle décida qu'il était temps de se récompenser elle-même et essaya quelque chose de différent.

Le restaurant était très cosmopolite et sophistiquée. Elle regarda les gens autour d'elle en sirotant son scotch. Alors, seulement deux jours de plus et elle serait à la maison. Elle avait hâte de rentrer à Londres et d'avancer dans sa vie. Elle n'était pas sûre de ce que ce nouveau chapitre donnerait mais il ne serait jamais ennuyant c'était sûr. Ses pensées furent interrompues quand une femme prit un siège à la table à côté de la sienne. Elle lança un regard à la femme et vit une charmante femme d'âge moyen habillée pour tuer. Elle lui donna un rapide sourire et retourna à ses pensées. Le serveur s'approcher puis s'arrêta à la table à côté d'elle où la charmante femme plus âgé était assise. Les tables étaient tellement proche qu'il était impossible de ne pas entendre la conversation entre la femme et le serveur.

- Eh bien chéri, tu peux enlever le couvert. Il vient d'envoyer un texto et ne viendra pas dîner. Oh, et mon chéri, apporte-moi un bourbon avec des glaçons, dit la femme au serveur.

Molly put entendre le fort accent du sud dans la voix de la lady.

- Eh bien, on dirait que vous et moi sommes dans le même bateau.

Molly regarda sur le côté et découvrit que la femme lui parlait à elle.

- Oui, je suppose que c'est le cas.

Molly sourit tout en répondant.

- Oh chérie, j'adore votre accent. Etes-vous Anglaise ? Demanda la dame en prenant une gorgée de son bourbon fraichement arrivé.

- Oui, je suis Londonienne. Et vous ?

- Oh, je suis New Yorkaise mais je viens du Texas. Mon époux est médecin à Mt. Sinai. Je suis Lucy d'ailleurs.

La femme tendit sa main.

- Molly, ravie de vous rencontrer, dit-elle en prenant la main offerte de la dame.

- Je suis médecin aussi à Londres ; et bien en fait je suis pathologiste mais toujours techniquement un médecin.

- Oh, mon Dieu, je ne crois pas avoir déjà rencontré une pathologiste avant ! Je vais vous dire chérie, pourquoi ne bougerai tu pas ici pour qu'on dine ensemble ? Je ne suis pas d'humeur à manger toute seule ce soir et je pense que vous serez de belle compagnie.

Molly hésita au début mais alors pensa au diable ! Après quelques manœuvres elle s'assit en face de Lucy. Il y eut beaucoup de bavardages et des conversations légères. Les rires remplirent la table tandis qu'elles parlaient de leurs villes natales.

- Alors comment es-tu venue du Texas à New York ? Demanda Molly en prenant une bouchée du délicieux plat en face d'elle.

- Oh, mon époux a eu une offre ici à Mr. Sinai et, eh bien, nous sentions que c'était mieux si nous quittions Fort Worth. Tu vois ma famille n'était pas d'accord pour que j'épouse mon mari.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Eh bien, il est plus jeune de 20 ans et j'ai de l'agent ! Ma famille pensait qu'il en avait après ma fortune et rien de plus. Ils ne pouvaient pas le voir comme je le pouvais. J'ai vu le vrai lui quand nous étions tous les deux ensemble.

- Donc, qu'a dit ta famille quand tu l'as épousé et que tu es partie ?

- Oh, mon frère et ma sœur ont presque éclaté de rire ! Ils ont juré que dans un an je serai de retour à Fort Worth avec le cœur brisé et un peu moins riche. Eh bien chérie ça fait dix ans et nous sommes toujours ensemble !

- Wow, c'est génial. Puis-je te poser une question personnelle ? Hésita Molly.

- Bien sûr, vas-y !

- Comment, comment as-tu su qu'il était le bon pour toi ? Comment as-tu su que tu avais pris la bonne décision ?

Lucy lança un regard prudent et reposa sa boisson.

- Honey, je vais répondre à ta question, mais d'abord laisse-moi t'en poser une. Pourquoi es-tu à New York ?

Molly resta figée.

- Je, ah, je fais face à une décision similaire. Je ne veux juste pas prendre la mauvaise décision. Et aussi fou que ça sonne je ne veux pas blesser les sentiments de personne.

- Donc tu as des ennuis avec des hommes. Alorsn est-ce que ce type t'a dit ce qu'il ressentait ?

- Eh bien, c'est le truc, tous les deux l'ont fait.

Molly rougit un peu et baissa les yeux sur son verre d'eau.

- Oh, c'est bien pour toi Molly ! Je suis surprise qu'une jolie petite chose comme toi n'en ait pas plus que deux qui te suivent.

- Oh Seigneur, Lucy je suis une personne horrible !

Elle secoua la tête et plaça son visage dans ses mains.

- Pourquoi penses-tu cela ?

- Ils sont frères Lucy. Un deux me fait tourner la tête depuis des années et il n'a jamais fait attention à moi ; L'autre, j'ai juste appris à le connaitre au cours des 8 derniers mois et je me retrouve divisée. Ils ont tous les deux souffert récemment d'un traumatisme familial et d'une certaine façon cela a réveillé leurs « sentiments ».

- Ok, pause. Laisse-moi comprendre. Tu as été amoureuse d'un frère depuis des années et il n'a jamais fait attention à toi ?

Molly se trouva soudainement embarrassée de la façon dont ça sonnait quand quelqu'un d'autre le prononçait.

- Molly chérie, s'il te plait ne le prend pas mal mais pourquoi Seigneur Dieu laisserais-tu un homme te faire ça ? Je suis bon juge des caractères et je peux dire que tu es une femme aimante, forte et indépendante. Pourquoi bon sang accepterais-tu que quelqu'un te traite comme ça ? Laisse- moi te demander ça ; disons que nous faisons une liste avec deux colonnes. D'un côté nous listons toutes les choses que tu as fait pour cet homme et de l'autre nous ferons la liste de toutes les choses qu'il a fait pour toi. Dis-moi Molly est-ce que les deux s'équilibrent l'un l'autre ou est-ce que la balance est déséquilibrée ?

Molly laissa une larme tomber de son œil.

- Je suis désolée Molly, je ne voulais pas te contrariée.

- Non, non, je crois que j'ai besoin de quelqu'un avec une opinion non biaisée pour indiquer ce que j'ai ignoré pendant toutes ces années.

- Alors maintenant ce même homme te veut ? Je suis désolée Molly chérie mais tu vaux tellement mieux que ça. Promets-moi une chose, ne laisse pas un autre être humain te traiter comme ça. Tu es une femme incroyable par toi-même. Nous les femmes aujourd'hui devons être forte ! Nous ne pouvons pas laisser le monde nous marcher dessus. Je suis sûre que dans ton travail tu dois te battre pour l'égalité et le respect de temps en temps. Alors pourquoi ne feriez-vous pas de même en ce qui concerne votre vie personnelle ? Personne n'a le droit de traiter un autre être humain avec autant de mépris et d'en tirer constamment du profit.

Molly s'assit en silence pendant plusieurs minutes et piocha dans sa nourriture. Lucy commanda une autre boisson pour toutes les deux et attendit que Molly digère ses paroles.

- Tu as tellement raison, murmura à peine Molly.

- Donc, qu'en est-il du frère ? Depuis combien de temps le connais tu ?

- Je le connais depuis la même période, mais il y a environ 8 mois, les choses ont changé entre nous. Nous nous voyons toutes les semaines. Il est plus âgé et, eh bien, disons juste que son travail est très important. Peu de gens l'aiment, mais je vois qui il est vraiment quand nous sommes toujours et il est, eh bien, il est plutôt charmant.

- Hmm, semble familier ! Je pense que je peux comprendre ce raisonnement.

Elles se sourirent.

- Molly, si nous faisons la même liste avec ce frère est-ce que la balance reste équilibré ou est-ce qu'elle s'incline ? Demanda Lucy en commandant le café et le dessert.

Les yeux de Molly s'écarquillèrent quand la réalité la frappa.

- Elles s'équilibrent.

- Eh bien, nous y voilà ! Dit Lucy avec un petit rire.

- Bien sûr, tu as une troisième option Molly. Tu n'as pas a accepté l'un ou l'autre. Aucune loi ne dit que si quelqu'un t veut tu dois le vouloir aussi.

- Eh bien, le truc c'est que je le veux !

- Lequel ?

Lucy s'arrêta de siroter son café et regarda sa nouvelle amie.

- Ohhhhh, Molly lâcha un gémissement faible et secoua sa tête. Ça va être un tel bazar quand je reviendrais à Londres.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Il va être tellement blessé, il ne va pas comprendre.

- Molly, tu ne peux pas traverser la vie en marchant sur des œufs de peur de blesser quelqu'un. Nous sommes tous blessés dans la vie, ça fait juste partie de tout ça. Il apparait que tu as fait ton choix sur lequel des frères tu veux, mais puis je te suggérer de faire la même liste sur toi-même ?

Molly sembla un peu confuse.

- Je ne suis pas sûre de comprendre Lucy.

- Eh bien, si tu fais une liste de choses que tu fais pour les autres et une liste de choses que tu fais pour toi-même…

- Ah je vois. Eh bien, j'ai toujours été une donneuse pas une preneuse.

Molly finit la dernière bouchée de son cheesecake.

- Molly, tu peux toujours être une donneuse mais tu as besoin de t'apprécier toi-même aussi. Ne te sous-estime pas ! L'amour de soi et le développement n'a jamais blessé personne !

- Lucy, je suis tellement heureuse de t'avoir rencontré. Tu ne sauras jamais à quel point tu m'as aidé.

- Ah eh bien, parfois il faut quelqu'un qui se tienne à l'extérieur de la situation pour donner une perspective plus claire les choses. Je suis contente de t'avoir aussi rencontré. C'est sympa de rencontrer une femme dans cette ville qui a plus en tête que la fashion week et le shopping.

Les deux femmes rirent à voix haute et commandèrent une autre tasse de café. Une autre heure les trouva en train de marcher vers la porte. Chacune embrassa l'autre et échangea leurs numéros. Ils savaient toutes les deux qu'elles avaient trouvé une amie pour toujours ce soir-là.

De retour en haut dans sa chambre, Molly s'assit sur son lit, prit son téléphone et envoya un message.

Je serais de retour à Londres Samedi matin. Nous devons parler. – M

Quand et où ? – SH

Samedi, 14h, Baker Street – M

Je serai là. – SH

Cette nuit-là elle alla au lit satisfaite par la décision qu'elle avait finalement prise. Pour la première fois depuis des semaines elle dormit calmement. Quand elle réveilla tôt le matin suivant elle s'observa dans le miroir. Elle avait désespérément d'une coupe de cheveux. Elle regarda à son pyjama chatons puis lança un regard à ses plus proches vêtements. Elle vit beaucoup et beaucoup de vêtements confortables et des pulls amples. Pendant des années, elle avait été économe. Elle s'achetait rarement quelque chose. Elle regarda à nouveau ses vêtements et réalisa qu'ils ne reflétaient pas vraiment qui elle était vraiment intérieurement. Oui, elle adorait s'amuser, mais elle était aussi un professionnelle de 33 ans. Elle était la plus jeune et la meilleure pathologiste en Angleterre. Elle avait une certaine influence à l'hôpital et bon sang, elle devait commencer à le montrer. Elle gagnait beaucoup d'argent et elle ne faisait jamais de folie, jusqu'à présent. Elle sourit et attrapa une paire de jean, un pull et des chaussures. Aujourd'hui allait être pour elle. Aujourd'hui Molly Hooper se dorloterait pour une fois et achèterait les vêtements dont elle a toujours rêvé. Aujourd'hui était le début de son futur. Elle allait revenir au travail et dans une vie qu'elle aimait, la seule différence était qu'elle revenait plus sûre d'elle-même et de l'homme qu'elle aimait.

MHMHMHMHMHMHMHMHMHMHMHMHMHMH

Ouch ... ça y est la solution est trouvée... reste plus qu'à l'annoncer aux concernés. A votre avis? Ils vont faire quelles têtes?

* Bonjour, j'aimerais commander une petite salade. Oh, et pour le plat principal, je prendrai le rembourrage Rigatoni. Merci.

** Très bien, et pour le monsieur ?

*** Je vais prendre la même chose que la dame