Chapitre 5 We Need to Talk

Le vendredi, avait dû être l'un des meilleurs jours de sa vie ! Quand elle eut fini d'aller au salon de coiffure et dans les magasins elle se sentait comme Julia Roberts dans Pretty Woman ! Elle n'avait jamais fait autant de shopping en une journée. Au début elle s'était sentit coupable de transformer autant de ses économies en chèques, mais elle se débarrassa vite de sa culpabilité et frappa fort dans les magasins ! Maintenant la partie amusante allait être de faire tout rentrer dans la valise et de rentrer à la maison. Elle décida que pour son dernier jour à New York elle allait descendre à la Rockefeller Plaza et prendre un hot dog style New York et un bretzel. Elle s'assit là et regarda les patineurs devant elle. Entre les bouchées de son hotdog, elle sourit tout en observant la magnifique statue en or et les grands buildings. Il n'y avait pas deux façons de le dire, New York City allait lui manquer. Une fois son délicieux hot dog et son bretzel finis elle trouva un vendeur de chocolat chaud. Elle revint sur ses pas vers la patinoire et observa un peu plus longtemps. Elle vit les adorables jeunes couples rirent ensemble et essayer de se soutenir mutuellement. Elle vit des petits avec leurs parents et sourit quand elle entendit les rires joyeux. Ça, c'était ce qu'elle voulait. Elle savait qu'elle voulait une famille et il n'y avait moyen qu'elle se contente d'autre chose.

Plus tard ce soir-là elle avait déjà fini d'empaqueter la plupart de ses biens. Elle s'assit près de la fenêtre et regarda au dehors les magnifiques lumières de la ville. Elle sortit son téléphone et réalisa qu'il était tard à Londres, mais elle avait besoin d'appeler Mycroft. Elle prit une profonde inspiration et pressa le bouton. Il y eut deux sonneries et il décrocha.

- Bonjour Molly, dit-il sans fatigue dans la voix.

- Bonjour Mycroft, je suis désolée pour l'heure. J'espère que je ne te réveille pas.

- Pas du tout ma chère, je finissais la paperasse.

- Je reviens à la maison demain.

Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration.

- Peux-tu me rejoindre à l'aéroport dans la matinée ?

- Oui, je serai là.

- Après peut-on rester un peu chez moi pour que nous puissions parler ?

- Oui, il y a beaucoup à discuter. Essaie de te reposer. Ton avion part à 5 heures. Je te verrais dans quelques heures ma chère.

- A bientôt Mycroft. Bonne nuit.

- Bonsoir Molly.

Elle sourit et sur ce, elle raccrocha.

Elle regarda l'horloge, il était presque 22 heures. Elle se dirigea vers le lit, mit son alarme et éteignit les lumières et pensa aux mots qu'elle allait dire aux deux hommes les plus importants de sa vie.

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L'atterrissage sur Londres était un spectacle merveilleux à voir ! Elle avait hâte d'en finir avec les prochaines heures. Se frayant un chemin vers la sortie, elle sourit quand elle vit Mycroft se tenir patiemment à l'attendre. Il était très beau dans son costume bleu marine, chemise blanche et cravate argenté. Elle offrit un sourire et il le lui rendit.

- Bonjour, dit-elle gentiment.

- Bonjour, répondit-il.

Ils se tinrent là pendant quelques instants et se regardèrent l'un et l'autre. Il sentit son corps s'agiter à sa vue. Ses cheveux avaient été coupé d'une manière très flatteuse à ses épaules. Elle avait un pantalon noir ajusté, une chemise blanche boutonnée et une veste en cuir noire cintrée. Elle était aussi un peu plus grande avec les bottes en cuir noir montant aux genoux qu'elle portait. C'était un look sophistiqué mais c'était toujours Molly. Finalement, il s'éclaircit la gorge et il la prit en charge.

Après que Davidson eut rangé son bagage, ils se dirigèrent vers son appartement. Pas un mot ne fut prononcé entre eux : la tension sur la banquette arrière était si épaisse qu'elle était à couper au couteau. Une fois qu'elle arriva à la maison elle attendit que Davidson place sa valise sur le seuil de sa porte puis qu'il parte.

- Voudrais-tu un peu de thé Mycroft ?

Elle oublia son manteau et se dirigea vers la cuisine.

- Oui, merci. Puis je t'aider ?

- Non, ça ne prendra pas longtemps. S'il te plait assieds-toi à table, je serai à toi dans un moment.

Il l'observa rapidement se diriger vers la cuisine. Il espérait juste qu'elle s'assied et lui parle. Il savait que peu importe quelle chemin elle choisissait sa propre vie changerait indéfiniment. A l'aéroport il avait essayé de lire en elle, mais hélas il n'avait pas pu.

Il était maintenant trop émotionnellement investi pour lire ce qu'elle pensait à ce moment. Son instinct lui disait qu'il devrait concéder la défaite à Sherlock et faire de son mieux pour la prendre comme un vrai gentleman. Ses pensées furent interrompues par Molly s'asseyant en face de lui.

- Donc, j'ai pris ma décision. S'il te plait crois moi quand je dis que ça n'a pas été simple. Quelque part dans cette dernière semaine, j'ai recommencé à trouver Molly. J'ai découvert ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. Je ne veux plus être incertaine à mon sujet. Je ne veux plus que les gens me prennent pour acquis et prennent mais ne donnent jamais. Je ne veux plus être considérée comme une pauvre folle malade d'amour. Je suis bien plus que ça Mycroft.

- Oui ma chère, je sais que tu vaux bien plus que ce que tu te reconnais, dit-il en gardant sa voix stable.

- Je vais avoir besoin de ton aide pour garder Sherlock dans le droit chemin, les yeux de Mycroft tombèrent sur la table et il sentit une tension dans sa poitrine et soudain il dut se rappeler comment respirer.

Alors c'était ce qu'on ressentait quand on a le cœur brisé.

- Mycroft je vais avoir besoin de ton aide pour garder Sherlock dans le droit chemin parce que quand je vais lui dire que ma réponse est non nous savons tous les deux qu'il ne le prendra pas bien. Il n'a jamais bien pris aucun type de rejet.

Mycroft prit une soudaine inspiration. Il releva les yeux vers les siens et elle lui sourit. Il se leva de sa chaise, mais elle leva la main pour l'arrêter.

- Mycroft, je ne veux rien de plus que de nous donner une chance, mais j'ai quelques conditions. Je ne suis pas prête à faire des compromis sur celles-ci. Je ne chercher pas un ami avec bénéfices. Je cherche une relation à long-terme. Je sais que nous sommes encore au début de notre relation, mais dans le futur je veux éventuellement des enfants. Maintenant, si c'est quelque chose que tu ne désires pas, dis-le-moi maintenant pour qu'on ne perde pas de temps.

Elle fit une pause pour s'assurer qu'il respirait encore et n'avait pas perdu connaissance à cause du choc.

- Ce sont tes seuls termes ma chère ?

- Nope ! Il y a quelques événements auxquels j'aimerais assister. J'aimerais que tu participes à certains d'entre eux sans te plaindre ou te ridiculiser, en retour je serai heureuse de te faire la même offre. Tu n'es pas le seul qui prend son job très au sérieux. Je serais heureuse de supporter les voyages que tu pourras faire dans le cadre de ton travail à condition que tu me fasses la même courtoisie. J'ai des conférences auxquelles je me rends et je donne des conférences dans des universités de temps en temps. Pour l'instant ce sont mes termes et mes conditions.

Elle s'assit en le regardant. Elle pensait à coup sûr que le truc des enfants lui aurait déjà fait prendre la porte. Elle prit une profonde inspiration et attendit qu'il montre des signes de vie. Elle vit son esprit travailler sur tout ce qu'elle avait dit. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu'il pesait les options qui lui étaient offertes.

- J'ai une contre-offre ma chère. Ce sera LSE* ou Oxford. Sur ça je ne fais pas de compromis.

Elle le regarda confuse.

- Ok, maintenant je suis totalement confuse. LSE ou Oxford pour quoi ?

- Là où nos enfants iront à l'université bien sûr.

Ses yeux s'écarquillèrent sous le choc et il lui envoya un sourire espiègle. Il lui fallut un moment pour regagner son sang-froid.

- Oh toi, tu es un homme merveilleux et exaspérant.

En quelques secondes ils étaient hors de leurs chaises et dans les bras l'un de l'autre. Ses lèvres bougeaient les siennes et elle lui céda sa bouche. Il eut un profond gémissement quand ses mains passèrent sous sa veste de costume et la tirèrent de ses épaules la laissant tomber sur le sol de la cuisine. Elle laissa ses mains vagabonder sur son torse et autour de son cou. Il sentit son corps entier trembler et sourit intérieurement d'avoir cet effet sur elle. Ses mains descendirent dans son dos et allèrent autour de sa taille. Il la souleva sur la table et utilisa une de ses jambes pour séparer les siennes. Sa main gauche s'emmêla dans ses cheveux et elle gémit dans sa bouche. Il pressa son dos contre la table sans ôter une fois sa bouche d'elle. Sa main droite attrapa sa poitrine et elle cria tandis qu'elle s'arquait sous son toucher. Ses lèvres quittèrent les siennes et il laissa une traînée incandescente de baisers le long de son cou jusqu'au V de sa chemise boutonnée.

- My, oh Seigneur Mycroft.

Elle s'arqua encore une fois contre sa bouche sur son cou.

- Mycroft s'il te plait nous…

Ses mots furent coupés quand sa bouche captura à nouveau la sienne. Ses mains avaient une prise mortelle sur les bords de son gilet et elle perdit rapidement le contrôle. Il ôta sa bouche de la sienne et baissa le regard sur ses yeux. Aussi longtemps qu'elle vivrait elle n'oubliera jamais le regard sur son visage. Il était consumé par le désir et le besoin passionnée et tout était dirigé vers elle. Il respirait difficilement et son visage entier était rouge.

Elle lutta pour reprendre son souffle.

- Je, je dois voir, - une autre profonde inspiration. Je dois voir Sherlock dans peu de temps, - une autre profonde inspiration.

- S'il te plait Mycroft j'ai besoin que tu sois le plus fort là et que tu nous arrête.

Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration.

Mycroft plaça ses deux mains à plat sur la table de chaque côté de ses hanches. Il baissa la tête et prit une profonde inspiration.

- Molly, je suis un homme raisonnablement patient, mais tu vas être ma mort. Je serai certainement le premier homme à mourir d'une combustion humaine spontanée !

Elle le regarda secoua la tête un peu puis lui donna un sourire alors qu'il la regardait dans les yeux. Elle offrit un petit rire et prit appui sur ses coudes.

- Je suis désolé mon chéri.

Il n'avait jamais pensé qu'il aimerait qu'un terme d'affection soit utilisé à la place de son nom, mais le son de sa douce voix l'appelant chéri le fit sourire.

- Ecoute, je dois faire ce qui est juste pour Sherlock. Je dois discuter avec lui à 14 heures. Après ça je peux te rencontrer où tu veux et nous pouvons continuer cette agréable discussion.

Elle leva et plaça une main sur sa joue. Il tourna son visage et embrassa l'intérieur de sa main. Puis il se redressa et l'aida à s'asseoir. Il attrapa son manteau, tendit sa main et la guida jusqu'au canapé du salon.

- Je vais aller chez Sherlock avec toi, dit-il en s'asseyant sur le canapé.

- Je crois que je devrais y aller seule. Je pense que ce serait mieux.

Elle recroquevilla ses jambes et s'appuya sur son bras gauche. Elle posa sa tête sur son épaule.

- Très bien, mais je peux t'y conduire. Je peux faire que Davidson se gare au coin et je t'attendrai. Je préfèrerais être au plus proche juste au cas où tu ais besoin de moi, dit-il alors qu'il passait les doigts de sa main droite dans les siens. Il n'avait jamais été du genre à toucher mais il se surprit à apprécia son toucher et être touché par elle.

- Oui, je pense que ce serait sage. Nous savons tous les deux comment Sherlock peut être.

- Oui. Tu sais qu'il ne te laissera pas partir sans se battre. Une fois qu'il a son opinion sur quelque chose il bat très rarement en retraite.

- Je sais, dit-elle avec un long soupir.

- Ça sera seulement pire ma chérie une fois qu'il découvrira pour nous. Il embrassa le sommet de son crâne.

- Oui je sais ça aussi. Ça te dérange si on garde notre secret.

Elle le sentit se raidir. Elle le regarda.

- S'il te plait ne le prend pas mal, je veux le dire à tout le monde pour nous mais une fois que Sherlock va le découvrir il va faire de nos vies un enfer. Je veux juste avoir quelques jours pour nous et être dans notre petite bulle. C'est mal ?

Il lâcha sa main et enveloppa ses bras autour d'elle.

- Tu sais je ne crois pas que c'est ma perte qui le frappera si fort. Je pense que c'est le fait qu'il perde quelque chose qui va le distraire, dit-elle.

- Peut-être, répondit-il en la serrant un peu plus fort.

Il ne doutait pas de Molly et de ses sentiments pour lui. Il était au courant qu'elle s'opposerait à Sherlock mais il connaissait aussi les techniques de Sherlock. Il avait d'abord essayer de lui faire la cour à sa façon et quand cela ne marcherait pas, il essayerait de trouver un moyen de créer un fossé entre Molly et lui. Il savait que Sherlock était capable de n'importe quoi et pouvait charmer le diable lui-même quand il en avait envie.

Mycroft était pleinement conscient qu'il aurait à planifier une frappe préventive.

Deux heures plus tard, ils firent le trajet en silence en se tenant les mains. Quand ils arrivèrent au coin de Baker et de Crawford Streets, Davidson gara la voiture soigneusement hors de vue du 221. Elle prit une profonde inspiration et défit sa ceinture. Elle se tourna pour le regarder et il lui prit à nouveau la main et lui donna une pression rassurante.

- Souviens-toi si tu as besoin de moi je suis là.

Elle hocha la tête et sortit de la voiture. Il la regarda descendre la rue, tourner au coin de Baker Street et disparaitre.

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Molly s'arrêta à la porte du 221, prit une profonde inspiration calmante et toqua à la porte. Quelques instants plus tard la porte s'ouvrit et John se tint là.

- Molly, hey sympa de te voir. Wow, tu as l'air en pleine forme !

- Oh, merci John. Est-ce que Sherlock…

- Yep, il est à l'étage à t'attendre. Je sortais. A plus tard.

Il la laissa entrer et passa la porte et descendit la rue.

Elle monta lentement les escaliers. En montant la dernière volée de marches, elle leva les yeux et le vit se tenir à la porte.

- Bonjour Molly.

Sa voix était aussi profonde et envoutant que d'habitude.

- Bonjour Sherlock.

Elle était maintenant face à face avec lui.

- Puis-je entrer ?

Il se déplaça sur le côté pour lui permettre d'entrer. Elle entendit la porte se fermer et se verrouiller derrière elle. Elle se tourna juste au moment où il l'attrapa et elle se retrouva dans ses bras. Il se déplaça pour l'embrasser sur les lèvres, mais elle bougea son visage sur le côté et son baiser atterrir sur sa joue. Il se pencha en arrière de quelques centimètres et étudia son visage. Elle se libéra de son emprise et se dirigea vers la cheminée. Après quelques instants elle sentit ses bras l'encercler par l'arrière.

- Tu m'as manqué Molly, dit-il dans son oreille.

- Sherlock, s'il te plait lâche moi.

Elle essaya de se libérer de son emprise sur elle.

- Non, j'aime bien cette position.

- Sherlock !

Elle lutta encore plus fort. Finalement il la laissa partir et elle se retourna et s'éloigna de lui.

- Je suis venue ici pour parler, peut-on s'asseoir s'il te plait ?

Il lui lança un regard méfiant et lui fit signe de s'asseoir dans le fauteuil de John. Il s'abaissa lentement sur sa chaise en face d'elle.

- Sherlock, je ne vais pas faire durer ça plus longtemps qu'il ne faut. Tu m'as demandé il y a trois semaines s'il était trop tard pour nous. Malheureusement la réponse est oui, il est trop tard pour nous. Elle regarda son visage, mais il ne montra aucune réaction, aucune expression du tout. Je suis désolée mais nous ne pouvons pas progresser au-delà du point où nous sommes actuellement. J'espère que nous pouvons rester amis parce que je te considère comme mon ami Sherlock.

Elle s'assit silencieusement attendant qu'il réponde. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Il se tint là pendant un très long moment perdu profondément dans ses pensées. Finalement il se retourna vers elle et croisa les bras devant lui.

- Qui est-ce Molly ?

- De quoi tu parles ?

Elle essaya désespérément de garder sa voix calme et libre de toute émotion.

- S'il te plait Molly, on parle de moi. J'ai déjà déduit que tu as été avec lui ce matin même. Tes lèvres gonflées racontent une histoire à elles seules. Oh et n'oublions pas le suçon dans ton cou.

Sa main se dirigea vers l'endroit en question et son visage devint rouge. Elle se mordit la lèvre inférieure mais était déterminée à rester calme.

- Cette discussion est entre toi et moi. Ma décision est basée sur le fait que je ne t'aime pas Sherlock, enfin si, mais pas comme ça.

Il se dirigea vers elle, attrapa ses avant-bras et tira un coup sec pour la faire se lever.

- Sherlock tu me fais mal.

- Je te fais mal ? Qu'est-ce que tu crois me faire en ce moment ?

Il la prit dans ses bras et elle sentit comme prise dans un étau en fer.

- Tu as été amoureuse de moi pendant des années Molly ! Comment puis-je te faire m'aimer à nouveau ?

Il était sur le point de l'embrasser quand il s'arrêta soudainement. Elle observa alors qu'il enlevait ses bras d'elle et replaçait ses mains sur ses avant-bras. Il garda une emprise ferme sur ses bras et l'étudia.

- Non, dit-il à voix basse. Non, pas ça.

Il se tint là et un regard d'incrédulité traversa son visage.

- Mycroft, c'est Mycroft.

- Sherlock, s'il te plait…

- NON ! N'essaie même pas de le nier. Maintenant tout fait sens. Il refusait de m'aider à te localiser quand tu es partie. Il a soudain eu un réunion d'urgence aux Etats Unis et est parti pendant deux jours. Je peux sentir son eau de Cologne sur toi.

Il ôta ses mains d'elle et recula. Il avait une expression de trahison sur son visage.

- Qu'est-ce qu'il a sur toi ? Il n'y a aucune chance que tu sois allée le voir de ton plein gré.

Elle resta complétement paralysé.

- S'il te plait ne parle pas de lui comme ça.

- Oh mon Dieu tu ne peux pas être sérieuse.

Il eut un rictus comme si son estomac se retournait.

- Tu t'imagines que tu es amoureuse de lui ! Eh bien laisse-moi te dire quelque chose à propos de mon frère. Il te fera du mal Molly. Dois-je te rappeler qu'il est un homme dangereux ? Le simple fait d'être associé à lui pourrait te faire tuer.

Maintenant elle était en colère et quand Molly était en colère il fallait chercher un abri.

- Sherlock ! Être associée à toi pourrait aussi bien me faire tuer !

- Tu as clairement perdu l'esprit. Je ne peux toujours pas croire que tu sois allée le voir de ton plein gré…

- STOP ! Arrête ça, bon sang ! Qui penses-tu être Sherlock Holmes ? Hmm ? Qu'est-ce qui te donne le droit de m'attaquer comme ça. Tu as raison, j'étais amoureuse de toi pendant des années, mais je ne le suis plus. Tu sais pourquoi j'ai arrêté de t'aimer ? Eh bien laisse-moi te le dire. Tu utilises les gens et tu les jettes. Tu prends, tu prends et tu ne rends jamais rien.

- MOLLY ! Ce n'est pas vrai !

- Oh vraiment ! Est-ce que le nom de Janine te rappelle quelque chose ? Dis-moi Sherlock qu'est-ce que tu as déjà fait pour moi ? Nomme quelque chose que tu as fait pour moi, sauf m'apporter du café et des frites. Cite-moi une chose importante que tu as fait pour moi sans arrière-pensée ?

Il resta là et elle put voir qu'il faisait de son mieux pour garder sous contrôle son tempérament explosif.

- Eh bien, voilà notre réponse pas vrai. Rien ! Je t'ai aidé un nombre incalculable de fois. J'ai risqué ma vie et ma carrière pour toi. J'ai laissé mon cœur pour toi et tu ne l'as pas voulu. Alors excuse-moi si j'ai décidé d'avancer dans ma vie et réalisé que je valais bien mieux qu'attendre le génial Sherlock Holmes !

Sur ce elle se tourna et attrapa son sac. Elle fila au pas de course vers la porte. Soudain, elle se retrouva à tournoyer et à être poussée contre le mur à côté de la porte.

- Qui diable penses-tu être Molly Hooper ?

- Qui je suis ? Eh laisse-moi te le dire, bon sang je suis la meilleure pathologiste avec qui tu aies jamais travaillé. Je suis une femme forte, intelligente et indépendante, qui sait enfin ce qu'elle veut de la vie. Je peux aussi te dire ce que je ne veux plus… Toi !

Elle se détacha de son emprise. Il recula comme si elle l'avait physiquement frappé. Elle déverrouilla la serrure, claqua la porte et courut dans les escaliers. Une fois qu'elle atteignit le trottoir, elle redescendit au coin de la rue et courut vers la voiture de Mycroft. Mycroft sortit de la voiture juste à temps pour qu'elle se jette dans ses bras. Elle ne pleurait pas mais elle tremblait de manière incontrôlable.

- Molly, qu'est-il arrivé ?

Il la regarda avec inquiétude. Elle s'arracha d'entre ses bras et laissa échapper un gémissement frustré.

- Honnêtement Mycroft je ne sais pas comment tu as pu supporter cet enfant-adulte pendant toutes ces années !

Elle prit une profonde inspiration en essayant de se calmer. Mycroft fit un petit sourire.

- Crois-moi ma chérie ça n'a pas été simple.

- Mycroft, il sait.

- Oui, je savais qu'il le découvrirait. Monte dans la voiture.

Elle fit ce qu'il lui dit. Une fois la voiture en mouvement il continua.

- Combien de temps ça lui a pris pour le découvrir ?

Elle pinça l'arrête de son nez avec ses doigts.

- Moins de dix minutes.

- Il diminue ; il fut un temps où il l'aurait découvert en moins de cinq.

Elle rit tout haut. Elle se tourna et attrapa son visage dans ses mains. Elle lui sourit puis se pencha et l'embrassa légèrement.

- Que faisons-nous ?

- On se regroupe et on fortifie nos défenses. Je n'étais pas inactif pendant que tu étais à Baker Street. Malheureusement, aucun de nous ne pourra rentrer chez soi pour l'instant. Je n'ai aucun doute qu'il nous rendra visite à tous les deux dans les prochaines 24 heures. Alors j'ai pris la liberté de nous réserver une suite au Savoy. Mon assistante personnelle a déjà récupéré tes sacs à ton appartement et mon sac de voyage au bureau.

Il leva la main et appuya sur un bouton pour faire remonter la glace pour plus d'intimité dans la voiture. Une fois fermée, il la prit dans ses bras.

- Au moins, on peut reprendre là où on s'est arrêtés plus tôt sans être interrompus.

Sur ce, il embrassa Molly Hooper pendant les quinze minutes qui suivirent. Lorsqu'ils arrivèrent au Savoy, elle était à bout de souffle et il fut obligé de tenir son pardessus devant lui pour cacher sa réaction à son égard. Tous les deux ne pouvaient pas se rendre à la suite assez rapidement.

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Bonsoir ! Comment allez-vous! Beaucoup de rebondissements dans ce chapitre! J'espère que vous avez aimé le choix de Molly et la réaction des différents personnages. Je ne m'attendais pas trop à celle de Sherlock je dois dire... mais celle de Mycroft est géniale. Bien maintenant que les choses sont claires c'est la fin des ennuis ! Enfin peut-être pas vu la réaction de Sherlock... !

* La London School of Economics