Disclaimer : Les personnages ne m'appartient pas.

Réponse à la review anonyme : Merci pour ton passage, j'espère que la suitete plaira.


Ce matin, j'ai fait comme d'habitude. Je me suis levé et déjeuner avant de me brosser les dents. Puis un regard à croisé le mien. Encore dans le gaz, j'ai sursauté. Il faut dire que j'avais même laissé mon chien à ma mère. Donc j'étais habitué à être seul en une semaine, presque deux.

« Bonjour à toi aussi, Tetsuya. T'es mignon, avec ta coiffure de punk matinal. »

Je fronçais les sourcils avant d'arranger un peu mes cheveux bleu clair qui partaient dans tous les sens. J'ai plus l'air d'un lion d'une histoire d'enfant. À moitié dans les vapes, je sens la douce odeur de café. Mon collègue était du genre à en boire apparemment. Après avoir mis mes cheveux un peu près en place.

« Je te sers du café ? »

Je hochais doucement la tête. J'ai beau avoir l'habitude de me lever tôt. Je suis du genre à faire les choses de façon automatique jusqu'à ce que je boive du thé, un café ou que je prenne une douche. Donc j'étais en route pour l'option numéro deux.

« C'est fou tout ce qu'on peut dire sans mot. »

Je haussais les épaules avant de tremper mes lèvres dans la boisson amère. Le liquide presque brûlant laisse derrière lui une trace chaleureuse. Il relève mon regard vers mon invité. Il était déjà pimpant et bien réveillé. J'aimerais posséder une telle énergie, et ce, dès le matin. Il me frotte les cheveux.

« Je vais travailler dans une boulangerie durant cette mission. Donc, je te laisserai les autres matins avec toi-même, sauf le lundi, c'est le jour où il ferme. Mon patron semble sympa. Je tenterai de rapporter quelques pâtisseries. Je te laisse, je suis déjà à la bourre. Bonne journée.
- Merci pour le café… »

Takao rit doucement, me laissant seul pour finir de me préparer à une autre journée dans ce travail que je n'aime aucunement, mais auquel je dois me faire jusqu'à la réception donnée par le chef de cette entreprise. Après, je pourrais partir doucement. Je n'avais pas besoin de rester après. Mais partir brusquement serait une chance de plus se griller auprès des employés qui s'était attaché à lui. Il méritait mieux que ça. Je prends ma voiture pour aller à l'entreprise. Il s'agissait d'une agence de publicité. Bien que je servais plus de secrétaires à un type très antipathique. C'est surtout lui et le patron qui était visé dans mon enquête. Je devais prouver que ces hommes se servaient de leur entreprise pour blanchir de l'argent sale des Yakuzas. Je saluais la dame de l'entrée vaguement avant d'aller dans l'ascenseur, qui n'était pas vide. Évidemment. Ma discrétion naturelle me permettait de faire une bonne partie du voyage vers mon bureau, calme. À peine, je m'installe qu'un employé m'apostrophe.

« Kurata, te voilà. Ton chef te cherchait.
- Il va encore me dire que je dois venir cinq minutes en avance pour lui servir son café…
- Je me suis chargé de son café, il avait l'air plus calme. Par contre, reste là. Il aura rapidement besoin de toi. Tu le connais à force… Bon courage Kurata… Dans quelques heures, tu retrouveras ton chéri... »

Je sentais mes joues se chauffer. Je rougissais, c'était bien ma chance. Je ne suis pas vraiment discret. J'espère que Takao s'en sort bien avec son patron. Parce que celui de mon infiltration va me faire courir dans tous les sens. Le voilà qui arrive avec son sourire mauvais. Je me prépare mentalement à sa suite d'ordre qui ne tardera pas. Je me suis tel un esclave des temps modernes.

« Kurata, tu passeras quelques coups de fil pour moi. Je vais te donner la liste et après ça. J'aimerais que tu fasses des copies du dossier Tarama. Et après, tu iras me chercher un sandwich. Je n'ai pas eu le temps d'emporter un bento. Je compte sur toi. »

Et il est parti, non sans avoir déposé une liste des plus impressionnante de numéros. Je lâchais un soupir. Je vais en avoir au moins deux heures. Je m'attelle à mon travail. Non sans avoir essayé de rentrer dans les dossiers de l'ordinateur central. Sans succès, je n'ai pas le temps de m'occuper de ça. Je sais que contrairement à moi, ces appels n'ont pas la capacité d'être invisible. Après deux et demi, je fais rapidement les copies et sort pour aller chercher le fameux sandwich du patron. J'espère presque que le travail de Takao est la boulangerie où je vais. Je pousse la porte, un peu fatigué.

« Bonjour monsieur ! »

Cette voix, impossible que je me trompe. C'est celle de Takao. Même si je dois l'appeler par son nom d'emprunt, vu que je suis en dehors de la maison.

« Takeya !
- Kurata, content de te revoir. Qu'est que je te sers ?
- Tu as un sandwich pour les patrons casse-pied ?
- Non, mais je pense que ton patron aimera bien le sandwich que je ferai. Je t'en fais un ?
- Ouais, pourquoi pas. »

Takao préparait avec soin les deux sandwich en même temps. Il garnissait un peu plus celui de droite que gauche. Il sourit et ferma les sandwich.

« Passez une bonne journée monsieur… On se retrouve ce soir Kurata... »

Il avait à peine chuchoté la dernière phrase. Au moins sa course avait été utile. La boulangerie faisait aussi des sandwichs donc. Voilà quqi tombait vachement bien. Akashi avait sûrement prévu ce genre de choses. L'endroit était régulièrement visité par les employé de l'entreprise et les hommes d'affaires des environs. Y compris quelques sbires de yakuzas. J'espère que ce n'était pas trop dangereux. Mais bon, il est autant en dange que je le suis. Sur le ticket de caisse, je lisais le mot de Takao.

« Donne le plus garni à ton patron. La salade qui part retrouver le sol, c'est agaçant. Je t'ai fait un de mes meilleurs pour toi. Avec tout mon amour. »

Je pouffais, il est vrai qu'un sandwich récalcitrant, c'était souvent très embêtant. Finalement, cette course allait beaucoup l'amuser. Il la posa sur le bureau de son patron. Ce dernier sourit avant de saisir son poignet.

« Pas d'entourloupe Kurata.
- Je vous ai pris un sandwich du jour, ne sachant pas ce que vous vouliez…
- Bien, ça ira pour cette fois. Mais apprends que j'adore les sandwiches au poulet croquant. »

Au moins je le saurai. Bien que je trouve un bento fait avec amour bien plus sain que ça. Mais certes, ce n'est pas mon souci… C'était son choix.