Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf les collègues provisoires de Kuroko.

Réponse à Shadow : Tu sais que tu es chou. J'espère que ce chapitre te plaira. Pardon pour les fautes qui traînent.


Je vois son sourire se dessiner. Il m'embrasse brièvement. J'adore les baisers de cet homme. Ils sont tellement doux que je ne peux m'empêcher que cette histoire de couple fictif finira par devenir réelle. En tous cas, il progresse dans sa séduction.

« Donc, je suis arrivé dans le bâtiment avec un immense sourire. Le patron m'a souri en retour. C'est un grand type aux cheveux violets qui grignote beaucoup entre deux préparations de pains. Il est secondé par moi et un type qui ne cesse de s'excuser. À tel point que s'en presque comique. Bref, ce gars m'a dit que serait là pour faire les sandwichs et aider Sakurai. Le gars qui s'excuse sans cesse, ce jeune homme a un talent certain pour la restauration. Je me demande souvent pourquoi il est là et non dans son propre restaurant. Bref, je m'égare.
- En effet, tu t'éloignes du sujet, qui est ta journée avec tes collègues.
- J'ai commencé par aider mon patron, Murasakibara Atsuhi.
- Son nom de famille est bien long.
- Je me suis dit la même chose quand Sakurai me l'a dit entre deux sandwichs. Il préparait le pain. Il est très méthodique, je lui ai passé les ingrédients sans un mot. Je n'osais rien dire tellement, c'était envoûtant. Vu le soin qu'il met dans ce qu'il fait, je ne m'étonne pas qu'il ait besoin d'une paire de bras de plus que SakuraI. Avec eux deux, on pas beaucoup de temps pour s'ennuyer. Les clients s'enchaînent le matin et ça se calme sur le coup des dix heures. Là, on a le temps de balayer ou faire des préparations pour les sandwichs. C'est le domaine de Sakurai.
- Mais je ne l'ai pas vu à mon arrivée.
- Il n'aime pas tellement être au centre de l'attention. Sur ce point, il te ressemble un peu.
- Sauf qu'il n'a pas mon manque de présence… »

Takao embrassa mon front. Il avait dû lire dans mes pensées, car au moment où j'avais dit quelque chose sur ma présence presque invisible, je me sentais mal. Avant Akashi, les gens me voyant étaient si rares. Presque trop pour mon cœur. Le garçon avec lequel j'étais sorti adolescent n'avait pas eu ce don. Pourtant, il m'aimait et je l'aimais en cette période.

« Parfois, je déteste cette capacité presque magique. Puis j'ai croisé Akashi, c'est lui qui m'a encouragé à rentrer dans les forces de police. Avec nous, il y aurait peut-être moins de criminel en liberté.
- Tu connais le chef d'avant ton entrée en police ?
- On s'est rencontré lors d'un stage d'art martiaux. Je voulais apprendre à savoir me défendre si une agression me tombait dessus. Tombait sur mon petit ami surtout. Je ne voulais pas le laisser se battre et fuir. Je ne suis pas un lâche.
- Je n'en doute pas une seconde. Sache que mon patron et mon collègue sont adorables. Je suis sûr qu'ils t'aimeront autant que les employés de cette entreprise.
- Je ne sais pas trop… Akeshi dit souvent que s'attacher aux gens peut être une erreur.
- Résultat des courses, il est célibataire depuis des années et soupire devant la télévision du poste parfois.
- Tu vois vraiment tout.
- Presque tout, certaines choses échappent à ma vie. Mais oui, je vois plus que les gens normaux. Je dois faire gaffe de pas trop forcer sur mon don, je risquerai d'abîmer mes yeux.
- Qu'est qui t'a poussé dans la police ?
- Un ami a moi a disparu. Il se nomme Midorima Shintaro. J'espère le retrouver un jour…
- Tu le retrouveras peut-être.
- Et puis, j'aime bien être du bon de la loi et enfermer les criminels. Endors-toi. Je vais préparer des bentos pour nous deux. »

Je sentais un autre baiser sur mon front. Il était encore tôt, mais son travail dans cette boulangerie était sûrement gourmand de son temps matinal. Il dormirait dans l'après-midi sûrement. Du mois, je l'espérai. Je sentais la fatigue revenir, je voyais presque clairement le géant aux cheveux violet manger un bonbon alors qu'il regardait le pain monter dans un four en pierre. Un peu dans le même style que ce qu'on trouvait dans les pizzerias à l'ancienne. Peut-être que j'en ai avais trop vu pour les voir aussi clairement. Au contraire du patron de Takao dont je savais presque rien. Peut-être que la folie de mon patron diabolique actuel me fera le voir. Peut-être en y allant plus tôt, je pourrais croiser Sakurai.

C'est quelques heures plus tard que le réveil mit fin à mes rêves des plus étranges, peuplé de géants aux cheveux violet et de pains immenses. L'histoire de Takao avait chassé mon bourreau au moins. Comme prévu, je trouvais un boite à bento sur la table sur laquelle était posée une feuille. Je la prenais.

« Je t'ai fait une omelette, j'espère que ça te plaira. Elle est accompagnée d'une salade et de riz. Passe une bonne journée, enfin, autant que tu peux. N'hésite pas à passer à la boutique même si tu as ce repas. Certains collègues peuvent y venir. Plus on en sait sur les habitudes du patron et de son second plus il sera facile pour nous de récupérer nos informations. Bisous, Takao Kuzanari. »

Je pliais le papier et le mettais sur le buffet. Mes clés en main, j'allai à mon travail rapidement, passant par la boutique de café pour mon patron. Quand il me voyait arriver avec la boisson sacrée, il n'hésitait pas à me lancer des piques.

« Voilà ce que j'ai attendu hier, mais voilà que tu me le donnes aujourd'hui. Enfin, il était temps, si les rumeurs sont bonnes, il y a une personne là-dessous. Pour te récompenser, voici tes missions du jour. Faire les photocopies des deux dossiers sur ton bureau. Ensuite, tu iras chercher nos sandwiches à moi et au boss. Il adore le Dagobert, sache-le. Les obtenir avant midi serait idéal. Sur ce, je vais à mon bureau et si mère appelle, dis-lui que je ne suis pas là. »

La mère de mon patron actuel était à l'opposée de son fils, très gentille. Toujours à s'inquiéter de sa santé, mais aussi de comment, il traitait ses employés. J'avais déjà eu cette femme l'appareil et parler avec elle avait été libérateur. Suite à cet appel, j'ai eu droit à plus de tâches ingrates par contre…