Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Réponse à Shadow : J'aime beaucoup quand les relations prennent un peu de temps. Je ne sais pas ce que ça sous-entends niveau longueur de cette histoire XD
Sa mère a appelé, j'ai passé au moins une demi-heure à lui expliquer que son fils n'était là. J'évitais de lui faire remarquer qu'il était trop occupé à cirer les chaussures au grand patron. Pour peu, je dirais que ce type est un homosexuel refoulé, ce qui pourrait expliquer ses réactions exagérées lors du baiser d'une ancienne employée avec sa compagne. Dans un sens, j'avais un peu peur d'amener Takao à la soirée. Mais sachant la réaction de cet homme, ça serait une parfaite porte de sortie pour la fin de cette mission. Peut-être devait-il assumer ? Non, je ne suis pas là pour faire sortir ce tyran du placard. Je me suis levé pour aller chercher les sandwichs. Un collègue se leva en même temps.
« Je te dérange si je viens, Kurata ?
- Fais ce que tu veux.
- Je t'accompagne.
- D'accord Orata. »
Orata était un homme d'une trentaine d'années au crâne légèrement dégarni, soi-disant, c'était du stress. J'ai plus l'impression qu'il aime être dominé, mais je préférais laisser à cet homme avoir sa vie privée.
Quand j'ai poussé la porte, j'ai vu non seulement Takao, mais aussi un garçon aux cheveux bruns qui tentait de fuir. Ça devait être lui, Sakurai. Je souriais doucement.
« Kurata, content de te voir, encore en course pour ton patron. La même chose qu'hier ?
- Non, monsieur préfère le poulet croquant et veux un sandwich pour son supérieur qui préfère les Dagoberts. »
Je voyais clairement que Takao retenait avec peine de faire une remarque. La présence de mon collègue devait le freiner. Ce dernier s'approcha du jeune garçon aux cheveux bruns.
« J'aimerais goûter à votre spécialité, chef.
- Je ne sais pas si je peux… Ce n'est peut-être pas bon, je suis désolé monsieur... »
Sakurai souffrait d'un sacré complexe que certains Japonais avaient. En le voyant faire des courbettes comme ça, une part de moi voulait le rassurer et le serrer dans mes bras. Mon collègue lui sourit simplement.
« Je le prendrai quand même. »
En tant que soumis, il devait le comprendre dans un certain sens. Peut-être j'interprète un peu trop le comportement docile de cet homme. Peut-être que c'était vraiment le stress qui faisait vraiment perdre ses cheveux. En tous cas, il est gentil avec le cuisinier en herbe. Je renais le premier sandwich qui était celui du grand chef.
« Le poulet croquant arrive, il doit juste chauffer un peu. Comme ça, il sera encore chaud quand ton patron le mangera. Généralement, il est meilleur comme ça. Un jour, il viendra lui-même le chercher.
- Quand il n'aura pas de larbin à sa disposition.
- Voilà, je te retrouve mon petit Kurata. »
Je roulais des yeux, montrer ma verve à un collègue comme Orata n'est peut-être pas le meilleur plan qui soit. Mais soit, au pire, je lui expliquerais brièvement ce qui avait à savoir de cet employé de boulangerie. Peut-être que lui parler serait un moment pour lui et moi de mieux se connaître.
« Ce cuisinier est fort, je sais que j'aimerai son sandwich. Il a réussi à me faire aimer la moutarde après tout.
- Tu viens souvent ici ?
- Une fois par semaine, généralement, le mercredi, car j'ai une chance de croiser le champignon violet. »
Champignon violet, c'était sûrement le patron de cet endroit. Je regardais un peu autour de moi, mais à part une jeune fille aux longs cheveux roses, tous étaient bruns ou noirs de cheveux.
« Il n'est pas présent pour le moment. Il a été kidnappé par un beau gosse aux cheveux noirs qui parlait en anglais.
- Vous lui remettrez le bonjour. »
Takao se contenta de hocher la tête. Orata était vraiment un habitué des lieux pour être si proche du patron. Peut-être qu'ils fréquentaient les mêmes cercles de BDSM. Il faut vraiment que je tire cette histoire au clair avec cet homme. Je vais profiter du voyage de retour pour lui poser quelques questions. Les pains garnis, nous sommes sortis du bâtiment.
« Tu es proche du nouvel employé.
- C'est un camarade de lasse lorsque j'étais au lycée.
- Je vois, en tout cas, il est sympa.
- Il est gentil, ça te dérange que je te pose quelques questions. J'avoue que j'ai du mal à croire au stress pour ta perte de cheveux locale. »
Orata se mit à rire. Je ne m'y attendais pas. Peut-être que j'ai été trop direct.
« Je comprends ce que voulait voir le nouvel employé. Cette façon de parler, c'est intéressant… Le stress fait partie des raisons, notre travail est dur, surtout le tien, j'ai été à ta place pendant trois ans, et franchement sans ma passion secrète, j'aurai fini sous les rails du dernier métro du soir.
- Quelle est cette passion ?
- J'aime le bondage, au moins ma maîtresse sait quand s'arrêter, grâce aux mots de sécurité. Au moins...
- Je m'en doutais, ton secret est bien gardé avec moi. Mais pourquoi me l'avouer ?
- J'ai vu vos regards avec le nouvel employé. Il est évident que vous êtes amants. Ou que ça va être le cas bientôt. Il y a quelques couples gays et lesbiens dans mon cercle… Donc ton secret, je le garde aussi, en garantie. Désolé d'agir ainsi, Kurata. Prudence est mère de bien de vertus. »
Je hochais la tête. Orata faisaient partie donc du secret de mon orientation à présent avec les trois collègues de mon bureau, ça faisait quatre employés de ces types immondes qui savait. Il me laissa aller à mon bureau et je vis qu'un de mes collègues m'y attendait. Il avait un immense sourire. Mon panier repas avait attirer l'attention. Même si je me débrouillais pour cuisiner, j'apportais assez peu ma propre nourriture dans cet endroit. Je prenais mon bento avec un sourire. Je ne sais pas si mon don de disparaître fonctionnera, mais je n'ai pas envie d'expliquer à ces hommes comment j'ai ce repas fait maison en venant si tôt.
