Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Réponse à Shadow : Hé oui, ce sont bien eux, par contre un personnage est passé inaperçu. Je suis bien content que cette histoire te plaise. Il en cache des choses notre petit Kuroko. Sans ma Honey alias Ninquelotefanfic, elle ne serait pas là. C'est elle qui en sait un bout sur le fandom.


Je finis de m'installer sur ma chaise. Je sentais le regard de mon collègue. Je lâchais un soupir avant de le fixer avec un regard glacial. Je sais que ces hommes et femmes tentent d'oublier la tyrannie des chefs en s'amusant de ce qu'on peut cacher. Et quelque temps avec eux m'a fait parfois penser comme eux. Comme le prouvait mon hypothèse avec Orata.

« Kurata…
- Comme si j'allais dire ce que tu sais déjà.
- Takeya te gâte déjà… Je pourrais avoir un bout ?
- Tu n'as pas le panier-repas de ta femme ?
- Si, mais je me suis toujours demandé ce ça donnait un panier repas d'une autre personne.
- Ouais, tu dis surtout ces mots parce que tu as peur qu'on nous écoute. »

Je pouvais voir clairement mon collègue curieux pris en flagrant délit de curiosité mal placée. Si ça le rend si curieux, je lui montrerai. Ce n'est pas comme si Takao m'avait un bento mignon avec écrit un, je t'aime. Être là pour moi et me voir me suffit. Je n'ai pas vraiment besoin de panier-repas mièvre d'adolescent énamouré. Je pris le couvercle et soulevais ce dernier. Et je souris, il était simple, si on oubliait les saucisses pieuvre…

« Je suis presque déçu…
- Les bentos de ta femme sont bien plus mignons que ceux de Takeya.
- Pas faux… J'ai peur, tu sais… Elle viendra à la fête et comme certains collègues ne sont pas doux avec les femmes…
- Ta femme est enceinte ?
- Oui, je l'ai appris hier soir. Peut-être qu'elle devrait rester à la maison. Si elle reçoit un mauvais coup ?
- Eruka, tu dois voir ce qui est mieux pour toi et elle. Cette soirée, c'est obligé pour nous, mais nos compagnons ne sont pas forcés de nous accompagner. Et puis tu ne seras pas seul, tu as moi, Rinya, Janko et Orata.
- Orata ? Le gars de la comptabilité ?
- Lui-même, chercher des sandwichs pour les patrons, ça rapproche.
- Oh, tu es sûr que la personne qui partage ta vie d'accord.
- Il travaille dans la sandwicherie-boulangerie… Je ne savais même pas qu'il avait suivi une formation en cuisine.
- Les gens avec les années Takeya… En parlant avec des « ils», tu n'as pas peur ? »

Je haussais les épaules, il arriverait ce qui arriverait. Je n'allai pas pleurer pour la perte de cet emploi. Par contre, je devais tenir jusqu'à cette fichue soirée. Heureusement pour moi, les deux tyrans se fichaient de nos vies privés. Tant qu'on était à l'heure et qu'on faisait tout à leur place. Je suis sûr qu'ils finiront par être gros à force de paresse et de repas avec des hommes d'affaires. S'en était presque scandaleux. Je mangeais tranquillement en compagnie d'Eruka. Il parlait parfois de sa femme et de son futur enfant. Il était adorable de s'extasier sur cette vie pas encornée.

« Je plains presque ton enfant si tu es déjà gaga de lui ou elle avant sa naissance.
- Ne parle pas si fort... »

Il y avait vraiment un truc sous toutes ses histoires. Je n'aimais pas du tout la tournure des événements. Comme si tout se précipitait d'un coup. Je commençais à avoir peur, peur qu'on sache que j'étais un infiltré. Je pose une main sur ma poitrine, je ne devais pas rater ma mission. Les colères d'Akashi étaient terribles. Je n'avais aucune envie d'en être une de ses victimes. Rien que d'y penser, j'ai peur.

« Pourquoi tu t'en inquiètes soudainement ?
- Il y aucune rumeur comme quoi quelqu'un aurait farfouillé dans les dossiers. Même les cachés, j'en ai un, la plupart des gens dans cette entreprise en ont un. Ça permet de garder une trace de notre travail, en quelque sorte. Certains ont été modifié par les patrons dans le dossier Rinya. Trop féminin à leur goût sûrement.
- L'entreprise a beau être dirigé par des hommes, elle gagnera plus si elle tente de plaire au femmes qu'aux hommes en manque de cul.
- Il n'y a pas à dire, tu es plus bavard depuis ce jour-là…
- Peut-être, j'ai eu le temps de m'habituer à vous tous et vous apprecier. Qui plus est, il n'est pas la seule raison de mon changement. J'avoue que le dossier de l'autre jour m'a mis un peu en colère.
- Le fameux dossier que tu as du tout retaper, car l'autre tyran avait renversé son café dessus.
- Celui-là même. J'y ai passé des heures, un jour entier, et monsieur a le toupet à retirer de l'argent de ma paye avec ça. Comment je vis avec les choses que je paye ?
- Ma femme travaille aussi pour le moment, je sais comment ça peut être dur d'avioir peu de revenus. En plus avec le bébé à venir.
- Vous serez fort.
- Il n'y a pas à dire, tu es un type bien Kureta. »

Je lui souriais, mais je savais que c'était moi qui avais fouillé les dossiers sans trouver quoique ce soit sur les patrons. Ils devaient avoir un code. Rien qu'un peu de temps et un logiciel ne pouvaient résoudre. J'avais les deux sur moi, pendu innocemment sur sa porte clé. C'est fou qu'une figurine marrante pouvait cacher. Mais les patrons profitaient de la faille de sécurité. Je le noterai dans mes rapports. Je me demande ce que lui donnera Takao. Peut-être que je devrai le lire afin que voir si nos rapports étaient les mêmes ou différents. Faire à manger pour les gens des environs devait plus le rapprocher des actionnaires, des étudiants et des personnes âgées.

« On y retourne avant de se faire remonter les bretelles ?
- Oui, je pense que c'est mieux.
- Ah, j'oubliais… »

Le morceau que j'avais laissé, car mon estomac n'était pas immense avait disparu entre ses lèvres.

« Tu féliciteras ta tendre moitié. C'est très bon, mais ma femme est la meilleure... »

Je roulais des yeux, je crois que ce type m'aime bien. Si bien que là, j'ai l'impression d'être le petit frère embêté par son grand frère.