Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Note : On passe de côté de Takao, ça sera aussi le cas au prochain chapitre.
Ce matin était sympa, dommage que je n'ai pas eu plus qu'un baiser. Ce n'était que partie remise. Quand je sais quelle journée attends Kuroko, je ne peux m'empêcher de me demander comment il fait pour supporter cette ambiance toxique. Ces années d'amitié avec le chef n'est pas une excuse. Je m'installe derrière le comptoir non sans avoir salué Sakurai. Il est vraiment mignon, mais il lui manquait un truc pour qu'il soit mon genre. Il n'avait pas le piquant de Kuroko. Ça et autre chose. Voilà trois jours que cette fille aux cheveux roses vient avec un petit carnet. Je n'aimais pas le regard qu'elle avait pour mon futur amant. Je l'ai vu, presque rien ne m'échappe.
« Ne sois pas si frustré Takeya, si tu continues, je demanderai à Tatsuya de te présenter à ses amis.
- Chef, je suis désolé que ma vie privé soit si visible à vos yeux. Tatsuya, c'est le beau gosse de l'autre jour ? »
Murasakibara haussa les épaules avant de frotter mes cheveux. De toutes les personnes plus grand que moi, il avait fallu que cet homme soit un nounours plein d'affection et gourmand. Au point qu'il mangeait comme pour quatre ou cinq. Je me demandais parfois où il mettait tout ça.
« Je lui passerai le message, pas sûr que c'est ce que tu désires. Essaye d'aider Sakurai, il faut vraiment qu'il ai confiance en lui.
- Je fais de mon mieux patron. »
Le géant aux cheveux violets était parti dans son atelier, il chantonnait en faisant ses pains. C'était sûrement une façon pour lui de compter le temps de préparation. Je l'ai laissé pour me trouver près de Sakurai. Le futur chef étoilé recula avec un air apeuré. Dans trois secondes, il va s'excuser…
« Pardon, je ne voulais pas être dans ton chemin. »
Bingo, il l'avait fait. Je lui souriais doucement. Pauvre garçon, je me demande ce qui a pu se passer dans sa vie pour qu'il agisse de la sorte. Les clients se sont enchaînés sans vraiment du changement. Je gardais tout de même l'oreille attentive. Depuis hier, des hommes s'était installé dans un coin de la sandwicherie pour parler de trucs vraiment louches. C'est là que j'aimerais avoir le don de Tetsuya. Sans compter sur cette fille qui semblait aussi attentive que moi et souriait doucement. Cette vipère n'aura pas mon Kuroko, ça non. Bientôt l'heure d'ailleurs où il arrive pour servir de larbin à ces tyrans.
« La même chose qu'hier, s'il te plaît.
- Je te fais ça.
- Merci. Tu sais combien c'est urgent... »
J'adore son ton sarcastique, ça le rends vraiment divertissant. Je pouffais à ces mots. J'en oubliais presque la rose. Je préparais tranquillement la commande de mon futur amant quand une voix féminine se fit entendre.
« T'es vraiment mignon toi, ça ne te dirai pas de sortir avec moi.
- Je ne suis pas intéressé mademoiselle... »
Elle avait une moue qui se voulait adorable, mais non, ça ne fonctionnait pas vraiment avec Kuroko. Il se contenta de sourire et frotta les cheveux de la demoiselle
« J'ai déjà quelqu'un dans ma vie.
- Si c'est que ça, ça peut s'arranger… Je connais du monde, je suis sûr qu'ils pourront t'aider si tu deviens mon mari. »
Cette fille est dangereuse, je le savais déjà, mais à ce point, c'était flippant. Elle sous-entendait bien des liens avec des hauts placés. Mais qui ? Des politiciens ? Des yakuzas ? Que ça soit l'un ou l'autre. C'était vraiment flippant. Elle m'a regardé avec un sourire qui n'annonçait rien de bon pour moi.
« Petite, ne menace pas mon employé. »
Le chef avait posé sa main immense sur la tête de la demoiselle. C'était la première fois que Kuroko croisait mon patron. Ce dernier lâcha la fille que quand elle s'éloignait.
« Excusez-nous pour ce contre temps cher client.
- Ce n'est pas votre faute chef.
- Le seul chef ici, c'est Sakurai, moi, je suis boulanger. Ses plats à emporter sont vraiment divins.
- J'y penserai un jour, mais j'ai ce qu'il faut. La personne avec qui je partage ma vie est attentionnée.
- Gardez-la cette personne. Ce genre de moitié est rare. »
Je me demande à quel point, il savait ça. Tatsuya n'était donc pas du genre à gâter sa moitié, ou le fait que Murasakibara mange beaucoup pesait sur le porte-feuille du beau gosse. Il serait mannequin que ça m'étonnerai qu'à moitié. Je tendais les sandwichs à Kuroko qui partit avec un sourire, suivit pas très loin par la jeune fille. Elle le perdrait. J'étais un des seuls à le voir malgré son don. Les hommes sont partis peu après, il avait laissé un bon pourboire. Je l'ai glissé dans la petite boite qui servait à ce genre de choses. Je n'avais pas besoin de plus d'argent que ça.
J'avais une pensée pour Midorima qui aurait pensé à garder ce revenu pour acheter des objets porte-bonheur encombrant. Il n'y avait que lui pour faire ce genre de choses. Mon ami me manquait dans ce genre de moment. Je parie qu'il se serait fait un plaisir de voir à quel point le signe de Kuroko est compatible avec le mien. Je pouffais de rire à cette pensée. Oui, il me manquait.
Je n'ai pas le temps de m'ennuyer, surtout quand un drôle de personnage fit son entrée. Les cheveux noirs et le regard argenté ou bleu. Qu'importe, par contre son sourire sadique ne me trompait pas. Il préparait un mauvais coup.
« Cet endroit est plutôt joli, je me demande ce que je pourrais faire.
- Commander quelque chose.
- Oh, je vais le faire, ne t'en fais pas mon petit oisillon. Je me demande si je peux, au pire, je suis un client. Je demande à votre petit chef de faire un plat digne de moi. C'est-à-dire avec des truffes et du caviar. Bien sûr, si ce n'est pas bon. Je n'y mettrais pas le prix. »
Ce type veut faire du mal à cet endroit, mais pourquoi ? Cette fille, avait-elle un rapport avec tout ça ? Je le sens mal, très mal...
