Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Il était proche de si proche, il portait des lentilles, ou c'était moi ? Il voulait se faire passer pour un autre ? Cet homme surveillait les gestes de Sakurai, et comme il n'allait sûrement pas assez vite, j'ai senti sa colère monter. Murasakibara était arrivé, son tablier couvert de farine. Il fixait l'homme. Pour peu, on aurait dit que leur animal totem se font la guerre dans un autre monde.
« Je suis pressé, ah, j'oubliais la demoiselle voudra bien un croissant au chocolat monsieur le boulanger.
- Takeya, garde-le à l'œil. »
Je hochais la tête, j'étais bien content d'avoir suivi Midorima dans ses idées farfelues. J'ai évité de peu son coude. Le salopard savait comment frapper sans vraiment en avoir l'air. Je ne serai pas sous couverture, je lui aurai mis les menottes aux mains. Violence sur un agent, ce n'était pas quelque chose d'annodin. Je l'ai fixé avec toute la rage contenue en moi. Ses gestes ne m'échappent pas. Même le plus petit. Ma capacité ne servait pas qu'à repérer mon chéri. Comme j'ai hâte de le retrouver ce soir. Je vais passer à l'étape suivante. C'est-à-dire, les câlins et plus si affinités, enfin si son homme était partant. Ces derniers jours, il semble réceptif. J'ai senti une douleur sur mon côté droit. Il ne fallait pas que je me déconcentrer. Sinon, cet homme va me rouer de coups et déclarer qu'il n'avait rien fait. C'était ce genre de type. Je grimaçais un peu avant de retrouver un sourire commercial.
« On vous donnera ça, quand votre sandwich sera fait monsieur.
- Hanamiya, retiens-le bien monsieur l'employé de cet endroit. Je peux être ton sauveur ou ton pire cauchemar. Tout dépend si tu es des nôtres ou non.
- Le seul côté où je suis, c'est celui avec la personne que j'aime.
- Un homme fleur bleu, c'est presque beau. Je saurai retenir cette information. »
Rester calme, je sentais vraiment la colère monter en moi. Mais je ne devais pas céder à cet homme la victoire. Déjà que son sourire sadique me nargue et menace de traumatiser le pauvre Sakurai. Pour peu, il s'évanouirait. Je ne sais pas à quoi il tient. Ce client lui demande beaucoup. Pourtant, il sort un sandwich richement garni et qui sent véritablement bon. Sucré et salé semblaient se mélanger avec une harmonie. Le croissant était à portée de main, donc je me suis hâté de lui servir un bien chaud en évitant son bras qui se tendait pile au moment de mon mouvement. Ce type était le pire, le pire du pire. Je pense que le tyran de Kuroko a appris de lui. C'était vraiment là que je pouvais comprendre la pression que subissait mon amant non seulement de ce genre de type, mais aussi celle d'Akashi. Il faudra que je le sonne, quand Kuroko sera endormi, à moins qu'il le fasse avant... Le boss s'inquiète vraiment pour son ami. Mais les nouvelles de Kuroko à cause de sa fatigue avaient été oubliées. Je le remplaçais, vu dont il me racontait sa journée. Le chef était effrayant et me disait de prendre soin de Kuroko en me donnant des recettes rédigé par son chef à domicile. C'est dans ce genre de moment que je n'ai peut pas choisi l'homme le moins protégé par son entourage a aimé. J'imagine déjà le sermon que va me faire ces personnes.
« Il est très bon, je vous laisse, pour aujourd'hui... »
Je sens que je vais le revoir. Par contre, j'entendais parfaitement quelqu'un tomber. Ce n'était pas difficile à deviner qui était la personne qui avait dis bonjour au sol. Je me suis approché du corps allongé de Sakurai qui tremblait comme une feuille. Le pauvre.
« Patron, je pense qu'il a besoin d'un endroit calme. Je m'occuperai de son poste.
- Merci Takeya. Je l'emmène dans le salon que j'ai installé dans la boutique. N'hésite pas à aller le voir pendant qu'il y a moins de monde. J'appelle quelqu'un pour lui.
- J'espère que ça l'aidera.
- Moi aussi. Je ne voudrais pas perdre mon cuisinier pour une telle raison. »
Le géant tenait vraiment à son employé. Depuis combien de temps l'avait-il pris sous son aile ? Sûrement, depuis qu'il travaillait ensemble. Je lui souriais. Ce n'était pas compliqué de retenir la composition des sandwichs proposés par la carte. Les clients étaient un peu plus rares, mais assez pour que je ne m'ennuie pas trop. Cet endroit était vraiment grand, c'était sûr que Kuroko ne pourrait pas tout atteindre. Je m'amusais parfois à le voir monter sur un escabeau bleu clair.
Je prenais ma pause et allais voir Sakurai qui était pelotonné contre un homme aux cheveux noirs qui semblait vraiment fiable avec ses lunettes rectangulaires. Il me fit un geste, je suis sorti prendre l'air. J'avais presque fini.
Après mon denier client, je suis rentré chez moi, il était presque trois heures de l'après-midi. Je me demande ce que je vais préparer à Kuroko. Mais à peine, je suis rentré que je recevais un appel d'Akashi.
« Tout se passe bien ?
- Oui patron, si on oublie que j'ai eu des clients bizarres. Mon instinct me dit qu'ils trempent dans des affaires louches.
- Je m'en doutais, les Yakuzas bougent, il y a parié que vous les croiserez de plus en plus souvent. Cette fille avec les cheveux roses, c'est la fille du chef. Momoi Satsuki.
- Elle voulait Tetsuya à son bras. Il a refusé…
- Mince… Je vais envoyer des gars pour suivre Tetsuya.
- Il pourrait l'enlever ?
- Oh oui, j'en ai peur. »
J'avais peur, vraiment peur. Les préparations pour le dîner étaient oubliées. Je crois que je commanderais, enfin s'il rentre. Je l'espère vraiment. Je ne voulais pas que cette affaire s'accélère autant. Je n'aime pas ça.
« J'espère qu'il rentrera.
- Moi aussi. J'aimerais avoir les données de cette entreprise crapuleuse. Et de passer du temps avec Tetsuya.
- Moi aussi.
- Hey, tu ne me piques pas mon meilleur ami.
- Non, je prends un peu de temps en tant que futur amant.
- Oh toi et moi, on a des choses à se dire, mon petit. »
Oups, ça m'avait échappé. Je crois que je vais l'avoir aujourd'hui mon sermon.
