Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Note : On retourne sur le point de vue de Kuroko.
Je saluais mes collègues avec un enthousiasme tout relatif. Enfin, si faire signe à ceux que je croisais comptait comme salutation de bonne fin de journée était une façon de dire au revoir. Le tyran avait mis sur mon bureau une pile de dossiers monstrueux et une rose. Intrigué, j'ai pris la fleur. C'était la fille qui voulait faire de moi son mari. Quelle personne saine d'esprit pouvait me faire ce genre de cadeau à part cette femme. Elle avait vraiment des contacts. Ce qui confirmait bien mon impression que j'avais de cette jeune femme. Elle trempe dans un monde sombre. J'ai mise la fleur loin de moi et je ne me suis pas occupée d'elle de toute la journée. Alors que je prenais l'ascenseur, je n'étais pas surpris de voir mon tyran et son supérieur à ses côtés. Mon don me servait, car ils se pensaient seuls.
« Tu penses que le clan ne me fera pas regretter d'avoir utilisé mon secrétaire jusqu'à l'épuisement ?
- Non, tu sais bien que c'est plutôt bien vu qu'il se donne vraiment beaucoup. C'est bien un seul qui ne fait pas trop de siestes.
- En parlant de ça, la petite Rinya a eu l'idée d'ajouter un pouf dans la salle de repos. Tu penses que ce genre d'objet sera parfait pour profiter du soleil. Qu'en penses-tu ?
- Hum, ça serait pas mal. Et le clan ?
- Mettons en relation Kurata avec le clan, ça les calmeront un peu. Peut-être qu'ils seront plus sympas.
- Peut-être. »
Le duo d'hommes sortit sans faire attention à moi. Je me suis fait tout petit et je suis remonté avant de sortir de l'entreprise passablement inquiet. Le clan ? Ça n'annonçait rien de bon. L'intuition d'Akashi était bonne jusqu'à quel point ? Je me posais réellement la question. Je marchais un moment dans les rues pour arriver à ma voiture. Par habitude, j'avais évité de me garer dans le parking de l'entreprise. Il fallait dire que ma voiture bleu vif se remarquait pas mal. Contrairement à moi. Ou peut-être qu'en tant de conducteur, ma capacité s'étalait à mon véhicule. Je pouvais la voir, elle était loin d'être seule. Un homme que je n'avais jamais vu état là. Il avait la peau très halée, il devait être un de ces métisses. Il sourit.
« Tu ne dois pas rester ici, j'ai pour mission de te ramener à la princesse. Sauf que je t'aime bien et que j'ai un peu la flemme. Soit tu te rends, soit je vais te courir après.
- Je pense que je vais me rendre. Mais j'aimerais clarifier les choses, ta princesse ne m'intéresse pas.
- J'ai cru remarquer à l'autocollant sur le pare-chocs arrière. Joli drapeau des fiertés. Mais ce Princesse veut, elle finit par l'avoir. »
Je ne lui en voulais pas à ce type. Être un métis dans un Pays comme le japon, c'était parfois à double-tranchant. Je voulais envoyer un message à Takao, sauf que je n'avais pas son numéro. C'était un peu bête. Par contre, j'avais celui d'Akashi. Rapidement, je lui ai envoyé un message. J'espère qu'il le verra à temps pour pister mon téléphone portable.
« Merci mec, tu me sauves les miches. Princesse m'aime bien, mais le patron moins. Va savoir pourquoi.
- Je pourrais avoir ton prénom ?
- Nope, pas en pleine rue. Peut-être quand tu seras dans le domaine. »
Je ne saurai pas plus pour le moment. Je regrettais presque de n'avoir rien fait avec Takao. Je lui dirai à quel point, je l'appréciais. Sa présence était vraiment réconfortante en plus de me voir comme personne ne l'avait fait. J'aurai dû l'embrasser aussi. Mais il était trop tard pour regretter. À moins que je me servais de ma capacité. Je souriais. J'oubliais parfois cette capacité. Je respirai et me concentrais pour disparaître.
« Bordel, tu avais dit que tu étais d'accord. Soit un bon gars et montre-toi…
- J'ai des choses à faire avant.
- On trouvera où tu habites, tu le sais bien. Reviens…
- Je n'ai vraiment pas le choix. Je suis là... »
Il avait tout même menacé mon futur compagnon, l'air de rien. Je m'étais mis derrière lui. Il a sursauté, ça le don de m'amuser. Je pouffais avant d'entrer dans le véhicule. J'espère que Takao va bien et qu'Akashi sait pour ma situation. Sinon j'aurai envoyé ce dernier message dans le vide. Mais ça, je ne pourrais pas le savoir. Mon ravisseur me met un masque sur les yeux. Je ne vois plus rien, par contre, je sentais par contre que la voiture bougeais.
Quand elle s'arrêta, il ne m'enlevait pas mon bandeau. Je me faisais guider et puis après une marche de quelques minutes, j'ai senti mon bandeau être retiré. J'étais dans une chambre d'un style japonais assez classique. Je suppose que je verrai la demoiselle plus tard. Mais j'espère que mon tyran ne va pas me rendre visite, ça serait le pompon. Je m'installe sur le lit. La chaleur de mon séducteur me manque déjà. Je ne sais pas comment tout va s'en chaîner, mais je craignais le pire. Et si la théorie d'Akashi est bonne, je devrai retourner pour le bal. Donc, je pourrais faire ma mission. Sauf que j'ai laissé la clé usb sur mes clés. Je fouillais mes poches rapidement. Je lâchais un soupir de soulagement. Je les planquais sous le matelas. Même si je sais que cette planque n'est pas des plus fiables. Je pouvais compter sur la sympathie du garçon à la peau couleur caramel dont j'ignore le nom. J'entendais des bruits de pas et je me suis remis correctement assis sur le lit.
« J'entre. »
L'homme qui m'avait enlevé était accompagné de la demoiselle aux cheveux roses de la boulangerie. Elle me sauta dessus et me serra. Je n'ai pas bougé un cil. Par contre sentir sa poitrine contre mon bras me faisait ni chaud ni froid. C'était à la limite gênant.
« Mademoiselle, vous allez vous faire mal.
- Roh, il est trop mignon. J'avais que c'était le meilleur petit ami que je pourrai avoir. »
Son aveuglement me sidère. Akashi et Takao, sortez-moi de ce guêpier.
