Et oui ! Un chapitre quatre jours après le précédent ! Je me suis surpassée, pour vous, et surtout pour me faire pardonner ! Ce chapitre est un peu spéciale aussi, on en apprend plus sur Manami et... DU GAARA x MANAMI (*-*)! Leur relation évolue un peu, vous verrez par vous-même !

Merci à Lulu-folle, Froshe, caro-hearts et Teddy for Carlos d'avoir commenté !


Réponses aux reviews anonymes :


Teddy for Carlos : Tu as tout compris chère amie !


Disclaimer : Manami et quelques autres perso' sont à moi, sinon le reste non...


Chapitre 7 : Ego blessé...

Devinez où je suis.

Oui. Dans le bureau du Kazekage.

Et ?

Sans le Kazekage.

Encore et toujours.

Sauf que cette fois c'est un peu différent.

J'ai une légère appréhension de le voir.

Pourquoi ?

Vous vous rappelez ce qui s'est passé ce matin ? Quand j'ai affirmé avoir une paire de boules. Voilà pourquoi j'appréhende.

Et aussi parce que cet homme me fout la frousse.

Et qu'il a un torse musclé.

JE DÉCONNE.

Calmez-vous, je n'ai pas vu son torse.

Pas encore.

Hum... Je m'égare.

Comme d'habitude, le Kazekage rentre et les deux gardes sortent.

Et nous voilà face-à-face, seuls.

Ça se trouve c'est lui Manami.

Bah oui, avec la gueule en absence de pilosité sourcilière qu'il a, il ne doit pas avoir beaucoup d'ami. Donc, il se reporte sur des gosses. Mais pourquoi les forcer à cambrioler des maisons ?

Hum...

Je frotte ma barbe inexistante ce qui me vaut un regard de travers du Kazekage.

Il fait sûrement ça pour brouiller les pistes. Il se place maintenant dans ma liste de suspects. Je l'ai à l'œil.

~ Mais qu'est-ce que tu fais hm ? ~

Bah j'enquête.

~ Pourquoi hm ? ~

Pour passer le temps en attendant ton « plan de génie ».

- Qu'est-ce que tu veux encore ? me demande-t-il d'une voix exaspérée.

J'ignore cela et lui demande suspicieusement :

- Avez-vous un alibi ?

S'il avait eu des sourcils, il en aurait haussé un.

- La dernière fois où Manami a agi, je précise.

Il fronce ses non-sourcils. Il pose ses coudes sur le bureau et pose sa tête sur ses mains qui se joignent tout en se penchant en avant. Il me regarde droit dans les yeux et je dois avouer que c'est assez déstabilisant. J'essaie de soutenir son regard, en vain, je focalise donc mon attention sur la plante verte derrière lui.

Vous avais-je déjà dit qu'elle était sexy ?

- À quoi tu joues exactement ? m'interroge-t-il d'une voix sévère.

Je cache mes mains sous le bureau pour dissimuler leurs tremblements. Quoi ? Il me fout les jetons.

Je tente de sourire tout en haussant un sourcil, histoire de le faire rager un peu. Je prie pour que ça ne ressemble pas à une grimace et que ce soit un minimum sexy.

Pas pour le draguer lui hein, je vise la plante verte.

- J'ai juste posé une question, je commence innocemment. Alors ?

Je suis sûre qu'il n'en a pas d'alibi.

Je commence à me réjouir intérieurement de peut-être coincer Bad Manami, un rictus tord mon visage.

Sans m'en rendre compte je m'étais penchée en avant, trop en avant.

Je vous rassure nous ne sommes pas à cinq centimètres l'un de l'autre hou là là ça sent le bisou baveux, non. Nous sommes à quinze, vingt centimètres, ça va. Enfin c'est un peu trop près. Il empiète mon espace vital.

Même si c'est son bureau.

- Tu n'as pas à le savoir.

J'avais raison. Il n'a pas d'alibi.

- Et pourquoi ?

- Tu es pénible.

OH LO LO ATTENTION JE SUIS PÉNIBLE HEIN !

- Je sais merci, alors votre alibi ? À moins que vous n'en ayez pas...

Sourire de requin de ma part, limite il va croire que je ne suis venue que pour le faire chier. Ce qui est en partie vrai.

Oui, car je sais et vous savez que ce n'est pas lui Bad Manami, vu comment il s'était énervé la dernière fois...

En plus c'est Sans-sourcils quoi. Enfin, je ne le connais pas mais, ça se voit à sa tête qu'il ne va pas faire du mal à des mioches. C'est comme moi dès qu'on me voit on sait que je ne brille pas par mon intelligence.

- Allez, rigolez un peu, je vous embête hi hi hi, je fais en souriant niaisement et en lui donnant avec mon index une petite tape sur sa joue.

… Il n'a pas vraiment l'air de trouver ça marrant...

J'ai peur.

J'essaye de le regarder dans les yeux, eyes to eyes, mais encore une fois je détourne le regard.

Cette fois-ci, il se plante sur un cadre photo de dos.

J'ai envie de regarder la photo.

Mais je ne le fais pas.

Parce que ça ne se fait pas.

Soudain, trois coups se font entendre à la porte.

- Ah ! Quelqu'un a frappé ! je dis d'une voix guillerette.

- … Entrez...

Il en a marre de moi.

- Gaara-sama... ?

Je me retourne et vois au pas de la porte une jeune femme. Enfin fille plutôt.

Elle doit être un tout petit peu plus grande que moi, ses cheveux sont châtains et lui arrive à la poitrine. Poitrine plate en passant. Deux mèches tombent au-dessus de ses yeux noirs. Elle avait un visage plutôt banal.

- Qu'y a-t-il, Matsuri ? demande-t-il doucement.

AH ?! Pour elle, c'est une voix douce et tout, mais quand c'est moi, c'est limite si on me crache à la gueule ?! Mais quel goujat !

Je te crache dessus moi aussi.

Na.

- On m'a demandé de vous apporter ça, informe-t-elle poliment en tendant légèrement des documents en avant.

En plus c'est quoi ce prénom Matsuri ? En français ça veut dire festival. « Hey salut ! Je m'appelle Festival et toi ? » « Moi c'est Amour Océan ou Amour Beauté selon les caractères japonais que tu utilises ». Amour Océan/Amour Beauté c'est moi hein. Cela aurait pu être pire, j'aurais pu m'appeler Kira. « Bonjour je m'appelle Festival et toi ? » « Moi, je m'appelle Tueur en série, ravie de faire ta connaissance ! ».

Le Kazekage se lève et se dirige vers Festival. En passant à côté de moi, son odeur a tourmenté mon odorat.

Wow. Mais c'est qu'il sent bon le bougre !

J'ai rêvé ou bien ? Il faut que je vérifie !

Et voilà comment je me suis retrouvée à dilater mes narines derrière le dos du Kazekage pour mieux sentir son odeur.

Dès qu'il repasse à côté de moi je le sniffe, il est comme de la drogue !

Je me suis retournée vers eux entre-temps et sans le savoir, j'ai fait la pire erreur de ma vie.

D'abord, je regardais innocemment le visage des deux jeunes gens dont un de dos. Puis après mon regard s'est focalisé sur ce dernier, puis il est descendu, descendu, descendu... STOP. Il s'est arrêté.

Oh. Mon. Dieu.

Je sens quelque chose de familier monter en moi, ça fait si longtemps... Je suis captivée, comment avais-je pu ne pas détecter un corps aussi... aussi... WAHOU !

~ Pff... le mien est mieux hm. ~

Je ne peux pas dire puisque le tien est caché sous ton grand manteau avec des nuages rouges.

Ah... l'ego masculin...

Je me mets à faire Mon Sourire. Celui qui ne peut pas s'empêcher de fleurir sur mes lèvres à chaque fois que je vois des fessiers magnifiques. Un sourire de fangirl.

C'est tellement bon de retrouver cette partie de moi qui ne faisait que mourir face à la quasi-totalité des fessiers immondes de Suna.

Je suis comblée.

Je jette un coup d'œil à Festival, dès qu'elle en a l'occasion, elle me fusille du regard.

Je crois que si elle pouvait, elle me liquiderait sur place.

Pourquoi personne ne m'aime ?

Entre la pouf, elle, je ne la connais même pas mais, elle m'insulte. Festival, elle, je ne lui ai rien fait (en tout cas pas à voix haute) et je ne lui ai jamais parlé mais, elle a envie de me tuer, on ne sait pas pourquoi. Sans-sourcils, lui, je lui casse les couilles rien que par ma présence. Et les autres ninjas je les insupporte alors que je leur parle à peine.

Conclusion : Personne ne m'aime.

Ah si, Sojiro (aka Choka) lui a l'air de bien m'aimer. Mais je ne l'aime pas ! Il m'énerve ! Mais en même temps il a une tête attachante.

Avec Sojiro, c'est compliqué.

Après, il reste la Voix.

Lui, je ne pourrais pas dire s'il m'aime ou pas. Étant donné qu'on se fait chier mutuellement, je ne pourrais pas définir notre relation. Peut-être qu'il est comme un frère pour moi, ou un partenaire.

Sexuel.

~ Hein ?! ~

Je savais que tu allais réagir.

Dis ?

~ Non hm. ~

?

~ Je t'aime pas hm. ~

Connard.

Bon ! Ça fait dix mille cinq cents ans « qu'elle lui apporte un truc » ! Ils se roulent un joint ou quoi ? Ce n'est pas que ça me dérange d'avoir un plan sur l'arrière-train de Gare-à-tes-sourcils-sama mais j'en ai marre d'être exclue...

- Comment elle s'appelle ?

- Peltier Manami. Tu as dû en entendre parler.

Vous voyez ? Ils parlent de moi comme ça, tranquille, en m'excluant.

Je pue ou quoi ?

Je hais les Sunaiens.

En voyant qu'ils me regardaient tous les deux, je leur fais un haussement de sourcils avec un petit sourire moqueur.

Ils ont l'air agacé tous les deux.

Là, je n'ai rien fait.

Pas encore.

- Dites, quand aurez-vous fini de flirter ? Enfin, ce n'est pas que ça me dérange mais j'ai des choses importantes à régler avec le Kazekage, je ne compte pas m'éterniser ici. Alors, vous serez gentils de vous tourner-autour plus tard, hein, je leur fais en faisant mine d'inspecter mes ongles.

Toujours paraître cool, c'est la base.

Matsuri pique un fard, tandis que Sans-sourcils-sama, fidèle à lui-même, reste impassible.

Enfin, moi je traduis ça comme : Matsuri s'est fait griller donc elle est embarrassée et Rouge n'en a rien à faire. Ou il s'est fait prendre aussi mais, reste impassible.

Un futur couple.

Moi personnellement je trouve que ces deux-là n'iraient pas du tout ensemble.

Voilà, c'est dit (enfin pas à haute voix). On passe à autre chose maintenant.

Je me détourne un peu à contre-cœur de la silhouette du Kazekage pour me retrouver face à son bureau.

Mes yeux se trouvent tout de suite attirés par le cadre photo de dos qui m'avait intrigué tout à l'heure. Profitant du fait que le Kazekage soit en train de discuter avec l'autre plate, j'attrape le cadre et examine la photo.

Je me sens moche.

Comment ça se fait que Gare-à-ce-que-tu-dis-ou-je-t'arrache-les-sourcils-sama ait une photo d'une femme aussi belle ?

Beaucoup de douceur et de gentillesse émanent du visage de cette femme, son teint est rosé, son nez fin. Ses cheveux sont marron cendré et lui arrive au milieu du cou. Elle porte une écharpe jaune sable. Et deux orbes bleu indigo empli de douceur fixent l'objectif avec un léger sourire aux lèvres.

Je me sens moche.

Je ne peux empêcher mon visage de prendre une moue dépitée.

Pour montrer la différence, il y a elle, imaginez un loup, blanc, aux yeux bleus, noble, majestueux, imaginez même un husky si vous voulez. Après à côté il y a moi. Gollum, Dobby, un Wendigo dans Until Dawn. Une clocharde.

C'est dans ses moments-là qu'on se rend compte qu'on est dégueulasse.

Comment perdre toute confiance en soi en une seconde.

~ Mais non, tu n'es pas moche, hm... ~

Hé mais, toi chut. On a la même tronche, tu n'es pas objectif.

N'empêche, je me demande qui est-ce pour que Rouge ait une photo d'elle.

En tout cas si c'est sa petite amie il en a dégoté une bien belle.

Pour sa tête.

BOOOOOOOOOOOOOH ! Il a pris cher.

Bon, c'était gratuit. En plus il n'est pas moche.

Je sens une forte pression sur mon bras gauche, surprise, je lâche par mégarde le cadre qui atterrit sur mes cuisses.

- Qu'est-ce que tu fais ? m'interroge Gaara d'un ton menaçant.

Youps.

Je regarde vite fait derrière moi, Festival est partie.

Mes yeux font des allers-retours entre le visage menaçant du Kazekage et sa main qui se resserre comme un étau autour de mon bras.

Il n'y met pas toute sa force, mais, je le sens bien passer.

- Sacrée poigne dit donc ! Je suppose que vous vous musclez tous les jours hein ? Et vous n'y mettez pas toute votre force ! Je ne savais pas que vous étiez violent ! N'empêche, vous me broyez le bras et je n'ai pas envie qu'il finisse en viande hachée dans une boucherie, donc auriez-vous l'obligeance de me lâcher ? Oui je sais c'est difficile de me résister mais s'il vous plaît, contrôlez-vous !

Avant, je croyais dure comme fer à la dernière phrase, maintenant avec la photo, je doute.

J'ai débité tout ça dans le but de dévier le sujet et en même temps demander ma libération, il y en a là-dedans hein ?

- Ne dévies pas le sujet.

~ Apparemment non hm. ~

Je déglutis. Inspire. Expire. INSPIRE BEAUCOUP PARCE QUE CETTE ODEUR-LA EST VACHEMENT ENVOÛTANTE. Expire.

Au pire je lui sniffe sa main, donc il va l'enlever en me demander ce que je fais et comme ça, on change de sujet.

Ou aussi je peux être honnête pour la première fois depuis que je suis ici et m'excuser.

Hum... Je change de sujet ou je suis honnête ?

On se croirait dans un jeu à choix multiples.

Dire la vérité | Éluder

- J'ai été curieuse alors j'ai regardé la photo sans votre autorisation, excusez-moi.

Je fuis le regard déstabilisant de l'homme et prends une mine mi-fautive mi-boudeuse.

Depuis que je suis petite, j'ai toujours détesté m'excuser. Je pouvais dire pardon quand je faisais mal à quelqu'un ou quand je le bousculais, mais m'excuser comme ça, non. J'ai toujours eu l'impression que ça me coûtait, je ne sais pas pourquoi. Mais bon, c'est un de mes nombreux défauts à corriger.

Gaara soupire et me lâche mon membre. Il va s'asseoir sur sa chaise derrière son bureau.

Je repose la photo à sa place initiale. Puis s'ensuit un silence un peu pesant pendant lequel j'ai trouvé un intérêt nouveau pour mes pieds.

- Ce n'est pas grave, tu sais.

J'ai été un peu prise au dépourvu par sa déclaration, je ne m'y attendais vraiment pas. Je ne sais pas quoi dire, donc je me contente de hocher la tête.

- Je suppose que tu veuilles savoir qui c'est...

J'hoche à nouveau la tête, mais je prends soin de garder les yeux fixés sur mes pieds.

- C'est ma mère.

- Ah bon ?

C'est sorti tout seul.

Je n'ai pas pu masquer mon étonnement et ai levé les yeux vers lui avant de vite les rabaisser vers mes pieds.

Mais... mais... mais... ELLE A DES SOURCILS !

Et elle n'a pas les trucs noirs autour des yeux, enfin ça je soupçonne que ce soit de l'eye-liner. Ou que ça vienne de son père.

Mais ils ne se ressemblent pas du tout, enfin si ils ont des airs mais... Elle, elle est belle ! C'est une beauté ! Je serais bisexuelle je serais raide dingue d'elle directe ! Et lui bah... c'est lui quoi... Enfin il possède un certain charme enfin il n'est pas mal maiiiiiiis ce n'est pas Chris Hemsworth ou Zac Efron... Il y a niveau entre le Kazekage et les deux BGs.

~ Il y a un niveau entre toi et sa mère, hm. ~

Ta gueule.

- Je ne lui ressemble pas, hein ? Ça avait plus l'air d'une affirmation que d'une question.

- Si... Vous avez le même nez et la même forme de visage, enfin vous avez la mâchoire carrée mais c'est normal car vous êtes un homme mais sinon en regardant mieux, vous avez des airs de ressemblance, je lui assure avec un sourire.

Je crois que c'est la première fois que je lui souris sincèrement, sans moquerie ou pour paraître innocente.

- Mais elle a l'air jeune pour être votre mère, à part si la photo da-

- Elle est morte à ma naissance.

Je ne dois pas avoir l'air idiote la bouche ouverte.

Je reste plusieurs secondes comme ça en clignant des yeux, le temps d'assimiler ce qu'il vient de me dire.

- Ah.

La gêne doit se lire sur mon visage.

Dans les films cela arrive tout le temps les scènes comme ça, les acteurs disent tout le temps la même chose et on s'en plaint, puis après quand ça t'arrive en vrai t'es content de regarder des films.

- P-pardon, je ne savais pas hem...

- Oui, tu ne pouvais pas savoir, me fait-il avec un sourire rassurant.

Non mais il parle de la mort de sa mère avec un sourire. PAS. FLIPPANT. DU. TOUT. C'est juste le mec le plus bizarre du monde.

Je ne sais pas... un peu de tristesse dans le regard, non ?

Enfin, je suis là j'ouvres ma bouche mais je n'ai jamais perdu de proche donc bon.

- Mais... ça ne vous fait pas mal d'en parler ? je lui demande en le regardant cette fois-ci droit dans les yeux.

Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas pu m'empêcher de poser cette question. Ce n'est pas de la curiosité, ou même pour paraître gentille. Je m'en souciais vraiment.

Il me regarde assez étrangement comme s'il cherche à savoir si je suis fausse ou pas, puis après quelques secondes d'examen, il m'a enfin répondu :

- Non, les blessures se referment avec le temps surtout quand on a un bon remède, dit-il, un sourire mélancolique aux lèvres.

Dire que je n'ai pas compris ce qu'il vient de dire serait un euphémisme.

Quand tu as mal à la tête, en remède tu as du Doliprane mais, quand ta mère est morte je ne sais pas trop ce que tu prends comme remède, peut-être du Spasfon ?

- Pourquoi cette question ?

Pff... Là je viens d'exploser le record du rougissement le plus rapide, il a juste dit « Pourquoi... » et j'étais déjà en train de rougir.

Vous connaissez le sourire d'une personne qui vous pose une question dont elle connaît parfaitement la réponse mais qu'elle veut juste vous le faire dire pour vous faire chier ? Et bah Gaara abhorre exactement ce sourire-là.

Je n'aurais jamais cru ça de lui.

Il me déçoit.

- Comme ça...

Et un mensonge grillé, un.

- Tu es plus gentille que tu ne le laisses croire.

Sous son regard amusé je détourne la tête pour cacher un peu mon nouveau teint tout en ruminant : « N'importe quoi... ».

Et c'est là qu'il s'est passé quelque chose que j'aurais cru improbable. Gaara rit.

Gaara. Rit.

Non mais il a ri quoi ! Enfin il n'a pas non plus ri aux éclats, c'était un petit rire, très séduisant en passant hum hum, mais je ne sais pas, je suis choquée !

Gaara. Rit. Deux mots que j'avais crus ne jamais à avoir assemblé.

Je crois que le pire c'est que ce soit moi qu'il l'ait fait rire. Je ne suis pas drôle. J'ai toujours été extrêmement sérieuse.

À quelques exceptions près.

Mais je maintiens le fait que je ne sois pas drôle.

- Bah allez-y, moquez-vous de moi, je ne dirais rien, je grommelle en fronçant les sourcils.

- Je ne ris pas de toi. C'est juste que c'est, en quelque sorte, mignon.

PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF...

~ Souvent quand tu es gênée, tu fais des "pff" plus ou moins prolongé, t'es bizarre hm. ~

Chut.

Je crois que mon visage a atteint la couleur des cheveux de Gaara. Pff on se croirait dans un manga, un bon shôjo débordant de niaiserie, d'amour et de scènes téléphonées.

En plus ce n'est pas du tout le genre du Kazekage de dire des trucs comme ça, enfin je ne le voyais pas dire ça, jusqu'à maintenant.

- Hum, je vais y aller.

Ouais je me casse, je suis trop embarrassée pour faire ce que j'avais à faire.

- Tu n'avais pas « des choses importantes à régler » avec moi ?

… En fait ce mec, il a trouvé un nouveau loisir. Me casser les ovaires et se foutre de moi, plus ou moins discrètement.

Il descend vraiment dans mon estime.

~ Et il remonte dans le mien, hm. ~

Sale traître.

- Si, mais je vais vous en parler... plus tard.

C'est vrai que ce dont je dois lui parler est assez important, mais c'est trop tôt. Soit il ne me répondra pas, soit il me trouvera suspecte, soit il se doutera de quelque chose et il se mettra en travers de mon chemin.

Bon, avoir l'accès à la vidéo de la caméra qui filmait le couloir qui mène au débarras, ça je suis sûre qu'il n'acceptera pas donc j'irai m'en emparer ce soir et je découvrirai le visage de la pouf !

Par contre, ce que je peux lui demander ce sont des informations sur Sojiro (aka Choka). Je ferais ça plus tard.

- Bon, je commence en me levant de la chaise. À un de ces jours.

J'allais m'en aller, quand le Kazekage m'interpelle :

- Attends.

Voix impassible avec le visage qui va avec, le vrai Gaara est de retour !

- Oui ?

- … Est-ce que tu voudrais venir à un entraînement ? Ce sera le seul moment où je serai disponible, après je pourrais difficilement t'accorder de mon temps.

Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'il voulait rajouter « inutilement ».

- Je viendrai.

… On peut savoir pourquoi est-ce que tu as fait ça ?

~ Tu allais dire oui de toute façon, je ne vois pas pourquoi ça te dérange, hm. ~

Je ne sais pas, peut-être parce que c'est mon corps.

Et tu as de la chance que tu aies plutôt bien imité ma voix, sinon ça aurait bardé.

~ Bien sûr, hm... ~

- La cour arrière, demain seize heures, ne sois pas en retard.

J'hoche la tête et file.

Ce sera l'occasion pour lui parler de Sojiro.

Je marche dans les couloirs à une allure plutôt lente, je me dirige vers ma chambre.

En fait il est sympathique, le petit Sans-sourcils ! Je croyais qu'il était juste flippant et tout, mais en fait pas du tout ! Il est flippant et sympathique.

Je pense que je vais être honnête plus souvent, je pense que si j'avais éludé le sujet ça ne se serait pas passé aussi bien. Ça se trouve, il m'aurait frappé !

Mais là non, il a été sympa, et je pense que je lui casse moins les cloches qu'avant. Je l'aime bien lui, en fin de compte !

En plus il a dit que j'étais mignonne, hé hé hé...

Je savais qu'il allait tomber sous mon charme un jour.

Mon charme de Gollum.

Voir que la mère de Rouge est beaucoup plus belle que moi a blessé, je dirais même laminer mon ego.

Il a dû me complimenter pour me faire plaisir.

J'ai toujours détesté les gens qui disent ça. Si quelqu'un te complimente c'est qu'il le pense, me suis-je toujours dit.

Maintenant, j'en suis plus trop sûre.


Wendigo* : le Wendigo est une créature surnaturelle, maléfique et anthropophage, issue de la mythologie des Amérindiens algonquiens du Canada, qui s'est étendue à tout le folklore d'Amérique du Nord. Cette légende est partagée par plusieurs tribus amérindiennes et peut désigner la transformation physique d'un humain après la consommation de viande humaine comme une possession spirituelle. Le wendigo a aussi renforcé le tabou autour de la pratique du cannibalisme chez ces peuples. { Définition de Wikipédia }

Until Dawn** : C'est un jeu-vidéo de type survival-horror, Until Dawn isole le joueur dans un chalet de montagne. Il incarne successivement 8 amis devant échapper à un tueur assoiffé de sang. Ses choix auront un poids non négligeable sur l'issue du scénario. { Définition de jeuxvidéo . com }


Et voilà, c'était un chapitre pour lequel j'ai eu du plaisir à écrire, en plus juste avant la rentrée. J'ai quelques petites questions (ça devient une habitude) :

- Comment avez-vous trouver ce chapitre ?

- Comment avez-vous trouver Manami ?

- Votre avis sur elle a-t-il changé ?

N'hésitez pas à reviewer, à follower ou mettre en favoris, ça motive pour le prochain chapitre qui sera sur le rendez-vous à l'entraînement.

A pluche !