Hey tout le monde, comment ça va ? Moi, tout baigne. Vous avez sûrement entendu parler de l'attentat à Paris, et vous savez tout comme moi que nous priions tous pour Paris et soutenons les familles des victimes. Je ne vais pas m'éterniser là dessus, on vous en a sûrement suffisamment parler. Juste, je souhaite beaucoup de courage aux proches des victimes et j'espère que là au moment où vous me lisez vous allez bien et que vous irez bien longtemps. Donc voilà ! Un nouveau chapitre assez léger qui a mit un peu de temps à être pondu mais il est là tout frais !
Un grand merci à Froshe, Lulu-folle, caro-hearts, Evsnoye, Emma et sarahtail d'avoir laissé un commentaire !
Merci à Evsnoye et sarahtail de m'avoir mit en favoris et/ou me suivre.
Enfin bref merci à tout le monde x).
BON CHAPITRE !
Réponses aux reviews anonymes :
Emma : Merci mon poulet braisé ! Le chapitre est là ! XD
Chapitre 8 : Kunille, Kunaï ou Kuneille ?
Il fait beau.
Ça fait longtemps que je n'ai pas été dehors, ça fait bizarre.
Le ciel est bleu et dégagé, le soleil nous éclaire doucement et une fine brise me caresse la joue.
Et me fout du sable dans les yeux.
C'est le gros inconvénient de Suna.
Quand vous êtes nés ici, vous êtes habitués et vous avez plus mal. Par contre, quand vous venez de loin (de très très loin dans mon cas), vous devez plisser les yeux un maximum pour être prêt à les fermer dès que vous sentez que le vent se lève.
...
Je me sens seule.
Pas moralement, mais littéralement. Car, en fait, je suis seule là.
Il m'a dit « cour arrière, seize heures, ne sois pas en retard. ». Je suis sortie de ma chambre après m'être apprêtée à quinze heures quarante-cinq, pour demander mon chemin et arriver ici, à la cour arrière.
Car, oui, j'ai demandé mon chemin comme une personne civilisée.
Mais ça se trouve cet inconnu m'a menti, il avait une sale tête. En plus il m'a dévisagé.
Bref, la cour arrière ressemble vraiment à une cour arrière, c'est une cour et c'est à l'arrière du bâtiment.
Enfin vous auriez deviné.
La cour est grande et la surface est plane, plusieurs mannequins d'entraînements sont alignés au milieu du terrain, certains en moins bon état que d'autres semblants pouvoir s'écrouler sous le coup d'une pichenette. Il y a des cibles en bois à l'arrière et si on regarde de plus près, on peut apercevoir des lignes blanches qui forment un ovale, comme dans un stade.
Je me demande vraiment pourquoi Sans-sourcils-sama m'a invité. Je veux dire, c'est sympa de vouloir m'accorder de son temps et tout, mais il aurait très bien pu ne pas me calculer Peut-être est-ce un prétexte sympathique pour passer du temps avec moi ? Ou c'est juste poliment. Ou pire, pour vérifier mes aptitudes aux combats/techniques ninjas/endurance et étudier mon comportement pour ainsi conclure si je suis vraiment impliquée dans l'affaire Manami. Ou simplement qu'il n'avait rien d'autre à faire.
Enfin, je ne vais pas me faire des nœuds au cerveau pour cette histoire, il a sûrement ses raisons.
...
Il est quelle heure ? Je ne peux même pas savoir parce que je n'ai pas de montre. Au moins, si j'avais eu mon téléphone, j'aurais pu avoir l'heure mais malheureusement, il est resté dans mon sac à main qui est lui-même dans la ruelle où les ninjas m'ont interpellé.
Ça fait un mois, on a déjà dû me le voler. Mais je devrais quand même vérifier, il faudra que j'y pense plus tard si je réussis à mettre les pieds en dehors de ce bâtiment.
Je soupire longuement, ça n'allait pas être de la tarte. Déjà que pour moi cette enquête est compliquée.
Je n'ai pas compris si je suis soupçonnée d'être Manami la méchante ou si je suis soupçonnée d'être une complice de Manami. Je n'ai pas compris pourquoi le Kazekage me garde ici pour me surveiller au lieu de me laisser dehors. Je n'ai pas compris pourquoi tout le monde se comporte bizarrement avec moi et m'assimile à ce Deidara que je ne connais ni d'Adam ni d'Ève.
Je suis larguée dans cette histoire et le pire c'est que j'en suis une des principales concernées. Je pousse encore une fois un soupir à fendre l'âme.
Tout ça juste parce que je voulais être nourrie, mais bon, c'est toujours mieux que crever de faim dans la rue.
Je sors subitement de mes pensées lorsque j'entends des voix se rapprocher. Le dos posé contre le mur à côté de la porte, je regarde cette dernière en attendant les nouveaux arrivants qui ne devraient pas tarder.
Ils ne se firent pas prier, le premier à passer la porte est le Kazekage, on le reconnaît assez facilement avec ses cheveux rouges et sa tenue dans les mêmes tons. Le regard du rouge se darde directement sur moi, il a eu l'air de me jauger un instant avant de détourner le regard.
En deuxième après le Kazekage se trouve être Festival, enfin, Matsuri, mais qu'est-ce qu'elle fait là ?
Elle était en train de parler à Gaara, grand sourire aux lèvres et ayant l'air visiblement joyeuse. Mais bizarrement quand elle m'a vue, le sourire il a tout de suite quitté son visage. Il n'a pas pu supporter ma gueule apparemment.
Contente de te voir aussi, Festival.
Si Gaara a remarqué le malaise qui s'est installé, il ne s'en est pas préoccupé et a amorcé la conversation avec moi.
- Tu es en avance, souligne-t-il, impassible.
- C'est vous qui êtes en retard, je réponds du tac au tac avec un sourire en coin.
- Nous sommes arrivés à l'heure ! Ce n'est pas parce que vous êtes arrivée avant nous que forcément c'est nous qui sommes en retard, s'offusque Festival en me jetant un regard plein d'animosité.
... Ok, elle commence déjà à me casser les reins alors que c'est la première fois qu'elle me parle.
Ça promet.
- ... Hum... à ce que je sache je ne t'ai pas adressé la parole ? je lui dis avec un grand sourire.
C'est la première fois que je parle comme ça à une personne que je ne connais pas, mais, la manière dont elle m'a parlé m'a insupporté, je n'ai pas pu tenir ma langue.
Matsuri eut l'air de vouloir répliquer quelque chose mais, lorsque son regard croise celui du Kazekage elle s'arrête et baisse la tête, comme honteuse.
Je ne tarde pas à croiser le fameux regard. Sévère, une réprimande silencieuse, le mec n'a pas besoin de nous engueuler juste il nous regarde et c'est bon, je n'aimerais pas être son gosse.
En tout cas, moi, je n'ai pas baissé les yeux comme une soumise. J'ai haussé les sourcils, toujours avec un petit sourire. Histoire de l'énerver un peu. Ça a eu l'air d'avoir de faire effet car, il a tiqué avant de reprendre son air impassible, ou plutôt blasé.
Je suis sûre qu'il regrette de m'avoir fait venir.
- Bon. Qu'est-ce qu'on fait ? je demande avec une voix remplie d'entrain.
Je suis assez curieuse à propos de leur entraînement, d'ailleurs je suis venue habillée en condition. Je suis vêtue d'un débardeur assez large, sombre, avec un col rond en filet et d'un pantalon très large aussi me permettant des mouvements fluides et de même couleur que le haut.
En parlant de vêtement, comment est-ce qu'ils ont trouvé ma taille ? Étrange, très étrange...
- Matsuri, commence avec vingt tours de terrain, ordonne Sans-sourcils-sama.
Festival hoche la tête et commence à courir, sans rechigner.
20 tours ?! Avec un terrain grand comme ça ?! Yeeeeeeee... Festival, je ne t'aime pas, mais, là je te soutiens. La non-sportive que je suis ne pourrais jamais faire ça. Personnellement j'aurais regardé le Kazekage de haut en bas, avant de sortir un bon gros "lol".
Je m'aperçois que le rouge me regarde.
Non. Je ne vais pas aller courir si c'est ce qu'il pense, moi je devais juste lui parler d'un truc puis me barrer.
- Tu veux y aller ? me propose-t-il gentiment.
- Oui, répond la Voix contre mon gré.
Pourquoi tu as fait ça ?!
~ ... ~
- Non, je m'empresse de contredire.
- Si.
- Non.
- Si.
- Non.
- Si.
- Je n'y vais pas.
- J'y vais.
- À quoi tu joues ? questionne Gaara en me regardant, très, très bizarrement.
- Rien.
- Rien. J'y vais, hm.
Il hoche la tête.
Putain t'es sérieux ?!
~ Chut et cours, hm. ~
Je grimace et commence ma course, très doucement...
...
...
...
- Huf... huf... huf... Il reste... combien... de... de tours... ?
- 16.
- Putain...
Ça doit faire à peine cinq minutes que je cours et j'en peux déjà plus.
Purée mais qu'est-ce qui t'as pris de faire ça ? Tu me détestes, c'est ça ?
~ Quelques tours de terrain ne te feront pas de mal. ~
Mais si... Moi je te fais des sprints, pas de l'endurance. Les longues distances m'épuisent. Nous les nains, nous sommes des sprinters, redoutables sur les courtes distances !
~ ? ~
Seigneur des Anneaux.
Je ne vais pas y arriver, je vais faire une Neymar, je vais m'écrouler sur le sol et feindre une blessure, ouais je vais faire ça. J'apprêtai à feindre une chute quand Matsuri est passé à côté de moi, un sourire clairement moqueur aux lèvres.
Je rêve ou elle se moque de moi ?
~ Non tu ne rêves pas, cette fille se moque de toi, hm. ~
Je fronce les sourcils et commence à accélérer. Arrivée à son niveau, je la bouscule violemment avant de prendre le plus d'avance possible.
Bizarrement, là je ne suis plus du tout fatiguée.
~ Dès que c'est pour faire chier le monde, t'es là, hm. ~
Chut...
Je vois la silhouette de Festival se poster à côté de moi, alors qu'elle allait me bousculer à son tour je ralentis soudainement, ce qui fait que j'ai magnifiquement esquivé cette attaque. Je m'aime. Je lui sors un immense sourire sadique et alors que j'allais la pousser, je sens un obstacle au niveau de mes mollets.
Elle m'a fait un croche-pied !
Je chute et en même temps m'agrippe à la fille, ce qui l'entraine avec moi.
Voilà une leçon que je devrai enseigner à mon futur enfant : "si quelqu'un te fait tomber, emporte cette personne avec toi !"
Le choc avec le sol est brutal, ma tête a tapé assez fort contre la surface, je suis sonnée. Je suis tombée sur le ventre et je sens sur mon dos le poids de Festival, elle n'est pas bien lourde mais, je la sens bien !
J'ouvre les yeux que j'avais fermé le temps de la chute et vois en face de moi des pieds.
Pas nu les pieds, avec des sandales.
Mes yeux glissent sur le corps de l'inconnu et montent le plus haut possible. Ah bah ce n'est pas un inconnu.
Pantalon bordeaux. Veste bordeaux. Petite gourde à la taille avec une ceinture. Cheveux rouges. Yeux verts. Et meeeeeeerde.
- Qu'est-ce que tu as fait ? demande le Kazekage légèrement menaçant en me regardant, les bras croisés.
Euh...
- Hein Matsuri, qu'est-ce que tu as fait ? je fais d'un ton accusateur.
- Moi ? Mais je n'ai rien fait !
- Ouais, ouais, on te croit... Mytho va.
C'est vraiment une mytho, elle m'a fait un croche-patte après elle dit qu'elle n'a rien fait.
- Peltier... commence le rouge.
- Hé mais je n'ai rien fait ! je le coupe vivement. C'est toujours moi qu'on accuse alors que je ne fais rien, c'est hallucinant ! C'est elle qui a commencé !
Par contre, quand c'est vraiment moi on ne m'accuse pas... Étrange...
Il lève les yeux au ciel et nous aide à nous relever. Pardon. Aide Matsuri à se relever. Moi je pue. Je commence à me relever seule, lorsque je sens une douleur poindre à mon avant-bras gauche, j'ai une entaille. J'ai dû me couper avec un caillou un peu trop pointu, la blessure est superficielle. Je grimace légèrement, superficielle oui, mais elle fait bien mal quand même.
Une fois Festival debout, le Kazekage se penche au-dessus de moi et me tend une main que j'attrape volontiers. Il me lève et m'attrape à la taille pour me stabiliser. Un frisson remonte le long de mon dos jusqu'à la nuque. Je déteste ce genre de frisson dégueulasse, mais c'est que ma taille est une zone sensible, je déteste qu'on me touche à cet endroit-là ça me fait frissonner et je n'aime pas ça.
Nous étions à une proximité assez gênante et je viens de remarquer que je tiens fermement l'épaule du rouge donc le lâche immédiatement. Je recule d'un bond en bredouillant un piteux " Merci et désolé...". J'ai senti le sang affluer dans mes joues, je devais sûrement être en train de rougir.
C'est quoi ces scènes de shôjos téléphonées ? C'est chiant ! Enfin pas complètement puisque Matsuri rage.
Mais en tout cas, j'ai compris. Festival est en kiff totale sur Sans-Sourcils et elle m'a vu mater le derrière de son Roméo, donc elle ne m'aime pas car, elle croit que je suis sa rivale ! D'accord... Et avec ce qu'il vient de se passer elle doit me haïr profondément.
S'cuze Matsuri. Ne t'inquiète pas, Sans-sourcils est tout à toi, je te le laisse, ce n'est pas mon type. Je préfère les mecs avec des sourcils. Par contre, je ne promets pas de ne pas mater son derrière ni de me délecter de son odeur ! D'ailleurs je n'en ai pas profité plus tôt, mince, je vais essayer de me rapprocher discrètement un peu plus tard.
- Recommencez à courir, depuis le début.
Il est sérieux ? Argh...
Je me remets à courir sous l'œil attentif de Sans-sourcils, il a l'air d'examiner le moindre de mes mouvements, sans jeter un seul regard à Matsuri. C'est gênant, je n'arrive pas à me concentrer sur ma course. Festival a l'air de comprendre son manège parce qu'à chaque fois qu'elle me dépasse -car elle est beaucoup plus rapide que moi et a beaucoup de tours d'avance - elle me fusille du regard.
Quelques minutes plus tard, Matsuri a fini ses tours et se poste à côté du Kazekage, attendant visiblement ses instructions pour la suite de l'entraînement. Moi, je n'ai pas fini mes tours, il devait m'en rester dix ou un peu moins dans tous les cas, je suis complètement essoufflée et mes muscles me tiraillent fortement.
Il me surveille ou quoi ? C'est déstabilisant. Sans-sourcils ne peut pas donner ses instructions à Festival au lieu de me dévisager ?
À la fin de mon dernier tour, je m'écroule sur le sol, m'affalant dessus en étoile comme si c'était le lit le plus confortable du monde.
- Ah... J'aime le sol...
Celui-là est d'ailleurs très confortable ! Je le conseille à tout amateur de sol !
- Lève-toi.
Vous aurez deviné qui me donne des ordres.
Je grommelle des jurons à l'encontre du Kazekage en me tentant de me lever de la manière la plus élégante qui soit.
Une fois debout, j'attends les explications sur la suite qui ne mettent pas longtemps à arriver.
- L'échauffement est terminé, Ma-
- Attendez, attendez, attendez, c'était un échauffement ?! je coupe le rouge en m'offusquant.
- Oui. Matsu-
- Ah...
- Matsuri tu vas-
- Mais attendez, si c'était que l'échauffement, l'entraînement sera comment ?
- Je vais l'expliquer. Matsuri tu vas aller l-
- Ah d'accord... Je me demande vraiment-
- Je me demande vraiment si tu vas te taire.
Je reste bouche-bée devant tant de violence. Sans-Sourcils-sama, lui, sortir une réplique aussi cinglante ?! Bon, on peut dire que je l'ai cherché un peu. Mais... Je ne sais pas, je ne le vois pas dire ça.
Festival a l'air fière de son Gaaranounet chérie d'amour car, vu qu'elle est à la limite de jubiler...
N'empêche, il a bien fermé mon clapet. Respect.
- Matsuri, tu vas aller lancer des kunaïs, fait-il à la jeune ninja. Quant à toi...
Je souris, enroule puis déroule mes épaules, me préparant pour l'instruction de l'entraînement qui va m'être donnée.
- Tu restes à côté de moi et tu regardes.
Mon sourire disparaît aussi vite qu'il est apparu.
- Pardon ? Vous voulez me dire que j'ai fait vingt longs et épuisants tours... Pour rien ?
Visage sans aucune émotion, mais je devine bien ce qu'il doit penser : « Oui exactement, maintenant, ta gueule. »
- Non. Je ne suis pas d'accord. Je veux lancer des kunilles.
- Kunaï.
- Exactement.
- … En as-tu déjà lancé ?
- … Non.
- Sais-tu ce que c'est ?
- Euh...
Honnête ou pas ?
- Oui, c'est quelque chose qu'on lance,
J'ai été honnête là, je sais que ça se lance.
Regards blasés de la part des shinobis. Oh c'est bon, vos gueules.
- Je ne veux pas que tu te blesses.
Avant de crier « Oooooooh c'est meuuugnon... », réfléchissez. Si je me blesse, ce sera sa faute. Et il ne sait pas de quel coin je viens, ni qui je suis (ou plutôt ne suis pas) ici. Je peux être n'importe qui. Par exemple : je pouvais être fille d'une personne qui ne sert à rien, ou la meilleure amie de la personne du même statut que le Kazekage au pays de... ici c'est le vent, donc un élément... au Pays de l'Eau. Sachant que je suis suspectée et j'insiste sur ce mot, je pouvais être innocente. Et si on apprend qu'on m'a torturé (enfin blessé mais Sans-Sourcils commence à me connaître)... Le gentil Kazekage deviendra un tyran. Voilà. Donc si je me blesse, je le fous éventuellement dans la merde. Lui n'en est pas sûr, puisqu'il ne sait pas si je suis innocente, mais il vaut mieux qu'il prenne des précautions.
Ou alors c'est juste un mec sympa qui se soucie des autres.
Mais on va dire que c'est la première option.
Bien sûr, il ne sait pas que je le sais, alors jouons l'ignorante.
- Ne vous inquiétez pas pour moi, je lui souris, hypocrite.
- Si tu te fais mal, je n'en prendrai pas la responsabilité, me prévient-il en me regardant droit dans les yeux.
Je tends mon bras et lève mon pouce en l'air, je souris de toutes mes dents et lui lance un :
- Je gère !
Suivie d'un clin d'œil.
Je le laisse là et viens me mettre à côté de ma meilleure amie.
L'ironie~
Matsuri lance ses kuneilles plutôt bien, ils arrivent assez près du centre mais, ne touchent pas le milieu.
- Tu devrais peut-être essayer de toucher le centre, je conseille à son dernier tir.
Elle se tourne vers moi et me dit avec toute la sympathie du monde.
- Apprenez à courir correctement avant de me donner vos conseils inutiles.
J'ai juste dit ça tout naturellement, mais elle l'a mal pris.
Ah ! J'ai compris. C'est qu'elle n'y arrive pas. Hé mais c'est une merde !
- Mais c'est que tu es nulle en fait ? Ah désolée je ne savais pas. Tu dois être... une genin, non ? Tu fais partie des nuls.
~ Ha ha ha ha ! ~
Bah quoi ? C'est vrai, c'est le niveau de shinobis le plus bas, donc c'est les nuls. Tu as : les genins : les losers, les chûnins : les moyens, les jonins : les forts et les Kages : les Boss. Hé ouais ! J'apprends mes leçons, moi.
~ On te l'a juste raconté avant que t'arrives à la cour arrière, hm. ~
Ouais, mais, je l'ai retenu !
Festival fulmine et le Kazekage n'affiche aucune émotion, mais on pouvait distinguer un brin de consternation dans son regard.
- Bah quoi ? Ne fais pas cette tête-là Festi- euh, Matsuri. Je n'ai rien fait, je dis que la vérité. De toute façon, il y a que la vérité qui blesse.
- Vous savez quoi ? je lève les yeux vers Festival, ok, elle me hait c'est officiel. On va faire un concours, vous voyez cette cible-là ? elle me désigne une grande cible juste à côté de la sienne. Ce sera la vôtre, il y aura dix tours et celle qui marque le plus de points, gagne. Vous êtes d'accord ?
- Je gagne quoi ?
La fille qui veut juste un cadeau quoi. Bon, je sais que ça ne sera pas un ticket gratuit pour aller à DisneyLand, mais peut-être que la récompense sera intéressante.
- Si vous gagnez, vous pourrez me demander tout ce que vous voulez.
Je freine la ribambelle d'idées toutes plus horribles les unes que les autres pour me concentrer. C'est une occasion en or ! Je pourrais lui demander de s'introduire dans la salle où il contrôle les caméras et de me passer la vidéo du couloir du débarras. Ou je pourrais lui demander des informations sur Sojiro !
- Deux choses. Je pourrais te demander deux choses.
Elle réfléchit quelques secondes avant d'acquiescer. Parfait !
- Par contre, si je gagne, vous devrez consentir à une requête.
Festival lance un petit coup d'oeil à Gaara. Ouais, ok, je sais déjà ce qu'elle veut.
- C'est d'accord. On commence quand ?
- Maintenant. Ce sera chacune notre tour. Gaara-sama, vous voulez bien être l'arbitre ?
- …
Impassibilité totale.
- On prendra ça pour un oui ! je m'écrie avec grand sourire. Matsuri, à toi l'honneur !
Je me place derrière elle, à une distance sécuritaire. Festival se baisse et prend un kunaï dans le caisson à côté d'elle puis se met en place.
Elle ferme les yeux quelques secondes puis les rouvres, ayant l'air très déterminée.
Wow ! C'était rapide !
Je l'ai juste vu glisser son pied droit vers l'arrière, puis son mouvement a été tellement rapide que je n'ai pas eu le temps de l'analyser. Elle a Speedy Gonzales dans son bras ou quoi ?!
Purée, si je ne peux pas copier ses mouvements comment je vais faire vu que je n'ai jamais lancé de kunais de ma vie ?
~ Copier ses mouvements ? Tu as cru que tu avais le Sharingan hm ? ~
C'est quoi ça ?
~ Je t'expliquerai plus tard. ~
Matsuri vient de marquer 8 points. On parie je fais un petit dix ?
Ça ne doit pas être si compliquée, ça doit ressembler aux fléchettes un peu.
Je recule mon pied droit et me concentre. Je suis à dix mètres de ma cible, je peux y arriver.
Avec un peu de chance.
Oh et puis mince ! On se la fait à la warrior débordant de badassitude ? Les yeux fermés ?
Je ferme les yeux et lance complètement au hasard le kunaï qui se plante je-ne-sais-où.
J'ouvre les yeux. Booooooooooooh ! J'ai eu 1 ! C'est qui la warrior ?!
~ C'est de la merde, hm. ~
Ta bouche, je l'ai fait les yeux fermés. Si les yeux clos j'ai un, ce sera quoi les yeux ouverts ?
~ Deux. ~
Tu dis ça parce que tu es jaloux.
~ Hmf, ça m'étonnerait, hm ... ~
C'est ça.
- Vous devrez peut-être essayer de toucher le centre, me fait Matsuri en reprenant ma phrase avec un sourire victorieux aux lèvres.
- À toi.
Je n'ai pas répondu à sa provocation. Il ne faut pas que je m'énerve mais que je réfléchisse. Comment j'allais faire pour gagner ? Je n'ai aucune chance, elle, même si c'est une genin, elle a été entraînée. Elle pourra marquer suffisamment de points pour me mettre au tapis. Bon, ce ne sera pas si grave si je perds puisque je pourrais me débrouiller toute seule pour la vidéo et Sojiro mais bon, c'est une question de fierté, je ne veux pas passer pour une nulle. Je suis une très, très, très, très, très, très mauvaise perdante, depuis l'enfance, quand j'étais petite, je pleurais carrément quand je perdais, ce n'est pas une blague.
Le seul moyen de gagner est de tricher. Ouais, mais comment ? La déconcentrer à chaque fois qu'elle tire ? Si par chance ça marchait elle aura toujours des points d'avance sur moi et de toute façon le Kazekage ne laissera pas ça passer. Détourner leurs attentions et à chaque fois planter un kunaï par moi-même quand ils ne regardent pas ? Très peu de chance que ça réussisse.
Je dois gagner, je ne suis pas inoffensive, ni faible. Et en plus j'aurai deux services gratuits donc...
J'entends Sans-sourcils dire quelque chose derrière moi, Matsuri vient de marquer 7 points. Ça lui fait quinze, contre un pour moi. C'est un peu lamentable, sachant que je ne vais sûrement pas marquer grand-chose. C'est mon tour.
On va perdre contre cette grognasse.
~ On ? TU vas perdre, hm. ~
Hé, tu partages mon corps donc tout ça, ça te concerne. Déjà que tu ne peux pas m'aider...
~ Qui t'as dit que je ne pouvais pas, hm ? ~
… Tu m'intéresses. Tu sais lancer des kunaïs ?
~ Ouais. ~
Bah vas-y, expliques.
~ Je vais essayer de faire mieux. ~
Avant que je ne puisse l'interroger, je sens un malaise me prendre. J'ai la tête qui tourne.
Je me sens soudainement pousser en arrière, sauf que mon corps n'a pas bougé.
Je ne sens plus rien.
Mon ouïe fonctionne et ma vue aussi, mais aucune odeur ne parvient à mon nez, j'ai l'impression que mes pieds ne touchent pas le sol. Je suis là, mais sans être là.
Je suis prisonnière de mon propre corps, je suis devenue une spectatrice.
Il se passe quoi là ?
~ J'ai réussi à prendre le contrôle de ton corps, hm. ~
Quoi ?! Tu peux faire ça ? C'est trop classe ! Mais c'est comme si je suis possédée. C'est inquiétant. C'est assez désagréable comme sensation, je ne sais pas comment tu fais.
~ Je me suis habitué avec le temps. ~
J'espère que je n'aurai pas à m'habituer.
~ Je ne vais pas rester bien longtemps, ça consomme beaucoup de faire ça, hm. ~
Consomme ? Si tu ne peux pas t'éterniser, essayons d'être rapide.
Je sens que mon corps bouge sans que j'aie besoin de faire quoi que ce soit.
Je m'avance -ou plutôt la Voix- vers le caisson rempli de kunaïs et en empoigne un. La voix me replace devant la cible. Et sans attendre, lance l'arme tellement naturellement que si je n'étais pas moi j'aurai cru que j'ai fait ça toute ma vie.
Putain c'était rapide ! Et tu l'as eu dans le mille ! Mais tu es trop fort !
~ Je sais, hm. ~
Je ne savais pas que mon corps est aussi rapide. Et tant de précision, je m'incline !
La voix me tourne vers Festival et le Kazekage, la première est très étonnée et le second paraît dubitatif. Ça n'empêche pas la voix de dire avec un sourire carnassier :
- Tu as de très bon conseil, Matsuri, hm !
Alors ? Vos avis ? Ce n'est que la première partie de l'entraînement, normalement il se finit au prochain chapitre.
Reviews ?
