BONNE ANNÉE LES POTOS !

Hum... Bonjour tous le monde (bonjour car il est 17h09), me voici avec un chapitre qui aurait dû paraître le 1er janvier (plusieurs demande sur ce coup-là, j'ai bosser pour vous !), mais suite à quelques problèmes, il ne parait que maintenant (bon on va pas chipoter pour deux jours), ce chapitre à une deuxième partie qui paraîtra sous peu (c'est dû à la demande de Akuroku Jenkins, j'ai passé mes fins de vacances à écrire, écrire et écrire !). Et quelle conne je fais, au dernier chapitre au lieu d'écrire chapitre 9, j'ai écrit chapitre 10. On me pardonne il était 23h à l'heure où j'écrivais. Pour ce chapitre, j'ai un peu l'impression qu'il est bâclé donc vous m'en direz des nouvelles.

Merci à sarahtail, Slange, Emma, Froshe, Akuroku Jenkins, Ina, Lulu-Folle, FaenaFiliana et kawa-Chan d'avoir laissé un petit quelque chose qui m'a indiqué qu'elles/ils appréciaient cette histoire.

Bon, les reviews :


.o0O Réponses aux reviews anonymes : O0o.

Emma : Yosh Emma ! Oui, j'ai fait ma prostipute et oui, j'ai honte. Toujours avec autant de finesse haha. Bon chapitre et bonne année !

Froshe : Hi ! Je t'ai mise là car j'ai la flemme de te répondre en privée donc... Te voilà dans la case anonyme x). Bon bah, le cadeau du nouvel an est là deux jours en retard, mais bon, pour Noël le cadeau avait trois jours de retard alors... il y a une amélioration XD. Je ne sais pas si ce chapitre va te plaire mais j'espère en tout cas. Bonne année et bonne lecture !

Ina : Yo ! Oh ! Merci ça me fait méga plaisir que tu es pris la peine de commenter. Waouw, merci, vraiment, et désolé pour ta mère XD. Ton commentaire me va droit au coeur et voici la suite. Au sujet de ta demande, je ne peux pas mettre en couple tout de suite Manami ha ha ha. Mais, au sujet de la découverte de l'identité de la Voix, ça se fera dans pas longtemps du tout donc un tout petit peu de patience et ça viendra ! En espérons que ce chapitre te plaise. Bonne année et bon chapitre !

kawa-Chan : Bah voici la suite ! Bonne année et bonne lecture !


Disclaimer : Vous connaissez la chanson...

ATTENTION : Ce chapitre est un peu gore, donc les âmes sensibles abstenez-vous de certain paragraphe (le deuxième par exemple) ! Et aussi... vers la fin ça part en nawak, pardonnez Manami mais c'est fait exprès et on expliquera le pourquoi du comment au chapitre suivant...

J'ai des questions assez importante pour moi à la fin du chapitre, prenez le temps de les lire s'il vous plait !

Enjoy !


Chapitre 10 : Sarime


Ce sang, tout ce sang...

Les murs en sont tâchés, sur le sol, une grande flaque s'étend sous un corps agonisant.

Sous les vêtements en lambeaux, le ventre est lacéré. Il a l'air d'avoir été disséqué, ces organes pendent ridiculement hors de son corps. L'homme, qui me dit quelque chose, respire très difficilement et son visage se tord de douleur à chaque respiration. Sa tête repose sur les genoux d'une kunoichi qui pleure à chaude larmes. Une deuxième ninja s'affaire à lui administrer les premiers secours, les yeux rouges elle aussi. Elles doivent le connaître.

~ Tu ferais mieux de ne pas regarder. Ce n'est pas un spectacle pour toi et ce n'est même pas artistique, hm. ~

J'ignore le ton moqueur ainsi que la dernière remarque complètement hors sujet de la Voix.

Les yeux écarquillés, je n'arrive pas à détourner les yeux. Ce n'est pas réel, je ne peux pas avoir une telle boucherie devant les yeux. Cette vision d'horreur restera sûrement gravée à jamais dans mon esprit.

- Manami-san !

Matsuri s'est retourné et couvre mes yeux avec ses mains. C'est trop tard, j'ai tout vu. Rien que les tremblements incontrôlés de mon corps le prouvent.

N'en pouvant plus, je m'arrache de la poigne de Matsuri pour reculer de plusieurs mètres. Mes jambes se dérobent sous moi, je me penche en avant et déverse le contenu de mon estomac sur le sol, au milieu du couloir.

~ Ça va, hm ? ~

Ouais, je pète la forme.

Je n'aurais jamais pensé qu'un jour je verrais ça en vrai, j'aurais préféré que ça n'arrive jamais parce que c'est dégueulasse. Franchement. Je me relève péniblement, puis me traîne jusqu'au mur le plus proche de moi, c'est-à-dire le mur de droite, et m'affale dessus. Je ferme les yeux.

J'ai le goût de la gerbe dans la bouche, beuh... Si j'ouvre ma bouche, je risque de terrasser tous le village avec mon haleine. On pourrait croire qu'il y a une armée de chiens avec une diarrhée qui ont déféqué dans ma bouche.

~ ... Ta pensée me donne plus envie de vomir que le futur cadavre d'en face, hm. ~

Ça n'a pas l'air de te déranger, cette vue.

~ Bof, j'ai vu pire, hm. ~

Wow, ça veut dire que t'étais médecin quand tu étais en vie ? Ou alors t'étais comme un Expert. Genre Horacio Caine.

~ Horacio... Ah, lui. Les Experts Miami, non ? Je me rappelle que tu regardais ça avec ta mère. Mais non, pas du tout, hm. ~

Il rigole légèrement. Étrangement, ce son m'a fait aller mieux, un peu. Même si ce petit rire-là a légèrement l'air diabolique, pour moi, il a quelque chose de rassurant.

Dis, tu me parleras de toi, un de ces jours. Enfin tu n'es pas obligé hein ! C'est juste que...

~ Ouais, un de ces jours peut-être, hm. ~

Je ne peux m'empêcher de rouvrir les yeux, un peu étonnée. Moi qui pensais qu'il allait m'envoyer bouler.

La vision du cadavre s'impose de nouveau dans mon esprit, je tente de le chasser en me concentrant sur autre chose.

J'entends les voix du Kazekage et du shinobi, quelques secondes plus tard, des bruits de pas retentissent. Je tourne la tête pour apercevoir plusieurs personnes, tous vêtus d'une longue tunique rouge surmontée par un pocho blanc, avec sur leurs têtes un turban que j'avais déjà aperçu sur des ninjas et par-dessus, ils portent un bandeau frontal sur lequel est gravé un sablier.

En tout cas, leurs turbans sont DÉ-GUEU-LASSES. On dirait, ils ont enroulé autour de leurs crânes du PQ pour faire tenir un torchon qu'ils se sont foutus sur la tête. En plus, leurs tenues sont moches, beurk. Mais oh lo lo mes chéries, ça va pas. Du. Tout.

Je pense qu'il faut que je me transforme en Cristina Cordula de ce monde, reste plus qu'à m'habituer à prendre un accent et à retrouver la tenue hyper classe que j'avais en arrivant ici.

Les ninjas (supposons que ce sont des ninjas puisqu'ils ont des bandeaux frontaux, par contre ils n'ont pas un uniforme comme les autres, peut-être que ce sont des ninjas médicaux, vu la situation ça ne serait pas étonnant) se dirigent vers le corps, au moment où mon regard tombe dessus, je blêmis et détourne vite les yeux.

Et mes yeux s'arrêtent sur mon vomi.

Mince, mais j'ai dégobillé devant tout le monde, la honte. Le pire, c'est que je l'ai fait devant Gaara ! Espérons que Sexy Gaara ne l'ai pas vu. Bon, c'est impossible puisque Sexy Gaara c'est Gaara et que, à ce que je sache, il n'a pas de trouble de personnalité multiple, LUI.

~ Je ne suis pas ta double personnalité, je suis quelqu'un, hm. Je suis juste mort. ~

Juste mort ? Bah oui, ce n'est rien d'être mort. Tiens, demain je vais mourir, devenir un zombie et je vais danser sur Thriller avec un Michael Jackson made in Suna.

~ Qu'est-ce que tu es chiante, hm. ~

Merci du compliment.

Un mouvement à ma gauche attire mon attention, c'est le Kazekage, tourné vers moi, il me fait signe d'approcher avec sa main, en mode "Viens par là, bébé...". Moi, perso, je l'ai senti en mode "Viens par là, chienne.".

Et bien sûr, comme une couillonne, j'y suis allée.

Arrivée à sa hauteur (en faisant une grimace en sentant l'odeur du sang plus forte ici), je fais un signe de tête pour lui montrer que je l'écoute.

Pas question d'ouvrir la bouche et de tous les tuer avec mon haleine de chacal.

Le Kazekage se penche pour me chuchoter à l'oreille UNE PROPOSITION INDÉCENTE ?!

On remarque la gymnastique incroyable de mon cerveau pour tenter d'oublier le cadavre à moins de trois mètres ?

- Retourne à la cour arrière et attends Matsuri, je ne reviendrai sûrement pas, commence-t-il d'une voix rassurante, il se redresse un peu et met sa main sur mon épaule : - Tu es pâle. Ça va aller ?

Je me demande pourquoi il s'inquiète pour moi. À sa place, je m'en serais foutue comme de l'an 40. Mais bon, Gaara est gentil, c'est pour ça.

Je hoche la tête pour lui signifier que oui, ça va aller. J'ai une voix dans ma tête pour me rassurer en plus. Hein, la Voix ? Rassure-moi.

~ Va crever, hm. ~

Ça marche.

Vous voyez, rassurant au possible.

()

Ça doit faire une bonne demi-heure que j'attends la venue de quelqu'un. En plus, il commence à faire nuit, ce qui fait que j'ai froid.

Chienne de vie.

~ Va taper sur le mannequin pour te défouler, hm. ~

Bonne idée.

Je me lève de mon coin et m'avance vers un mannequin. Il a l'air plutôt neuf et solide.

Je commence par donner un coup de poing à la tête du mannequin.

- AÏE ! FAIS CHIER, MAIS ÇA FAIT MAL CETTE MERDE BORDEL !

~ Fragile, hm. ~

La ferme.

Je me mets à donner des coups de pieds circulaires toujours en direction du cou sans m'arrêter pendant une petite minute. Je sais me battre, sauf que je n'ai presque pas de force. Je n'ai jamais aimé la musculation. Après, j'aurais pu faire de l'aïkido, mais bof. J'avais préféré de loin regarder des films de bastons, des combats de boxe et tout ce qui va avec.

Bon après j'avoue avoir fait un an de boxe thai quand j'avais quinze ans.

Ouais bon, c'est cool de taper dans un mannequin mais à force, c'est lassant.

Je m'arrête donc là et commence à faire un petit tour de la cour, je ne cours pas hein, je marche lentement. Une grande table que je n'ai pas remarqué jusque-là retient mon attention. Je m'approche assez rapidement, curieuse de voir ce qu'il y a sur cette table.

Des armes. Beaucoup d'armes.

Bien sûr, il n'y a pas de pistolet, ou de fusil de chasse. Que des armes à l'ancienne.

Couteaux, katanas, haches, machettes, fléaux d'armes, nunchaku, lances, arcs, carquois et flèches, poings américains.

Une en particulier retient mon attention.

Je vous vois venir, non je n'ai choisi un katana pour me la jouer samouraï ou encore Ichigo Kurosaki. Non. J'ai voulu me la jouer Legolas et Katniss, donc j'ai pris l'arc.

Je me place devant une cible, et fais de mon mieux pour prendre une bonne posture. J'ai fait du tir à l'arc il y a longtemps, bon c'était une activité avec l'école et ce n'était pas des vraies flèches, surtout que je ne me rappelle absolument rien quant à la manière dont j'ai tiré. Je sais juste que j'en ai fait, une fois.

Je prends une flèche, bande l'arc et vise... un pauvre petit oiseau au sol qui n'a rien demandé. Les défenseurs des animaux risquent de me descendre. Et bizarrement, j'ai l'impression que l'oiseau me regarde avec des grands yeux emplis de larmes, implorant grâce.

Argh... Je ne suis pas une tueuse d'oiseaux ! J'entreprends donc de changer de cible, mais, sans faire exprès je tire. Je sursaute après mon geste, surprise de la maladresse dont j'ai fait preuve.

Youps.

Ah non, c'est bon je l'ai pas buté. Mais ce n'est pas passé loin. Le volatile s'est envolé, carrément effrayé par la flèche qui a failli l'embrocher.

Bon, je pense que je vais me barrer parce qu'imaginons que le piaf ramène ses potes et qu'ils me chient dessus pour venger leur confrère. Hum... La fiante d'oiseaux sur moi, non merci.

Je me dépêche de reposer l'arc et accours vers la porte que j'ouvre à la volée et que je referme rapidement.

Je tombe nez-à-nez avec Festival.

- Vous allez quelque part ? me demande-t-elle en haussant un sourcil.

- Non, pas vraiment. Je rentrais juste à l'intérieur parce qu'il fait froid.

Je ne vais lui dire que j'ai peur que des piafs me fassent dessus.

- Ah, d'accord. Je vous raccompagne à votre chambre ? Gaara-sama a décrété que l'entraînement était terminé pour aujourd'hui car il y a une réunion du conseil qui a été faite à la dernière minute à cause de qui vient d'arriver, fait-elle avec une mine sombre. Lui qui avait sa soirée de libre, le pauvre.

Ne me dites pas que j'ai attendu au moins une heure moins le quart dans le froid pour qu'on me raccompagne à ma chambre ? Rah ! Je les déteste tous !

- Ouais, si ça te fait plaisir de me raccompagner... Oh et tutoie-moi, on doit avoir le même âge à peu près.

Elle hoche la tête.

Nous commençons à marcher. D'abord, aucune de nous deux n'avons parlé. Puis au bout d'un moment, Festival démarre une conversation :

- Je me rappelle la première fois où Gaara-sama m'a entraîné. Avant j'avais peur des armes, mais il m'a expliqué que les armes ne sont pas faite que pour tuer, mais aussi pour protéger les gens à qui on tient.

Ok, c'est cool.

- Ah.

Rien qu'au ton de ma voix, on peut deviner que j'en ai rien à faire.

- Le Kazekage est vraiment sympathique, bon, il est un peu réservé mais il est si fort ! Tu ne le trouves pas trop mignon ? s'extase-t-elle, les mains jointent.

Mais elle est à fond sur lui ! Elle ne le cache même pas !

- Moi je trouve qu'on dirait un punk avec ses cheveux rouges, ses non-sourcils, ses trucs noirs autour des yeux et son tatouage, je fais la remarque.

Et je ne crois pas que je sois la seule à le penser.

- N'importe quoi ! Il est beau, vraiment !

- Bof, si tu le dis.

Moi, je dis qu'il y a mieux. Mais bon, il y a bien pire aussi.

- Je le qualifierais d'agréable à regarder. C'est clair qu'il n'est pas vilain, je reprends d'un ton docte.

Des débats sur la beauté de quelqu'un, j'en ai eu des milliers !

- Je ne suis pas d'accord, mais bon chacun ses goûts. Par contre, je suis sûre que Sari serait d'accord avec moi.

- Sari ? je demande, curieuse.

Sari ? Sarigole ! Ha ha ha ! Énorme.

- Ma meilleure amie. Et dire qu'il y a encore quelques années, on se considérait comme ennemi...

- Ce que tu viens de dire, SARIME ! T'as compris ? Sari, ça rime ! je m'esclaffe, fière de ma blague.

~ ... ~

- ... Tu es un peu stupide.

Et BAM ! Dans ma gueule.

On arrive finalement à ma chambre. Je salue distraitement Matsuri et alors que je m'apprête à abaisser la poignée de ma porte, on me retient par l'avant-bras.

- Attends.

Je me retourne. Matsuri me regarde sérieusement, les lèvres un peu pincées et les pommettes légèrement rosées.

- Oui ?

Qu'est-ce qu'elle me veut ? J'espère que ce n'est pas à propos de son Kazekagenounet en sucre sinon je...

- Manami-san, tu sais à propos de Gaara-sama... commence-t-elle d'un ton calme.

AAAAAAAAARGH !

- Je sais bien que je n'ai pas gagné le concours et que c'est une demande égoïste, mais... S'il te plaît... Me... Je... Pourrais-tu me laisser Gaara-sama, s'il te plaît !

...

...

...

- Hein ?

Elle, les yeux fermés et le visage rouge, moi, les yeux ronds comme des flancs. What ?

- J'ai compris que même si tu dis que Gaara-sama n'est pas à ton goût, j'ai bien remarqué comment tu le regardais et j'ai l'impression que tu es veux de me le voler et... Enfin...

- Attends... Tu crois que j'aime le Kazekage ? je demande.

- ...O-oui...

J'éclate de rire. Moi ? Amoureuse de Gaara ? POUAH ! La blague ! Si un jour, je tombe amoureuse de Sans-Sourcils, autant me gifler pour me remettre les idées en place.

- M-Matsuri... Je n'aime pas le Kazekage...

- Ah... Ah bon ?

- Bah oui, banane !

- A-ah. Tu me le promets ?

Je lève les yeux au ciel.

- Je te promets que je n'ai jamais aimé, que je n'aime pas, et que je n'aimerai jamais ton Gaaranounet d'amour, je dis d'un ton monocorde.

Elle devient encore plus rouge.

- M-merci...

- Bien, pour sceller cette promesse, je propose qu'on redémarre notre relation de bon pied. Hey ! Moi, c'est Manami ! Enchantée de te connaître. Et toi, c'est ton petit nom ? je déclare avec un grand sourire et en lui tendant la main.

Ce coup-là est horriblement cliché, mais bon. C'est mieux de m'en faire une amie qu'une ennemie.

Elle me regarde, surprise, puis serre ma main.

- Matsuri. Enchantée aussi. Je peux t'appeler Manami-chan ?

- Bien sûr, Matsuri-chan. Soyons amie, d'accord ?

- Ça marche !

On se sourit mutuellement.

- Je pense que je vais rentrer chez moi, peut-être à demain, Manami-chan.

- Salut !

Elle s'en va donc sur ce dernier mot. Je la regarde partir avec un petit sourire. Une fois qu'elle n'est plus dans mon champ de vision et que je n'entends plus le bruit de ses pas, je m'engouffre dans ma chambre qui est plongée dans le noir. J'allume la lumière et j'ai la surprise de découvrir un plateau repas sur ma table de chevet avec un petit bout de papier plié en deux. Je m'approche et déplie le papier. Dessus est écrit un petit mot... de Sojiro :

Bonsoir, Manami-chan !

Quand je suis rentré dans ta chambre, tu n'y étais pas, alors j'ai laissé ton plateau sur la petite table.

Bon appétit ! (^.^)

Bisous :3

Soji

PS : Sois prudente.

Rien qu'à lire son mot, j'en ai des frissons d'horreur. J'imagine le ton niais avec lequel il me dirait ses mots, Pouarf ! Malgré tout ça, ses derniers mots m'intriguent. Sois prudente ? Pourquoi ?

D'un coup, l'image de l'homme mutilé me revient en tête. Non, il ne doit pas parler de ça et je l'espère sincèrement. Mais où veut-il en venir alors ?

~ Je ne vois que ça personnellement, quelqu'un qui se fait tuer, on te raccompagne à ta chambre, puis on te dit d'être prudente... On dirait qu'on pense que tu seras la prochaine victime, hm. ~

Q-quoi ?! Mais c'est Matsuri qui m'a raccompagnée, si un tueur qui a réussi à assassiner un shinobi est à mes trousses, ils n'enverront pas une genin pour me protéger.

Même si je dis ça, mon rythme cardiaque commence à s'accélérer et des sueurs froides coulent le long de mon dos.

~ Ils n'avaient peut-être personne d'autre sous la main. Après, ne panique pas. Ça se trouve, c'est juste qu'ils croient que c'est toi qui as fait le crime, qu'ils te surveillent et que l'autre bâtard te dit d'être prudente car il sait que ce n'est pas toi et te conseille de ne pas faire de geste qui pourrait laisser croire le contraire, hm. ~

Oui, mais même. J'ai peur maintenant !

~ Ne t'inquiète pas, tu n'as pas à avoir peur. Je suis là, hm. ~

Bah justement, non tu n'es pas là, tu es dans ma tête et t'es mort, donc...

~ Oye, j'essaye de te rassurer, hm. ~

Hé hé, merci...

Je souris, attendrie.

~ Ouais... hum... va manger. Et à demain, hm. ~

À demain.

Je m'assois sur le lit et pose le plateau sur mes genoux, je mange la tête un peu dans la lune. Une fois mon repas finit, je prends ce qui me sert de pyjama et une serviette. Je rentre dans la salle de bain et me lave. J'examine vite fait mon reflet, puis me brosse les dents. Je sors de la salle d'eau.

J'éteins la lumière et vais à tâton vers mon lit pour lui sauter dessus. Je m'enroule dans la couverture.

J'ai pris du temps pour m'endormir, angoissée à l'idée qu'un tueur puisse débarquer d'une minute à l'autre dans ma chambre pour me retirer la vie sauvagement.

( 3)

Je me réveille en sursaut, le souffle court et ma peau couverte de sueur. J'ai fait un cauchemar, j'ai revu l'homme de tout à l'heure, me fixant de ses yeux où l'étincelle de la vie a disparu. Ensuite, le tueur a surgi derrière moi et m'a égorgé sans aucune autre forme de procès. Je soupire de soulagement. Heureusement, ce n'était qu'un rêve.

Autour de moi, il fait noir et il n'y a pas un bruit. La nuit doit être bien entamée.

Bordel, je suis où ?

Mon cœur rate un battement. Je ne sens pas la couverture sur mes jambes, mais j'ai chaud, très chaud. Je ne suis pas dans ma chambre, je sais que je ne suis pas dans ma chambre. Où est-ce que je suis ? C'est sûrement le tueur !

Mon ventre me fait soudainement mal et des nœuds se forment dans ma gorge. J'ai de plus en plus de mal à respirer, je halète. La peur me prend soudainement, comme un électrochoc, mes dents claquent entre elles tandis que je tremble de tout mon être.

Je me suis fait enlever, putain ! On n'est pas censé être dans la Résidence du Kazekage ?! L'endroit qui doit être le plus sécurisé de Suna ?! Putain, ils servent vraiment à rien ces shinobis de merde là, à cause d'eux je vais me faire disséquer vivante.

Je fonds en larmes. Deux fois en trois jours où je pleure, DEUX FOIS EN TROIS JOURS ! D'habitude, je chiale jamais, JAMAIS ! Bon, la dernière fois, je pleurais parce que j'avais peur de ne pas retourner chez moi. En ce moment, car j'ai peur de me faire éviscérer. On peut dire que ce sont de bonnes raisons mais voilà quoi. Il faut être forte, un peu !

Mes larmes se tarissent au bout d'un long moment. J'essaie de me calmer en ayant une respiration contrôlée, cela a un peu marché puisque je tremble un peu moins et que mes dents ont arrêté les claquettes.

Je souffle un bon coup puis me mets à bouger. Très vite, je chute, atterris avec un bruit sourd et je sens une douleur lancinante à mon avant-bras gauche. Je gémis de douleur, serre les dents, puis, je tente de me relever, en vain. Mon corps est trop fatigué, j'ai l'impression d'avoir vieilli d'un coup et que mes forces m'ont abandonné... Je commence donc à ramper. Je ne sais pas où je vais, mais j'espère juste que je vais trouver une lumière ou quelque chose pour éclairer l'endroit où je me trouve pour que je puisse analyser les lieux et au mieux trouver un moyen de m'enfuir. Ce qui risque de ne pas être ais- OUCH.

Et un truc dans ma gueule.

Une fois remise du choc, je me redresse sur les genoux et touche la surface dure. Un mur ou une porte ? En tout cas, ce n'est sûrement pas un meuble, il n'y a aucun relief et vu comment je le pelote, il aurait bougé ce meuble.

Après quelques secondes de recherche (ou plutôt de surfacophilie), je tombe sur une poignée. Une porte ! J'ouvre la porte silencieusement. Je me mets à tâtonner le mur d'à côté en quête d'un interrupteur. Il y a toujours des interrupteurs près des portes. Toujours. Je le trouve finalement. J'esquisse un sourire.

- Et que la lumière soit, je murmure pour moi-même en appuyant sur le bouton.

D'abord aveuglée, je ferme les yeux tout en fronçant les sourcils. J'ouvre les yeux quand ils se sont accoutumés à l'obscurité.

Je découvre donc ma salle de bain.

...

...

...

Alors, en fait, je me suis juste tapée une crise de panique pour rien ?

La lumière de la salle éclaire faiblement l'autre pièce, je discerne mon lit et la table de chevet, c'est ma chambre.

J'ai pas l'air con, d'un coup. Le pire, c'est que ce n'est pas la première fois que ça arrive ! La dernière fois, j'étais chez ma tante et... Enfin, je ne vais pas raconter ma vie ce n'est pas intéressant, tout ça pour dire que ça m'est déjà arrivé d'avoir cru que je me sois fait enlever.

Je me relève difficilement en m'appuyant sur tout ce qui passe sous ma main et reprends contenance. J'espère que la caméra de surveillance n'est pas infrarouge, sinon j'aurais juste l'air d'être possédée ou de sortir d'un Paranormal Activity...

Je me dirige en titubant vers le lavabo et me regarde dans le miroir au-dessus. Hou là, je fais peur à voir. Ma peau est pâle, de la sueur perle sur mon front. Mes yeux sont petits et cernés, mes sourcils sont froncés montrant que mon réveil n'a pas été agréable. Mais le clou du spectacle, ce sont mes cheveux, en dirait que je me suis coiffée avec un flingue.

Wow, tout le monde, appelez-moi Sadako. Je ressemble à un cadavre, Zombie girl, super.

Je suis sûre que je peux pécho comme ça. Les nécrophiles, où êtes-vous ? On lève la main s'il vous plaît.

Je pose ma main sur mon front. J'ai de la fièvre, magnifique. Je sens soudainement une douleur. Mon regard se pose sur mon avant-bras gauche.

WOW WOW WOW. C'est quoi ce bordel ? Je crois que je vais dégueuler.

Ma blessure est purulente. Pouah ! Je suis sûre qu'elle s'est infectée. Beuh... Je fais quoi moi ? Je m'y connais pas en... Ça ! Et pas question que j'y touche, c'est deg'. Moi, snobinarde ? Bah allez-y, touche le pus, touche !

Mais je me suis blessée juste hier, comment ça se fait que je me sente aussi mal ?

~ Mmmh... T'es bruyante. Arrête de te parler à toi-même, hm... ~

... Tu dormais ?

~ Bah oui je dormais, abrutie, hm ! ~

Je ne savais pas... Alors, en fait, mon esprit c'est un hôtel ? Ibis Hôtel et tout ?

~ Tu me les casses, hm. ~

Roh ça va…

Bon. C'est pas tout, mais, je ne vais pas rester à souffrir en position fœtale dans ma salle de bain. Donc, on va chercher de l'aide.

Je quitte rapidement mon logement provisoire (ce n'est qu'une chambre mais bon) et me retrouve dans le couloir plongé dans l'ombre. Il est seulement éclairé par de petites lumières accrochées au mur. Je commence ma marche.

Je crois que la fièvre me rend un peu... Tarée. Je sais pas pourquoi mais je sens que je vais partir en-

Oh, est-ce que c'est… une licorne? Monté par... Christian Grey ?! OH MON DIEU ! CHRIS ! FAIS DE MOI TA SOUM- HUM. TA FEMME, TA FEMME, TA FEMME !

Je commence à marcher plus vite, un peu difficilement mais j'y mets de la volonté. Mon mari, me voilà !

~ Oye, ce n'est que ta fièvre qui te monte à la tête, hm. ~

- N'importe quoi. Et t'es qui toi ? J'AI UNE VOIX DANS MA TÊTE ! AU SECOURS !

~ Mais ta gueule hm ! ~

- Elle m'a dit "ta gueule" la voix ! Christian ! Aide-moi !

Je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais je le fais. Je me sens comme la fois où on a fumé des trucs illicites à une soirée au lycée.

Mes pas me mènent vers un endroit que j'ai pris du temps à reconnaître. Je suis juste devant la salle de conseil, une rai de lumière sous la porte m'indique que la salle n'est pas déserte. J'entends clairement des éclats voix. Je m'approche et colle mon oreille à la porte, je me mets à faire ma petite espionne :

- ... À la résidence même du Kazekage ! Ce bâtard n'a pas peur !

- Il a dû être très discret et rapide pour faire ça, ce couloir est très emprunté. Le pauvre Moriko-san n'était pas visé, il passait juste au mauvais endroit au mauvais moment.

- Donc cette Manami s'est mise au meurtre. Quelle façon barbare de graver son nom sur la peau de quelqu'un.

- Selon le rapport de la genin Matsuri, l'étrangère que vous hébergez Kazekage-sama a disparu juste avant que le corps ne soit trouvé. N'est-ce pas étrange ? Vous nous avez assuré que ce n'était qu'une civile et pourtant de ce qu'on m'a rapporté elle sait comment lancer des kunaïs.

Je trouve à qui appartient cette voix bourrue et je le démonte.

- Kazekage-sama, reprend la voix bourrue. Vous l'avez vu faire. Même si durant votre surveillance vous n'avez détecté que peu de chakra, il n'est pas impossible qu'elle utilise une technique pour le camoufler.

- ... Il ne faut pas tirer de conclusion hâtive.

Oh... Le Kazekage m'a défendu. Il est chou.

- Nous avons tous vu les vidéos de surveillance, de ce qu'on peut voir du tueur la taille ne correspond pas, commence le Kazekage. Et le timing ne matche pas non plus—

Huf... J'ai vraiment chaud là.

Je n'écoute pas la suite des conversations. Ma tête a décidé de se mettre à jouer au manège, ça tourne beaucoup trop à l'intérieur.

Je me sens soudainement prise d'un vertige, j'appuie alors mon front contre la porte. Contre toute attente, la porte s'ouvre grande en raison de mon poids dessus. Je tombe tête la première. L'atterrissage est rude, le contact de ma plaie au bras avec le sol est douloureux et le choc avec mon front provoque une espèce d'écho dans mon crâne très désagréable. Un peu sonnée, je relève la tête, toute l'assemblée me regarde, certains sont étonnés, d'autres carrément sous le choc et un s'en fout royalement. Ai-je besoin de dire qui est-ce ?

Je leur offre un grand sourire, et me mets sur les coudes pour commencer à me relever. Sauf que la porte a décidé de se refermer à ce moment-là. Je me la prends en pleine gueule, encore.

BOOM HEADSHOT.

Game Over pour moi, me voilà dans les choux.


Qu'en pensez-vous ? Il est bâclé ou pas ? Peut-être un rythme un peu trop rapide. J'ai quelques questions :

- Comment imaginez-vous les personnages (ex : Sojiro, Natsumi, même Manami si elle est la réplique parfaite de Deidara ou si elle diffère un peu), les lieux (ex : la chambre de Manami), etc... ? Avez-vous besoin de plus de description ?

- Avez-vous une critique à faire (constructive) ? Si le rythme est trop lent ou justement trop rapide, qu'il y a pas assez d'action, que Manami en fait trop. N'importe quoi qui me permette d'améliorer cette fic pour vous, mes lecteurs.

Voilà c'est un peu près tout. A la revoilure !