... Salut ?

Ca va ?

Moi, ouais.

Vous faites quoi ?

Ah, vous préparez une salle de torture. Ok... Pourquoi ?

Parce que je n'ai pas depuis plus de cinq mois alors que je devais le faire quelques jours après le dernier chapitre. Je vois... J'ai le droit de m'expliquer ?

Ca me tente beaucoup de sortir une explication à la Kakashi mais vous me détesterez plus que c'est déjà le cas donc, bon. Je jure de sortir, la vérité et que l'entière vérité !

Bon, déjà le chapitre était censé sortir quelque jours après le dernier sorti, il était assez avancé et vers le 19 janvier (le jour de l'anniversaire de Gaara) il devait sortir. Mais, il s'est passé certaine chose (deux morts et une maladie pour moi si ça vous intéresse) qui ont fait que, voilà je n'ai pas pu. En février, j'ai relu mon chapitre, il m'a totalement déplu et j'ai commencé à le réécrire par-ci par-là jusqu'à entièrement le supprimer. Mon chapitre ne me plaisait plus, l'inspiration m'avait quitté et tous ce que j'écrivais me dégoûtait, j'avais donc fais une pause jusqu'à mars où j'avais repris mon écriture assidument en lisant vos reviews pour me motiver. En quelques jours, j'avais fait un chapitre potable, il me plaisait assez, j'avais juste à écrire l'intro et les réponses au review et BIM il était publié, sauf que, la malchance semblait s'abattre sur moi et une grosse partie de mon chapitre a été supprimé ! J'ai eu le seum et j'ai mis des musiques tristes (ne cherchez pas la logique) d'animes et j'ai commencé un nouveau chapitre, complètement différent que ce que j'avais prévu à la base. Le début de chapitre là est donc un peu plus sérieux que d'habitude mais après tout redevient normal enfin je crois. Donc après durant tout avril j'ai écris petit à petit et le 29, il était fini. J'ai attendu quelque jours pour le relire et corriger ce que je pouvais et j'ai fixer une date pour le publié, aujourd'hui parce que...

C'EST L'ANNIVERSAIRE DE DEIDARA !

Faisons pêter le champagne, on sort le gâteau !

Aller, dites-le avec moi : JOYEUX ANNIVERSAIRE DEIDARA !

Ceux qui l'on dit vous êtes aussi dérangés que moi. XD

Merci à : Daiky, Fairy-Heave, Parfois, LilyDTrafalgar, Namiyo, fabiopeslo14, yumecamisuki, Nanaelle Jenkins, Yume-cry, Eve, Lulu-Folle, Renvenge Bradley, Slange, Evsnoye et Indra'P de m'avoir signaler d'un manière ou d'une autre qu'ils/elles aimaient cette fiction, c'est grâce à vous et à tous mes lecteurs si ce chapitre est là car vous me motivez à fond à chaque fois !

Bon, j'ai assez raconté ma vie, je vais vous laisser avec ce chapitre moins drôle que les autres, mais d'abord :


.o0o. Réponses aux reviews anonymes .o0o.

Eve : Coucou ! Je vais répondre à tes trois reviews dans ce même paragraphe x). Oh moi aussi je lisais des fanfictions avec une DS ! Wow, merci beaucoup ! J'ai les chevilles qui vont enfler, ça donne vraiment du baume au cœur tant de compliment ! Ah, tu as deviné que je n'allais pas faire une fanfiction juste pour le délire. Le rythme est rapide mais l'action prend son temps à arriver et le mystère planera un petit bout de temps ! Ah à vous de devinez si elle tiendra la promesse avec Matsuri ou pas, moi je ne dis rien. J'espère que ce nouveau chapitre sera à la hauteur de tes espérances.

Yaaah, désolé ! Maintenant il est là, toi et ton amie (gros bisous à elle) êtes contentes en espérant que ça vous plaise ! Pas grave pour les fautes d'orthographe, je ne fais pas mieux ! Bonne lecture !


Disclaimer : ... Vous connaissez déjà le spitch.

Désolé pour les fautes d'orthographes, et apprécier ce chapitre !

Enjoy !


Chapitre 11 : Run and Fly


Une douce chaleur enveloppe mon corps. Aucun vent ne caresse ma peau, je ne sens pas les rayons du soleil sur mon épiderme. Rien, juste une source de chaleur inconnue veillant sur ma personne.

La sécurité est le sentiment qui me domine le plus à présent. Je ne sais même pas où je me trouve, sûrement nulle part. Je devrais certes être en train de perdre mon sang-froid, mais je n'en ressens pas le besoin, car dans un certain sens je sais que je suis en lieu sûr.

Je me décide à ouvrir les yeux, je ne dois pas vraiment être nulle part, n'est-ce pas ?

Mes paupières se soulèvent doucement et je peux enfin découvrir l'endroit où j'ai atterri. Je ne peux décrire ce lieu, il n'est fait que de blanc. On ne trouve ni plafond ni sol, je suis juste dans un espace immaculé qui s'étend à perte de vue.

Je cligne plusieurs fois des yeux, comme pour m'assurer que tout cela est bien réel. Je ne rêve pas, ce n'est assurément pas une chimère.

Cet endroit me dit quelque chose.

À peine un millième de seconde suivant ma pensée, un souvenir surgit soudainement confirmant mon intuition.

Je suis venue ici, deux fois. Il y avait la Voix aussi. Cela ne fait pourtant pas longtemps depuis ma dernière venue, comment se fait-il que mon souvenir soit aussi flou ?

Subitement, alors que je tente de me souvenir de manière plus détaillée de ma dernière venue ici, je suis frappée par quelque chose. Je reçois comme un électrochoc qui traverse tout mon corps en passant par chacun de mes muscles en commençant par mes pieds. Une fois que la chose atteint mon cerveau, j'implose. Tout me revient, en détail. De ma première escapade ici jusqu'à la porte du conseil avec qui j'ai fait plus ample connaissance. Les images ont défilé comme la bande d'un vieux film, c'était assez étrange.

Je tente de me relever, mais je sens une résistance au niveau de mon ventre. Je baisse les yeux vers l'endroit et jauge des mains sur mon abdomen.

Des mains qui ne m'appartiennent pas.

Elles sont trop grandes et masculines pour qu'elles soient à moi, de plus mes mains sont cachées juste en dessous.

Je réalise alors que je ne suis pas allongée par terre comme je l'ai d'abord pensé, mais ma tête et mon buste sont surélevés sur quelque chose que j'identifierais comme étant un torse, en même temps des bras sont reliés à ce qu'il y a derrière moi je ne vois pas ce que cela peut-être d'autre.

Et maintenant que je le remarque, des jambes encadrent mon corps.

Oui, bon, je sais qu'il ne faut pas non plus être débile pour ne pas deviner que c'est un être vivant. Enfin, vivant je ne dis pas parce que : espace blanc + sensation bizarre + quelqu'un = connard mort qui squatte ma tête.

Pourquoi est-ce que je me retrouve sur lui ? Cette question me laisse perplexe. Chaque fois que j'apparaissais ici, la Voix ne dépassait pas un rayon de trois mètres. Et cette fois-ci, je me retrouve carrément sur lui.

Je ne suis pas vraiment gênée, je dois avouer que je prends un peu mon pied car il est confortable. Je n'en attendais pas moins de mon alter ego.

Une des mains de mon colocataire crânien s'élève en direction de mon visage à une lenteur inhabituelle.

Faut dire que ce mec est assez brutal.

Je ne bouge pas, me laissant faire pour ainsi voir ce qu'il compte trafiquer avec son membre.

...

C'est moi ou mes pensées ont un côté ambigu ?

Je sens d'abord un doigt tracer une ligne imaginaire partant de ma pommette jusqu'à ma mâchoire. Ce geste est doux et agréable, la chaleur de son doigt contraste avec la fraîcheur de mon visage. Je frissonne légèrement.

Il va me faire des choses bizarres ou quoi ?

Bon. Je ne pense pas que la Voix ressente du désir envers moi. Puisque ce serait éprouver de l'attirance envers lui-même et ce serait totalement narcissique et chelou de sa part.

Bien que du peu que je le connaisse, je pourrais bien le décrire comme l'étant.

En plus, dans un certain sens, je n'ai pas exactement le même caractère. Lui me traite tout le temps d'idiote alors que je ne fais rien, il insulte gratuitement les gens alors que moi, non. Et la grosse différence entre nous deux est que ce mec est un détraqué qui veut faire exploser tout ce qui bouge et que moi, je suis une jeune fille innocente qui veut juste retourner dans son monde d'origine.

Ouais, ok, on repassera pour l'innocence, mais l'essentiel est là ! Il m'a crié deux ou trois fois dessus pour m'expliquer comme quoi l'art est une explosion. À mon avis, l'art bah c'est de l'art et rien d'autre !

Je suis prise d'un long frisson qui remonte le long de mon dos quand trois de ses doigts effleurent mon cou. Je coupe ma respiration.

J'ai l'impression qu'il va me briser la nuque d'une minute à l'autre.

Il doit avoir deviné que je suis réveillée car mon frisson n'était pas vraiment discret, en comptant en plus le fait que tout à l'heure j'ai tenté de me lever assez brusquement.

La main de mon alter ego se retire soudainement et sans que j'aie le temps de réagir, me fout une gifle monumentale.

- Réveille-toi, hm, déclare-t-il laconiquement.

- WOWOWOW-

- Ta gueule.

Deuxième baffe.

Je porte mes deux mains à ma joue, profondément choqué par cet acte de violence envers ma personne. Moi qui suis si douce et si gentille avec lui...

- CONNARD ÇA FAIT MAL !

...

Je martèle son abdomen de coup de coude avant de me libérer de ses bras qui me ceinturaient pour me lever à toute vitesse. Une fois à une distance sécuritaire, je me tourne vers lui pour le voir se tordre de douleur...

Ou pas aussi.

Il me regarde, munit d'un sourcil haussé et d'un sourire en coin un poil sexy aux lèvres.

J'espère que j'ai le même sex-appeal quand je fais cette expression, sinon je crie à l'injustice.

J'ai senti que son ventre était aussi dur qu'une b...

Brique. Oui, brique et rien d'autre.

Donc, oui : j'ai senti que c'était aussi dur qu'une brique, mais au point qu'il ne sente rien...

Je réfléchis un moment à ce qui pourrait lui faire mal à coup sûr.

Hm... Je crois que j'ai une idée...

Je m'approche à pas lent et une fois devant lui, munie d'un sourire radieux, je lui annonce :

- Tu vas déguster.

- … Pardon, hm ?

Sans crier gare, j'écrase mon pied sur ses parties génitales.

- DANS TES BALLS ! je m'écrie un rictus carnassier aux lèvres.

Il lâche un cri de souffrance frôlant le bestial. Ses mains couvrent automatiquement la zone frappée et son visage est tordu par la douleur. Bien fait.

Je ne peux m'empêcher de me sentir victorieuse face à cette vue. Il l'a bien cherché le bougre, ce n'est pas demain la veille que l'on va mettre des tartes à Manami Peltier sans en subir les conséquences !

J'éclate d'un rire machiavélique, rire qui s'étouffe bien vite quand je vois le regard noir que m'adresse la Voix. Je tente un sourire innocent, un peu comme dans les films, mais je ne réussis qu'à faire une grimace.

Il a l'air furieux contre moi, en même temps je ne m'attendais pas à ce qu'il saute de joie et qu'il commence à chanter « Oh Happy Day ».

N'empêche que ce serait comique.

Je détourne les yeux et cherche une issue du regard. Et bien sûr comme on est dans un foutu espace blanc qui s'étend à perte de vue, eh bien il n'y en a pas. Donc pas d'issue, pas de chance de survie.

Bah oui, il ne faut pas être con. On sait tous qu'il va me défoncer quand il sera en état de bouger.

Ce qui veut dire dans pas longtemps.

Je propose de m'éloigner. Ou plutôt de m'enfuir.

Je pars -enfin cours- sans demander mon reste, et il ne vaut mieux pas que je le demande ce reste, je file tout droit sans me retourner. De toute façon, il y a mille directions à prendre ici alors prenons la première qui vient.

Je cours comme une dératée. Je m'essouffle assez rapidement, comme quoi l'adrénaline ne donne pas autant d'ailes que ça. Enfin, je parle d'adrénaline mais je n'ai pas vraiment peur. Enfin voilà quoi. Je sais bien qu'il ne va pas me buter ni non plus me faire du mal. Je le connais assez peu mais je sais qu'il ne me blessera pas. Il est plus gentil qu'il n'y-

- WAAH...!

On me saute dessus par-derrière et...

...

Par-derrière, on me saute dessus et je...

Il n'y a aucun moyen pour que ma phrase n'ait pas un double sens pervers.

Hum... Arrivé à une vitesse folle derrière moi, mon coloc' crânien me bouscule brutalement. Je perds l'équilibre, je fais de grands battements avec mes bras pour tenter de le reprendre mais la Voix n'a pas l'air d'être de cet avis car il m'assène un coup de pied puissant dans le dos. Le fourbe.

Je me ramasse on peut dire, comme une merde. Ma rencontre avec le sol n'est pas agréable, pour arranger le tout, une douleur cuisante se propage dans mon dos. Je serre les dents. Je tente de me relever mais à peine ai-je lever la tête que son pied s'abat déjà sur cette dernière qui se reprend le sol, mais plus violemment.

Et je peux vous dire que ça fait mal. Les larmes me montent aux yeux.

- Tu as fait une grosse erreur tout à l'heure, hm, ricane-t-il d'un ton railleur.

- Hikameme, je rétorque, vénéneuse.

- Quoi ? Je n'ai pas compris ce que tu as dit, hm. Articule, hm.

Le saligaud, il sait très bien que si j'articule je roule limite une pelle au sol.

Et au passage ce que j'ai dit était une parole douce en rapport avec sa génitrice. Je n'en dis pas plus.

Je sens sa pression sur mon crâne augmenter. Il compte me l'exploser ou quoi ?! Je commence à me débattre vigoureusement. Il me fait mal, trop mal, physiquement comme moralement, c'est humiliant de se sentir écraser par lui de la sorte, ça devient insupportable. Je gigote dans tous les sens et pousse de plus en plus de gémissements plaintifs.

On croirait limite qu'il me fait des choses pas nettes.

Purée, je souffre mais mes pensées dérivent toujours sur d'autres choses. Je m'impressionne.

- Mais t'as fini oui, hm ?

Il retire soudainement son pied et avant que je ne puisse amorcer un mouvement pour fuir, m'attrape par les épaules sans douceur pour me retourner vers lui. Une fois cela fait, il se met à califourchon sur moi.

Il ouvre la bouche pour parler mais ses mots restent bloqués au fond de sa gorge. Il s'est statufié et a l'air comme glacé en voyant mon visage.

Bah quoi ? Je sais que je suis moche mais il exagère là.

Je fronce légèrement les sourcils et je remarque ce qui l'a autant secoué quand une goutte puis d'autres viennent mouillés mes oreilles. Mon visage est humide, inondé de larmes. Traîtresses, elles ont coulé sans que je m'en aperçoive. Merde quoi, je pleure devant la Voix et le pire c'est que je ne peux pas m'arrêter.

Je me connais plus résistante à la douleur. C'est sûrement aussi dû à ces sentiments amers de peur et de trahison qui forment comme un nœud à l'intérieur de ma gorge.

Je ne comprends pas trop pourquoi je ressens cela. Pourquoi je me sens trahie, pourquoi j'ai peur. Peut-être car il a faillit me défoncer le crâne. Peut-être car j'ai presque cru que j'allais mourir à cause de lui. Mais je ne peux pas ressentir ça, il est mon alter ego il ne peut pas me faire de mal. Il ne peut pas me tuer puisqu'il habite mon corps aussi.

Mais, j'étais certaine qu'il n'allait pas me blesser et me rendre compte que je me suis autant trompée sur ça me fait l'effet d'une douche froide à vrai dire. Même si je l'ai cherché, ça fait quand même mal.

- T-Tu pleures hm ?!

- Bah nan nan je rigole là, je réponds d'une voix brisée avant de renifler.

Il est con lui.

Je préfère occulter ce sentiment que de le montrer.

- Pourquoi ? me demande-t-il.

Il me regarde droit dans les yeux. Je ne peux décrire ce que j'y vois.

Je vais faire comme si je n'avais rien, comme si ça m'avait juste fait mal donc j'ai pleuré et rien de plus. Ouais bonne idée.

- Tu m'as fait mal bâtard ! je m'écrie en lui lançant un regard furibond.

Ses yeux ne quittent pas les miens. Il se doute de quelque chose.

J'espère qu'en ce moment il n'a pas accès à mes pensées, mais j'en doute. Quand je suis ici, il ne doit pas pouvoir les lire sinon il aurait déjà réagi plusieurs fois lors de mes précédentes venues ici.

- Bouge de là ! je grogne.

En tout cas s'il se doute que je ne pleure pas juste de douleur, il n'en dit rien.

- Tu pleures... Tu es faible, hm, il déclare finalement.

- Faible de quoi ? Déjà, je ne pleure pas, je m'humidifie les yeux.

Oh l'excuse pourrie.

La Voix lève les yeux au ciel puis approche sa main de mon visage.

- Qu'est-ce que tu fais ?! je demande d'une voix stridente.

Avant que je ne puisse plus protester, ses doigts se retrouvent sur mon front.

- Tu ne peux rien me cacher.

Et je chute en arrière dans un trou interminable.

- JE VAIS TE BUTER !

Je me lève comme une furie et cherche autour de moi un certain blond, mais me fais bien vite arrêter par une douleur fulgurante à la tête. Je me laisse complètement retomber.

Je reste un moment, les yeux fermés et les dents serrées, à essayer de supporter la douleur.

Ok, aujourd'hui c'est le Suffering Day ? Je m'en prends plein la tronche là.

Je bouge mes doigts puis passe ma main sur la chose sur laquelle je suis allongée. Un lit ou un canapé.

- Manami-chan !

J'ouvre très doucement les yeux. Une lumière m'éblouit d'abord, puis après avoir cligné des yeux plusieurs fois, ma vue s'accommode à la luminosité.

Je me redresse sur mes avant-bras et balaye la pièce du regard. Je suis dans ce qui semble être une chambre d'hôpital. La pièce est dans les tons verdâtres et le sol est carrelé. La salle est de taille de moyenne. Les rayons du soleil baignent la pièce d'une douce lumière.

Lumière qui arrive en plein sur ma gueule.

Je me décide enfin à poser les yeux vers la personne qui m'a appelé.

Je découvre avec un léger étonnement Matsuri, assise sur une chaise et penchée à l'extrême en ma direction me regardant avec inquiétude.

- Yo, je la salue.

- « Yo » ? « Yo » ?! Comment peux-tu me dire simplement « Yo » après m'avoir fait mourir d'inquiétude ?! s'insurge Festival.

Bah comme ça.

Je la regarde les yeux ronds comme des billes. Comment ça mourir d'inquiétude ? Pourquoi aurait été-t-elle inquiète pour moi ? On se connaît à peine ! Si c'était elle dans ce lit d'hôpital je n'aurais même pas été à son chevet.

Elle pousse un long soupir. Festival reprend :

- Quand as-tu été blessé au bras ? Je sais que tu t'es fait mal à la tête car tu t'es blessée en cherchant de l'aide mais pour ton bras c'est un mystère. Même le Kazekage ne le sait pas.

« MêMe lE kAzEKagE »... Pff, comme s'il savait tout.

Les souvenirs de la veille me reviennent. Mes hallucinations, ce que j'ai entendu au Conseil, la porte que je me suis salement prise dans la tronche et ce devant tout le Conseil.

Je pousse un petit soupir puis réexamine rapidement les lieux avant de demander :

- Où est le Kazekage ?

Matsuri me regarde quelques secondes avec étonnement puis me répond :

- Je ne sais pas, il n'est pas ici en tout cas. Pourquoi ? me demande-t-elle la voix teintée de suspicion.

Je vois très bien quels genres d'hypothèses sur le pourquoi du comment de cette question se fondent dans sa tête. Eh bien, malgré ce que je lui ai dit hier elle continue à croire que je veux lui piquer.

- Bof, comme ça, je réponds, concise.

Elle a l'air totalement frustrée de cette réponse, je décide donc de rajouter :

- Non, je ne suis pas tombée amoureuse de ton Sans-Sourcils pendant la nuit.

- Sans-Sourcils ?

Je décide de l'ignorer pour observer la plaie, ou plutôt l'absence de plaie sur mon bras.

Je fronce les sourcils, je suis pourtant sûre et certaine que je me suis blessée au bras gauche et pile à cet endroit-là. Alors comment se fait-il que... ?

- Pourquoi as-tu l'air si surprise ?

Je relève les yeux vers Festival et lui lance un regard désabusé.

- Il n'y a plus aucune blessure sur mon bras, c'est légèrement anormal, je dis un brin perdu.

Elle fronce légèrement les sourcils.

- Non... Enfin on a juste utilisé une technique de soin sur toi.

Une quoi ?

Je ne vais pas chercher plus loin, c'est sûrement encore une des sorcelleries de ce monde.

- Pourquoi t'es là ? je demande abruptement.

- Eh bien, j'allais chez Sari-chan et j'ai entendu des ninjas parler du fait que tu étais à l'hôpital alors je suis venue.

Elle est venue me voir au lieu d'aller chez sa meilleure amie.

- Tu aurais dû aller chez ton amie, je fais simplement.

C'est vrai, pourquoi rendre visite à une fille que tu connais à peine si tu peux aller chez ta meilleure pote ?

- Je ne peux pas aller chez une amie pendant qu'une autre est à l'hôpital, me fait-elle avec un sourire.

Beuh... C'est niais. Pire qu'un Disney.

En tout cas moi à sa place je ne serais jamais venue ! Ouais t'es à l'hôpital, mais c'est ton problème ! Tu n'avais qu'à faire attention tiens. Attends, moi, je dois aller chez ma meilleure pote pour mater des BGs !

Enfin. Je me rappelle lui avoir dit il y a un certain temps – hier - comme quoi, nous étions amies. Mais je ne pensais pas qu'elle le prendrait au pied de la lettre. Moi quand je parlais d'amitié, c'était vite fait.

- Ah ok.

Évidemment, je ne sais pas quoi répondre d'autre devant tant de niaiserie.

- Et tu sais quand je sors d'ici ? je demande en changeant totalement de sujet.

- Non, elle hausse les épaules. Il faudra demander au docteur.

Et comme s'il a été appelé, un homme habillé de blanc, avec le PQ autour du crâne en prime, passe la porte, un médecin je présume. Il nous adresse un léger signe de tête en guise de salutation et s'avance vers moi avec un sourire avenant.

- Bonjour, Peltier-san. Belle journée, n'est-ce pas ?

… Je n'aime pas sa gueule à lui, il a une tête du mec grand et roux qui te bully au collège.

Oui bon ok, je rigole. Il est aussi roux que je suis brune, en gros il l'est pas. Non, il a des cheveux rose. Pas un rose criard, sa teinte se rapproche plus du rose pêche que du fuschia.

… Bien sûr, c'est normal qu'un médecin ait des cheveux rose hein. Mais bon, pourquoi pas après tout ? Les médecins sont totalement libre de se teindre les cheveux en n'importe quel couleur, c'est vrai, pourquoi eux ils n'auraient pas le droit de le faire, hein ? Le Kazekage s'est bien teint en rouge et personne ne lui dit rien. Le pire avec Sans-Sourcils c'est que justement, il n'a pas de sourcils et je le soupçonne de se les être amputer pour pas qu'on voit que ses sourcils sont de couleurs différentes de ses cheveux ! Il est malin, le Gaara, mais pas assez pour moi ! Bon, peut-être qu'il est né avec les cheveux de cette couleur et le médecin aussi, mais on s'en fout.

- Ouais, je réponds légèrement ennuyée par cette nouvelle présence.

Mon regard se porte sur sa chevelure et je ne peux m'empêcher de demander :

- Vos cheveux, c'est naturel ou...

Festival se met à me regarder comme si je venais d'insulter le mec. Quoi ? Si on n'a même plus de droit de manifester de la curiosité envers autrui.

- Totalement naturel, j'en prends soin tout le temps, il agrémenta cette déclaration d'un mouvement circulaire de la tête qui fait bouger ses longs cheveux un peu à la « L'Oréal ».

Vous remarquerez que je ne fais aucune réflexion sur la longueur de ses cheveux excessifs, car déjà de un : ça lui va bien, et de deux : à Legolas, Thranduil et Thorin, on leurs dit rien à eux concernant leurs cheveux, et ce n'est pas parce qu'ils sont méga beaux hein.

Si on en revient à ce qui se passe actuellement, mon docteur ne me dévisage pas contrairement à ses concitoyens, il a même l'air plutôt marrant !

Il a une silhouette longiligne. Sous son PQ crânien (on va appeler comme ça ce machin), ses longs cheveux lisses et brillants rose s'échappent. Sous ses sourcils assez épais, genre broussailleux (à croire qu'il en a piqué à Gaara), ses yeux couleur acier me regarde gentiment. La finesse de son visage m'étonne, son nez se tient droit et ses lèvres sont pleines même si un peu gercés.

Je crois que c'est la première personne que je croise depuis que je suis arrivée ici qui me regarde normalement et qui n'est pas bizarre. Ok, je n'aime pas trop sa tronche mais c'est le seul mec normal (à un détail capillaire près) dans ce foutu village alors je le kiffe.

L'homme, j'hésite à rajouter jeune car il devait approcher la trentaine s'il n'est pas déjà en plein dedans, s'avance vers moi et avant même qu'il ne lui demande, Matsuri s'éloigne pour lui céder la place à mon chevet. Il ne se fait pas prier pour s'y placer.

- Je vais t'examiner, me prévint-il.

Je hoche simplement la tête. Le docteur commence son boulot et tandis qu'il se met à la tâche, je le questionne :

- Quel âge vous avez ?

La question n'est pas vraiment polie mais je m'en fous, il faut que je discute avec cet être si rare qu'est une personne normale.

- J'ai vingt-huit ans.

… Bon, il est normal mais chiant parce que quand on pose une question de ce genre, quand on répond, on dit « Et toi ? ». C'est la moindre des choses. Sapristi ! Aucune éducation ces villageois de Suna !

- Ah... Moi j'ai dix ans de moins que vous.

Eh ouais. J'ai dix-huit piges. Je suis sur le point d'entrer dans la vie active, je peux passer mon permis et rentrer en boite en ayant vraiment le droit. Bon ça c'est en France, au Japon je dois attendre encore deux ans, pour l'instant j'ai le droit que de voter au Pays du Soleil Levant.

- C'est bien d'être médecin ? je demande soudainement.

- … Oui, bien que parfois les missions soient difficiles, c'est assez agréable, répond-il assez distraitement.

Missions ? C'est comme ça qu'il appelle le fait de soigner les patients ?

- Et moi, je suis dure comme mission ?

Il me jette un étrange coup d'œil.

Bizarre, ce que je lui ai dit me paraît normale. Peut-être que c'est impoli ce que je viens de faire dans ce monde.

Je cherche un sujet pour meubler la conversation, je balaie la pièce du regard pour trouver l'illumination et mes yeux se posent finalement sur Matsuri se tenant contre le mur juste à côté de la porte, et là me vient une idée.

- Vous êtes proche du Kazekage... Sama ? je rajoute le dernier mot en le voyant froncer les sourcils devant le manque de titre honorifique derrière limite le Tout-Puissant Kazekage.

S'il est proche du Kazekage-samère... euh sama sama sama... Ma langue a fourché intérieurement. Et oui c'est possible et au pire on me juge pas, ok ? Enfin je ne dois pas me juger puisque je me parle à moi-même...

Donc si le monsieur aux cheveux rose est proche de Gare-à-tes-sourcils, je pourrais faire la pêche aux infos pour Matsuri, d'ailleurs cette dernière se réintéresse d'un coup à la conversation.

- Non, je ne lui ai jamais adressé la parole mais je connais bien son frère, Kankuro-kun. Il est en mission, il devrait revenir dans pas si longtemps que ça.

STOP stop stop. Il a un frère ?! Mais je ne savais pas moi, je suis choquée ! En plus ça se trouve il est beau ! Parce que la sœur de Sans-Sourcils n'est pas moche, elle. Bon, il n'est pas dégueulasse Gaara, maiiiiiiiiiis... Je me répète peut-être mais il n'a pas de sourcil, en plus il a deux espèces de coquards aux yeux et je ne parle pas du tatouage fait au bic qu'il a sur le front. Moi, méchante ? Non... Je ne fais que penser la simple et pure vérité en son plus simple appareil. Et la vérité est que Gaara est un gothique, peut-être qu'il écoute du Evasnescence tous les soirs avant de dormir. Faudra lui demander même si je doute qu'il me répondra.

Donc, revenons au frère de... varions un peu les surnoms...

Je sais !

S.S.F. Sans Sourcils Fixe.

Revenons donc au frère de S.S.F, il est peut-être canon. Et oh... S'il était le portrait craché de la mère de Gaara, mais en mec ! Ce serait merveilleux ! Oh my God, j'ai trop envie de le voir maintenant.

N'empêche il a un prénom de merde. Kankuro. Ouais Kangourou quoi, c'est la même chose.

- Ah... Sinon c'est quoi ton prénom ?

Je lui parle depuis tout à l'heure sans savoir son prénom quand même, ça ne le fait pas.

- Je m'appelle Jin.

Jin... Jin... Un jean ? Du Gin Tonic ? Oui je cherche une blague avec son nom mais je sèche là. Je pourrais l'appeler Princesse Jin, parce qu'il a des longs cheveux rose tout ce qu'il y a de plus aesthetic. Mais non, non c'est pas mon genre d'appeler des gens par des surnoms comme ça.

Oui, bon c'est mon genre, mais je n'ai pas envie de l'appeler Princesse Jin.

Donc, pour l'instant, on va l'appeler Jin-san.

- Voilà, dit-il en s'éloignant de moi. Tu n'as rien de bien méchant, mais c'est étrange que ta plaie se soit infectée aussi vite. Matsuri-san, pourrais-tu m'apporter les échantillons du sol où Manami-san s'est blessé ? J'ai besoin de vérifier si l'infection est à cause de ça.

L'infection serait dû au sol ? Ça veut dire quoi ça ? Le sol de Suna se rend compte à quel point je déteste ce village et il me rend bien ?

- En tout cas, tu ne vas pas rester ici très longtemps je te l'assure.

.

Deux semaines sont passées depuis la visite de Matsuri et l'examen de Jin-san, la première vient me voir tous les jours, me racontant des anecdotes sur sa vie et celle de ces collègues ninjas, bizarrement elle n'a jamais mentionné un certain S.S.F durant ses visites. Je n'ai pas revu Jin-san depuis la dernière fois mais je l'attends de pied ferme, il m'a affirmé qu'on allait me faire sortir dans pas longtemps et je suis pourtant toujours ici !

Aujourd'hui, Festival n'est pas venu et je me confronte donc à la solitude qui m'ait dû depuis mon réveil. J'apprécie ce moment seule (ou presque), je peux ainsi mettre de l'ordre dans mes pensées. La Voix ne s'est pas manifestée depuis la dernière fois. Je croirais presque qu'il ait complètement disparu de mon esprit si je ne la sentais pas, cette présence quasi indétectable se baladant nonchalamment dans mon inconscient.

À m'entendre, on penserait aisément que je suis une personne dérangée et je le suis peut-être. La Voix pourrait être une invention de mon esprit, elle n'existe sans doute pas et n'est peut-être qu'une création de mon inconscient. Néanmoins, je sens cette autre « âme » si je peux l'appeler comme ça, en moi. Je sens que je ne suis plus comme avant, que je ne suis pas seule, qu'il est là quelque part dans ma tête.

Je secoue la tête et la pose contre la vitre de la fenêtre de ma chambre, je vais finir par vraiment croire que je sois folle à force de penser des choses comme celles-ci.

Je retire mon front de la surface froide et ouvre la fenêtre, l'air frais me fait un bien fou. Il commence à faire froid à Suna, l'hiver doit approcher, bon je ne m'attends pas à ce qu'il neige, mais la nuit, lorsque je laisse la fenêtre ouverte, je surprends un vent particulièrement frais me pousser à rabattre la couverture sur tout mon corps. La journée, la chaleur à la limite de caniculaire ne se résout pas à laisser place à une température plus douce et agréable, cependant je dois avouer que cette chaleur n'est pas insoutenable, c'est bien grâce aux vents qui arrivent parfois par bourrasque. Durant mon séjour hospitalier, je suis restée souvent à la fenêtre observant le paysage désertique. Il est souvent arrivé que le vent trop fort me décoiffe complètement et que ce foutue vent de mes deux s'amuse à saupoudrer mes yeux de sable.

Va crever le vent.

Oui je suis vulgaire, mais j'en ai marre que chaque matin où je me dis « peut-être aujourd'hui que... » et BAM sable dans ma gueule. De toute façon, le vent d'ici ne m'aime pas et je ne l'aime pas non plus donc voilà.

Mais j'aime quand le vent ne transporte pas de sable avec lui. Comme là.

Je m'accoude contre le rebord de la fenêtre. Le temps est radieux, on devait être en plein milieu de l'après-midi. J'ai envie de sortir. J'en ai marre d'être enfermée, je veux être libre.

J'étouffe dans cette chambre, bien qu'elle m'ait semblé agréable au début, en ce moment sa vue quotidienne m'irrite un peu plus chaque matin. J'ai l'impression que la pièce rétrécie à chaque nouveau lever du soleil.

Cet endroit est un peu comme ma nouvelle prison, sans barreaux mais où m'échapper m'est clairement impossible, faute d'avoir essayé.

Le lendemain de mon réveil, j'ai tenté de partir mais à peine ai-je ouvert la porte qu'un ninja qui passait là par « hasard » m'a lancé un regard menaçant me dissuadant de toute tentative de fuite.

Je suis sûre que je peux sortir, Jin-san me l'a dit, mais on a ordonné de me maintenir prisonnière ici le plus longtemps possible. Sûrement le Conseil de Suna. Peut-être même que c'est le Kazekage lui-même qui ait proposé cet enfermement. Temporaire ou pas.

De toute façon, il est impossible qu'on me garde ici éternellement, ils devront libérer cette chambre pour d'autres patients dans le besoin. Je dois juste prendre mon mal en patience.

Mais la liberté se tient là, à portée de main. Je tends mon bras à l'extérieur, comme pour essayer de l'attraper, cette liberté. Oui, elle est là juste là, il ne me reste qu'à traverser cette fenêtre et je suis libre... de m'écraser trois étages en dessous.

Ça n'aurait pas été marrant si c'était facile.

Je me décide de m'asseoir sur le rebord de la fenêtre, comme ça je serais dehors en quelque sorte.

Une fois les jambes pendantes dans le vide et les bras me tenant fermement au rebord, je décide de profiter pleinement de cette expérience que j'expérimente pour la première fois. Le soleil réchauffe joyeusement tous mes membres et le vent qui se fait soudainement plus doux, caresse chaque parcelle de ma peau découverte. À ce moment précis, je me fiche complètement de mes problèmes, mes tracas qui polluent quotidiennement ma tête. Je profite de cette sensation enivrante. Je vois tout le village d'ici, je vois ses immenses murs, franchissable clandestinement que par la voie des airs. Si je pouvais voler, je ne reviendrai jamais ici, ce que je viserais, ce serait ce ciel bleu.

Ce que je dis me rappelle cette chanson d'Ikimono Gakari, Blue Bird*. Ma sœur l'écoutait en boucle. J'ai envie de chanter cette chanson, mais ma voix de pigeon asthmatique va juste gâcher la musique. Mais après tout, pourquoi pas ? Personne ne risque de m'entendre et je chante pour moi, pas pour les autres, donc bon... Allons-y.

Je décèle ma langue et commence timidement à chanter :

- Habataitara modora nai to itte

Mezashita no ha

Aoi aoi ano sora...

Au début ma voix n'est pas très assurée, je chante quelques passages faux et ma voix se brise aux moments trop aigus. Mais plus la chanson avance et plus je me sens à l'aise, je laisse pleinement mes cordes vocales s'exprimer, je chante plus juste qu'au début et je me surprends même à apprécier ma propre voix.

Je finis la chanson, fière de moi. Je regarde le ciel bleu et les nuages blancs ci et là. Malheureusement, le ciel ne doit pas être ma destination. Je dois rentrer à la maison. Bien que le ciel paraisse être une destination inatteignable, mon monde le paraît encore plus...

Je me perds dans ma contemplation du paysage et en même temps je perds la notion du temps. Depuis combien de temps suis-je perchée à la fenêtre, une heure, deux ? Ou depuis seulement une dizaine de minute ? En tout cas, je commence à avoir des fourmis dans les pieds à force de ne pas bouger alors je décide de les balancer, au moins je suis sûre de ne pas perdre mes chaussures en faisant ça puisque mes pieds sont nus.

Mon regard se pose en contrebas et la première pensée qui me vient est :

Si je tombe les pieds les premiers, je me prends les genoux dans les dents avant de clamser.

Voilà.

Un vent plus fort que les autres envoie valser mes cheveux dans tous le sens et je ferme instinctivement les yeux, premièrement pour ne pas me prendre ma chevelure en plein dans mes globes oculaires et deuxièmement par peur que du sable se décide de m'aveugler inopinément.

- Bonjour Manami-chan !

Je sursaute et ouvre brusquement les yeux. Grave erreur de ma part, je me retrouve avec mon ennemi mortel dans les yeux : du sable.

- AAAAH BORDEL! ai-je crié de douleur.

Je plaque mes mains sur mes yeux et me tortille de douleur tout en insultant le sable de tous les noms. Putain que ça fait mal.

Je commence à glisser sans m'en rendre compte. Au moment où je sens une alarme sonner dans ma tête, j'oublie même jusqu'à l'existence du sable qui se trouve dans mes yeux. J'ouvre ces derniers et constate dans quelle mauvaise posture je suis.

Je ne tiens mon salut qu'à un centimètre de mes fesses. Mon cœur part dans un cent mètre et la peur me saute dessus maltraitant mes organes internes. Je blêmis en me rendant compte que je suis qu'à un centimètre d'une mort certaine. Je n'ose d'abord pas bouger, puis par pure curiosité je tourne légèrement la tête pour voir qui vient d'entrer.

Sojiro se tient sur le seuil de la porte, en fronçant les sourcils en signe d'incompréhension, il n'a pas capté que je suis sur le point de chuter et de m'écrabouiller comme une vieille merde trois étages plus bas.

Mon regard revient devant moi. En enlevant mes mains de mes yeux, je les avais gardés en l'air. J'entreprends de les baisser le plus doucement possible pour m'agripper au rebord et rentrer le plus vite dans la pièce.

Mes bras se mettent à trembler. Merde. Il ne peut pas m'aider Sojiro là ?! Il sert à rien lui de toute façon !

Soudain, je perds l'équilibre et tombe.

Le vent fouette mon visage tandis que la gravité me ramène droit sur terre. Je ne pense pas à grand chose durant mes dernières secondes. Juste que je vais mourir en me prenant mes genoux dans les dents.

Que ça va faire mal.

Et que mon cadavre n'aura pas de dents.

Le sol se rapproche de plus en plus. Je sens que je cris mais je ne m'entends pas. Je n'entends que Sojiro hurler mon nom.

Ma dernière pensée est quelque peu étrange pour la situation mais relative au fait que je sois une fille :

À cause du vent, ma robe d'hôpital est trop remontée alors tout le monde peut voir ma culotte. Voilà.

Va crever le vent.


Alors, pour un come-back ça va ou c'est décevant ?

N'hésitez pas à tout me dire, critiques, conseils, compliments, rien que vous prenez le temps de penser à ça me fait plaisir.

A pluche !