Hum... Coucou ? Oui, je ne suis pas morte. Oui, j'ai un énorme retard. Oui, j'étais censée poster une suite rapidement. Oui, je m'en veux terriblement. Non, je ne peux plus vous promettre de publier régulièrement. Deux raisons à cela :
- Mon style d'écriture a changé, cette fanfiction date d'il y a deux ans si je ne me trompe pas. Je me suis améliorée (je pense) depuis le temps? Même ce chapitre date qui d'il y a déjà quelques mois ne correspond plus vraiment à la manière dont j'écris maintenant. Je dois donc prendre plus de temps à l'écriture pour garder le rythme rapide propre à la manière de penser de Manami.
- Je pense réécrire totalement cette fanfiction, comme je vous l'ai dit j'ai du mieux que j'ai pu amélioré mon style et en relisant mes premiers chapitres cela ne me convient plus. J'ai déjà la suite de l'histoire en tête donc je ne compte pas l'abandonner mais est-ce que cela vous irait ? Que je réécrive tout ? Dites-moi ce que vous en penser en commentaire.
Je compte répondre à tous vos commentaires au prochain chapitre (qui je vous rassure ne sortira pas dans deux ans étant donné qu'il est quasiment fini), j'ai préféré sauter sur l'occasion de me connecter pour vous publier ce chapitre qui n'attend que ça depuis longtemps... j'espère que vous êtes compréhensif(ve)s.
Vous savez déjà que Naruto et ses personnages ne m'appartiennent pas, les gens bizarres de cette fic si au contraire !
Je vous souhaite une agréable lecture !
Enjoy !
Chapitre 12 : Sojiro, aka belle enflure
La mort. Le point commun de chaque être vivant, l'habit que tout le monde portera et la destination qui nous est vouée à tous. Car oui, vous allez mourir, peut-être dans cinq minutes comme dans soixante ans mais ça arrivera tôt ou tard et rien ne pourra changer cela
Tout le monde a craint, craint ou craindra la mort, à un moment ou à un autre, parce que la mort, c'est l'inconnu et on a peur de l'inconnu.
Voilà. Petit moment dépressif.
Mais pourquoi je pense à ça moi ?
Ah oui. Je m'en souviens.
…
Je dois me raconter mon souvenir c'est ça ? Désolé, c'est que j'ai plus trop l'habitude de penser en me parlant dernièrement... Bon ceci est totalement faux, je n'ai aucune excuse, j'aime juste me parler mentalement mais ça me rend un peu dingue ces derniers temps.
Où en étais-je déjà ?
C'est vrai, le pourquoi du moment dépressif.
Hé bien... Là, je suis assez perdue parce que je n'ai aucune idée de ce qu'il se passe.
… Je ne me comprends pas moi-même là avec cette explication.
Pour résumer ma situation, je suis tombée de la fenêtre et puis voilà.
C'était le résumé le plus résumé de l'histoire du résumé.
Bon, en plus clair : J'ai chuté et je ne suis pas morte, enfin je crois, mais je ne veux pas ouvrir les yeux.
Pourquoi ? Parce que, imaginons que je sois blessée mais un truc bien gore et que comme là je ne le vois pas ben je ne ressens pas la douleur alors si je le vois, je vais avoir mal ! On ne se fout pas de ma gueule c'est déjà arrivé d'être blessé et de se rendre compte que ça fait mal qu'en voyant la blessure.
Donc là, j'ai peur d'ouvrir les yeux alors je ne le fais pas. Trop d'intelligence en moi je sais.
… Bon beh là on attend.
…
…
…
Je me demande quand est-ce que je pourrais ouvrir les yeux. Peut-être devrais-je essayer de bouger ? Non... je vais me faire mal en bougeant, il vaut mieux rester immobile et ne rien faire.
Même si je me fais chier.
J'essaie de calmer les battements de mon cœur dans ma poitrine, en vain. Ce n'est pas incompréhensible, j'ai eu la frousse de ma vie !
- Manami-chan ?! m'appelle une voix où l'inquiétude transparaît.
Je reconnais sans difficulté le propriétaire de cette voix, c'est Sojiro ! Le son n'est pas éloigné, il est même très proche, je sens un souffle haletant sur mon visage. Je me décide à la hâte d'ouvrir les yeux, curieuse de voir ce qu'il se passe en oubliant momentanément mes -possibles- blessures.
Je découvre Sojiro, le visage penché sur le mien à l'extrême et ayant l'air mort d'inquiétude. Ses bras me tiennent fermement contre lui, me portant comme une princesse. De la surprise, l'expression de mon visage passe rapidement à la gêne, mes joues se colorent de rouge.
Il m'a sûrement sauvé la vie, c'en est quasiment sûr. Merde, je lui en dois une, fais chier.
Hé mais il sent bon, le bougre ! Son parfum est aromatique, me faisant vaguement penser à du gingembre, et est mélangé à une légère odeur de transpiration donnant un tout très viril ! Ses effluves détonnent avec son apparence, bon même si physiquement ses épaules larges et son torse que je sens aussi dur qu'un roc démontrent une certaine virilité, son caractère niais et ses traits tout en finesse lui donne des airs de, il faut le dire, acteur soudain sorti d'un film Marvel.
- Ça va ? s'enquit Sojiro en me serrant un peu plus contre lui.
Autant que ça pourrait aller après avoir frôlé la mort.
- T-tomber... Ch-chute... M-m-mort... Tu m'as sauvée ! ai-je balbutié d'une voix empreinte de trouble et d'admiration.
Comment ne pas être admirative envers la personne qui vient de rallonger mon espérance de vie de manière considérable ?
- Oui, fait-il simplement un sourire doux aux lèvres.
Wah... Ce qu'il est beau, je dois me l'avouer. Il a beau être un incommensurable niais, il n'en reste pas moins qu'il est beau-gosse, en plus il vient de me sauver la vie ! Je ne peux qu'éprouver de la gratitude envers lui.
Mais une question s'impose dans mon esprit :
- Comment as-tu fait ? Tu étais à la porte quand je suis tombée c'est impossible que tu puisses être en bas pour me rattraper...
- C'est vrai que tu ne t'y connais pas en technique ninja, dit-t-il avec un sourire énigmatique.
Il ne me répond pas vraiment là...
Je décide de passer l'éponge pour cette fois, s'il ne veut rien dire maintenant, ok, mais il peut être sûr que je vais le harceler avec ça plus tard !
Mes yeux quittent le visage de Soji et observent les alentours. Nous sommes juste en bas de ma fenêtre ouverte, la place juste en face de l'hôpital n'est pas remplie et les quelques villageois qui y traînaient sont maintenant autour de nous à nous regarder, ou plutôt à regarder Sojiro avec admiration.
- Sojiro-san, vous avez sauvé cette demoiselle ! s'exclame un vieillard, émerveillé.
- Je ne pouvais pas laisser une si jolie jeune fille comme ça.
J'y crois pas, il est sérieux ce gars ? Plus cliché y'a pas quoi, non mais je rêve.
Mon regard revient sur Sojiro, il me regarde lui aussi ou plutôt, il regarde un certain point de mon anatomie de manière un peu trop appuyé. Non mais le mec il regarde mon euh.. ma euh... mon organe génital bizarrement quand même là ! Mes yeux s'abaissent vers l'endroit et je pousse un petit cri de surprise quand je découvre le pourquoi de ce regard.
On voit mon slip !
Je me mets à me débattre, pris par surprise il me lâche et je tombe avec peu d'élégance sur les fesses. Je m'empresse de me relever et de rajuster ma robe pour cacher la vue de mon sous-vêtement rose du regard de tous.
Les témoins de la scène ont eu des réactions diverses, le vieillard, les quelques femmes et jeunes filles éclatent de rire, se foutant allègrement de ma gueule et ce sans aucune gêne. Certains des jeunes hommes et hommes présents arborent des sourires grivois, tandis que d'autres, les joues rouges gardent les yeux rivés sur le sol.
Je pique un fard en me rendant compte qu'autant de personnes ont pu voir ma culotte, je ne sais plus où me mettre. Six pieds sous terre de préférence ce serait parfait.
Mais la honte, la honte ! Ils ont tous vus mon adorable culotte rose bonbon, même Sojiro ! Ce dernier me sourit et pose sa main sur mon épaule en un geste réconfortant.
MAIS T'AS CRU QUE ÇA ALLAIT ME RÉCONFORTER CONNARD ?!
- Il n'y a plus rien à voir maintenant, vous pouvez retourner à vos activités, déclare Soji d'un ton sirupeux mais qui ne laisse pas entrevoir le moindre refus.
Les habitants du village s'exécutent sans protestations tels les soumis qu'ils sont, en quelques secondes la foule se disperse et il ne reste plus que Sojiro et moi. Je le toise avec méfiance, il a tout de même maté ma culotte et l'a laissé à la vue de tous !
Cependant il m'a sauvé la vie...
…
… Mais ça reste un connard de niais quand même.
- Maintenant que nous sommes seuls, commence Soji d'un ton enjoué. Je peux te demander si ça te plairait de te promener dans le village avec moi.
Je hausse haut un sourcil et lui fais signe de développer.
- Manami-chan, ça te dirait de faire un tour dans le village ? Même si je n'ai pas le droit de faire ça, on s'en fiche, ça restera notre petit secret, il appuie sa déclaration d'un clin d'œil complice.
Je mets du temps à assimiler ce qu'il vient de m'annoncer. Il va m'emmener faire un tour ? Attends sérieux ?! En quelques secondes, je deviens la personne la plus heureuse du monde :
- Quoi ?! Sérieux ?! Tu vas m'emmener faire un tour ?! Cool ! Merci, je t'adore, je t'adule ! Merci mille fois, vraiment, profondément, infiniment ! Je-
Il plaque sa main sur ma bouche, m'empêchant de terminer ma logorrhée de sentiment de gratitude et d'admiration à son égard.
- Hai Manami-chan, j'ai compris. Fais-toi discrète, il ne faut pas qu'on nous remarque.
Je hoche la tête.
J'allais sortir ! Enfin ! Même si ce n'est que dans Suna, c'est déjà un début ! Oh mon Dieu, je suis tellement contente ! Mon estime de Sojiro est montée en flèche et waouw... J'adore ce type finalement !
Bon on sait tous très bien qu'à la moindre occasion je vais l'insulter intérieurement mais chut...
- Tu ne vas pas te promener dans cette tenue dans le village, et puis tu es facilement reconnaissable. Suis-moi, je vais t'aider à arranger ça !
Je n'ai même pas le temps de donner mon approbation qu'il m'attrape par le poignet et me traîne à sa suite. On s'engouffre dans une ruelle sombre à l'abri des regards, puis dans une deuxième, une troisième et ainsi de suite. Parfois il nous arrête pour laisser des ninjas passer devant nous. Il connaît parfaitement Suna et ça se voit, il avance sans aucune hésitation. Il s'y connaît aussi en discrétion, il s'arrête toujours au bon moment et passe inaperçu dans les quelques bains de foule que nous sommes obligés de traverser. Son allure est rapide, il doit parfois tirer sur mon poignet pour que je garde le même rythme que lui, il n'a pas l'air d'être habitué d'être accompagné par quelqu'un totalement nul dans l'art de ne pas se faire remarquer.
Nous arrivons à la destination au bout d'une dizaine de minutes de marche. J'ai en face de moi une des étranges petites habitations de Suna. La maison, de la même couleur que le reste du village, se fond parmi les autres. Un escalier extérieur mène à une porte d'entrée en bois sombre sous un porche. De ce que je peux voir, la maison a l'air de posséder un étage et même peut-être un grenier caché sous l'étrange toit en forme de dôme. Le lieu n'a pas l'air très grand, mais confortable, en tout cas c'est ce que je pense en voyant l'extérieur.
Je gravis les escaliers juste après Sojiro, ce dernier fouille dans l'une des nombreuses poches de sa veste avant de sortir un trousseau de clé. Il en attrape une sans même prendre le temps de vraiment regarder, l'habitude sûrement, et la fourre dans la serrure. Une seconde après, la porte s'ouvre en grand sur une pièce éclairée par la lumière du jour.
J'entre. C'est le salon, le vert du lino me rappelle le sol de ma chambre d'hôpital mais en plus pâle, les murs eux sont semblable à ceux qui se trouvent dans ma chambre chez le Kazekage, d'un jaune sable -pourquoi ça n'étonne personne?-. À l'angle du mur, je vois une bibliothèque pleine à craquer, d'ailleurs elle doit être sacrément pleine vu les deux trois livres qui trônent au-dessus. Du côté de la cuisine ouverte sur le salon, un verre vide repose sur une table à manger en bois blanc. Un canapé en cuir ocre semblant avoir mon âge se tient au centre de la pièce à vivre, une table basse lui fait face. De l'entrée, je peux voir deux portes ainsi qu'un escalier qui doivent mener à l'étage au-dessus.
Et c'est à ce moment-là que je vois quelque chose qui me laisse sur le cul, désolé de la vulgarité mais de toute façon vous en avez l'habitude.
Une télé. Il y a une télé. Une télé mon gars, une télé ! Bon ce n'est pas un écran plat comme celui qu'il y a chez moi, ça ressemble plus à une télévision des années 2000 mais c'est déjà ça.
Remarquant sûrement ma tête d'ahurie en regardant sa télé, Soji pose une main sur mon épaule pour me demander :
- C'est la première fois que tu vois une télévision ou quoi ? fait-il un brin moqueur.
- Non, mais ça fait un bail que je n'en ai pas vu, je déclare toujours un peu troublé.
Ce n'est qu'à moitié vrai ce que je viens de lui dire, ça fait certes un certain temps que je n'ai pas vu de télé mais ce n'est pas la cause de ma surprise. À vrai dire, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait de TV dans ce monde, même si la caméra dans ma chambre aurait dû me mettre la puce à l'oreille, en voir une -bon elle ressemble à une antiquité- me fait un sacré choc. Je découvre de nouvelles choses sur ce monde tous les jours et plus les nouvelles informations s'emmagasinent dans mon esprit plus je me pose de questions.
Ok, il y a la télé ici aussi. Mais pourquoi n'y a-t-il pas de voiture ? Durant la semaine suivant mon arrivée à Suna, j'ai eu le temps de traîner un peu dans le village et je n'en ai jamais vu. Pourtant au vu de la technologie que j'ai entraperçu jusque-là la voiture aurait déjà du être inventé ici. Est-ce un anachronisme ? Puis-je appeler ça ainsi puisque ce monde ne peut pas être basé sur le mien, si ? Mais si je m'appuie sur le fait que je sois l'alter ego de la Voix, cela signifierait que ce monde-ci est parallèle au mien. Je tiens quelque chose là...
Je ne peux pas pousser mes réflexions plus loin car Sojiro vient de claquer ses doigts devant mes yeux :
- Allô Manami-chan, ici Sojiro, tu me reçois ?
- Cinq sur cinq, je réplique avec un fin sourire.
- Désolé du désordre, dit-il soudainement. Ne t'en préoccupe pas s'il te plaît.
Désordre ? La pièce est impeccable ! Il se fout de moi ou quoi ? Je déteste quand les gens ils font ça ! « Désolé du désordre... » MAIS C'EST PARFAITEMENT RANGÉE CONNARD !
Hum. Je m'emballe un peu là.
- Tu me suis ? On monte dans ma chambre.
… Pour faire quoi ?
? Vous trouvez ça aussi louche que moi ? Vous avez autant que moi pas envie de le suivre, n'est-ce pas ?
Alors pourquoi je suis en train de le faire docilement ?
Nous montons les marches calmement, lui devant et moi juste derrière lui à examiner son fessier.
J'ai un problème avec ses fesses. Je ne sais pas, elles sont bizarres, je les trouves pas belles. Elles ont l'air toutes dures et sont plates. Pour moi, les fesses parfaites sont bombées sans entrer dans l'excessive, moelleuses en étant tout de même un minimum ferme, le juste milieu.
Comme celles du Kazekage.
Une fois en haut des marches, je découvre un couloir aux murs nus dans les mêmes tons que le reste de la maison. Sojiro se dirige vers une des trois portes de l'étage et l'ouvre, il m'invite à entrer. À l'intérieur se trouve une chambre, un lit deux places, une armoire, un table de chevet et une coiffeuse, assez banale en soit. Mon regard est attiré par la coiffeuse en bois blanc, dessus se tient d'innombrables produits de cosmétiques. Sojiro m'intime de m'asseoir sur le tabouret face à la coiffeuse, je m'exécute lentement. Après que je me suis assise, le châtain prend la parole :
- Comme je te l'ai dit tout à l'heure tu ne peux pas sortir comme ça. Tu attireras l'attention dans ta robe d'hôpital et certains ninjas pourraient te reconnaître, alors j'ai eu une petite idée pour te rendre méconnaissable.
Je le sens bouger dans mon dos. Et à peine quelques secondes après ma pensée, mon tabouret pivote à 180° sur lui-même, je me retrouve dos à la coiffeuse et Sojiro devant moi, me souriant d'un air peu rassurant.
- Manami-chan... Me donne-tu l'autorisation de te rendre méconnaissable ? demande-t-il sans perdre son sourire.
Je déglutis péniblement puis opine d'une moue résignée. Je n'aime pas l'idée qu'il veuille trafiquer quoique ce soit sur moi, mais l'envie de faire un tour dans le village passe avant tout.
- Bien, je peux commencer...
Et sans le savoir, j'ai signé mon arrêt de mort.
.
- Et voilà ! fait-il en apposant la dernière touche de rouges à lèvres sur mes lèvres et retournant le tabouret face au miroir.
Souillée. Je me suis fait souillée.
Sojiro, cette enflure, m'a totalement souillé le visage. Comment me demandez-vous ? En me maquillant ! Je ne m'y attendais pas et le temps que je réagisse, il était déjà en train de me peinturlurer la face avec du fond de teint ! Je me suis débattue, alors il s'est assis sur moi à l'envers et m'a plaquée contre la coiffeuse en m'ordonnant de ne pas bouger. C'est pas comme ça que j'imaginais mon makeover !
Il m'a foutu du fond de teint pour que je paraisse plus pâle (et pas plus bronzé ce qui m'étonne), a souligné mon regard avec un trait d'eye-liner (j'ai tellement eu peur qu'il me le foute dans l'œil ce con que mes mains n'ont arrêté pas de trembler), allongés mes cils avec du mascara, rougis mes joues avec un peu de blush et peinturé les lèvres avec du rouge pour que j'ai l'air plus "désirable donc méconnaissable" (comment suis-je censée le prendre ?). J'ai regardé beaucoup de tuto makeup dans ma vie, et personne s'y prend comme ça !
Soui-llée.
Et ce n'est pas le pire ! Il m'a coiffé ! Au lieu de mes raides cheveux blonds, j'ai sur la tête des boucles blondes. Mince, je ressemble à Afida Turner maintenant ! Mes cheveux ne tombent plus sur mon visage, mais l'encadrent. J'ai failli pleurer de dépit face à mon reflet.
- Maintenant mets ça ! m'ordonne Soji en me balançant des vêtements.
Et il sort de la chambre sans plus de cérémonie.
J'inspecte les vêtements qu'il m'a passé avec une moue dégoûtée. C'est un short en jean bleu clair que je pourrais aussi qualifier de culotte et un tee-shirt à manche longue moulant gris foncée. Je ne veux pas faire du slutshaming mais il veut devenir mon mac ou quoi ? Je vais pour faire les trottoirs de Suna en fait.
J'enfile tout de même la tenue et une fois cela fait, je me poste devant le miroir et m'examine d'un œil critique. Ma tenue n'est pas très conservatrice et laisse peu place à l'imagination, tout le haut de mon corps est moulée tandis que le bas est presque totalement découvert.
Je dois avouer que je ne suis pas trop mal comme ça. Je pourrais presque me qualifier de sexy.
Soji entre sur cette pensée une boite entre les mains, il s'arrête sur le pas de la porte et me toise de bas en haut avant d'acquiescer un sourire équivoque aux lèvres.
- Je suis fier de mon boulot, tu es à tomber par terre !
Je me contente de sourire, il avance vers moi et me tend la boite en m'intimant de l'ouvrir. Je m'exécute.
Oh. Mon. Dieu. Je ne savais pas qu'il y avait des échasses pareilles ici aussi. J'ai aucune prestance, j'ai pas la force de tenir sur quelque chose d'aussi haut.
- Héhé Manami-chan, je n'en ai pas fini avec toi...
...
...
...
Bon bah paix à mon âme hein.
(U.U)
Mais pourquoi ai-je accepté de sortir en fait ?
Je m'accroche plus fermement à Sojiro, de peur de perdre l'équilibre à chacun de mes pas.
J'ai réussi à troquer les talons vertigineux que j'étais censée mettre par des compensés moins hautes mais restant toujours impraticable pour moi. Je peine à tenir debout à cause de l'irrégularité du sol.
Tout le monde se retourne sur notre passage, j'essuie les regards appréciateurs des hommes et un brin méprisant de certaines vieilles dames. le but était de ne pas se faire remarquer si je ne m'abuse ? Dans tous les cas, c'est raté.
J'observe d'un œil intrigué les habitations en sable. C'est assez étrange et pas très esthétique, enfin, comparé à Tokyo. Nous avons déjà visité plus de la moitié de la ville, le soleil commence à descendre dans le ciel. Actuellement, nous sommes au bout milieu d'un marché, les étals des marchands regorgent de choses intéressantes. Nous nous arrêtons devant une vieille vendeuse de bijoux. Son étal présente de nombreux colliers, bracelets et bagues finement décorés. Un collier en particulier attire mon attention. La chaîne est en argent et au bout est pendu une pierre qui me rappelle un rubis.
Je le regarde avec des étoiles dans les yeux. Il est magnifique, je m'apprête à suggérer à Soji de me l'acheter (la fille qui profite un max) quand je vois le prix exorbitant. Quinze mille ?! Ce truc avec une seule pierre coûte quinze mille ryôs ?! Je ne sais pas combien ça fait en yen et encore moins en euro mais c'est pire que chère !
J'ai failli faire une syncope en voyant marqué "en promotion", mais elle se fout de la gueule de qui la vieille ?!
- Tu le veux ? me questionne Sojiro avec un sourire.
Je secoue vivement la tête, oui je le veux mais c'est un peu cher quand même.
- Oh dommage. Je te voyais bien avec.
... Ouais moi aussi je me voyais avec mais Pépère j'ai pas les sous pour ça.
- Moi aussi, Ojou-sama je vous voyais bien avec ce collier, assure la vieille marchande.
Elle veut juste nous le vendre, ce vautour !
- Ouais mais c'est cher, en plus je ne porte pas de bijou. Je les perds trop souvent.
- Le prix n'est pas un problème, je veux juste savoir si tu le veux.
...
Je dois avouer que je le veux, mais je ne vais tout de même pas lui demander de m'acheter ce collier. C'est pas mon sugar daddy non plus.
- Non... je lâche un peu à contrecœur.
Je commence à m'éloigner mais me retourne quelques mètres plus loin en voyant que Sojiro ne me suit pas, je m'apprête à l'appeler lorsque je le vois fouiller dans son sac et en sortir une liasse de billet.
- Je peux savoir ce que tu fais ? je m'exclame surprise.
Il ne va tout de même pas acheter ce collier ?
- J'achète quelque chose, idiote, ça se voit non ? me répond-t-il un brin sèchement en ne m'adressant même pas un regard.
Je reste quelques secondes la bouche grande ouverte face à la façon dont il vient de me répondre.
- Attends mais à quoi tu joues là ? je m'écrie en le regardant mi-outrée mi-énervée. Mais je ne t'ai rien demandé en fait.
Il ne s'attendait sûrement pas à ce que je lui réponde ainsi au vu de ses yeux écarquillés et de sa bouche entrouverte. Il a sérieusement pensé qu'il pouvait me parler de cette manière et que j'allais juste accepter son cadeau.
- Wow... Calme-toi... me fait-il en jonglant entre me regarder et regarder les alentours.
Tout le monde nous observe mais j'en ai absolument rien à foutre. Mais quel con ce Sojiro en fait ! Il fait genre il est gentil et tout alors qu'en vrai il est comme tous les autres et me prend pour une idiote. Tout le monde ici me prend pour une abrutie.
- Et si je me calme pas, tu vas faire quoi ? je demande provocatrice.
Je le toise avec mépris quelques secondes avant de me détourner de lui et de commencer à m'en aller en me faufilant entre les passants. Je l'entends crier mon prénom et comme simple réponse je me contente de lever mon majeur bien haut au-dessus de ma tête pour être sûre qu'il le voie.
Je m'éloigne le plus rapidement que peut me permettre ces foutues compensés de merde ! Purée, men are trash. Men are TRASH. Je le savais pourtant pourquoi est-ce que je suis étonnée qu'ils n'aient pas une once de respect pour moi.
Ce que je lui en veux ! Les insultes contre lui fusent dans ma tête. Je ne sais même pas où je vais tellement je suis absorbée par ce défoulement interne. Je suis encore dans le marché, il faut dire qu'il s'étend assez loin. Je marche tranquillement au beau milieu de la rue principale, les sourcils encore froncés par mon altercation avec l'autre connard.
Non mais il me trimballe partout comme sa poupée et il me parle mal à la première occasion. Si ça ce n'est pas un red flag, je ne vois pas ce que c'est.
Je suis plongée dans mes ruminations, lorsque je vois soudainement un endroit qui me semble familier.
Non... ne me dites pas que c'est...
Je joue des coudes pour me diriger vers la droite, poussant parfois les gens dans le but d'atteindre ce lieu qui renferme tant de souvenir.
Il est à peine visible, dissimulé entre un magasin qui est tout le temps désert et un bâtiment dont l'entrée est de l'autre côté, il fallait connaître le lieu pour s'y diriger et avoir un minimum de courage pour s'y attarder. Je quitte enfin la foule et m'avance dans la ruelle.
Oh. Mon. Dieu. Que de souvenir, que de souvenir... C'est à cet endroit même que je suis arrivée dans ce monde, que j'ai passé sûrement la pire semaine de ma vie et pourtant revenir ici après un mois et demi me rend à la limite de nostalgique. Je m'avance lentement, m'imprégnant de ce lieu qui au premier abord m'a paru effrayant et qui finalement s'est révélé être mon refuge. Je me mets à genou et effleure du bout des doigts la surface rêche du carton qui m'a servi de lit de fortune. Je m'assois dessus puis finalement m'allonge. Ce carton est la chose la plus inconfortable du monde, sur ce point-là je préfère carrément la résidence du Kazekage ou l'hôpital.
Je reste étendue un bon bout de temps, au moins une demi-heure ou peut-être beaucoup plus je n'en ai aucune idée, mais lorsque je suis sortie de mes pensées j'ai tout de suite remarqué que le soleil était sur le point de se coucher et que je devais retrouver la personne que j'avais le moins envie de voir en ce moment pour qu'il m'enlève mon maquillage et me ramène à l'hôpital, cependant, je n'en ai aucune envie. Qui aurait envie d'attendre que l'on décide de ce que l'on allait faire de sa personne sans que l'on ne puisse rien n'y ajouter ?
À contrecœur, je me relève mais ne me mets pas à marcher. Je reste immobile à analyser chaque recoin de la ruelle comme pour ne jamais l'oubli- OH PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! MON SAC !
Je pousse un cri aigu de pure joie en sautant sur le tote bag en jean posé nonchalamment contre une pile de cartons. Personne ne me l'a volé ! Miracle ! Miracle ! Je crois que c'est le premier truc de bien qui m'arrive depuis que je suis arrivée ici !
Bien sûr en ne comptant pas une certaine sortie avec une certaine personne puisque cette certaine sortie était certes bien au départ mais s'est très mal terminée.
Je palpe le tissu avec délectation avant de fourrer ma main à l'intérieur et de sortir... MON SMARTPHONE ! Mon bébé d'amour oh my god je te retrouve ! Je l'allume et constate avec satisfaction qu'il est entièrement chargé, j'entre mon code pin puis mon mot de passe et éclate d'un rire entre machiavélique et nerveux devant mon fond d'écran. MON AMOUUUUUUUUUUR ÇA FAIT SI LONGTEMPS QUE JE NE T'AI PAS VUUUUUU ! Mon fond d'écran, c'est la perfection incarnée que personne ne peut tester je désigne : Zac Efron aka mon mari de la vie. Je fonce dans ma galerie et appuie sur l'album intitulé "BGs (*^*)". C'est ainsi que j'ai oublié pendant au moins vingt minutes que je devais aller voir Sojiro et que je me suis retrouvée à fangirler (c'est-à-dire les larmes aux yeux et les ovaires explosés face aux clichés de magnificences incarnés) en position fœtal dans une ruelle sombre. Le pire c'est que la nuit est tombée rapidement.
Peu après, je fouille ma galerie m'attardant sur les clichés de ma famille, de selfie avec mes amis…
Le cœur au bord des lèvres, j'ai éteint mon téléphone et l'ai rangé dans mon sac à main, je redécouvrirai le reste de mes affaires plus tard. Là, je dois absolument retrouver le connard pour éviter que l'on ai des problèmes tous les deux, enfin surtout que J'AI des problèmes. Et je ne sais même pas où le trouver, chez lui ? Dehors ? Merde, mais pourquoi ce con il ne m'a pas donné d'endroit où aller au cas où nous sommes séparés ? Et surtout pourquoi les portables ça n'existe pas encore hein ?! Je me lève et mets mon sac à main sur mon épaule.
Bon, je vais chez lui. Personnellement je ne pense pas qu'il soit en train de me chercher mais plus qu'il soit rentré chez lui comme l'enflure qu'il est.
Maintenant, comment on y va ? Parce que mon sens de l'orientation ce n'est pas trop ça hein, donc... Enfin, je crois que... qu'il faut que je continue dans la ruelle, parce qu'il me semble qu'il habite vers l'Est.
Au pire j'arriverai bien quelque part au bout d'un temps.
(๑¯д¯๑)
Euké je suis où là ?
Dans ce foutu village qu'est Suna, certes, mais je ne suis jamais venue ici. Je suis dans une rue, éclairée par de multiples réverbères, ce n'est pas désert mais pas non plus noir de monde, l'atmosphère est calme. La rue est remplie de multiples restaurants et bars dont les odeurs me mettent l'eau à la bouche. Personne n'est dehors, les gens sont sûrement à l'intérieur, je les comprends il commence à faire froid. Dans mon cas, je peux dire que je me les pèles avec mes jambes à l'air.
- Salut toi... susurre tout à coup une voix derrière moi.
- Oh putain ! je m'écris en sursautant violemment.
Je pivote sur moi-même pour me retrouver face à l'individu qui m'a fichu la frousse de la soirée. Un jeune, sûrement la vingtaine, ayant l'air passablement bourré. J'hausse un sourcil et le jauge de haut en bas, la mine un peu dégoûté par l'odeur d'alcool qu'il dégage.
- Bonsoir... je fais avec méfiance.
- Qu'est-ce que tu fais ici toute seule ?
Il gratifie sa question d'un sourire qui est supposé être charmeur, mais que sur sa tête de chorizo pas frais donne juste un rendu dégueulasse. Il fait glisser un regard appréciateur sur mon corps et il ne m'en faut pas plus pour comprendre le but de ce gars. Il veut me draguer.
- Je cherche quelqu'un. Tiens puisque t'es là, tu ne saurais pas où habite Sojiro ? Si tu sais où il est ce con, ça serait encore mieux ça va faire une heure que je le cherche...?
- Sojiro ? 'Connais pas. Mais suis-moi on peut chercher ensemble hé hé hé...
...
- Euh... Sans façon. Bon bah je te laisse hein, bonne soirée.
Je m'apprête à détaler, mais manque de bol, il me retient par le poignet.
- Mais attends, discutons un peu. Ou plus si tu veux ha ha ha...
- Bah non je veux pas non, je réponds cinglante.
J'essaie de me dégager mais il resserre sa poigne.
- Pourquoi tu fais la fille froide ? Suis-moi, on va s'amuser. C'est combien pour toi ?
Je me fige les yeux écarquillés, quelques secondes le temps d'assimiler ce que ce gars venait de me demander. Donc... il me prend pour une... Bon, promis je vais essayer le plus fort possible de ne pas l'insulter et de rester calme pour une fois dans ma vie...
... Ggnh... voilà j'ai essayé j'ai pas réussi.
- Mais tu te fous de ma gueule enfoiré ?! T'as cru que j'étais une pute ?! C'est ta mère la pute, SALE CON !
- TU VEUX MOURIR ?! D'OÙ TU ME PARLES COMME ÇA ?!
- QUOI ?! TU VAS FAIRE QUOI MAINTENANT ?!
Il lève son poing, sûrement pour l'écraser contre mon visage. Je ferme les yeux par réflexe, prête à assumer les conséquences de ma soudaine impulsivité.
Mais le coup n'est jamais venu.
- Oy, t'as pas honte de frapper une femme sans défense ? siffle une voix grave.
Je rouvre les yeux. Un second homme, apparu de je ne sais où, tient fermement le bras de l'autre homme dont le poing n'est qu'à quelques centimètres de mon visage.
- T'es qui t... il tourne la tête vers l'inconnu et le reste de sa phrase reste coincé au fond de sa gorge, puis soudainement pâle comme la mort il s'écrie : - D-d-d-d-d-d-d-désolé !
Avant de prendre les jambes à son cou comme si le diable en personne est à ses trousses.
Je regarde curieusement le nouvel arrivant sous la lueur du réverbère. Il est grand et plutôt imposant. L'homme est entièrement habillé de noir et est encapuchonné, l'ombre de sa capuche sur son visage m'empêche de pouvoir le détailler. Je sors de ma contemplation et incline légèrement la tête avant de le remercier :
- Sans vous je ne m'en serais pas très bien sortie, merci !
- Je devrais vous dire que vous l'aviez cherché, mais comment je peux blâmer une femme avec du courage ? Vous avez plus de couilles que ce lâche, me dit-il d'un ton amusé.
Je reste d'abord interdite avant de rire franchement.
- Courage ? J'ai plus réagi sous la colère qu'autre chose...
- La prochaine fois, essayez d'être moins téméraire. Ça vous évitera de prendre des coups.
- Oh, je compte sur vous pour me protéger à chaque fois que j'ouvrirai la bouche sous le coup de la colère, je fais avec un sourire mutin.
Un sourire un brin séducteur fleurit sur ses lèvres.
Je vous avais dit que j'étais la plus grosse des charo ?
- Je serais votre preux chevalier.
Nous rions de bon cœur.
- Comment tu t'appelles ? Je peux te tutoyer ? me demande-t-il.
- Aucun problème avec ça. Je m'appelle M...onkey D... Sunako...
... J'ai paniqué, ok ?
- ... Monkey D Sunako ?
- Oui... on ne choisit pas son nom, et toi ?
Il me sourit à nouveau avant de croiser les bras.
- Moi, c'est Kankuro.
Kankuro ? C'est quoi ça ? On dirait Kangourou ! En plus ça me dit quelque chose ce nom...
- Enchanté, Kankuro-kun, je fais avec un sourire railleur.
- De même, Sunako-chan. Dis, je vais rejoindre mon frère et un ami au bar pour boire un verre. Ca te dirait de te joindre à nous ?
Je ne prends même pas la peine de réfléchir que je réponds avec un "aller !" rempli d'enthousiasme. Bon Sojiro tu vas devoir encore attendre un peu hein.
Et c'est ainsi que sans le savoir, je me suis jetée tête la première dans une merde incommensurable.
Alors, comment était-ce ?
- Tapez 1 si vous pensez que Sojiro est tout de même une belle enflure (ou 1,5 si vous l'aimez bien x)) !
- Tapez 2 si vous pensez que je devrais effectivement réécrire totalement cette fic ou au contraire ne pas le faire (et me dire pourquoi ce serait pas mal xD) !
- Tapez 3 si vous aimez toujours autant Manami !
- Tapez 4 si Deidara et/ou Gaara vous manque !
Voilà, ce chapitre se termine ainsi, j'espère qu'il vous a plû que vous m'en direz des nouvelles et que tout aille pour le mieux pour vous !
Kiss~
