Chalut ! Ici moi et bienvenue sur ce nouveau chapitre sortie un peu en avance, mais on ne m'en voudra pas pour ça. Alors, j'ai bien réfléchi et pris en compte vos avis donc... je ne réécrirai pas entièrement cette fanfiction. Je vais juste ajouter un prologue (la seule auteure au monde à ajouté un prologue du genre 14 chapitres après x)) et corriger les autres chapitres. Mais pour l'instant, voici le chapitre treize où il y a du sang, de l'action, des morts...!

... C'est pas vrai. Ce chapitre est plutôt calme, fidèle à son titre et... voilà. Mais c'est le calme avant la tempête parce que vu ce que je réserve à Manami niark niark niark !


.o0o. Réponses aux reviews anonymes (chapitre 11 et 12) .o0o.

Lilicastagnette : Hey ! Manami Pasdami bien trouvé XD ! Manami gardera toujours son petit grain de folie ne t'inquiètes pas ! C'est vrai que la Voix de Deidara elle est ohmygoooooood ! Vous n'êtes pas des masses à préférer Deidara à Gaara, peut-être qu'un jour ça va devenir des teams qui sait x)), mais encore une fois ne t'inquiètes pas ! Notre blond préféré va bientôt revenir et ne va pas nous quitter pendant un sacré bout de temps ! Je suis carrément gonflée à bloc pour les prochains chapitres alors voici la suite que tu as dû attendre pas mal de temps et j'espère que tu vas aimé !

Clem : Oh! Une nouvelle lectrice ! Désolé d'être si longue à poster mais ça fait plaisir que tu aies laissé une review ! J'espère que Manami te fera rire encore longtemps ! Bon chapitre !

Revenge Bradley : Aiiish oui je sais tu as totalement le droit de m'en vouloir... Mais voici la suite tu peux ressusciter !

visiteur : Pour Sojiro on est d'accord là-dessus. Pour la réécriture, je ne changerai pas grand chose, juste des détails ajoutés, des fautes corrigés (en majorité) et des chapitres rallongés, promis! Ah contente que Manami te plaise! Dans ce chapitre tu auras le Kazekage et dans le prochain c'est notre Voix préféré, n'est-ce pas merveilleux ? Bonne lecture !

Oh et je suis actuellement en train de répondre aux reviews de ceux et celle qui ont un compte !


Merci à tout ceux et toutes celles qui m'ont suivi ou qui me suivent encore jusqu'à maintenant, je tenais à vous remercier car... Bah parce que vous le méritez beaucoup beaucoup beaucoup !

Enjoy !


Chapitre 13 : Guimauve alcoolique


Le bar n'est pas très loin, mais pour les quelques mètres parcourus, j'ai dû me cramponner au bras de Kankuro à cause de mon équilibre médiocre du haut de ces compensés. Il s'est bien foutu de ma gueule sur ça d'ailleurs. Nous avons pas mal rigolé en nous taquinant mutuellement. Je commence vraiment à apprécier ce gars.

Nous entrons dans le bar, ce n'est pas un endroit luxueux mais pas minable non plus. Non, les lumières tamisées des lampions et les lambris donnent une atmosphère chaleureuse et conviviale, de nombreuses petites tables sont éparpillés de manière symétrique, il n'y a pas grand monde. Kankuro se dirige vers une table au fond de la salle, je suis sur ses pas mais trop concentrée à ne pas m'étaler par terre à cause de ces foutues chaussures pour vraiment regarder qui se tient à la table. Kankuro s'arrête devant la table, je me mets légèrement en retrait par rapport à lui, le regard rivé sur mes pieds.

S'il vous plait, mes pieds, me jouez pas le coup où vous vous tordez tous seuls devant tout le monde. Pas envie de me taper la honte en me cassant la gueule.

- Tu es en retard, Kankuro, fait remarquer une voix suave inconnu.

- Ouais, mais c'est parce que j'ai aidé cette fille à se sortir des emmerdes, répond nonchalamment Kankuro-kun.

Je sens les regards converger sur moi, de gêne, je garde un instant les yeux baissés.

- Je vous présente Sunako. Sunako-chan, voici mon frère, Gaara, et lui c'est Kazuo.

J'ai bugué. Mon coeur a raté un battement et j'ai blêmi, mais sous tout ce maquillage rien n'a dû se voir. Je lève les yeux et constate avec horreur que le Kazekage se tient assis devant moi et me fixe de ses yeux verts d'eaux.

Je vais faire une syncope.

Je m'incline prestement en prenant soin de cacher mon visage. Merde, s'il me reconnait je suis pire que foutu. Pourquoi les conneries pareilles ça n'arrive qu'à moi ? Hein ?!

- Bonsoir, enchantée de vous rencontrer, je dis en essayant de prendre une voix douce qui ne ressemble pas à la mienne.

Faut dire qu'habituellement, j'ai plus une voix de Robert le camionneur.

- Waouw, si toutes les personnes qu'on sort des emmerdes étaient aussi mignonnes, je deviendrai bien un bon samaritain ! s'exclame celui qui doit être Kazuo avec un grand sourire.

Mes épaules sont secouées d'un rire gêné en me redressant. Kankuro et moi prenons place. En bon gentleman, il me laisse m'asseoir en première, ce qui fait que par manque totale de chance, je me retrouve pile en face du Kazekage.

Putain putain putain. Deux semaines que je l'ai pas vu ce gars, peut-être qu'avec de la chance il a oublié mon visage. S'il me reconnaît je suis une femme morte. Et purée, pourquoi je suis aussi bête ? Kankuro, Kankuro ! Ce n'est pas un nom qui s'oublie ! Jin-san me l'avait dit que c'était le frère du Kazekage, et j'ai totalement oublié ! Je me rappelle que j'avais espéré qu'il soit beau même ! Je tourne ma tête vers l'objet de mes pensées, je peux maintenant voir son visage. Il est viril, vraiment. Il n'a pas les traits aussi fins que son frère mais on peut quand même discerner quelques ressemblances. Mais attends, c'est quoi ce maquillage violet sur sa gueule ?

On dirait un marabout.

Un sourire moqueur s'étire sur mes lèvres tandis que je détourne le regard. Malheureusement, je croise celui du Kazekage qui n'a pas l'air de me quitter des yeux. Je crois qu'il se doute de quelque chose...

- Sunako-san, vous ne parlez pas.

Je jette un rapide coup d'oeil à Gaara mais me garde bien de le regarder dans les yeux. C'est bien la première fois que je l'entends parler, ça fait longtemps que je n'ai pas entendu sa voix. Il en a une grave, et autant empreinte d'émotion qu'une porte.

- Je n'ai rien à dire, je déclare avec le ton le plus doux que je pouvais faire.

C'est vrai que depuis tout à l'heure, je les écoute parler et passe le plus clair de mon temps à lire les affiches sur les murs. Mais que pouvais-je dire ? Si jamais je fais une gaffe, Sans-sourcils me grille et je suis dans la merde. La meilleure solution est de me taire.

- Parle-nous de toi, propose Kazuo soudainement enthousiaste.

Je me retiens de justesse de fusiller le Kazekage du regard, mais ne peux empêcher mon sourire de se crisper. Je suis dans la merde.

- Je m'appelle Sunako, j'ai dix... neuf ans. Je ne vis pas très loin d'ici... Et je travaille dans une librairie... j'invente rapidement.

- Quelle librairie ? demande le fils de... le Kazekage avec, si je ne m'abuse, l'ombre d'un sourire sur les lèvres.

Salaud.

- Ha ha, je ne vais pas tout vous révélez sur moi aussi facilement.

Je plante mon regard dans celui du Kazekage et lui envoie un sourire hypocrite en pleine face, comme pour le défier. T'as cru que t'allais m'avoir comme ça ?

- Bon, commence soudainement Kankuro en se levant de la table. Kazuo tu viens, on va chercher à boire.

Ok, là il m'a eu.

- Non mais tu ne sais même pas ce que je veux ! je m'exclame en voyant mon marabout préféré s'éloigner.

Pitié, reviens ! Ne me laisse pas seule avec l'autre là !

- Je vais choisir pour toi ! il ne me fait en ne se retournant même pas.

- ... Connard, je siffle entre mes dents.

Je risque un regard vers mon vis-à-vis, il me toise, un micro sourire aux lèvres, l'air de bien s'amuser de mon malheur. Pourquoi il sourit ? Salaud. Tous des salauds dans leur famille de merde.

Le malaise est palpable. Il ne parle pas. Je ne parle pas. Il me fixe. Je n'ose pas le regarder. Il se fout bien de moi. J'ai envie de lui sauter à la gorge. Puis, je me mets à réfléchir. Pour ne pas qu'il se doute que je suis Manami, il faut que j'agisse comme je ne le ferais pas habituellement, c'est logique. Qu'est-ce que je ne fais pas d'habitude ? Le regarder dans les yeux. Bon... fait. Oh putain c'est déstabilisant, il a des beaux yeux en plus. Bref, on continue, on continue. Qu'est-ce que je ne fais pas également ? Le toucher. Mais je ne vais pas le faire... Bon si car Manami Peltier n'oserait jamais n'avoir ne serait-ce un contact physique intentionnellement avec ce sans-sourcils... Ah putain, je viens de coller mon mollet au sien, il est tout chaud et ça m'envoie des frissons de dégoût partout dans le corps beuuuh... je ne vais pas lui faire du pied en tout cas. Lui, il a l'air surpris mais il n'enlève pas ses jambes. Merde on dirait que je veux le draguer, je ne suis pas désespérée au point de me reporter sur lui. Bon. Là je sèche un peu niveau idée de ce que je pourrais lui dire ou faire. L'insulter ? Ok je veux paraître différente mais je ne veux pas mourir. Le draguer ? Plutôt crever. Discuter avec lui ? Je l'ai déjà fait une fois, mais bon tout le monde discute avec tout le monde, ne pas le faire me ferait paraître bizarre donc suspecte.

- ... Ça va ? je lâche, peu sûre de moi.

C'est tellement bateau.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je ne comprends pas pourquoi vous me demandez ça...

Merdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerdemerde...

- Arrête ta comédie.

MERDE !

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, je renchéris d'une voix blanche.

- Peltier...

- Peltier ? Je ne connais pas de Peltier, vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre, je débite en proie à la panique.

- Je sais que c'est toi.

Mon coeur bat à cent à l'heure. Manami ne panique pas, ne panique surtout pas, quand tu paniques tu dis des bêtises plus grosses que toi alors s'il te plaît ne panique pas et surtout ferme-là...

- Euh... euh... vous êtes célibataire ?

J'ai paniqué. J'ai paniqué. J'ai paniqué. J'ai GRAVE paniqué. Pourquoi j'ai dit ça ? J'ai changé de sujet, ça passe. Mais c'est gênant, oh que c'est gênant. S'il vous plait, tuez-moi avant que je dise d'autres conneries dans ce genre.

- Ne change pas de sujet.

- Gepachigéjet.

- Quoi ?

- Feur.

Et je pars dans un rire nerveux en prenant ma tête entre mes mains. Oh mais con je suis. Con. Je. Suis. En plus d'être grillée, je me tape la honte, j'en fais toujours plus, du moi tout craché.

- Ok ok ok... J'avoue, c'est moi, je dis en m'enfonçant dans mon siège avec un air résigné. Comment m'avez-vous reconnu ?

Il me regarde quelques instants, semblant réfléchir à sa réponse avant de me la donner :

- Je ne sais pas.

D'accord, super développé la réponse merci. Il a l'air de remarquer mon air consterné puisqu'il rajoute :

- Ton sourire et la façon dont tu essayes d'éviter mon regard mais que tu ne peux pas t'empêcher de croiser... Tu es facilement reconnaissable.

Ah d'accord donc depuis le début j'étais grillée quoi. Ce qui explique ses sourires. Mais c'est flippant ce qu'il dit, depuis quand on peut reconnaître une personne que l'on connaît à peine ?

- D'accord. Et hum... Vous savez pourquoi je ne peux pas quitter l'hôpital ? je demande abruptement.

Si quelqu'un pouvait connaître la raison de mon cloisonnement à l'hôpital, c'est bien lui. Et nous savons tous les deux que tout ça n'est pas d'ordre médical.

- Non, réplique-t-il.

- Et... qu'est-ce qui va m'arriver ? je fais dans un soupir.

Qu'est-ce qui va encore m'arriver ? On allait me jeter en prison ? J'allais être jeter dehors ? Qu'est-ce qui allait m'arriver ? Hein ? Je le demande à lui, la seule personne qui soit en mesure de m'aider dans ce village. Je n'ai même plus peur, je suis résignée. Que puis-je y faire de toute façon ? Rien, simplement voir où ils décideront de me retenir la prochaine fois.

Il se contente de me regarder, laissant ma question sans réponse.

.

Je quitte le bar bras-dessus bras dessous avec Kan-chan, ou plutôt Kankuro, les joues rouges et en proie à des gloussements incontrôlées. Nous ne marchons pas très droit et avons manqué pas moins de trois fois de chuter. En clair, nous sommes bourrés.

Une heure avant, Kankuro et Kazuo sont revenus avec quatre verres de saké. Suite à la discussion avec le Kazekage, je n'étais pas très bien, j'ai donc vidé d'une traite mon verre puis j'ai enchaîné. Deux verres, ensuite trois, quatre, et je n'ai plus compté. Kan-chan m'a suivi, sûrement piqué dans son orgueil de voir un bout de femme comme moi avec une si bonne descente. C'était donc sous le regard réprobateur de Sans-sourcils que je me suis soûlée pour la première fois à Suna. Et ce n'est pas pour me déplaire, je me sens flottée, mes soucis paraissent si loin, tout me semble plus joyeux.

- Aaaaaah... J'ai passé... une bonne soirée, ça fait du... bien après une mission ! s'exclame Kan-chan en riant tout seul.

- Moi aussi ! Moi aussi ! je m'excite en tapant des mains avec un grand sourire.

J'entends le Kazekage émettre un bruit qui ressemble à un rire derrière moi. Est-il bourré aussi ? Je ne l'ai pas pourtant vu boire.

- Ouais ouais... Ce n'est pas tout mais il se fait tard et faut que je rentre moi, ricane Kazuo qui lui n'a bu qu'un verre.

- Moi aussi ! Moi aussi !

- Je vais... rentrer aussi... je pense... articule lentement Kan-chan avant d'éclater de rire.

- Moi aussi ! Moi aussi !

- Mais t'en a pas marre avec tes "moi aussi" ?

- Moi au- Aïeuh Kan-chan ça fait mal... je glapis en tenant mon front sur lequel il m'a fait une pichenette.

- T'es bruyante, et... m'appelle pas Kan-chan !

- JE FAIS DU BRUIT SI JE VEUX KAN-CHAN ! HA HA HA HA- AIIIIEUUUUUH JE ME SUIS FAIS MAL ! KAN-CHAN C'EST TA FAUTE !

- Ma... faute ? C'est toi... qui a glissé !

- Tu m'as poussé !

Glissé ou poussé, il n'en reste pas moins qu'il n'a rien fait pour me rattraper. Je masse mes fesses endolories et tente de me relever. Tâche quasiment impossible avec mon équilibre encore plus minable qu'à l'accoutumé. C'est à ce moment-là que je vois une main tendue dans ma direction, et sans même regarder qui c'est je la saisis en me tortillant dans tous les sens dans le but de me relever.

- On dirait un asticot.

- Ta gueule, Kazuo-chan.

- Tu... t'es pas fait... respecter.

Une fois debout, je lève les yeux vers mon sauveur et un grand sourire illumine mon visage quand je le reconnais.

- Gaara-sama ! L'am-

- L'amour de ta vie, tu l'as répété toute la soirée, on a compris.

- J'ai dit ta gueule, Kazuo-chan ! je beugle en pointant Kazuo du doigt. T'as vu, Amour de ma vie ? Kazuo-chan est méchant avec moi !

- Moi, méchant ?

- Ouais méchant ! Tss, ça se voit que t'es pas comme Gaara-sama toi ! Lui il est gentil !

- Parce qu'il t'a laissé boire son verre...

- Oui et alors ? je m'insurge. Mon amour, il m'embête, je geins en me blottissant contre le torse du Kazekage.

J'en profite pour humer sa si bonne odeur et écouter les battements réguliers de son cœur. En plus, il me réchauffe le visage comme ça.

- Je la ramène chez elle, déclare de son habituel ton égal mon amour.

- Vouiiii~ ! Ramène-moi ! je m'écrie guillerette en relevant la tête vers lui.

Il baisse les yeux en ma direction, me jauge quelques instants de son regard imperturbable avant de me dire muni d'un nano sourire aux lèvres :

- Dis-leur au revoir.

Je lui souris de toutes mes dents avant de quitter non sans regret son torse et de me tourner vers les autres.

- Au revoir les moches ! je leur fais en faisant de grand signe de main.

- ... Salut... fait Kankuro encore un peu vexé pour tout à l'heure.

- Peut-être à une prochaine fois, Sunako-chan, me salue Kazuo d'un air tranquille.

- Non moi c'est Ma-

- On y va, annonce soudainement mon prince en s'éloignant tout en tirant sur mon poignet.

- Ouiiii~

Je le suis rapidement. Nous marchons à pas lents dans les rues désertes de Suna, ou plutôt je marche lentement et le Kazekage suit mon rythme, le silence de la nuit seulement troublé par le bruit de nos pas. D'ailleurs, chacun de mes pas deviennent de plus en plus douloureux, la faute aux talons. Le rouge n'a toujours pas lâché mon poignet, son contact doux réchauffe mon membre froid. Tout le reste de mon corps est froid surtout mes jambes qui sont à l'air, j'envie son long manteau bordeaux.

Au bout d'un moment, je décide de briser le silence qui s'est installé entre nous :

- Vous n'aimez pas l'alcool ? Vous n'avez rien bu tout à l'heure.

Il coule un regard en coin vers moi, avant de me répondre :

- Je n'en bois pas souvent, réplique-t-il simplement. Tu as dessaoulé vite à ce que je vois.

- Pas vraiment, je me sens encore un peu pompette, mais le froid m'a remis les idées en place.

- Tu as froid ?

- Je suis frigorifiée, je m'esclaffe.

Il s'arrête soudainement de marcher, je fais donc pareille. Je m'apprête à lui demander ce qu'il fait lorsqu'il lâche mon poignet et commence à retirer son manteau. Il m'enfile habilement son vêtement. Il est beaucoup trop grand pour moi, mes doigts dépassent à peine des manches et si je n'avais pas ces talons, le manteau traînerait au sol.

- On dirait que j'ai piqué le manteau de mon père, je remarque. Je dois avoir l'air ridicule.

- C'est mignon, lâche-t-il de son ton neutre.

Je le regarde un peu perplexe. Il est sûr de ne pas avoir bu ?

De ses doigts experts, il attache chaque bouton du manteau et je l'observe un brin fasciné. Il est plus grand que moi, mais étant donné qu'il s'est penché pour boutonner le manteau, son visage est à la même hauteur du mien. J'en profite pour le détailler. Je ne vois aucune imperfection sur sa peau, elle est sans défaut. Il est vraiment pâle, bien plus clair que moi. Mon regard s'arrête sur son tatouage. Je ne suis pas une lumière en japonais mais j'ai quand même quelques bases en kanji pour reconnaître le caractère "amour". Avant, j'aurais probablement trouvé ça très beauf, maintenant que je connais un peu mieux le Kazekage, je suis sûre qu'il y a une profonde signification derrière ce tatouage.

Inconsciemment, ma main s'est élevée en direction de son visage. J'effleure la marque rouge, réécrivant du bout des doigts le kanji. Gaara s'est figé une dizaine de secondes, avant de relever les yeux. Je plonge mon regard dans le sien.

Nous restons immobiles, les yeux ancrés dans ceux de l'autre. Je me suis perdue dans ses orbes pers, mais je ne sais pas si je flotte dans l'immensité de ses yeux ou si je cherche l'étincelle qui trahira son état d'esprit. Je ne suis pas sûre de ce que je vois dans son regard, du trouble, ça j'en suis sûre mais il y a aussi autre chose que je n'arrive pas à identifier, qui m'échappe.

Dire qu'avant, je trouvais son regard désagréable, je ne m'étais pas rendue compte à quel point il était beau.

Combien de temps sommes-nous restés ainsi ? Peut-être dix secondes comme peut-être cinq minutes. Dans tous les cas, j'ai été la première à sortir de cette torpeur.

De son tatouage, ma main passe dans ses cheveux, je souris en appréciant la douceur de sa chevelure rouge, puis elle revient sur sa peau pour finalement s'arrêter sur sa joue.

- Oh ! je m'exclame de surprise.

Ma deuxième main vient rejoindre sa jumelle, mais sur l'autre joue.

- Vous avez les joues toutes chaudes ! je lui fais remarquer en souriant toute fière de cette trouvaille.

Le Kazekage reste d'abord interdit, puis ses épaules se secouent d'un rire silencieux. Je regarde avec admiration Gaara rire, je pourrais faire ça durant des heures et des heures. Puis, une fois qu'il eut terminé, il approche ses mains de mon cou. J'avoue avoir eu peur durant un instant, mais il ne fait que remonter le col du manteau, tellement haut qu'il couvre la moitié de mon visage.

- Toujours la bonne remarque au bon moment, Manami, me murmure-t-il les lèvres étirées par un tendre sourire.

Je ne peux que le lui rendre face à la véracité de ses propos.

.

.

(Θ) ... 9 heures plus tard... (Θ)

.

.

J'ai mal à la tête.

Mais genre GRAVE mal à la tête.

Sa mère le phacochère.

Je tente de quitter le lit, mais mes maux de tête me forcent à rester allongée.

Gnh... il est dur le réveil... Je sais même plus ce qu'il s'est passé hier soir...

Sûrement de la merde me connaissant.

En tout cas, j'ai bien dû forcer sur la boisson. Promis, je ne bois plus jamais de ma vie si c'est pour choper une gueule de bois pareille.

Bon, vous et moi savons très bien qu'à la moindre occasion je me noierai dans l'alcool. Moi, futur alcoolique ? Bien sûr, et je l'assume pleinement.

Bien. Que s'est-il passé hier soir ? Mes souvenirs de la veille sont nébuleux, tout ce dont je me rappelle c'est d'avoir embrouillé Sojiro, retrouvé mon sac, d'avoir été abordée par un mec relou, de m'être fait sauver et inviter à boire un verre par le frère du Kazekage, d'avoir été grillé par ce dernier, d'avoir bu beaucoup d'alcool et de m'être fait raccompagnée par le Kazekage...

...

Attends.

Je me suis fait raccompagnée par le Kazekage ? Mais oui, ça commence à me revenir ! Même que j'avais eu froid, qu'il m'avait passé son manteau et puis que...

Oh non.

Tout m'est revenu en pleine face, clair comme de l'eau de roche, ou plutôt rose comme de la guimauve et en ce moment j'hésite entre rougir de honte, me foutre de ma propre gueule ou de me faire hara-kiri devant tant de déshonneur renversé sur ma personne en une seule soirée.

Bon. La meilleure solution est de rester calme et d'analyser la situation, voyons :

J'ai affublé S.S.F (Sans-Sourcils-Fixe) de surnom à vomir des arcs-en-ciels du genre "amour de ma vie" et "mon amour"... Et je l'ai appelé "Gaara-sama".

Aller, ça à la limite on s'en fout comparer au reste.

S.S.F s'était foutu de ma gueule plusieurs fois dans la soirée, je me rappelle ses rires.

Ça, ça me soûle un peu, mais par rapport au reste ça passe. Le pire commence à arriver.

J'ai trouvé ses yeux beaux, eux en plus de son rire. HA ! Beaux ! Les yeux de Gare-à-tes-sourcils-sama ?! LA BLAGUE ! En plus j'ai pensé un truc du genre "je me perds dans l'immensité de ses yeux blablabla...", ses yeux sont aussi profonds que ceux de la marchandise sur l'étal d'un poissonnier, à quelle heure j'ai vu une immensité dans ses globes oculaires ?

Je l'ai touché. Sa peau, ses cheveux couleur règles, son tatouage de beauf (avoir amour écrit sur sa gueule c'est définitivement beauf, ou Tumblr ça dépend) de la même teinte. Pouah, ça me révulse !

Et le pire : les scènes de shôjos téléphonés. Non mais là, , on a atteint un level de niaiserie très haut ! Il ne reste plus que je devienne une héroïne cruche et que des BGs tentent de me sauter dessus toutes les cinq minutes.

... Encore ça, ça ne me dérangerait pas héhéhé...

Mais là ! L'heure est grave ! Comment ai-je pu, moi Manami Peltier, même bourrée laisser S.S.F me foutre son manteau trop lourd sur mes frêles épaules, fixer ses yeux de merlan frit comme une abrutie et surtout lui sortir la phrase la plus niaise et chelou de l'histoire de l'humanité ?!

"Oh! Vous avez les joues toutes chaudes", juste pourquoi ? Pourquoi ai-je dit ça ? Je pouvais pas sortir un "t'es trop près connard" ou un "t'es moche, hors de mon espace vital, figurant" me ressemblant tout à fait ?

Et sa réponse est d'autant plus troublante "Toujours la bonne remarque au bon moment, Manami". Quoi ? Comment ça toujours la bonne remarque au bon moment ? Et de quel moment il parle même ? C'est à n'y rien comprendre.

De plus, maintenant que je le remarque, il m'a appelé par mon prénom. Je pense que c'est la première fois, d'habitude c'est des "Peltier" bien froid qu'il me crache limite à la gueule et là j'ai eu droit à un "Manami" tout doux, tout mielleux, c'est limite si j'avais cru qu'il m'aimait bien vous savez.

Argh, je ne devrais plus penser à ça. C'est me foutre de mauvaise humeur pour rien.

Par contre il y a un petit hic, après la ô-combien niaise phrase du S.S.F, je ne me souviens plus de tout ce qu'il s'est passé. Il m'a sûrement raccompagné directement à l'hosto.

Ou il a offert mon corps au nom de la secte des sans-sourcils.

Très peu probable. Mais toujours une hypothèse fondée.

Bref, je me lève doucement et regarde autour de moi, me voilà de retour dans la chambre d'hôpital. Je suis seule. Sur une chaise en vis-à-vis de mon lit est posé mon sac à main avec au-dessous de lui un manteau bordeaux plié. Son manteau. Je grimace et m'avance vers mon sac avant de le prendre et d'aller renverser son contenu sur le lit.

Il y a un déodorant, un briquet (j'allais pouvoir jouer à la pyromane), mon enceinte, mes écouteurs et mon téléphone. J'attrape ce dernier et l'allume. Oh mon Dieu la vue de Zac Efron me tuera toujours... Je me rends dans mes contacts et ouvre celui intitulé "Maman". La photo de Maman envahit l'écran. Je suis tentée de l'appeler, mais il faut se rendre à l'évidence : les téléphones portables n'existent pas ici alors la ligne et le réseau non plus. Et même si cela existerait, appeler un autre monde me semble un peu... irréalisable.

Je laisse tomber le smartphone dans les couvertures, la gorge soudainement nouée et les yeux brillants. J'ai besoin de me rafraîchir et de faire le point sur... tout. Une douche me ferait le plus grand bien. Je traverse la chambre et pénètre dans la salle de bain. Je m'arrête naturellement devant l'évier, agrippant mes mains au rebord, je regarde mon reflet. Le maquillage de la veille est presque entièrement parti, mes cheveux sont tout emmêlés dans un mélange de boucles et mèches lisses des plus étranges. Je porte les mêmes habits que la veille, que je m'empresse de retirer un brin dégoûté. Sojiro... me parler comme si je n'étais qu'une idiote... Et tout ça pour un stupide collier. Je ne regrette pas le moins du monde de m'être emportée, ce n'est juste pas dans mes habitudes d'être si impulsive. Enfin je crois.

Mon regard revient sur mon reflet, nu cette fois. Maintenant que je le remarque, j'ai considérablement maigri. Je n'avais pas de l'embonpoint avant, mes courbes étaient tout ce qu'il y avait de plus féminines mais à présent... Je ressemble plus à un sac d'os qu'autre chose. Mon corps est tellement frêle qu'une bourrasque trop forte semble pouvoir m'emporter au loin. J'ai dû perdre tout ce poids en prison, et les plateaux repas plus que simpliste qu'on m'a servi jusqu'à maintenant ne devait pas aider à une reprise de poids... Au moins ça me fait une excuse pour m'empiffrer.

Dans un soupir, j'entre dans la cabine de douche, je m'apprête à actionner le robinet lorsqu'une odeur me parvient. Mais qu'est-ce que...

Je hume l'air, puis renifle la peau de mes épaules et enfin mes mains. Mais... Mais... Mais... Mais je sens le Kazekage !

Un sourire idiot fleurit sur mes lèvres. Hé hé hé, cette douce odeur... Je serais presque tentée de ne pas me laver pour la garder sur moi...

MAIS QU'EST-CE QUE JE RACONTE MOI ?! J'actionne l'eau, chaude, et secoue la tête dans tous les sens comme pour me remettre les idées en place. C'est du Kazekage à qui tu penses tout de même ! Il sert à rien ce type, tu le sais très bien, il ne sait même pas pourquoi on te retient à l'hosto ni ce qui va t'arriver ! Tu devrais lui cracher à la gueule à ce sans-sourcils !

La buée emplit la salle de bain, les brûlures de l'eau ne m'atteignent pas, je suis loin très loin dans mes pensées. Elles ne cessent de dériver entre des moyens de m'échapper, l'homme qui est sûrement mort dans ce couloir, Sojiro, Natsume, entre l'autre Manami, le Kazekage, la Voix et puis tout simplement moi... Rien que penser à tout ça accentue mon mal de crâne. Quelle histoire compliquée...

Je me savonne puis me rince rapidement. Je m'enroule dans une serviette propre, posée sur le bac à linge et me sèche. Ensuite j'enfile une robe d'hôpital rose pâle avant de me brosser les cheveux dans le but de faire disparaître les boucles. Sans succès. Je me résigne à me faire une natte. Le résultat est plutôt satisfaisant, la mèche qui recouvre habituellement une bonne partie de mon visage est prisonnière dans la natte. Mon visage dégagé paraît plus doux, plus abordable...

Ce qui voudrait dire que je ressemble à une asociale d'habitude ?

À méditer.

Je me dirige vers la porte de la chambre et abaisse la poignée. J'ouvre, m'apprête à entrer dans la chambre que j'occupe lorsque je me fige au pas de la porte. Mon coeur rate un battement. Dans la chambre, une infirmière, mon téléphone et mon enceinte entre les mains, est en train de les étudier comme si... comme si elle n'en avait jamais vu de pareil de sa vie. Ce qui doit être le cas.

Merde.

- Je peux savoir ce que vous faites ?! je vocifère en posant mes poings sur mes hanches.

La femme sursaute et fais tomber au passage mes appareils sur le matelas. Elle se tourne vers moi, une mine à mi-chemin entre méfiante et coupable au visage. Je hausse un sourcil afin de montrer que sa réponse se fait attendre.

- Je... Hé bien... Je comptais faire votre lit lorsque j'ai vu ces étranges objets dessus, m'explique-t-elle d'une voix claire. Qu'est-ce que c'est que tout ça ?

Je la jauge un instant. Mon regard s'attarde sur le sac qui est accroché à sa ceinture. Les autres infirmières n'en portent pas, ce genre de ceinture je n'en avais vu que sur une sorte de personne.

C'est une kunoichi.

- Ça ne vous regarde aucunement, je réplique soudainement froide.

Elle fronce légèrement les sourcils avant de jeter un regard empli de méfiance sur mes affaires.

- Bien, fait-elle glaciale.

Elle part sur ce dernier mot.

Je soupire de soulagement. Bon sang mais ils n'ont pas fini de me stalker ? Je suis sûre que celle-ci devait juste me surveiller mais elle en a profité pour fouiner -enfin techniquement elle ne l'a pas fait étant donné que mes affaires étaient déjà sur le lit- ! Au vu de son regard, cette femme a dû me trouver suspecte. En plus elle n'a jamais vu de smartphone ni d'écouteurs et encore moins d'enceinte, si elle les prend pour des armes et qu'elle en réfère à ses supérieurs... Je serais tout simplement foutue.

Personne ne doit trouver mes affaires, je dois les cacher. Mais où ? Dans la ruelle ? Ce serait une chance insolente si personne ne vole mon sac cette fois-ci. Sur moi ? Caser mon téléphone, mes écouteurs et le briquet dans mes poches ne pose pas de problèmes, mais l'enceinte et le déo si. Chez le Kazekage ? Ce serait carrément culotté de cacher ça chez lui. J'aime cette idée. Je devrais cacher le sac sous mon lit ou entre des vêtements dans le placard, ça ferait l'affaire.

Je rassemble mes effets personnels et les range dans le tote bag. Mais le problème est que je ne peux toujours pas quitter l'hôpital. La dernière fois je suis passée par la fenêtre et je ne suis pas très chaude pour retenter l'expérience... Surtout que Sojiro m'avait rattrapé et là bah... à part le sable en bas je ne vois pas qui voudrait m'accueillir dans ses bras.

Réfléchissons...

Et si j'amadouais le personnel ?

C'est une de mes seules options en fait. J'ai le choix entre faire une sortie en force, m'échapper discrètement et amadouer les employées. Sachant que j'ai une force de mouche et la discrétion d'un éléphant, le choix est vite fait. En plus j'ai de la tchatche donc bon.

J'attrape le manteau et le mets, respirant au passage le divin parfum du Kazekage. Je compte rendre le vêtement à son propriétaire. Le manteau m'arrive pile au-dessous de la cheville, heureusement d'ailleurs, j'avais peur qu'il traîne au sol. J'enfile des tongs vertes jurant affreusement avec le manteau (on s'en fout je serais rapide) et sors de la chambre mon sac sous le bras. Je traverse le couloir pour prendre les escaliers et descendre jusqu'au rez-de-chaussée. Je croise les regards perplexes face à ma tenue du personnel et des quelques patients qui passent par là. Oui bon on ne choisit pas ses vêtements.

Enfin si.

Mais bref.

J'arrive à l'accueil et un grand sourire débordant d'innocence aux lèvres me dirige vers les deux standardistes qui se tiennent au comptoir.

- Asami-san ! Chizuru-san ! j'appelle d'une voix guillerette en m'arrêtant face au comptoir et donc à elles.

Les deux femmes d'âges mûres me regardent un peu surprises avant de me répondre.

- Manami-chan, que fais-tu là ? demande Asami-san, la brune.

- Tu ne sors que rarement de ta chambre, termine Chizuru-san, la blonde.

Je leurs souris. Je me suis liée d'amitié avec ces deux femmes durant mon séjour ici. La première fois que nous nous sommes rencontrées, elles m'apportaient mon repas puis c'en est suivi une longue discussion concernant le fessier parfait qui a vite conclu à une amitié nouvellement acquise pour moi. Maintenant à chaque fois qu'elles venaient elles me partagent les derniers potins du genre "Tu savais que presque tous les docteurs avaient couché avec Mayu, tu sais l'infirmière grosse là qui s'habille comme un sac !", "Il paraît que Temari-sama est enceinte de Nara-sama, mais vu comment elle a grossi c'est fort probable !", "Isshin a trompé sa femme ! Oui moi aussi j'étais choquée ! Et devine avec qui ? ... Mayu !" et pleins de rumeurs dans ce genre-là.

- Oh vous savez moi... Je vais, je viens...

- En parlant de va-et-vient ! s'exclame Asami-san. Mayu a encore couché avec un docteur !

Tiens c'est fin ça.

- Noooon... nous nous étonnons Chizuru-san et moi.

- Avec qui ? demande la blonde.

- Le Docteur Jin !

Je manque de tomber à la renverse.

- Quoi ?! Mais il est pas gay lui ?! je m'écrie totalement sous le choc.

- Moi aussi je croyais ! Mais apparemment non ! me répond la brune.

- N'est-il pas en mission actuellement d'ailleurs ? questionne Chizuru-san.

- Si, soupire Asami-san en croisant les bras. Une de rang A. Tu sais la troupe de déserteurs qui pillent et saccagent les villages alentours ? Il est parti en éclaireur avec une équipe de shinobi pour les localiser.

- Troupe de déserteurs ? je les interroge.

- Oui, ils se font appeler l'Akataiyou en référence à l'Akatsuki, un ancien groupe de nukenins.

Je sens quelque chose vibrer en moi. Il a réagi à ce qu'Asami-san vient de dire.

- Mais ils ne sont qu'une pâle imitation ils ne font même pas la même chose, rajoute Chizuru-san.

Je souris pour acquiescer. Bon il faudrait peut-être que je me lance moi.

- Hé les filles... je commence avec un grand sourire.

Elles me jettent un regard interrogatif, cela m'encourage à continuer.

- Je peux sortiiiiiir~ ?

Elles se concertent du regard. Elles donnent l'air de ne pas savoir sur quel pied danser avec moi. Finalement après un instant de silence, Chizuru-san reporte son regard sur moi et entre en matière :

- Manami-chan... Tu sais très bien qu'on ne peut pas...

- Mais si vous pouvez. Vous avez juste à dire que je suis avec Mayu ou autre si quelqu'un me cherche.

Elles savent très bien pourquoi j'insiste sur le quelqu'un. Les ninjas sont souvent rentrés "par hasard" dans ma chambre ou pour faire mon lit comme celle de tout à l'heure. Et quasiment tout le personnel sait que je suis retenue ici et sous surveillance.

- On ne peut vraiment pas, Manami-chan, me contredit Asami-san.

- Et pourquoi pas ? je fais en fronçant les sourcils.

- C'est... Ce sont les ordres.

- De qui ? je m'empresse de demander.

Je prends mon inspiration. J'allais peut-être savoir qui a ordonné mon cloisonnement ici. Gaara ne sait pas pourquoi je suis enfermée à l'hôpital, savoir qui a donné l'ordre me permettra d'aller voir cette personne pour la convaincre par ab pourquoi je dois sortir et jouir de ma liberté en tant que citoyenne -présumée- d'un village lointain. Et ça se trouve, avec un peu de chance, c'est quelqu'un de compréhensif…

- Ce sont les ordres de Kazekage-sama, me répond Asami.

Une pierre tombe dans mon estomac. Je blanchis. Quoi ? Mais que me raconte-t-elle ? Le Kazekage ne m'aurait pas menti.

- Manami-chan, tu es toute pâle… Ça va ? s'enquit Chizuru-san en posant une main sur mon épaule par-dessus le comptoir.

- H-hein ? Mais vous me faites une blague là ! Ce n'est pas lui qui a ordonné que je reste. Ça ne peut pas… je balbutie d'une voix blanche.

- Je t'assure que c'est lui ! Il est arrivé en te tenant évanouie dans ses bras et il nous a simplement dit de te garder ici jusqu'à nouvelle ordre ! me fait Asami avec même pas une once de tact.

J'accuse rudement le coup. Gaara m'a menti. Cette nouvelle sonne incroyablement faux dans mon esprit. Le Kazekage… me mentir ? Impossible. C'est quelqu'un d'honnête ! Il me l'aurait dit s'il avait fait ça ! Je ne peux pas croire qu'il m'ait menti… J'ai confiance en lui.

Traître.

Le Kazekage est gentil, ce n'est pas son genre de mentir.

Traître !

Pour lui je ne suis qu'une étrangère, il ne me doit pas la vérité.

Traître !
Il m'a menti.

TRAÎTRE !
Je vais lui faire voir ma façon de penser à cet enfoiré.

- Manami-chan tu vas où ?! me demandent Asami-san et Chizuru-san d'une même voix.

D'un coup de pied, j'ouvre la double porte d'entrée et à la volée, aveuglée par la rage je leurs réponds :

- Je vais casser la gueule à votre enfoiré de Kazekage sans sourcils de merde !


Désolé.

Je ne sais pas finir des chapitres correctement.

Vous l'aurez remarqué.

Alors ? Je sollicite vos avis ! Avez-vous aimez ? Vomi des arcs-en-ciel ? Demander à la Voix de revenir et de faire tout exploser pour emmener Manami sur une île déserte et vivre ensemble en faisant exploser des choses tous les soirs ?

Oh et... J'envisage de, par exemple si on atteint les 100 reviews ou pour le chapitre 20, mettre un bonus... concernant un certain Kazekage... Ça vous tente ?

Programme du prochain chapitre : un cassage de figure, le retour de la Voix et un plan de génie pas si géniale que ça.