— Hé ! Arrête ça !

Loz fait les gros yeux à Marlène qui, placée sous son bras, vient de refermer ses mâchoires sur son poignet et le mord aussi fort qu'elle peut. Dans un grognement, il la place d'autorité sur le siège de sa moto, l'obligeant ainsi à lâcher prise. Puis, sans lui laisser le temps d'en placer une, ou même de hurler, il dépose devant elle la boîte contenant les matérias.

— Tiens ça ! Et t'as pas intérêt à la faire tomber pendant qu'on roule.

Là-dessus, il se masse le poignet et retrousse sa manche pour l'inspecter plus attentivement. Si sa combinaison de cuir l'a protégé de toute blessure, il peut voir qu'une rougeur est apparue sur sa peau.

— T'as de la chance que ce soit moi, lui dit-il en surprenant son regard noir. Parce que si ça avait été Kadaj, il aurait pas été content du tout !

Puis, la devinant sur le point de bondir du véhicule, il lui pose une main sur l'épaule. Lourde, menaçante, qui lui fait comprendre qu'elle ferait mieux de ne pas s'amuser à essayer de lui semer compagnie. Il prend ensuite place derrière elle et Marlène, sentant la peur l'envahir comme jamais, porte le regard en direction de l'église abandonnée. Espère voir Tifa arriver… ou peut-être même Cloud ou… n'importe qui !

Mais bien entendu, rien ne se produit. Personne ne fait brusquement son apparition pour la sauver et, Loz démarrant sa moto, elle se retourne vers lui pour lancer – ce avec plus de courage qu'elle n'en ressent vraiment :

— Quand Cloud va apprendre ce qu'il m'est arrivé, il va tout faire pour me retrouver ! Et il est drôlement fort !

Sa réplique n'a toutefois pas l'effet escompté. Car à la place de l'inquiétude qu'elle espérait voir apparaître chez l'autre, c'est un sourire satisfait qui vient étirer ses lèvres.

— Moi, j'espère bien qu'il va nous retrouver, lui dit-il. Ouais, ce serait pas drôle sinon !