Disclaimer : Les personnages et les lieux appartiennent à J. K. Rowling. Je ne suis qu'une de ses admiratrices qui s'amuse à écrire sur sa création tout à fait gratuitement.

Avertissement : Ce chapitre contiendra de la torture et la mort de certains personnages.

J'ai changé une partie du chapitre précédent pour mieux expliquer la raison pour laquelle Lily a pensé que c'était Liam le survivant et non Harry. Vous pouvez aller le relire si vous voulez plus de précisions, désolé de ne pas avoir été aussi clair que je l'aurais voulu.

Sur une note plus joyeuse... (Roulement de tambour...) Voici le fameux chapitre dans lequel l'identité du futur tuteur ou de la future tutrice d'Harry sera révélée!

Bonne lecture :)


Harry Black

Chapitre 2: Délivrance

Le vent faisait claquer ses cheveux contre son visage, lui bloquant par moment partiellement la vue.

« Pourquoi est-ce que je les ai laissés détachés ? »

Bellatrix Lestrange chassa d'un mouvement agacé ses cheveux qui s'étaient collés sur son visage par la pression du vent.

« Oh, c'est vrai, c'est parce que j'ai horreur de les avoir attachés, et puis, quelle perte de temps. »

Fermant les yeux sous la colère qui l'animait, elle tenta de reprendre son calme. Toutefois, elle n'avait jamais été douée pour refouler sa colère. Le seul fait de repenser aux derniers évènements lui donnait envie de torturer quelques moldus. Elle aimait le faire même quand elle était de bonne humeur, mais ils étaient un formidable moyen de se défouler.

Elle se trouvait d'ailleurs devant l'une de leurs pathétiques banlieues. Si seulement elle pouvait laisser libre cours à sa soif de sang, mais il ne manquait plus que cela pour qu'elle se fasse arrêter et, quand son maître reviendrait, car il finirait par revenir, il avait besoin d'elle, prête à l'aider, ce qu'elle ne pourrait pas faire en prison.

Malgré tout, l'envie la démangeait de se laisser aller à ses pulsions, ne serait-ce que pour oublier les dernières heures, les dernières années, depuis la chute du seigneur des ténèbres.

Tout d'abord, son mari s'était fait arrêter et, malgré ce que les autres pouvaient être portés à croire, elle en avait été dévastée, sans pour autant le montrer. Elle n'allait tout de même pas se mettre à brailler comme une gamine.

Certains avaient pris pour habitude de dire qu'elle était amoureuse du seigneur des ténèbres. Cette taquinerie avait fini par être cru par ceux qui ne la connaissait pas ou de loin, mais ses proches, comme sa sœur Narcissa, savaient qu'il n'en était rien.

Elle éprouvait une réelle fascination pour le seigneur des ténèbres, mais cette fascination s'apparentait plus à celle d'une admiratrice en présence de son idole que d'une femme amoureuse.

Évidemment, elle lui était fidèle, la plus fidèle d'entre tous, mais ç'aurait été perdre son honneur que de ne pas se dévouer à l'homme et à la cause qu'il menait.

Cependant, elle était une épouse fidèle et jamais elle n'avait regardé un autre homme que son mari.

Bien sûr, quand elle se trouvait parmi les autres Mangemorts à l'époque de la guerre, jamais on ne l'aurait vu adresser ni un geste ni un regard tendre à son époux, mais ce n'était pas parce qu'elle n'éprouvait rien pour lui. Elle souhaitait seulement ne pas se faire confondre avec une femme comme sa sœur, qui préférait rester derrière et se tenir loin de la bataille. Elle aimait sa sœur, mais elle n'était pas une femme au foyer, elle était une guerrière. Une de celles qui n'ont pas peur de se salir les mains et qui ne ressentaient de la fierté en voyant ses ennemis vaincus que lorsqu'elle avait elle-même mis fin à leurs jours.

En pensant à ce qu'elle avait l'habitude de faire subir à ses ennemis, elle serra les poings en s'engageant sur la route, longeant les maisons du quartier où, franchement, toutes les maisons se ressemblaient ! Comment pouvait-on vivre ici sans devenir fou ?

De plus, elle avait commencé à éprouver des doutes après une conversation qu'elle avait eue avec sa sœur et était allée voir un médicomage qui les avait, malheureusement, confirmés. Si seulement elle avait pu déverser sa colère sur l'homme alors. Elle ne se serait pas sentie mieux, mais elle se serait défoulée. Elle souhaitait maintenant n'avoir jamais pris rendez-vous.

Bellatrix sirotait son thé dans le salon du manoir du mari de sa sœur. Celui-ci était toujours au travail et Narcissa l'avait invité à prendre le thé comme elle le faisait souvent. Il fallait dire que les deux femmes n'avaient guère de distraction ces derniers temps. Enfin, surtout Bellatrix, n'ayant pas d'enfant et, pour ainsi dire, plus de mari. La blonde, elle, avait son fils dont elle devait s'occuper ce qui gardait ses journées bien chargées. Elle était d'ailleurs partie chercher Drago pour qu'il prenne un petit repas avec eux après sa sieste. Son fils était déjà âgé de cinq ans, mais faisait toujours la sieste vers le début de l'après-midi.

Quand Bellatrix vit sa sœur revenir et installer Drago avec des crayons et des morceaux de pomme coupés, elle ne put empêcher un élan de jalousie de s'emparer d'elle. Elle aurait tout donné pour avoir un enfant et poursuivre la lignée des Black. Pas qu'elle n'ait pas essayé.

Sa sœur remarqua son regard envieux posé sur Drago et elle reprit sa place aux côtés de sa sœur, lui souriant doucement.

Toi aussi, tu auras un jour le fils que tu souhaites.

Comment? Rodolphus est en prison, peut-être l'avais-tu oublié?

Son ton était plus mordant à la fin, un peu plus que ce qu'elle aurait voulu, mais sa sœur y était habituée et n'en prit pas ombrage.

Quand Il reviendra, Rodolphus ne restera pas longtemps à Azkaban.

Je le sais bien Cissa, mais qui te dit que cela fonctionnera cette fois-ci. Nous n'avons pas cessé d'essayer sans succès. C'est comme si mon corps en était incapable!

Elle prit peur en disant ces mots.

Oh non, ne me dis pas que... Cissa tu ne penses pas que...

Calme toi Bella. Tu pourrais consulter si tu en sens le besoin.

Tu ne pourrais pas me le dire, toi?

J'aimerais, crois-moi Bella, mais je ne connais que les bases. C'est de la médecine plus poussée que ce que je connais.

Bellatrix posa sa tasse et se leva brutalement, n'arrivant déjà plus à supporter le doute qui la narguait.

Désolé de te quitter si tôt, Cissa, mais je dois savoir.

Elle entendit sa sœur lui dire alors qu'elle sortait :

Donne-moi des nouvelles.

Elle hocha la tête, sachant que sa sœur comprendrait sa réponse et son empressement à savoir la vérité. Pourvu qu'elle se trompe. S'il fallait...

Je suis désolé Madame Lestrange, mais il semblerait bien que vos doutes étaient fondés.

Bellatrix serra les poings de rage. Pourquoi? Son seul vœu était d'élever un enfant dans un monde où son maître aurait gagné et règnerait en seul maître et, maintenant, tout s'effondrait. Le seigneur des ténèbres avait disparu et elle était stérile.

Le médicomage sembla sentir sa colère et se recroquevilla de son côté, anxieux de la réaction de sa patiente. C'était bien sa chance ça! Devoir annoncer à La Bellatrix Lestrange qu'elle était infertile. Il en était secrètement soulagé, mais ne laissa rien paraitre. Il tenait à sa vie tout de même!

Bellatrix le regarda avec fureur et de grosses gouttes de sueur dévalèrent le front de l'homme. Pitié! À l'aide! Avait-il envie de crier.

Toutefois, Bellatrix décida de ne pas tenter le sort, ne sachant pas ce dont elle serait capable de faire si elle restait assise là plus longtemps, et sortie rapidement de la pièce et de l'hôpital, transplanant avant d'avoir été vue.

C'est le hasard qui l'avait transporté ici, aux abords d'un quartier moldu, alors que tout ce à quoi elle pensait était de trouver un moyen d'apaiser sa douleur.

Des cris commencèrent à s'élever, incessants. Elle s'apprêtait à hurler pour que tous ces bruits se taisent et la laissent en paix quand elle réalisa que ces cris étaient ceux d'un enfant...

C'en était trop ! Elle ne pouvait pas avoir d'enfants alors que de simples moldus, de simples vermines, le pouvaient ! Et alors qu'ils possédaient ce qu'elle ne pourrait jamais avoir, ils osaient s'en prendre à leur enfant !

Tant pis pour toutes ses bonnes résolutions, ces monstres n'en valaient pas la peine. Elle franchit l'allée de la maison dont semblait provenir les cris et ouvrit la porte sans même se servir de sa baguette. Pauvres inconscients ! Quoiqu'une porte barrée n'aurait pas suffi à l'arrêter.

Elle déboucha sur une scène qu'elle aurait préféré ne jamais voir et qui la fit entrer dans une fureur noire. Dorénavant, plus rien n'aurait d'importance que le sang et la mort de ces êtres abjects.


Harry tenta de recevoir les premiers coups sans réagir, mais le seul résultat que cela lui apporta fut l'augmentation de la force que son oncle mettait dans ses coups. Après un temps, son oncle cessa et Harry crut que c'était enfin fini, mais son espoir éclata en mille morceaux quand un nouveau coup lui fut asséné, cette fois-ci avec la boucle métallique de la ceinture de son oncle.

–Non ! Je vous en prie ! Je m'excuse ! Je suis désolé ! Je ne voulais pas !

–Tais-toi sale monstre, tu l'as bien mérité ! L'interrompit son oncle, ignorant les blessures sanglantes qu'il causait à son neveu.

–Comment as-tu osé t'en prendre à mon Dudley chéri après tout ce qu'on a fait pour toi ? Tu mériterais cent fois pire ! lui cria sa tante, folle de rage, en serrant son Dudley contre elle.

–Ouais, sale monstre ! Rit son cousin, bien en sécurité dans les bras de sa mère.

Les larmes coulaient à flots sur les joues d'Harry qui priait pour que cela cesse.

Il les détestait. Il les détestait pour tout ce qu'ils lui faisaient subir.

Maman.

Harry, plongé dans le désespoir, fit appel mentalement à sa mère, tout en sachant que cela ne l'aiderait en rien, mais il en avait besoin pour continuer à espérer en son sauvetage.

Maman, aide-moi.

À ces mots, une forme sombre apparut dans la vision embrouillée d'Harry. Son oncle sembla s'en rendre compte en même temps que Pétunia qui cacha Dudley derrière elle, paraissant se rendre compte de l'aura de danger entourant la femme. Harry en profita pour se coller contre le mur et la seule chose qu'il pensa était que sa torture était enfin terminée.


Leur torture ne fait que commencer. Pensa Bellatrix.

Elle avait été surprise en voyant deux enfants et non pas un seul, mais se décida très vite quant au sort du plus gros. Pour rire ainsi de la souffrance de l'autre gamin, il ne méritait pas mieux que de subir le même sort que ses parents.

–Endoloris !

L'homme qui martyrisait l'enfant une seconde plus tôt s'écroula par terre en beuglant de douleur, relâchant sa poigne de la ceinture dont il s'était servi.

Elle mit fin au sort trop rapidement à son goût, mais elle voulait faire durer son plaisir le plus longtemps qu'elle le pourrait. Elle eut une idée en regardant la femme et le fils gémir de peur, la première tentant de cacher l'énorme forme de l'autre derrière elle.

–Imperio.

L'homme couché par terre n'offrit aucune résistance, dépourvu de toute volonté après seulement quelques secondes sous le sort de torture. Pathétique !

–Alors, maintenant, tu vas être gentil et utiliser ta vulgaire ceinture pour frapper ton fils. Il a été très méchant. Il le mérite.

La femme supplia, reculant avec son garçon, mais le gros homme l'écarta facilement et s'empara du môme par le col de son chandail. Il le poussa sur le sol et prit sa ceinture qui reposait sur le plancher afin d'obéir aux ordres de Bellatrix.

Celle-ci se mit à frapper dans ses mains quand les premiers coups retentirent, sautant presque de joie.

–Oui, c'est ça. Plus fort ! Plus fort, il faut qu'il saigne ! Je n'aime pas ta ceinture, mais je sais exactement quoi faire pour qu'elle soit à mon goût. Tu vas la teindre en rouge. C'est une bonne idée, non ? Pour une fois qu'il va se rendre utile, je n'ai pas l'impression qu'il en a l'habitude. Allez, il faut qu'il saigne !

C'est alors que la femme fit enfin preuve de courage, se jetant devant son mari pour l'arrêter... ou, au moins, essaya.

–Oh non, ma chère. Tu ne vas tout de même pas nous empêcher de nous divertir un peu. On s'amuse tellement ! Endoloris !

Tandis que la femme au grand cou se tortillait sur le sol en gémissant et que les coups de ceintures résonnaient, Bellatrix entendit un faible rire, mais elle n'arriva pas à savoir si c'était le sien ou non. Torturer la mettait toujours dans un état d'euphorie et cette fois-ci ne faisait pas exception, surtout qu'elle avait tant espéré pouvoir le faire sans vraiment y croire. Alors que les vêtements du gamin étaient rendus en lambeaux, laissant apercevoir le dos ensanglanté de l'enfant, et que celui-ci semblait sur le point de s'évanouir, Bellatrix brisa son emprise sur le père et le laissa admirer son œuvre.

L'air dévasté du père la remplit de fierté. Il n'y avait rien de plus satisfaisant que de briser le mental d'une personne, par-dessus tout quand celle-ci le méritait. Oser maltraiter un enfant alors que d'autres n'en avaient pas ! Le rire qui retentissait dans ses oreilles augmenta sans qu'elle ne puisse dire de qui il provenait. Elle ne croyait pas que c'était elle, mais sinon qui ?

Les deux parents pleuraient, s'excusaient, suppliaient, bref, faisaient pitié et Bellatrix en fut rapidement lassé. Elle aimait les cris, mais avait en horreur les pleurnicheries.

Elle décida d'en finir, s'étant bien amusée. Elle jeta un sort pire que l'endoloris, un sort qui faisait littéralement brûler les organes internes, sur le père, força la mère à tuer son fils et lança un simple Avada Kedavra à celle-ci après qu'elle eut réalisé ce qu'elle avait fait.

En conclusion : c'était du travail bien fait et elle s'était bien défoulée.

Elle se retourna et fixa avec surprise l'enfant qui restait. Dans le feu de l'action, elle l'avait oublié. Qu'allait-elle faire ?

Celui-ci leva la tête, sentant sans doute le regard de la femme sur lui, et Bellatrix écarquilla légèrement les yeux en remarquant une petite cicatrice sur le front du petit.


Harry n'en crut pas ses yeux quand il vit son oncle Vernon frapper Dudley avec la même ceinture qu'il avait utilisée sur lui précédemment. Il n'aurait jamais cru voir un jour son oncle s'en prendre à son cousin de la même manière qu'il s'en prenait à lui. C'était incroyable.

Un début de joie envahit son cœur. C'était peut-être mal, mais, par le passé, il avait rarement fait de bêtises et, pourtant, c'était toujours lui qui recevait les punitions et les coups. Dudley qui lui, au contraire, passait son temps à en faire n'avait pas été puni une seule fois. Cette injustice avait toujours mis Harry en colère et voir enfin son cousin recevoir une correction le fit sourire. Quand sa tante se précipita sur Dudley pour empêcher que d'autres coups ne l'atteignent, il fronça les sourcils, perdant son sourire.

Sa tante ne l'avait jamais protégé lui. Elle avait toujours laissé oncle Vernon le frapper, jusqu'à ce qu'il ait perdu conscience parfois, sans lever le petit doigt. Pas plus tard qu'il y a quelques minutes, elle avait été bien contente de le regarder se faire frapper. La rage envahit Harry, mais elle ne dura pas, car sa tante n'atteignit jamais son fils, s'écroulant à terre bien avant.

Un rire lui échappa en voyant tous ceux qui l'avaient tant fait souffrir éprouver à leur tour de la souffrance. Ce n'était pas un rire joyeux, mais c'en était un, et cela faisait longtemps qu'un pareil son était sorti des lèvres du garçon.

Il ne put empêcher son rire d'augmenter quand il entendit sa tante et son oncle supplier. Comme si cela allait changer quelque chose, lui n'avait jamais cessé de le faire et rien n'avait jamais changé. Pour une fois que ce n'était pas lui qui souffrait, il était heureux. Il ne pensa pas aux conséquences ou à la gravité de ce qui se déroulait devant ses yeux, il ne pensait qu'au fait que, enfin, quelqu'un se vengeait pour lui, une pensée qui lui était passée de plus en plus souvent à l'esprit.

Son rire cessa graduellement et il se reposa contre le mur, exténué. Même s'il n'avait pas reçu autant de coups que d'habitude, son dos lui faisait mal. Il pouvait sentir du sang couler et les éraflures que lui avait causées la ceinture de son oncle le brûlaient atrocement.

Il ne releva la tête que lorsqu'il n'entendit plus rien et qu'il sentit le poids d'un regard se poser sur lui.


Harry Potter ! C'était Harry Potter ! Le véritable survivant, celui qui avait apparemment disparu sans que les Potter n'aient voulu dire quoi que ce soit.

Peu de personnes savaient que c'était le cadet, mais Bellatrix, en tant que Mangemort du Premier Cercle, savait que le seigneur des ténèbres avait jeté son dévolu sur le plus jeune puisque celui-ci était techniquement né le plus près de la fin du mois de juillet. Le garçon aux yeux verts était le vrai survivant et même ses parents s'étaient fourvoyés, le laissant à sa merci.

Elle ferait mieux de le tuer. Oui, c'était une bonne idée. De toute façon, il n'avait plus de famille maintenant. C'était un enfant du côté de la lumière, du côté de Dumbledore. Le seul qui pouvait empêcher son maître de régner, celui qui l'en avait déjà empêché une fois et qui avait retardé ses plans.

À moins que...

Le petit ne semblait pas la craindre, mais ce pouvait être un effet de la fatigue qu'il semblait ressentir. Pourtant, les rires qu'elle avait entendus n'avaient définitivement pas été les siens, elle le savait maintenant, ayant la tête un peu plus claire. Le petit avait ri tandis que sa famille avait été torturée.

C'était prometteur.

Un sourire se dessina sur les traits de la femme.

Elle désirait ardemment un fils et un esprit si jeune pouvait facilement être modelé. De plus, si le seul qui avait une chance de vaincre son maître rejoignait ses rangs, ils seraient invincibles et la victoire leur appartiendrait.

Soudainement, elle sut ce qu'elle allait faire. Elle allait faire du survivant son fils.

C'était une idée complètement cinglée, exactement comme Bellatrix les aimait.


Harry observa la femme devant lui sourire soudainement avant de lui adresser la parole quelques secondes plus tard.

–Alors, mon chéri, qu'est-ce que tu faisais ici ? Ce n'est pas ta famille. Est-ce que je me trompe, Harry ?

Le garçon fut surpris de voir qu'elle connaissait son nom, mais n'hésita pas avant de répondre.

–C'est la famille de la sœur de ma mère. Ils... s'occupaient de moi.

–Et pourquoi n'es-tu pas avec tes parents plutôt ?

La voix d'Harry trembla légèrement.

–Je sais pas. Maman m'a emmené ici, mais elle m'a pas dit pourquoi. T... tante Pétunia a dit qu'ils voulaient plus de moi parce que j'étais un m... monstre.

Il finit sa phrase, les larmes aux yeux.

–Pourquoi est-ce qu'ils disaient ça ?

Harry hésita.

–Je... je fais des choses. Ils disaient que c'était pas normal.

La femme sourit de plus belle.

–Nous avons beaucoup de choses à nous dire, mais d'abord, viendrais-tu avec moi ? Je pourrais être ta nouvelle maman si tu veux.

Harry réfléchit. Sa mère l'avait abandonné et, alors qu'il suppliait sa mère de l'aider, c'était cette femme qui était venue à sa rescousse. C'était peut-être un signe du destin. Et puis, n'importe qui était mieux que les Dursley.

Il prit la main que lui tendait la dame en esquissant un petit sourire et celle-ci l'entraina à l'extérieur, ne jetant pas un seul coup d'œil en arrière. Il ne remarqua donc pas le feu engloutir la maison ainsi que toutes celles du quartier.


Bellatrix sourit, sa main serrant celle du garçon. Ces idiots de la lumière lui avaient vraiment facilité la tâche.

Un simple sort informulé lui permit de faire brûler toutes les maisons du quartier, faisant disparaître son crime et brûlant chaque personne qui n'avaient pas porté assistance à son fils avant ce jour.

Car, oui, dorénavant, c'était son fils et personne ne poserait plus jamais le doigt sur lui.


–Non !

Lily s'écroula à genoux.

Son Harry, son bébé, était mort.

La nouvelle passait en boucle dans sa tête. Le feu... Privet Drive... le quartier entier... parti en fumée... aucun survivant... aucun survivant...

Aucun survivant !

Les larmes dévalèrent ses joues. Dire qu'elle avait tout fait pour le protéger. Tout cela en vain.

James vint l'enlacer par-derrière, mais Lily sentit les larmes de son époux se déposer sur son cou.

Tous les deux avaient besoin de faire leur deuil, maintenant. Ils avaient perdu leur fils.

Posant un regard sur Liam qui ne comprenait pas encore tout le drame de la situation, elle éclata de nouveau en sanglots.

Ils avaient perdu un fils et un frère en ce jour, en plus de toute la famille qu'il lui restait.


Tadaa! J'espère que vous avez aimé. C'était ma première scène de torture, j'espère qu'elle n'était pas trop mal. N'oubliez pas de laisser des commentaires. Qui avait deviné que c'était Bellatrix? J'espère aussi que vous n'avez pas trouvé Harry trop sadique pour un enfant de 5 ans. J'ai essayé de justifier ses réactions, j'ai bon espoir que c'était suffisant.

Je fais un vote sur mon profil pour les trois prochaines histoires que je publierai, n'oubliez pas de voter si vous voulez participer. Le vote se termine le premier janvier.

Joyeux Noël!