Disclaimer: L'univers d'Harry Potter est la création de J. K. Rowling, pas la mienne. Je ne fais donc aucun argent avec cette histoire.
Bonjour et désolé du retard. Mon papi est mort récemment et, puisque je vis loin du reste de ma famille, j'ai dû faire beaucoup de voyages pour les funérailles et pour soutenir ma mamie. Mon moral était aussi plutôt bas et j'ai passé la majorité du temps avec ma famille. Évidemment, j'ai manqué de l'école, alors j'ai pris du retard et maintenant je dois le rattraper. (Misère) Voilà donc la raison de mon retard, pardonnez-moi. Toutefois, ce chapitre dépasse les 5000 mots alors vous n'aurez pas attendu pour rien.
I gemeli del piacere m'a demandé pourquoi Bellatrix avait gardé le prénom Harry. C'est une bonne question alors j'ai décidé de l'expliquer à tous. Tout d'abord, la première raison est qu'Harry s'est toujours fait appeler Harry. Donc, il pourrait avoir de la difficulté à s'identifier à un autre prénom ce qui causerait des problèmes. Bien sûr, Harry aurait pu devenir son diminutif, mais j'ai cru remarquer que dans les familles nobles, en public en tout cas, on ne va pas appeler la personne par son surnom et c'est en public qu'un lapsus est le plus dangereux dans ce cas-ci. De plus, Harry veut dire : le maître de maison. Maître=pouvoir alors j'ai trouvé que cela convenait tout de même puisque Bellatrix signifie guerrière. Ce n'est pas que des noms d'étoile dans la famille Black. J'espère que c'est plus clair.
Bonne lecture!
Harry Black
Chapitre 5: Anniversaires et leçon
Harry serrait nerveusement la main de sa mère alors qu'il marchait le long du chemin de Traverse. Les gens se tournaient sur leur passage, mais n'osaient pas les fixer trop longtemps du moment que le regard de Bellatrix tombait sur eux. Malgré tout, les rumeurs qu'il entendait grandir autour le rendaient mal à l'aise.
Le mois dernier, la population des sorciers et sorcières de Grande-Bretagne avait appris, dans un article de la Gazette, que La Bellatrix Lestrange avait un fils. Fudge s'était, bien évidemment, hâté de présenter ses excuses à celle-ci, jurant qu'il ignorait totalement comment l'information avait pu sortir du ministère. Heureusement pour lui, Bella n'avait jamais compté sur son silence, au contraire.
Aujourd'hui était la première sortie qu'elle faisait au grand jour avec son fils. Elle avait attendu quelques mois afin de laisser le temps aux rumeurs de se répandre. Cette visite sur le chemin de Traverse était la dernière étape de son plan pour dévoiler l'existence de son héritier sans attiser les soupçons. De ce qu'elle parvenait à entendre, c'était un succès.
Harry, quant à lui, était émerveillé par tout ce qu'il voyait, mais les nombreux regards qu'il sentait se poser sur lui le gênaient trop pour qu'il le laisse paraître. Heureusement, la main de sa mère qui serrait doucement la sienne le rassurait. Il n'était pas seul et c'était encore une nouveauté pour lui.
–Que crois-tu que ton cousin aimerait pour son anniversaire?
Harry regarda les devantures des magasins en réfléchissant. C'était difficile puisqu'il avait l'impression que Draco avait déjà tout. Il aimait le Quidditch, mais il possédait depuis Noël son propre petit balai et tous les livres qui pouvaient exister. Il aimait aussi les capes de son père, surtout quand il les faisait claquer derrière lui d'un air digne. Oui! C'est ça! Il allait lui acheter une cape comme Lucius.
–Une cape.
Bellatrix fut surprise, car elle s'attendait plutôt à se faire suggérer des jouets à la mode. Toutefois, l'idée lui plut et elle devina que Drago serait vraiment ravi de son présent.
–C'est d'accord. Madame Malkins devrait pouvoir nous en faire une rapidement. Tu seras son modèle puisque tu as environ la même taille, mais je lui dirai d'ajouter trois pouces pour être certaine qu'elle lui fasse. Si elle est trop grande pour lui alors il pourra la porter plus longtemps, c'est tout.
Bellatrix prit donc le chemin du magasin de couture le plus réputé du chemin de Traverse. Il n'y avait heureusement personne dans la boutique, excepté une femme qui examinait les tissus, mais qui s'enfuit du magasin en la voyant et après avoir posé son regard écarquillé sur Harry. Elle était sans nul doute partie rajouter aux ragots existants.
La propriétaire répondit rapidement à la demande de Bellatrix. Elle plaça le garçon sur le tabouret et le força à rester immobile tandis qu'elle prenait les mesures nécessaires. L'opération sembla à l'enfant affreusement longue malgré sa patience plus développée que les autres de son âge. Il laissa ses pensées divaguer tandis que sa mère parlait des différents tissus et couleurs pour la cape.
Des centaines d'émotions l'envahirent alors, provenant de la rue. Quand il n'avait rien à faire, c'était impossible de les bloquer. Le fait qu'il y ait autant de monde à proximité n'aidait pas et c'était la première fois qu'il y en avait autant autour de lui. Un malaise le prit alors que, vague après vague, il se perdait parmi des sentiments qui ne lui appartenaient pas. Dès qu'il avait pénétré sur l'allée des sorciers, il l'avait ressenti, mais l'action lui avait permis de le repousser un peu. L'inaction, par contre, le laissait à la merci de son don, comme disait sa mère. Un don qui ne semblait plus en être un alors qu'il se mit à vaciller sous la puissance de tout ce qu'il ressentait.
Il s'effondra presque, mais il fut retenu, emprisonné dans les bras de sa maman qui s'affola un peu, lui demandant ce qu'il y avait et s'il allait bien.
Harry tenta de se concentrer sur le visage soucieux de sa mère, chassant toutes ces émotions qui lui nuisaient.
–C'est trop. Se contenta-t-il de dire puisque la couturière se penchait elle aussi sur lui d'un air inquiet.
Sa mère lui avait dit que c'était mieux que personne ne sache pour son don, pas pour l'instant au moins.
Bellatrix comprit tout de même et tenta de faire diversion pour que l'autre sorcière ne se doute de rien.
–C'est une grosse journée, il n'en a pas l'habitude. Si vous pouviez nous amener la cape chez nous lorsqu'elle sera prête, ce serait très apprécié. Je vous payerai bien sûr le déplacement. Le plus vite nous rentrons, le plus tôt je pourrai le laisser se reposer.
–Bien évidemment. Elle devrait être prête dans deux jours au plus tard. Je vous préviendrai par hibou et vous me direz quand passer.
–C'est parfait. Allez viens, Harry.
Elle prit son fils dans ses bras, laissant sa tête reposer au creux de son cou.
Le garçon ferma les yeux et se concentra sur l'inquiétude de sa mère pour oublier les autres. Malgré cela, il ressentait comme un continuel bruit de fond qui l'empêchait de faire la part des choses entre ses sentiments et ceux des autres.
C'était la première fois que ça se produisait, mais, avant ce jour, il n'était jamais vraiment sorti et certainement pas dans des endroits avec autant de monde.
Bellatrix transplana rapidement, s'en voulant un peu. Elle aurait dû y penser. Elle ne connaissait pas grand-chose aux empathes, mais elle savait qu'ils avaient tendance à être très sensibles, surtout dans une foule. Seul l'entrainement leur permettait de se détacher des autres et de ne plus se laisser submerger de la sorte.
Il fallait absolument qu'elle fasse quelque chose. Elle ne pouvait pas isoler constamment son fils du monde, même si son instinct protecteur lui donnait envie de le faire pour le protéger. Cependant, n'étant pas une experte, elle ne savait pas quoi faire pour l'aider et cela lui était pénible.
Elle monta Harry dans sa chambre, l'installant sur son lit afin qu'il se repose, avant de redescendre appeler Narcissa. Sa sœur avait plus souvent traîné dans la librairie familiale qu'elle, elle devrait connaître plus d'informations sur le sujet, puisque le don d'empathie faisait partie de leur famille même si le gêne s'était fait rare avec les années.
Jetant une pincée de poudre, elle plongea sa tête dans les flammes vertes et, aussitôt, elle vit sa sœur entrer dans la pièce et s'accroupir élégamment devant le feu.
–Bella? Qu'y a-t-il?
Narcissa avait tout de suite vu l'air inquiet de sa sœur aînée et celle-ci lui raconta les évènements de la journée en concluant par le fait qu'elle croyait plus prudent qu'Harry suive un entrainement, mais qu'elle ignorait en quoi il devait consister.
–Je pourrais venir demain avec Lucius.
–Avec Lucius?
–Son aide sera précieuse. Une grande partie ressemble à de l'occlumencie et il y est bien plus doué que moi qui me débrouille pourtant plutôt bien.
–D'accord, dans ce cas. Quelle heure?
–Après le diner?
–C'est parfait.
Harry était assis dans le salon en attendant que sa tante et son oncle arrivent.
Il lui avait suffi de se reposer une heure dans un endroit calme la veille pour se remettre de son malaise. Sa mère avait été soulagée de le voir redescendre même si elle l'avait surveillé toute la soirée afin de vérifier qu'il ne se surmenait pas. Harry avait souri en le remarquant. Son inquiétude était inutile, mais touchante pour l'enfant qui n'avait jamais eu personne intéressée par son bien-être auparavant.
Sa mère lui avait aussi expliqué que Narcissa et Lucius allaient venir à la maison pour l'aider. Il était nécessaire qu'il apprenne à se séparer de son don, car il devrait affronter autant de monde quotidiennement une fois à Poudlard et même avant lors des fêtes ou des mondanités organisées par la haute société sorcière de Grande-Bretagne dont ils faisaient partie.
Lui et sa mère s'étaient donc installés dans le salon après avoir dîné afin d'accueillir le couple Malefoy. Harry avait hâte de revoir Narcissa qui l'avait soigné et qui l'avait bien traité dès le premier jour. Quant à Lucius, il ne savait pas à quoi s'attendre. L'homme était imposant et très intimidant pour le jeune garçon. Il n'avait pas été aussi affectueux que sa femme envers lui, se contentant de le regarder, mais il ne lui avait pas semblé aussi hostile que Vernon, ce qui était une bonne chose. De plus, il venait aujourd'hui pour l'aider, c'est ce qu'avait dit sa maman, alors il devait être gentil.
Des flammes vertes envahirent alors l'âtre de la cheminée et, un instant plus tard, tous les deux se tenaient devant la mère et le fils dans toute leur élégance habituelle.
–Cissa! Lucius! Merci d'être venu. Qui s'occupe de Draco?
–Il est chez des amis.
Lucius interrompit les deux sœurs, ne les laissant pas s'éterniser sur un sujet autre que ce pour quoi ils étaient venus.
–Si nous pouvions commencer mesdames.
Narcissa vint s'asseoir à gauche d'Harry, Bellatrix étant à sa droite. Le lord Malefoy resta debout, évaluant la situation.
- Comment t'es-tu senti hier? demanda la blonde.
–Je suffoquais. C'était comme des vagues qui venaient sur moi à répétition et qui m'engloutissaient. Je n'arrivais pas à retrouver la surface.
–Est-ce que tu t'es senti comme ça tout de suite en entrant sur le chemin de Traverse ou juste plus tard dans la boutique?
–Je l'ai senti en entrant, mais c'était moins pire.
–Pourquoi? Le sais-tu?
–Je pensais à Draco. On cherchait pour son cadeau et je ne pensais qu'à ça. Dans la boutique, je ne pensais à rien.
–Donc, tu domines mieux ton don lorsque tu as l'esprit occupé, c'est ça?
–Oui.
Lucius s'avança un peu plus près de l'enfant, un sourire poli sur les lèvres.
–Laissez-moi seul avec lui. Je vous dirai quand j'aurai fini.
Narcissa se leva aussitôt après avoir passé sa main dans les cheveux d'Harry tandis que Bellatrix resta assise, serrant son fils contre elle.
–Allons Bella. C'est toi qui ne me fais pas confiance maintenant?
La sorcière embrassa son fils puis se leva lentement, menaçant le blond du regard au passage, avant de sortir avec sa sœur. Harry les regarda curieusement avant de poser ses yeux sur Lucius, un peu nerveux même s'il le cacha.
À sa grande surprise, l'adulte se mit à sa hauteur avec un sourire engageant.
–Ce que nous allons faire demande beaucoup de concentration et je doute que tu y parviennes si ta mère te demande chaque seconde si ça va.
Le garçon sourit à cette remarque. C'est probablement ce que sa maman aurait fait.
Après avoir échangé un sourire, l'homme continua :
–Ce que je vais te montrer s'appelle de l'Occlumencie. C'est une magie de l'esprit qui permet de bloquer tout ce qui n'est pas à toi. Comme ça, tu ne ressentiras aucune émotion que tu ne souhaites pas recevoir. Cela te permettra de rester dans une foule sans connaître de malaise comme dans la boutique. C'est très difficile par contre et, dans ton cas, ce sera un effort constant jusqu'à ce que tu parviennes à le maîtriser. Toutefois, tu sembles en faire déjà, même si tu n'en as pas conscience.
–Quand je me concentre sur une seule chose et que j'oublie le reste?
–Oui, c'est exactement cela. Vois-tu, l'art de l'Occlumencie consiste à former une barrière autour de ton esprit. Cette barrière est constituée d'une pensée unique très forte, sans fissure, qui ne vacille pas et sur laquelle tout rebondit. C'est ce que tu faisais en entrant sur le chemin. La difficulté est de continuer d'être concentré tout en faisant autre chose. Pour commencer, je vais tout simplement t'envoyer une émotion et tu devras la repousser. Je te laisse une minute pour te préparer.
Harry fronça les sourcils. À quoi devrait-il penser? Ce devait être quelque chose de fort, d'imbattable.
Sa mère! Il n'avait qu'à penser à elle. Elle qui était si gentille avec lui, qui le bordait tous les soirs, lui brossait les cheveux, l'habillait. Elle qui s'amusait à lui apprendre plein de choses sur la magie, comme le fait que les licornes existaient pour de vrai. Sa maman avait bien ri quand elle avait vu son expression, surtout après qu'elle ait ajouté qu'il y en avait sur le terrain de son ancienne école. Il savait aussi que les autres respectaient sa mère, ça se voyait. Personne n'osait l'ignorer lorsqu'elle passait. Il en était fier. Il était fier de sa mère qui était une femme forte et la plus douce des mamans. Tous les baisers et les câlins qu'elle lui donnait comblaient le manque qu'il avait vécu durant ses quatre années chez les Dursley. Elle l'avait vengé, l'avait protégé, l'avait sauvé. Il lui devait tout. Il l'aimait tant.
–Vous pouvez y aller si vous voulez. Annonça Harry qui baignait dans l'amour qu'il avait pour sa mère et qui n'avait encore rien ressenti.
Lucius sourit.
–J'avais déjà commencé. J'en conclus que tu n'as rien senti. Ton bouclier était impénétrable du premier coup, bravo. Tu y es très doué, ce qui est rare pour un enfant de ton âge.
Harry rougit du compliment, y étant peu habitué.
–Puis-je savoir à quoi tu pensais?
–À ma maman.
Lucius sourit doucement en replaçant une mèche bouclée du garçon.
–Continuons dans ce cas. Je vais tenter de t'envoyer plus d'une émotion cette fois, sans te dire quand je commencerai.
Harry ressentit comme un courant d'air le frôler soudainement, mais continua à songer aux bras de sa mère grand ouverts pour l'accueillir.
À leur insu, alors que Lucius félicitait une nouvelle fois l'enfant, les deux sœurs Black les regardaient subtilement dans l'ouverture de la porte qu'elles avaient volontairement laissée entrouverte. Un sourire victorieux illumina leurs traits en voyant que le blond venait de succomber à son tour au garçon. Bellatrix avait les larmes aux yeux et l'air fier. En plus d'être déjà doué en Occlumencie à son âge alors que nombre de gens plus vieux n'y arrivaient pas, son fils pensait à elle.
Les deux femmes firent comme si de rien n'était quand Lucius les rappela dans le salon. Il s'était redressé et un peu éloigné, mais il était de visiblement meilleure humeur maintenant qu'il ne l'était en arrivant.
–Ton fils est très doué, Bella. Il ne reste plus qu'à le mettre l'épreuve. Si jamais tu ressens des difficultés, tu n'hésites pas à me le dire, compris?
Harry hocha la tête tandis que les deux sœurs cachèrent leur sourire au ton protecteur du sorcier.
–Tu peux aller lire en haut si tu veux, mon chéri.
Son fils suivit son conseil et monta les escaliers menant à la bibliothèque, laissant les adultes en arrière pour discuter.
–Il est très puissant. Pas juste en Occlumencie, son don l'est aussi. Je n'ai pas beaucoup connu Regulus, mais j'ai bien l'impression que ce garçon le surpasse. Il n'y a qu'à espérer qu'il ne subisse pas le même sort.
–Regulus était trop faible pour apprendre à maîtriser son esprit. Tu as clairement vu que ce n'était pas le cas de mon fils.
–Manifestement. Pour l'instant, il parvient à bloquer entièrement les émotions des autres. Avec l'entrainement, il pourra commencer à les ressentir tout en gardant une certaine distance. Il ne sera plus submergé comme il l'a été.
–C'est bien. Je ferai attention la prochaine fois que nous sortirons en public.
Le couple Malefoy se dirigea vers la cheminée pour partir quand Lucius se retourna une dernière fois.
–Bella, tu as fait le bon choix.
Alors que les flammes vertes illuminaient le visage de Bellatrix, un sourire dansa sur ses lèvres avant qu'elle ne parte rejoindre son fils. Elle savait depuis le début que sa décision était la bonne, Lucius venait seulement de s'en rendre compte.
–Je vous présente Harry, mon cousin.
Tous les regards se posèrent sur le garçon qui murmura un faible bonjour.
Se trouvaient dans la pièce tous les amis de Drago qui étaient également présent pour la fête du blond. Il y avait Blaise Zabini, un jeune garçon au teint mat et aux yeux noirs, Théodore Nott, aux cheveux blond plus foncé que ceux de Drago et des yeux bleus clairs, et Pansy Parkinson, la seule fille du groupe, aux yeux marron et aux courts cheveux bruns.
Il prit la chance de se servir de son don, même s'il craignait un peu de se faire engloutir par les émotions comme lors de sa dernière sortie sur le chemin de Traverse. Toutefois, il voulait s'habituer à l'utiliser pour devenir meilleur, plus fort. Il voulait impressionner sa mère... et Lucius. Il se rappelait encore de l'éclat de fierté dans ses yeux. De toute façon, il s'inquiétait pour rien. Il ne sentit que de la curiosité provenir des autres enfants, ce qui le rassura puisqu'il avait craint de l'hostilité comme par le passé.
- C'est toi le fils de Bellatrix? demanda la jeune fille.
À son hochement de tête, Blaise s'exclama :
–J'étais certain qu'elle n'en avait pas, même ma mère le croyait.
- C'est normal puisqu'elle l'a caché, pas vrai Harry? intervint son cousin.
Après un autre hochement de tête, Nott les questionna :
–Pourquoi?
–Pour le protéger, idiot. Tout le monde le sait, ils l'ont dit dans le journal. Répondit Pansy.
–En tout cas, moi j'aime bien avoir un cousin. Fit Drago en amenant Harry s'asseoir avec lui.
Cela sembla clore la conversation, les enfants trouvant rapidement un nouveau sujet pour retenir leur attention.
Rapidement, ils ne parvinrent plus à rester sur place et décidèrent donc de sortir dehors dans le grand jardin des Malfoy. Tant qu'ils n'embêtaient pas les paons, il n'y avait aucun problème. Ils jouèrent donc à cache-cache, laissant à tour de rôle l'un d'eux compter tandis que les autres couraient se cacher.
Ce fut Pansy qui débuta après avoir ronchonné et s'être disputé avec Blaise et Théodore jusqu'à ce que Drago soupire en disant que cela n'avait pas d'importance puisqu'ils alterneraient de toute manière. Dès le début du décompte, tous s'étaient précipités en courant aux quatre coins du terrain, se cachant derrière un arbre ou sous un banc pour la plupart. Harry les regarda faire, observant les alentours afin de trouver sa propre cachette. Son œil exercé trouva rapidement une faille dans l'une des haies et il s'avança silencieusement pour l'inspecter, vérifiant qu'il y avait suffisamment d'espace pour qu'il s'y faufile, mais pas assez pour que ce soit évident. Toutes les journées où il s'était caché de Dudley ou de Vernon en colère, lui revinrent en mémoire, mais le soleil qui le réchauffait et les mélodies des paons, combinés aux sentiments de bonheur qui lui parvenait dès qu'il usait de son don l'empêcha de sombrer dans la tristesse.
Quand le silence se fit, il sut que la jeune fille avait fini de compter et il tendit l'oreille pour pouvoir entendre le bruit de ses pas si jamais elle s'approchait. Elle partit tout d'abord dans l'autre direction, mais revint quelque temps après, Blaise et Théodore maugréant derrière elle. Pansy avait certainement fait exprès de les retrouver en premier pour se venger, observant sûrement derrière ses mains pour savoir où les deux garçons s'éloignaient. Harry ralentit sa respiration, cessant le moindre mouvement, lorsqu'ils passèrent à côté et aucun n'eut le moindre doute qu'il se cachait là, à moins de deux mètres d'eux. Ils le dépassèrent et Drago les avait rejoints lorsqu'ils repassèrent par où il était caché. Au bout d'une dizaine de minutes, ne l'ayant toujours pas trouvé, ils décidèrent de se séparer. Toutefois, ils n'eurent pas plus de succès seul qu'en groupe. Découragée, Pansy déclara forfait et c'est ainsi qu'Harry gagna la première manche.
Ce fut la même chose avec Blaise et Théodore qui, tour à tour, s'avouèrent vaincus. Drago, lui, plus têtu que tous les autres réunis quand il le voulait, chercha sans relâche, refusant d'abandonner alors que tous l'avaient fait avant lui. Il voulait réussir là où eux avaient échoué. Il fit le tour de tous les arbres, regarda sous tous les bancs, dans tous les recoins sombres et il monta même dans l'un des arbres pour voir si son cousin ne s'y était pas réfugié. C'est là que le trouva sa mère qui le fit tout de suite redescendre d'un coup de baguette avant de vertement le réprimander sur les dangers qu'il avait courus. Quand Drago se justifia en disant qu'il voulait simplement trouver Harry, sa mère répliqua que ce n'était pas une excuse valable et le força à renoncer, cédant pour une quatrième fois la victoire à Harry.
Maintenant que c'était le tour d'Harry de chercher, les enfants espéraient bien se rattraper. Pour se faire, Drago inventa une nouvelle règle que tous acceptèrent.
–Si Harry n'arrive pas à nous trouver, il perdra tous ses points et celui qui lui aura échappé gagnera la partie.
Le jeune garçon ne s'en préoccupa pas. Comparativement aux autres, gagner lui importait peu. C'était la première fois qu'il jouait avec des jeunes de son âge qui le considéraient comme un ami et ce fait à lui tout seul le comblait plus qu'aucune victoire ne le pourrait. Pourtant, il n'allait pas perdre volontairement.
Il compta jusqu'à cent, dissimulant complètement ses yeux derrière ses mains. Quand il les rouvrit, il se concentra, envoyant son don en exploration. C'était la première fois qu'il s'en servait de cette manière, mais il avait l'intuition que cela fonctionnerait. Il sentit soudain une étincelle fébrile, mélange d'excitation et d'obstination. Il devina qu'il s'agissait de Drago et décida de le garder pour la fin. C'était sa fête après tout, il pouvait le laisser espérer un peu. Il sourit en sentant alors de l'énervement mêlé à de l'exaspération et il suivit ce sentiment qui le mena, sans trop de surprise, à Pansy, Blaise et Théodore qui s'étaient disputé jusqu'à la dernière seconde la même cachette, les forçant donc à la partager une fois le décompte terminé. Pansy parut presque soulagé de pouvoir se décoller des deux garçons et sortit prestement de l'arbre centenaire qui arborait un trou en son centre entre ses racines. Harry se dirigea alors vers Drago, agissant comme s'il ignorait où il se terrait. Il sentit la fébrilité et la fierté de son cousin grandir et fit alors semblant d'avoir entendu un bruit et le surprit, dissimulé au milieu d'un tas de rocher au bord du lac. Le blond parut déçu, mais sourit rapidement en voyant qu'il était le dernier.
Harry les ayant tous trouvés en moins de dix minutes, ils lui accordèrent la victoire. N'étant pas de mauvais perdants, ils s'extasièrent sur le talent du plus jeune jusqu'à ce qu'ils rentrent manger et même lors du repas, ce qui remplit ce dernier de fierté. Son sourire se fit moins timide alors qu'il riait de bon cœur avec ceux de son âge et son regard accrocha brièvement celui de sa mère qui lui fit un clin d'œil, fière de son adaptation parmi les amis de Drago qui étaient devenus aussi les siens.
Après le gâteau qui fit le bonheur des enfants, ils se précipitèrent pour déballer les cadeaux, ayant tous hâte que Drago voie le leur. Harry aussi avait hâte, mais il resta un peu en arrière jusqu'à ce que le fêté le tire par la main pour qu'il le rejoigne et il l'installa de nouveau à ses côtés.
Le blond décida de commencer par celui de son cousin et tomba en amour avec la cape qu'il enfila sur-le-champ. Celle-ci était faite dans un tissu noir au reflet vert dont l'intérieur était émeraude et qui était exactement de la bonne taille pour Drago. Il ne l'enleva pas de la soirée et seule Narcissa, Lucius et Bellatrix surent qu'il avait même dormi avec.
Après s'être si bien entendu chez Drago, il n'y eut rien de surprenant que la petite bande se retrouve une nouvelle fois ensemble à la fête d'Harry un moins plus tard.
Le cœur du garçon battait follement dans sa poitrine alors qu'il attendait ses invités. C'était sa toute première fête d'anniversaire! Il aurait des amis, un gâteau, des cadeaux et sa maman, tout ce dont il avait souhaité seul dans le noir de son placard. C'était presque trop beau pour être vrai, mais le câlin que lui fit Drago en arrivant avec ses parents était trop réel pour qu'il s'agisse d'un mirage. Cette certitude rendit le tout encore plus merveilleux. Il comptait bien profiter de sa journée, attendant avec impatience toutes ces nouvelles choses qu'il n'avait jamais pu vivre avant.
Les deux cousins discutèrent en attendant les autres enfants. Drago faisait déjà le décompte des jours jusqu'à son entrée à Poudlard. Âgés de seulement six ans, ils avaient encore quelques années à attendre, pourtant, cela ne diminuait pas leur appréhension et leur excitation de grandirent en attendant le grand jour. Harry aussi avait hâte même s'il ne connaissait l'existence de cette école de magie que depuis quelques mois. Le blond, lui, avait grandi en entendant des contes sur le château écossais si célèbre dans le monde des sorciers.
Lorsque Pansy, Théodore et Blaise les rejoignirent, ils se joignirent à la conversation. Ils parlèrent avec enthousiasme des quatre maisons et clamèrent tous que Serpentard était la meilleure puisque leurs parents y avaient été, tout comme leurs grands-parents pour la plupart. Drago eut alors l'idée de promettre qu'ils iraient tous dans la maison des serpents. Ravis par l'idée, ils le jurèrent tous solennellement en posant leur main sur leur cœur. Harry suivit leur exemple, n'ayant rien contre l'idée d'aller dans la même maison que sa maman, encore moins si tous ses amis y allaient avec lui.
Bellatrix s'esclaffa en les voyant agir, suivie des autres parents qui avaient suivi leur petit manège du regard. Même s'ils rirent des agissements de leurs enfants, ils furent touchés et fiers qu'ils souhaitent suivre leurs traces.
Se sentant soudainement trop à la merci du regard des adultes, les plus jeunes décidèrent de sortir jouer dehors. Le jardin des Lestranges était certes plus sombre dû au fait qu'il était en partie composée de forêts, mais les chemins qui traversaient les bois et qui faisaient le tour du petit lac offraient mille amusements aux petits débordant d'imagination. Après un jeu de poursuite effréné, où encore une fois Harry s'illustra en ne se faisant pas toucher une seule fois, ils s'arrêtèrent aux abords de l'eau afin de se reposer.
–Ta mère me fait un peu peur. Avoua alors Pansy à Harry.
–Pourquoi? Ma maman est vraiment gentille.
–Elle n'est pas la seule, mon grand-père m'a dit qu'elle avait toute une réputation. Je ne suis pas sûr de ce que ça veut dire. Jugea bon d'ajouter Théodore.
–Tante Bella est super! Ceux qui ont peur d'elle sont juste peureux.
–N'empêche, je ne voudrais pas qu'elle soit en colère contre moi. Dis tout de même Blaise.
–Est-ce qu'elle s'est déjà fâchée contre toi? Mes parents me chicanent parfois si je mange entre les repas. Demanda la seule fille du groupe.
–Non, jamais.
–Jamais? S'exclamèrent Théodore, Blaise et Pansy.
–Harry est sage comme une image. C'est ma mère qui me l'a dit la dernière fois que je ne voulais pas me coucher. Elle dit qu'il ne se plaint jamais. Les informa Drago.
- Comment tu fais? demanda le garçon au teint mat.
–Oui, ils ont des règles vraiment ridicules parfois. Le soutenu Nott.
–Je ne trouve pas. Ma maman n'est pas très exigeante. Se contenta de dire Harry.
Ses amis le regardèrent d'un œil sceptique, mais se décidèrent, tandis qu'ils rentraient manger, à regarder avec attention la séance de cadeaux. Leurs parents leur avaient toujours dit qu'ils en auraient plus s'ils étaient sages.
Le repas fut excellent, comme toujours selon Harry, et le gâteau fut la chose la plus sublime qu'il ait jamais mangée. Bien sûr, il avait goûté à celui de Drago à sa fête, mais, maintenant que c'était le sien, cela lui sembla encore meilleur.
Il avait l'impression de flotter dans un rêve lorsqu'il s'assit, entouré de ses amis, pour déballer ses cadeaux. Il reçut un cahier à coloriage dans lequel les dessins s'animaient une fois dessiné de la part de Pansy, un paquet de cartes de bataille explosive de la part de Blaise, un toutou de serpent de la part de Drago et un livre sur les créatures fantastiques où les images prenaient vie pour illustrer les propos expliqués au fil des pages de la part de Théodore. De Lucius et Narcissa, il reçut une couverture vert émeraude et, de sa mère, il reçut de nouveaux vêtements et un collier en argent.
Ce fut ce dernier présent qui émut le plus le jeune garçon, car, au bout de la chaîne argentée pendait un petit boitier qui s'ouvrait pour découvrir une photo de sa mère et lui que quelqu'un avait prise à son insu. Alors qu'il observait la photo avec les larmes aux yeux, l'image de sa mère dans le boitier lui fit un clin d'œil en lui soufflant un : «Je t'aime.»
Gardant le pendentif dans sa main, il se leva et alla enlacer sa mère en chuchotant des centaines de fois merci. Alors que ses amis réclamaient de nouveau sa présence à leur côté, Harry embrassa doucement la joue de sa mère avant de desserrer son étreinte et de revenir s'asseoir.
Bellatrix posa la main sur sa joue, émue. Elle avait déjà embrassé affectueusement son fils, mais c'était la première fois qu'il le faisait lui-même ainsi, dans un élan d'émotion, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Elle le regarda rire avec les quatre autres enfants d'un regard débordant d'amour. Jamais elle ne regretterait son choix.
Lucius la regarda du coin de l'œil, un sourire légèrement moqueur sur ses lèvres. Elle lui renvoya son sourire quand elle s'en rendit compte, ce qui amena le doute dans l'esprit du blond. Son sourire était-il dû à son bonheur du moment ou prévoyait-elle quelque chose? Il ne savait jamais à quoi sa belle-sœur pensait.
–Narcissa a déjà accepté d'être sa marraine. Voudrais-tu devenir son parrain?
Lucius se mit à bégayer, surpris de la question, ce qui provoqua le rire des deux sœurs Malefoy. Aucune des deux ne fut surprise lorsqu'il accepta finalement après avoir retrouvé ses moyens. Malgré les grands airs qu'il se donnait, il avait lui aussi succombé au charme du petit. Ce garçon si gentil, si puissant, qui avait pourtant tant souffert alors qu'il n'avait que quelques années.
Harry Black-Lestrange s'était fait une place dans la famille et personne ne regretterait leur choix de lui offrir une seconde chance, ni maintenant, ni jamais.
Voilà! J'espère que vous avez aimé et, si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire.=)
