Disclaimer: Le monde d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling et à elle seule uniquement.
Coucou ! Je suis vraiment désolé de l'attente et je tiens à remercier tous ceux qui m'ont encouragé dans leur commentaire. Votre sollicitude m'a beaucoup touché.
Ceci est le dernier chapitre de l'enfance d'Harry, le prochain se conclura avec son départ pour Poudlard. J'ai pris compte de toutes vos suggestions et je les ai incluses dans l'histoire, j'espère que vous êtes contents et que vous avez vu tout ce que vous vouliez savoir sur l'enfance d'Harry ! =)
Pour me pardonner, voici un très long chapitre de 5000 mots.
Bonne lecture !
Chapitre 6 : Devenir plus fort
Harry pleurait, tentant d'échapper à son oncle qui le poursuivait, rouge de colère. Il ne se souvenait même plus ce qu'il avait encore fait pour attiser la fureur de l'homme, mais il savait qu'il ne devait pas se laisser attraper. Il entendit derrière lui le son d'un coup de ceinture fouettant l'air et se rappela l'horrible sensation de la peau qui se déchire sous l'impact de la boucle métallique. Il sentit du sang coulé dans son dos alors qu'il était sûr que son oncle n'avait pas pu le toucher vu la distance qu'il y avait entre eux. Soudain, l'inéluctable se produisit et le petit garçon fut bloqué par le mur du couloir, piégé entre lui et Vernon qui souriait méchamment. Alors qu'il dressait son bras pour lui donner un coup de ceinture, l'enfant se mit à pleurer et à se débattre jusqu'à ce qu'une douce voix vienne le réconforter.
–Harry. Harry, calme-toi mon chéri. Tout va bien, maman est là. Ce n'est qu'un cauchemar, réveille-toi mon amour.
Le petit garçon ouvrit les yeux et se jeta dans les bras de sa mère en tremblant. Celle-ci passa doucement sa main dans ses cheveux, fredonnant une berceuse afin de calmer son fils qu'elle détestait voir aussi apeuré.
Harry calma peu à peu ses pleurs et ses tremblements, trouvant du réconfort dans la chaleur maternelle. Il était en sécurité maintenant, il ne retournerait plus jamais là-bas. Il avait encore de la difficulté à le croire, mais la poigne ferme et douce de sa mère l'y aidait.
–Raconte-moi ton cauchemar, mon cœur.
D'une voix tremblante, le garçon obéi à la demande de sa maman.
–J'étais dans mon ancienne maison et... et mon oncle me battait.
Frissonnant, l'enfant se colla un peu plus contre sa mère qui resserra son étreinte.
–Ce moldu a eu ce qu'il méritait et je te jure que plus personne ne posera la main sur toi. Plus personne ne pourra te faire du mal sans recevoir la punition qu'il mérite.
–J'aimerais être aussi fort que toi, maman.
Bellatrix sourit.
–Ça peut s'arranger.
8 heures sonnèrent dans le grand manoir des Lestranges. Le glas fut accompagné du battement des cils du jeune Harry, qui ouvrit les yeux sur le visage souriant de sa mère. Il avait réussi à se rendormir entre les bras de sa maman après maintes berceuses qui avaient eu le don de le calmer après l'horrible cauchemar qui l'avait réveillé en pleurs.
Il tendit les bras et se laissa prendre par Bellatrix qui l'enlaça doucement tout en déposant un baiser sur son front.
–Ça va mieux, mon trésor ?
Harry hocha sa tête avec hésitation. Le reste de sa nuit avait été beaucoup moins agité, mais les souvenirs latents de son mauvais rêve lui faisaient encore peur. D'autant plus qu'ils faisaient remonter les traumatismes qu'il avait vécus avant d'être sauvé.
–Mon pauvre trésor. Allez, il faut que tu t'habilles maintenant. J'ai une surprise pour toi cet après-midi, mais il faut que tu sois très sage.
–Je suis toujours sage. Riposta Harry, jugeant inutile de lui parler comme s'il était un enfant turbulent alors que sa mère le posait pour choisir ses vêtements de la journée.
–C'est bien vrai.
Bellatrix l'aida à enfiler une petite robe de sorcier vert émeraude puis le prit par la main afin de descendre l'escalier principal pour se diriger vers la salle à manger.
Prenant place à l'extrémité de la table après avoir installé son fils dans la chaise d'à côté, elle appela Sofky qui leur servit le petit-déjeuner.
Tandis qu'Harry se délectait des crêpes cuisinées par leur elfe de maison, Bellatrix le regardait tendrement, réfléchissant à sa surprise. Elle ne doutait pas qu'il soit fin prêt à enfin apprendre ce qu'elle voulait lui montrer. Jamais plus il n'aurait peur. Il voulait devenir aussi fort qu'elle ? Elle lui en donnerait les moyens.
–J'ai fini.
–Tu peux aller commencer à pratiquer ton écriture dans ce cas. J'irai te rejoindre dès que j'aurai fini.
Harry obéit sans se plaindre, n'ayant absolument rien contre ses avant-midi d'apprentissage avec sa mère où celle-ci lui enseignait tout ce qu'il avait besoin de savoir. Pour l'instant, ils travaillaient surtout son écriture et sa lecture ainsi que les bonnes manières et le garçon adorait cela. Peut-être était-ce en partie parce qu'alors il recevait une panoplie de compliments qu'il n'avait jusque là jamais entendu à son égard.
Cependant, la raison lui importait peu. Il s'assit à son petit bureau dans la bibliothèque que sa mère lui avait procuré pour son seul usage et s'appliqua à retranscrire les lettres reproduites dans le livre que lui avait laissé sa mère.
Il s'était déjà nettement amélioré depuis qu'il avait commencé, mais il savait que ce n'était pas encore suffisant. Il devrait être parfait lorsqu'il irait à Poudlard pour ne pas faire honte à sa mère, une chose qu'il n'oserait jamais faire. Il n'y survivrait pas, pas après tout ce qu'elle avait fait pour lui. Toutefois, il avait encore amplement le temps. Il n'allait par contre pas s'empêcher de mettre les bouchées doubles. Il était conscient de la chance qu'il avait et voulait s'en montrer digne.
Sa mère le rejoignit à peine une demi-heure plus tard et feuilleta ce qu'il avait déjà fait. Elle alla ensuite chercher un livre qu'elle lui donna à lire et Harry s'empressa de le commencer. C'était sans doute la partie de ses apprentissages qu'il préférait le plus.
Il ne recevait jamais de livre très compliqué à lire, pour l'instant en tout cas puisqu'il n'avait que 6 ans, mais ils étaient toujours passionnants. Chacun lui dévoilait une nouvelle facette du monde qui était maintenant le sien et il ne cessait de s'émerveiller. Le livre du jour portait sur les dragons et les quelques images animées le fit écarquillé les yeux.
Cependant, les livres n'étaient pas la seule raison pour laquelle il appréciait particulièrement cette partie de la journée. Le fait que sa mère le posait sur ses genoux afin qu'il lui lise l'histoire, ses bras autour de sa taille et déposant de temps à autre des baisers sur ses cheveux y étaient sans doute aussi pour beaucoup.
Ce moment lui semblait ne jamais durer assez longtemps. Même s'il savait que sa mère lui avait promis une surprise après ses cours de l'avant-midi, il se demandait maintenant ce qu'il préférait entre les deux. Tout enfant ne cesserait de sautiller, anxieux d'avoir une récompense, mais pour lui, aucun cadeau ne pouvait égaler ces moments passés avec sa maman. Quoique...
Il passa distraitement une main sur le médaillon qu'il portait constamment autour du cou maintenant. Celui qui renfermait en son sein une photo de sa mère... c'était la plus belle chose qu'on lui ait jamais offerte. Même s'il n'avait jamais vraiment reçu grand-chose.
Il continua de lire assidûment durant l'heure qui suivit et finit le livre presque à regret, quittant l'étreinte rassurante de sa mère afin de poursuivre la prochaine leçon. Après une heure de règles plus compliquées les unes que les autres et dont il n'aurait pas le choix de se souvenir, sa mère décida d'arrêter les leçons de la journée. Le garçon devint alors légèrement appréhensif, se demandant si l'heure de sa surprise était arrivée. Ce qui se trouva être le cas.
Sa mère le mena dans les sous-sols de la maison, un sourire aux lèvres. Harry était bien curieux puisqu'il n'y avait jamais mis les pieds jusqu'à maintenant même après tout le temps qu'il avait passé dans la demeure.
–Maintenant Harry, c'est important que tu m'écoutes. Je ne veux pas que tu viennes ici tout seul sans ma permission d'accord ?
–Oui, maman.
Ils s'arrêtèrent dans un corridor rempli de ce qui ressemblait à des cellules et qui en était probablement. Harry n'en était pas très surpris. Leur maison ressemblait à un château et il avait déjà lu à propos de château possédant leurs propres donjons au Moyen Âge, période où celle-ci avait dû être construite.
–Ce que je vais te montrer est très difficile à faire, surtout sans baguette, mais puisque tu n'as pas encore le droit d'avoir la tienne, nous n'avons pas le choix. Ça te demandera beaucoup d'efforts, mais je suis certaine que tu réussiras même si ça prend du temps.
–On va faire de la magie ? comprit le garçon.
–Tu voulais devenir aussi fort que moi, non ?
Le sourire de l'enfant devint éclatant et il sauta dans les bras de sa mère qui rit devant son explosion de joie.
–Tu n'es pas censé en faire avant d'entrer à Poudlard alors ce sera notre petit secret, d'accord ?
Harry hocha vigoureusement sa tête, aux anges.
–Est-ce que tu vas me montrer comment tu as fait avec les moldus ?
Les moldus faisaient référence au Dursley que le garçon ne voulait plus considérer comme son oncle, sa tante et son cousin, surtout pas après que les Malefoy aient pris leur place.
–Est-ce que tu aimerais ça ?
Un autre hochement décidé de la part de son fils la convainquit.
–Alors oui.
Elle l'amena devant une cellule remplie de rats terrifiés qui tournaient en rond dans leur cage, se battant quelquefois entre eux avant d'aller soigner leurs blessures dans un coin relativement éloigné des autres, autant qu'ils le pouvaient dans un si petit espace.
Harry eut une grimace de dégoût et fut bien content qu'ils soient prisonniers derrière les barreaux trop peu espacés pour les laisser filer.
Bellatrix sourit en voyant la mimique de son fils. C'était toujours plus facile de pratiquer sur quelque chose ou quelqu'un inspirant le dégoût ou le mépris. Des moldus auraient aussi fait l'affaire, mais cela aurait pu attirer l'attention non désirée d'aurores, ce qu'elle tentait d'éviter.
–Les rats sont très utiles comme cobayes. Même s'ils meurent, personne ne s'en plaindra et ils peuvent ressentir la douleur aussi bien qu'un humain.
Harry acquiesça, comprenant le bien-fondé de l'utilisation des rats.
–Avant que nous commencions, je veux que tu t'assures d'avoir toujours tes protections mentales en place lorsque tu le fais. Puisque ce n'est qu'un rat, ça ne devrait pas t'affecter, mais lorsque se sera un humain tu pourrais te faire plus de mal à toi qu'à l'autre.
Le garçon montra encore une fois son assentiment avant de faire comme demander. C'était encore plus facile lorsque sa mère était à ses côtés puisqu'il pouvait alors se concentrer sur elle sans aucun effort.
–Bien, alors je commence. Je le ferai moi aussi sans baguette donc tu n'auras qu'à me copier. Le sort que je vais te montrer permet d'infliger de la douleur sans laisser de traces apparentes. Tu pourras plus tard ajuster le niveau de douleur que tu veux infliger. Personne n'osera s'en prendre à toi avec ça dans ta poche. C'est mon sort préféré.
Bellatrix fixa son regard sur l'un des rats en particulier, un qui se trouvait un peu plus à l'écart.
–Il faut d'abord que tu te concentres sur ta cible. Si tu te laisses déconcentrer, le sort ne fonctionnera pas ou tu le lanceras sur la mauvaise personne. Ensuite, il faut que tu concentres toutes tes émotions sur un seul but, faire souffrir. Si tu ne le veux pas ou si tu ne le veux pas assez fort, cela affaiblira le sort jusqu'à l'annuler complètement. La magie n'obéit pas aux indécis. Une fois que tu te sens prêt, tu lances le sort. C'est encore mieux en informulé, car la personne ne s'en rendra compte que lorsqu'il sera trop tard et qu'il n'y aura aucune preuve que tu l'as lancé.
Devant les yeux écarquillés d'Harry, le rat choisi par la femme se mit à se tortiller, couinant de douleur. Ceci causa le retrait des autres bestioles qui tentèrent de fuir la chose invisible qui s'en prenait à l'un deux. Quand sa mère reporta son regard sur lui, le rat cessa de se débattre, bougeant faiblement les pattes dans un maigre effort pour s'enfuir, mais la vermine était trop épuisée pour suivre son instinct.
–C'est comme ça qu'on le fait. À toi maintenant. Choisis-en un. Lui demanda Bella en lui pointant l'attroupement de rats.
Le regard de l'enfant les survola avant de finalement se poser sur celui placé un milieu du groupe. Il devait sûrement se sentir en sécurité ainsi entouré. Quelle surprise il aurait lorsqu'il s'en prendrait à lui ! Se faire agresser dans un environnement supposément sécuritaire, ce serait comme lui chez les Dursley ou comme Dudley qui ne se croyait fort que parce qu'il avait sa bande autour de lui. Oui, c'est cela. Ce rat était exactement comme Dudley.
–Tu l'as choisi ?
Harry hocha lentement la tête, ne quittant pas l'animal du regard.
–Alors maintenant tu vas te concentrer. Tu dois vouloir qu'il souffre, de tout ton corps. Tu ne dois penser qu'à cela.
L'enfant pensa à toutes les fois où son cousin l'avait pourchassé avec sa bande. Toutes les fois où il avait dû passer des heures caché après avoir dû passer tout autant de temps à courir. Toutes les fois où son cousin et ses amis l'avaient rattrapé. Toutes les fois où ils l'avaient battu jusqu'à parfois lui casser le nez et ses lunettes avec. Toutes les fois où Dudley l'avait accusé pour des choses qu'il avait faites et toutes les fois où il avait été puni, frappé, à sa place. Oui, il méritait de souffrir et il voulait qu'il souffre.
Il sentit la haine monter dans son frêle petit corps qui commençait à peine à se remettre de tout ce qu'il avait vécu. Il devait souffrir. Il devait souffrir pour toutes les fois où lui avait dû subir alors qu'il n'avait jamais rien fait de mal. Il devait souffrir. Souffrir. Souffrir. Souffrir !
Un couinement de douleur retentit soudain. Tandis que la masse de rats s'écartait vivement, créant un espace vide au milieu du groupe, on pouvait voir le pauvre animal sur lequel le garçon avait posé son dévolu se tordre de douleur, semblant se battre contre un adversaire inconnu et abandonné des autres dans ses tourments.
Le rire de Bellatrix éclata dans les sous-sols alors qu'elle encerclait son fils de ses bras, le soulevant dans les airs. Son fils brisa sa transe et sourit à sa mère, la fierté gonflant son ventre en voyant la joie de sa maman.
–Tu as réussi ! Du premier coup en plus ! Je suis si fière de toi mon trésor !
Harry ferma les yeux contre l'épaule de Bellatrix. Elle était fière de lui. Son sourire s'agrandit encore plus si c'était toujours possible et il se promit qu'il ferait tout pour que ce soit toujours le cas.
Bellatrix, elle, se félicita pour son initiative. Dire qu'elle avait hésité, n'étant pas certaine qu'il serait prêt pour cela. Harry venait de lui prouver que son choix avait été le bon ce jour-là à Privet Drive. En plus d'avoir trouvé un fils, elle venait aussi de trouver un merveilleux allié pour le seigneur des ténèbres. Elle ne pouvait être plus comblée.
–Tu mérites une récompense. Que dirais-tu d'une glace ? Nous pourrions aller sur le chemin de Traverse.
–Oh oui !
–Viens. Tu en auras autant que tu voudras.
–Est-ce que je pourrais m'acheter un nouveau livre aussi ? Je suis rendu assez bon maintenant.
–Bien sûr. Quel genre de livre veux-tu ?
–Tu devrais vraiment venir un jour pour que je te le montre. Il y a plein de créatures dans mon livre et, apparemment, tu peux tous les trouver à Poudlard !
Drago sautilla sur place.
–Pour de vrai ? Mais où ça ?
–Dans la forêt interdite. Répondit Harry.
Les deux cousins étaient présentement assis dans le grand salon des Malefoy, attendant que leurs parents soient prêts à partir pour le bal de Noël qui était organisé chez les Greengrass cette année. La tradition voulait que les grandes familles de sang pur, nobles évidemment, soient tour à tour les hôtes de ce bal qui était l'un des plus importants de l'année. C'était la première fois que le jeune Black-Lestranges assistait à un bal de cette envergure. En fait, c'était la première fois qu'il assistait à un quelconque bal, petit ou grand. Son cousin, lui, lui avait parlé de tous les bals auxquels il avait assisté, y compris celui de Noël de l'an dernier. Son imagination s'était chargée du reste afin de lui donner une idée de ce qui l'attendait. Sa nervosité avait augmenté alors qu'il s'était imaginé tous les yeux posés sur lui quand il serait présenté à leur arrivée. Son apparition comme étant le fils de Bellatrix en ayant surpris plus d'un, il se doutait qu'il serait l'attraction de la soirée et cela l'angoissait énormément. Heureusement, Drago lui avait juré qu'il ne le quitterait pas d'une semelle et sa présence à ses côtés lui avait permis de se calmer un peu. De plus, le blond lui avait dit que, faisant eux aussi partie de la haute société, Pansy, Blaise et Théo seraient également présents au bal. La perspective de revoir tous ses amis avait réussi à atténuer son restant d'appréhension.
En plus d'être la première grande soirée mondaine à laquelle il assistait, c'était aussi son tout premier vrai Noël, ceux passés enfermé dans le placard où à regarder Dudley déballé ses cadeaux ne comptant évidemment pas. Il avait hâte de voir à quoi ressemblait cette fête lorsque l'on n'en était pas exclu. Des commentaires enthousiasmes que Drago avait dit à Harry, cela paraissait être une belle fête. Ce serait toujours mieux qu'avec les... les moldus.
–Vous ne planifiez pas d'y aller j'espère, la forêt interdite n'est pas pour les enfants. Ce n'est pas pour rien qu'on lui a donné ce nom.
Les deux garçons se tournèrent vivement vers celle qui venait d'entrer dans le salon vêtu d'une somptueuse robe bleu royal.
–Non, maman.
–Non, tante Narcissa.
–Allons, Cissa, laisse-les s'amuser. Ils savent se défendre.
Bellatrix dit ces derniers mots en envoyant un discret clin d'œil à son fils qui lui sourit en retour. Sa mère avait revêtu pour l'occasion une très belle robe émeraude ornée de dentelles noires qui s'accordait parfaitement aux habits de son fils qui avaient été faits dans les mêmes couleurs.
–Où est père ?
Effectivement, le patriarche était le seul à manquer dans la pièce.
–Tu connais ton père, il est encore en train de se pomponner. Pire qu'une fille. Se moqua Bellatrix.
–Je ne me pomponne pas, Bella. Intervint Lucius en entrant dans la pièce. Je soigne mon image, c'est tout.
–Il y a une différence ?
Les deux enfants tentèrent de masquer leur rire avec très peu de succès, se réfugiant dans les jupes de leur mère pour mieux le dissimuler. Leur tentative ne passa pas inaperçue, mais les femmes se contentèrent d'en sourire tandis que le lord Malefoy haussa le menton, affichant un air vexé qui s'effaça lorsqu'il vit l'heure.
–Il est temps de partir. Les dames et les enfants d'abord. Dis Lucius en montrant la cheminée du bras.
–Pourquoi pas toi d'abord, Lucius. Ça t'empêchera de te regarder encore une fois dans le miroir pendant des heures lorsque nous serons partis.
Le blond soupira alors que Bellatrix s'esclaffait. Celle-ci, prenant Harry dans ses bras, s'excusa d'un air nullement désolé.
–Je plaisante voyons. Attention ou tu vas avoir des rides avant l'âge. Je passe en premier, tiens-toi bien à moi mon chéri.
Le fils et la mère pénétrèrent dans l'âtre, disparaissant une seconde plus tard dans un éclat de flammes vertes.
Ils furent accueillis aussitôt par Madame Greengrass et ses filles Daphnée et Astoria.
–Bellatrix, je suis heureuse que tu aies pu venir.
Bellatrix posa doucement son fils en sortant de l'âtre sans qu'aucune poussière ne se soit posée sur elle.
–Qui aurait osé manquer l'une des fêtes que tu organises, Marlène ? Il l'aurait regretté toute sa vie.
Tu ne lui aurais jamais permis de l'oublier et tu le lui aurais fait payer à chaque occasion. Pensa-t-elle en son for intérieur.
–Serait-ce...
–Effectivement. Voici Harry Black-Lestranges, mon fils.
–Black-Lestranges ?
–Comme tu le sais, mon cousin Sirius, dit-elle sur un ton de dégoût qui fut visiblement partagé par leur hôtesse, a été renié par ma mère et ne peut prétendre au titre. Étant l'aînée, c'est donc à moi que l'héritage revient et, plus tard, c'est mon fils qui en héritera. Je ne pouvais décemment pas choisir de ne pas lui donner le nom de l'une des deux familles dont il est l'héritier. Surtout considérant le fait que les deux font partie des 28 familles sacrées.
L'autre dame acquiesça, comprenant tout à fait la décision qu'avait prise Bellatrix.
À ce moment, Narcissa arriva avec Drago, suivi de près par Lucius. Bella en profita pour s'éclipser après une dernière salutation et se dirigea vers la salle où se tenait le bal, tenant la main de son fils qu'elle sentait nerveux. Elle s'arrêta juste devant les portes menant à la salle des festivités et s'agenouilla devant son fils. Elle fut fière de voir qu'il cachait bien sa nervosité. Il avait bien appris.
–Ton bouclier est bien en place ?
–Oui.
–Bien. S'il y a quoi que ce soit, tu viens me voir et nous partirons. Si tout se passe bien, nous partirons à minuit, alors soit prêt.
–D'accord.
Se relevant, Bellatrix lui reprit doucement la main.
–Allons-y.
Tous les regards se fixèrent sur eux lorsqu'ils franchirent les portes et qu'un elfe de maison les annonça. Sans surprise, ce fut surtout Harry qui retint l'attention de la foule. Nombre d'entre n'avait jamais vu le fils de Bellatrix en personne, mais ils en avaient entendu parler par toutes les rumeurs qui s'étaient propagées dans toute la communauté magique de Grande-Bretagne.
Harry fit de son mieux pour ne pas laisser paraître son inconfort. Il chercha le réconfort de sa mère en se collant imperceptiblement contre elle et celle-ci répondit en lui serrant un peu plus fort la main. Ils descendirent les marches menant au plancher de danse où valsaient quelques couples avant leur arrivée qui avait figé tout le monde. Ils furent aussitôt encerclés par une grande quantité de nobles de la société sorcière qui tentaient tous de masquer avec peu d'efficacité leur intérêt et leur curiosité. Il fut alors présenté officiellement par sa mère à la foule avide qui n'osa pas rester, pour la plupart, plus longtemps sous le regard de celle-ci. Ce fut la première fois que le garçon fut heureux de la mauvaise réputation de sa maman.
L'arrivée des Malefoy finit de disperser la foule assemblée et Harry profita de l'arrivée de Drago afin de s'éclipser avec lui. Le blond, habitué des lieux puisque ses parents l'avaient déjà amené chez les Greengrass, le mena jusqu'à un escalier dissimulé par un rideau qui était lui-même caché par une colonne de marbre. Les marches menaient jusqu'à un petit balcon qui surplombait la salle.
–Les autres sont déjà en haut. C'est Daphnée qui m'a montré comment faire. Elle va sûrement venir nous rejoindre quand sa mère la laissera partir.
À ces mots, Drago rougit légèrement et Harry, concentrant son pouvoir uniquement sur son cousin, parvint à sentir les émotions de celui-ci sans se laisser envahir par ceux des autres. Il sourit en sentant le sentiment naissant du blond envers la jeune fille.
–T'es amoureux !
–Quoi ? Non, pas du tout ! Être amoureux, ça veut dire qu'il faut s'embrasser et, ça, c'est dégoûtant. J'ai vu mes parents le faire... Finit-il en chuchotant, un air de dégoût clairement affiché sur ses traits.
Drago s'était peut-être convaincu lui-même, mais ses sentiments, eux, ne mentaient pas. Harry se contenta de laisser passer, mais se promit de garder un œil sur les deux.
Pansy, Théo et Blaise étaient déjà en pleine discussion, ou plutôt en pleine dispute, lorsqu'ils débouchèrent sur le balcon.
–Notre sapin est deux fois plus gros que le leur. Affirmait Pansy en pointant celui qui trônait en plein milieu de la salle et qui rejoignait presque le deuxième étage, là où ils se trouvaient.
- C'est pas vrai ! nia Théo.
- Ouais, t'es qu'une menteuse ! confirma le métis.
–Non, c'est vrai !
- Ben, d'abord le mien, il est trois fois plus gros ! répliqua alors Blaise.
–N'importe quoi !
–Pourquoi ? J'ai pas le droit d'avoir un gros sapin moi aussi ?
–Toi aussi tu mens, Blaise ! Vous mentez tous les deux ! S'interposa Théo.
–Quoi ? C'est pas vrai, je mens pas ! s'indigna encore une fois la jeune fille.
–Hey, t'es censé être dans mon camp, pas contre moi !
Soudain, Pansy remarqua l'arrivée de Drago et Harry et oublia complètement leur argument.
–Harry ! Drago !
–Quoi ? Oh, salut les gars ! fit Blaise en se retournant.
–Salut ! Se contenta de dire Théodore.
–Déjà en train de vous chicaner vous trois ? Nota Drago avec moquerie.
–C'est ça qui arrive quand tu es entouré d'imbécile. Marmonna la seule fille du groupe.
Harry sourit, sentant clairement qu'il n'y avait aucune réelle haine entre ses trois amis.
–C'est le premier bal d'Harry alors essayer au moins de bien vous tenir. Leur ordonna Drago d'un air important.
Avec que l'un des trois concernés ne puissent riposter, une voix retentit derrière eux.
–C'est ton premier bal, Harry ?
En voyant le rouge s'emparer des joues de son cousin, il n'eut aucune difficulté à deviner qui était la propriétaire de cette voix.
–Oui. Toi, c'est Daphnée, c'est ça ?
La jeune fille hocha la tête en souriant, tandis que Drago faisait tout pour éviter son regard.
Harry profita du moment afin de bien observer la jeune fille qui se rapprochait de la bande. Celle-ci, avec ses cheveux blonds foncés et ses yeux bleu vert, était effectivement très jolie et il pouvait comprendre le béguin que son cousin éprouvait pour elle. Toutefois, lui ne ressentait rien. Elle ferait une bonne amie sans doute, mais pas plus.
–On devrait se rapprocher de la balustrade. Père va bientôt faire son discours.
Effectivement, un tintement retentit dans la grandeur de la salle et le silence se fit. Harry, comme tous ses amis, se plaça sur la pointe des pieds afin de voir ce qui se passait en dessous d'eux. En parcourant du regard les sorciers qui s'étaient arrêtés de danser et de parler, il croisa le regard de sa mère qui lui fit un clin d'œil.
Il n'écouta pas ou très peu le discours que prononça le Lord Greengrass tout comme sa mère qui fut la raison principale de sa distraction. Bellatrix passa en effet tout son temps à envoyer de discrète grimace à son fils qui dû se retenir de nombreuses fois pour ne pas rire. Sa maman trouvait apparemment toutes ces mondanités très ennuyantes ce qui ne l'étonnait que très peu. Sa mère était plus une femme d'action que de discussion après tout.
–Joyeux Noël !
Aux derniers mots du lord, Bellatrix leva comme tous les autres adultes sa flûte de champagne, mais la dirigea vers son fils en souriant avant de lui dédier un autre de ses clins d'œil.
Derrière lui, Pansy avait recommencé à se chamailler avec Blaise sitôt que leur hôte eu finit de parler tandis que Théo, Drago et Daphnée discutaient joyeusement. Souriant, Harry se dit que, si tous les Noël ressemblaient à celui-ci, c'était sans doute l'une de ses fêtes préférées.
Voilà ! J'espère que vous avez aimé et, si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser vos commentaires ! Si vous voulez savoir mon rythme de parution, vous pouvez aller voir sur mon profil, j'y inscris mon avancée dans mes différentes histoires et mes dates de publication au fur et à mesure.
À la prochaine !
