Disclaimer:

Le monde d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling.

Désolé pour l'énorme attente, je n'ai aucune raison valable à part mon horaire chargé, mais malgré cela, ça fait des lustres que j'aurais dû publier ce chapitre. Vous me pardonnez? S'il vous plait?

Voici le dernier chapitre concernant l'enfance d'Harry avant Poudlard. Merci à tous ceux qui m'ont écrit ce qu'ils aimeraient voir. Je crois avoir répondu à toutes les demandes ou, au moins, à une grande majorité.

En passant, pour ceux qui ont cru que je confondais toutou et doudou, je m'excuse. Au Québec, une doudou est plus une couverture et un toutou est un coussin en forme d'animaux, de fleurs, etc. Je n'ai pas pensé que le terme pourrait porter à confusion. Maintenant vous le savez. =)

J'ai fait un saut dans le temps depuis le bal de Noël où Harry avait 6 ans. Il a maintenant 10 ans et se dirigera bientôt vers Poudlard.


Harry Black

Chapitre 7: Découverte et confrontation

Harry se prélassait à la veille de ses 11 ans sur l'une des roches qui bordait le sombre lac de la demeure qui les accueillait, lui et sa mère.

Il avait bien grandi depuis qu'il y avait été recueilli par Bellatrix. Ses cheveux bouclés descendaient jusqu'à ses épaules et il n'était pas exceptionnellement grand, mais avait une taille normale, dans la moyenne, ce qui était déjà mieux que s'il était resté... là-bas.

Ce sujet était toujours un peu sensible pour lui, mais la peur l'avait quitté. Des morts ne pouvaient rien lui faire. En fait, même vivants, ils ne pourraient rien lui faire, plus maintenant. Sa mère lui avait appris à se défendre, secrètement bien sûr puisqu'il n'avait pas l'âge de faire de la magie hors de Poudlard.

Ah, Poudlard... Dans quelques heures, il aurait onze ans et il recevrait enfin sa lettre. Drago l'avait déjà reçu lui. Tout comme tous les autres. Il ne restait plus que lui. Il était le petit jeune de la bande, c'est comme ça que l'appelait Blaise. Son cousin était bien content d'avoir passé son surnom à un autre.

Il avait hâte d'y être. Sa mère s'inquiétait un peu à cause de son don, mais pas lui. Il avait appris à le contrôler après tout ce temps. Son parrain l'y avait aussi beaucoup aidé. Il lui avait appris à garder la tête froide en tout temps. Toujours réfléchir avant d'agir et rester calme. Parfois, c'était plus facile à dire qu'à faire, mais c'était le secret d'un bon occlumen et d'un bon sang pur.

Quoique, sa mère se laissait parfois emporté et pas une seule personne, pas même la plus brave, n'aurait osé le lui reprocher. C'était bien sa mère ça. Il était toujours fier lorsqu'il voyait les autres trembler devant elle. Sa mère était forte et elle le protégerait toujours, quoi qu'il arrive. Elle le lui avait promis il y a des années de cela et le lui répétait toujours aujourd'hui.

Il ouvrit soudain les yeux et tendit l'oreille. Il lui semblait avoir entendu un bruit. Quand rien ne se passa, il fronça les sourcils. Il ne l'avait pourtant pas imaginé.

Il sursauta lorsqu'il vit une rangée d'écailles blanches se faufiler entre les herbes à ses pieds. C'est alors que le son se répéta, plus clairement, et, cette fois-ci, il en comprit le sens.

Stupide humain. Il m'a pris ma place. C'est ma pierre. Peut-être que si je le mords il va bouger?

Harry ramena ses pieds plus près de lui. Peut-être qu'il hallucinait, mais il ne voulait pas prendre de chance. C'était lui où il venait d'entendre un serpent ronchonner ?

En voyant le serpent glisser sur la pierre dans sa direction, montrant légèrement les crocs, il se dit qu'il ne l'avait peut-être pas rêvé.

Que faire ? Se déplacer ? Il craignait un peu que le serpent réagisse mal à un geste brusque de sa part. Harry réfléchit rapidement. Si lui le comprenait, est-ce que l'inverse serait réciproque ? Pourquoi pas ? Au pire, il aurait l'air idiot et, puisqu'il était seul, c'était le moindre de ses soucis présentement.

C'est ta place?

Le serpent se figea et leva le haut de son corps, mais pas d'une façon menaçante, plutôt... curieuse.

–Oui...

Harry écarquilla légèrement les yeux. Le serpent lui avait répondu ! Il poursuivit rapidement, ne désirant pas insulté l'animal par son silence.

–Je suis désolé. On peut partager si tu veux.

Le serpent parut réfléchir.

–Un parleur... oui, je peux accepter de partager avec un parleur.

–Un parleur?

Le serpent glissa jusqu'à lui afin de se placer au soleil et profiter de sa chaleur.

Tu parles la langue des serpents. Nous respectons tous ceux qui parlent notre langue, mais c'est très rare. Je ne m'attendais pas à en trouver un ici. Maintenant, j'aimerais dormir.

–Oh, bien sûr. Je ne te dérange plus.

–Harry !

La voix de sa mère lui fournit une excuse pour laisser le serpent dormir en paix. Il fronça les sourcils quand il vit l'air troublé de la sorcière.

–Qu'est-ce qu'il y a, maman ?

Bellatrix regarda la pierre sur laquelle reposait encore le serpent et redescendit son regard vers son fils.

–Harry, dis-moi si je me suis imaginé des choses, mais ce serpent... tu lui parlais ?

Le garçon se retint de justesse alors qu'il s'apprêtait à se mordre la lèvre, un tic peu apprécié par sa mère. Est-ce qu'il allait avoir des ennuis ? Il ne l'avait jamais vu ainsi.

–Oui.

–Et il te comprenait ?

–Oui, il m'a répondu. Il m'a dit que j'étais un parleur.

L'enfant aurait presque sursauté s'il n'était pas habitué au brusque changement d'émotion de sa mère. Sa mimique indécise se transforma en un sourire ravi et ses yeux semblèrent briller de fierté, mais il ignorait pourquoi.

–Tu es fourchelangue... tu es fourchelangue ! répéta-t-elle en séparant chaque mot comme pour savourer chaque son qu'il produisait.

–Fourchelangue ?

–La langue des serpents. Mon fils est un fourchelangue ! répéta-t-elle, aux anges.

Bellatrix emprisonna son fils dans ses bras dans un vigoureux câlin.

–Alors c'est bien ? chuchota Harry.

–Plus que bien ! C'est un honneur ! Sais-tu qui était le dernier fourchelangue connu ?

Le garçon hocha négativement la tête.

–C'était le Seigneur des ténèbres. Le plus puissant de tous les mages que la Terre ait connu. Que tu partages l'un de ses multiples dons est un honneur comme il y en a peu.

–Le Seigneur des ténèbres ?

Bellatrix se calma un peu, mais son sourire resta sur ses lèvres.

–Il y a quelque chose dont je ne t'ai pas encore parlé, Harry. Toutefois, je crois que l'heure est venue que tu sois au courant. Marche avec moi.

Le garçon obéit, curieux. De quoi voulait-elle lui parler ? Il lui semblait pourtant qu'elle ne lui avait jamais rien caché.

–Avant ta naissance, le Seigneur des ténèbres menait une guerre contre le ministère de la magie incompétent et tous les sorciers dit de la lumière.

–Tout seul ?

–Non. Il avait des fidèles : les Mangemorts. C'est comme ça qu'on nous appelait.

–Tu en as fait partie ?

–Évidemment. Regarde bien.

Bellatrix retroussa d'un mouvement vif sa manche, laissant apparaître un symbole d'encre représentant un serpent mouvant qui jaillissait de la bouche d'un crâne qui jurait contre la peau pâle de sa peau.

–Ceci était son symbole, notre symbole. Tous ses fidèles possèdent cette marque.

–Que s'est-il passé ?

Sa mère replaça sa manche et continua.

–Je me suis battu à ses côtés durant la guerre. Je n'ai pas failli une seule fois à ma tâche, mais ce ne fut pas le cas pour tous. Il fut trahi par certains de ses hommes et, aujourd'hui, le Seigneur des ténèbres n'est plus qu'un mauvais souvenir pour tous les peureux qui se sont jadis dressés contre lui. Ils n'osent toujours pas prononcer son nom, même après toutes ces années. Mais Il reviendra.

–Quand ?

–Un jour, et je l'y aiderai. Mon plus grand rêve a toujours été d'enfin le voir régner sur le monde magique. Il a la puissance pour nous guider tous vers la prospérité, loin de ces pathétiques moldus. C'est malheureux que peu s'en rendent compte, à tel point que le soutenir est devenu un crime.

–Je ne dirai rien, maman.

–Merci, mon trésor.

Ils marchèrent encore un peu en silence, Harry en profitant pour glisser sa main dans celle sa mère qui la serra avec affection.

–Quand Il reviendra, moi aussi je pourrai l'aider ? Comme toi ?

–Si c'est ce que tu souhaites, alors oui. Il t'accueillera à bras ouverts. Comment pourrait-Il refuser un talent comme le tien ?

Harry poursuivit son chemin avec sa mère, un sourire sur les lèvres en s'imaginant aux côtés de sa mère.


Le jour de ses 11 ans, Harry se réveilla à l'aube. S'habillant rapidement, il se mit à guetter avec inquiétude l'arrivée de sa lettre. C'était la seule pensée cohérente qui lui traversait la tête alors que le soleil se levait à peine. Et si elle ne venait pas ? Et s'il n'était pas accepté à Poudlard ? C'était peu probable, mais pouvait-il se produire une erreur qui l'empêcherait de recevoir l'enveloppe tant attendue ? Il ne pouvait pas être le seul de ses amis à ne pas la recevoir ! Il avait déjà vécu tant de malheur, son bonheur ne pouvait se terminer ainsi !

C'est assis devant la fenêtre, le regard fixé sur le lointain, que Bellatrix trouva son fils lorsqu'elle vint le réveiller. Elle fut surprise un instant puisque celui-ci n'était pas du genre à se lever avant l'aurore. Il ne faisait que rarement la grasse matinée, mais il profitait au moins des premières heures du matin pour dormir encore un peu. Puis, la date du jour lui revint rapidement et elle sourit.

–Donne-lui le temps d'arriver. C'est un hibou pas un nimbus.

Son fils tourna un regard piteux dans sa direction.

–Mais si elle ne vient pas ?

–Ne dit pas de bêtise voyons ! Les seuls qui ne sont pas acceptés à Poudlard sont les moldus et, à ce que je sache, tu n'en es pas un. Je t'ai déjà appris à faire de la magie, non ?

Harry hocha lentement la tête. Bien sûr qu'il savait tout ça, mais il s'attendait encore à ce que son beau rêve se termine.

Bellatrix sembla le comprendre et elle lui sourit en le serrant dans ses bras.

–Mon grand garçon, tu es un véritable prodige de la magie. Aucun établissement ne te fermera les portes... sauf Beauxbâtons, c'est une école de filles après tout.

Harry rit doucement alors qu'il profitait de la chaleur des bras de sa mère.

–Je n'ai jamais regretté de t'avoir adopté et même si une tempête monstrueuse empêchait le hibou de te délivrer cette lettre aujourd'hui, je ne le regretterais toujours pas.

Après avoir passé quelque temps à câliner son fils, ils descendirent prendre le premier repas de la journée dans le silence chaleureux de leur demeure. Le soir même, celle-ci serait de nouveau remplie par les amis de son fils venu célébrer son anniversaire avec lui, mais, pour l'instant, il n'y avait qu'eux et ils comptaient bien profiter encore une fois de leur temps ensemble, comme ils en avaient l'habitude.

Alors qu'Harry entamait une crêpe, une lettre se posa devant lui tandis que le hibou la transportant s'installa sur le dossier d'une chaise voisine pour se reposer de son vol.

Reconnaissant le symbole ornant l'enveloppe, le garçon s'en empara aussitôt, le sourire aux lèvres.

–Eh bien, il va falloir aller au Chemin de Traverse finalement. Le moqua sa mère en souriant et en lui faisant un clin d'œil rieur.


Harry suivit sa mère alors que celle-ci entra dans la boutique d'Ollivander, le fabricant de baguettes le plus connu en Grande-Bretagne. Il s'agissait de leur avant-dernier arrêt puisqu'ils avaient réservé la boutique de Fleury et Bott pour la fin. Bellatrix savait qu'il risquait sinon d'y passer la journée.

La clochette résonna au-dessus de leur tête alors qu'ils se retrouvaient dans l'entrée abandonnée du magasin. Le jeune garçon jeta un coup d'œil aux alentours, mais ne vu aucune trace de vie parmi le désordre que formaient les piles de baguettes posées un peu partout. Remarquant que sa mère ne s'en montrait pas surprise et en profitait pour fouiner, il lança son esprit à la recherche d'une quelconque émotion humaine. C'était un truc qu'il avait trouvé en jouant à cache-cache des années auparavant. Ce qu'il sentit était confus, comme si les émotions défilaient à un trop grand rythme pour qu'il soit capable de les suivre et les analyser.

Alors qu'un homme à la tête grisonnante et arborant un drôle de regard pointa sa tête entre deux étagères, Harry sentit que l'amusement et la curiosité avaient pris le pas sur tout le reste. Il ressentit aussi de l'inquiétude, mais il ne s'en préoccupa pas. Il avait l'habitude puisque le nombre de sorciers ressentant cette émotion en présence de sa mère était très important.

–Qu'avons-nous là ? Serait-ce le jeune Lestrange ?

Bellatrix haussa un sourcil en se tournant vers le vieil homme, les yeux légèrement plissés.

–D'après toi, Ollivander ? Je ne l'accompagnerais pas s'il n'était pas mon fils.

–Bien évidemment, Madame Lestrange. S'excusa le marchand de baguettes en inclinant la tête. Quoique, je vois que vous aimez tout autant fouiner dans mes affaires que lorsque vous êtes venu ici pour la première fois. C'était du noyer, 31,8 centimètres, avec un ventricule de dragon. Très rigide...

Alors qu'Ollivander semblait s'égarer dans ses souvenirs, Bella se rapprocha de son fils, lui chuchotant :

–Cela fait des années qu'il n'a plus toute sa tête. Il y a beaucoup trop de baguettes pour qu'il y reste de la place pour autre chose.

Harry sourit, mais fut un peu surpris quand l'homme, qui avait tout entendu, ne s'en offusqua pas et commença plutôt à rire joyeusement.

–J'ai bien peur que ce soit un peu vrai ma chère. À mon âge, mon garçon, il y a plusieurs choses qu'on oublie, certaines volontaires et d'autres non. Ma passion pour les baguettes m'empêche d'en oublier, mais je me dois de jeter d'autres souvenirs pour leur faire de la place dans mon crâne.

Bellatrix hocha la tête en laissant un sourire s'inscrire sur ses lèvres.

–Ce n'est pas que je n'aime pas parler avec toi, mais je croyais qu'on était là pour que tu trouves la baguette de mon fils.

–Ah oui ! Alors... Droitier ou gaucher ?

–Je suis droitier.

Un petit ruban à mesurer s'envola alors, prenant la mesure de son bras, mais aussi de son nez, de l'espace entre ses deux sourcils, de ses oreilles... Harry jeta un coup d'œil incertain vers sa mère qui se contenta de sourire. Personne ne savait si toutes ces mesures étaient vraiment utiles où si le vieil homme en profitait simplement pour s'amuser un peu. C'était un secret de fabricant de baguettes apparemment.

Quand le ruban eu fini son travail, Ollivander se mit à s'agiter, passant d'étagère en étagère.

–Peut-être celle-ci... ou celle-ci. Non, celle-là... mais où ai-je donc la tête ? Pas celle-là !

Harry se retrouva finalement avec une baguette dans les mains.

–Voilà ! 32.5 centimètres de chêne rouge avec un crin de licorne.

Harry l'agita, mais Ollivander s'empressa de la reprendre.

–Oh non, non, non, non, non. Définitivement pas celle-là.

Repartant une autre fois, il revint cette fois-ci plus rapidement avec une autre.

-24 centimètres de cerisier avec un crin de Sombral.

Harry l'agita et une planche d'une étagère voisine s'effondra. Le marchand de baguettes la reprit de ce pas et s'éloigna à nouveau sans plus se préoccuper des dégâts causés. Ça expliquait le désordre.

-22.5 centimètres d'if avec une corne de basilic.

Un autre coup de baguette et une explosion plus tard, Ollivander la reprit, pensif.

–Une certaine affinité avec le bois, mais... Je me demande.

Le fabricant disparut à ces mots dans le fond de sa boutique d'où il revint avec une autre baguette dans les mains.

–Voyons celle-ci. 27.5 centimètres de houx, facile à manier, très souple, avec une plume de phénix comme cœur.

Une douce chaleur envahit le garçon aussitôt qu'il posa ses doigts sur celle-ci. Il l'agita et, contrairement à toutes les autres, elle émit une douce lumière qui se rétracta lentement et Ollivander la laissa à sa place entre ses mains.

–Je crois bien que nous avons trouvé jeune homme. Vous êtes destiné à un brillant avenir. Le phénix à qui appartient cette plume n'en a offert qu'une seule autre pour une seule autre baguette. Son détenteur a lui-même accompli de grandes choses, terribles certes, mais grandes.

Les yeux de Bellatrix se mirent à briller à ses mots, mais évita le regard de fabricant baguette, enlaçant plutôt son fils. Elle déposa les 7 gallions habituels et sortit avec celui-ci, lui tenant doucement la main.

–Tu ne peux pas savoir à quel point je suis fière de toi, mon chéri.

Harry leva des yeux curieux vers sa mère, mais celle-ci posa un doigt sur ses lèvres.

–On se parlera à la maison, ce n'est pas un lieu pour avoir cette discussion.

Le garçon hocha la tête et poursuivit sa route sans plus poser de questions, sa main posée sur sa baguette. Finalement, il l'avait.

Alors qu'ils se trouvaient devant la librairie, sa mère l'arrêta.

–J'ai une course à faire. Je viendrai te rejoindre quand j'aurai fini.

Harry la regarda s'éloigner en direction de l'Allée des Embrumes avant d'entrer dans le magasin. Ce n'était pas la première fois qu'elle l'y laissait tandis qu'elle magasinait dans ce quartier malfamé. Elle refusait qu'il s'y rende avec lui pour l'instant, mais lui avait promis qu'elle l'y emmènerait plus tard, lorsqu'il serait plus vieux.

Il s'intéressa ensuite aux livres, se dépêchant de choisir ses livres d'école afin de garder le reste du temps qu'il avait pour en chercher d'autres, plus intéressants. Sa mère ne s'était pas contenté de lui montrer le sortilège de torture et il était dorénavant bien plus avancé qu'un simple première année.

Une demi-heure plus tard, lorsqu'il entendit la clochette de la porte résonner, il se retourna, s'attendant à apercevoir sa mère, mais resta sous le choc. Devant ses yeux se tenaient ses parents et son frère accompagné de Sirius et Remus.

C'était la première fois qu'il les voyait depuis qu'ils l'avaient abandonné chez les Dursley. Même si une grande partie de lui voulait les haïr de tout son cœur, une grande tristesse l'envahit à leur vue. Ils semblaient si heureux... Comment osaient-ils être heureux alors qu'ils avaient abandonné un de leurs enfants ? Comment le pouvaient-ils alors que celui-ci était mort dans un incendie ? Tous les deuils avaient une fin apparemment.

Il savait qu'Harry Potter était porté pour mort et de toute manière, c'était mieux ainsi. Il ne serait plus jamais celui qu'il avait été et il ne voulait pas le redevenir non plus. C'était peut-être mieux qu'ils l'aient oublié finalement, car lui continuerait à vivre sans eux. Ce n'est pas comme s'il était malheureux. Il sourit en voyant sa mère entrer. Non, au contraire, il adorait sa vie présentement. Cela ne voulait pas dire cependant qu'il leur pardonnerait un jour pour l'avoir abandonné.

Il alla la rejoindre, considérant ses achats terminés.

–J'ai fini, maman.

–Déjà ? Je croyais que je devrais te sortir de là par la force si je voulais partir avant la fermeture. Plaisanta-t-elle.

Harry sourit en lui prenant la main, avant de discrètement pointer vers l'heureuse famille qui se trouvait à quelque pas.

Bellatrix comprit aussitôt et s'apprêtait à faire demi-tour lorsqu'elle croisa les yeux de Sirius. Celui-ci prit un air dur avant de se diriger vers elle.

–Qu'est-ce que tu fais ici, Bellatrix ?

–Mon cher cousin, est-ce une façon de traiter sa cousine préférée ?

Sirius eut une moue de dégoût qui fut interrompu par la réponse de Bella.

–Si tu veux savoir, j'ai amené mon fils faire ses achats pour Poudlard.

–Ton fils ?

L'exclamation de l'homme avait attiré des regards et Lily, James, Remus et Liam s'approchèrent pour en voir la cause. Sirius, quant à lui, observait avec stupeur le garçon qui ressemblait presque trait pour trait à Bellatrix.

–Alors les rumeurs étaient vraies...

–Bien sûr. Crois-tu vraiment que je laisserai courir des rumeurs si elles étaient infondées ?

–Oh non, tu te chargerais rapidement de les faire taire. Acquiesça-t-il d'un air sombre.

–Tu me connais si bien, cousin. Ah, mais j'oubliais ! Mon chéri, je te présente mon cousin Sirius, un traitre à son sang. Finit-elle sur un ton plus dur.

–Alors c'est ce que tu apprends à ton fils ?

–Évidemment. Et il ne s'en plaint pas, lui.

–Sûrement parce qu'il craint trop les punitions que tu lui infliges.

–Les punitions ? Sache que je n'ai pas eu à lever la main sur lui une seule fois. Comparativement à toi, Harry sait reconnaître l'importance des enseignements que je lui transmets.

–Harry ?

Lily porta les deux mains à sa bouche, tandis que James resserra son étreinte autour d'elle et de leur fils.

Bellatrix se tourna vers elle en ricanant.

–Ce n'est pas parce ton fils est mort à cause de ton incompétence en tant que mère que personne d'autre ne peut nommer son enfant Harry. C'est un prénom digne d'un roi et donc digne de mon fils.

Alors que Sirius et James s'avançaient d'un air menaçant, Remus intervint, les agrippant tous deux par le bras.

–Ce n'est pas le moment de faire une scène.

Sirius se tourna vers Harry.

–Si jamais tu as besoin d'un refuge, je serai toujours prêt à t'accueillir. Nous le serons tous. Tu as le droit de dévier du chemin que ta mère a déjà tracé pour toi.

–Je vous remercie, mais je vous assure que je suis parfaitement heureux là où je suis présentement.

Il leur tourna le dos, s'apprêtant à partir, quand une idée lui vint. Se retournant légèrement, il rajouta :

— Vous devriez vous concentrer sur l'enfant que vous avez déjà, l'expérience nous a appris que vous êtes incapable d'en avoir deux.

Satisfait, il sortit sans même regarder leurs visages défaits. Il ne fit qu'étendre son esprit et la peine qu'il ressentit lui fut suffisante. Ils avaient des années à se faire pardonner et il n'hésiterait pas à leur en faire payer chaque seconde.


James enlaça Lily alors que Bellatrix sortait en riant à la suite de son fils. À côté, Sirius fulminait alors que Remus tenait tristement la main de Liam qui regardait en fronçant les sourcils la porte qui venait de se refermer.

–Il est bien comme sa mère finalement.

–Ce n'est qu'un enfant. Le pardonna Remus.

–Justement ! Imagine ce que ce sera quand il sera plus vieux !

–Le pauvre petit ne connaît rien d'autre.

–Il vit probablement une enfance identique à la tienne, Sirius. Se désola Lily. Il ne vivra sans doute aucune des joies qu'un enfant normal expérience.

–Ça n'excuse rien, j'ai réussi à bien tourner malgré tout.

–Le seul parmi toute cette bande de dégénérés. Maugréa James. Il n'a pas beaucoup de chance et il est plutôt mal parti selon moi.

–Il a le même âge que Liam... que Harry... Comment peuvent-ils être si différents ? Soupira la rousse.

–Tout est une question d'éducation, je suppose. Harry... notre Harry aurait été différent. Finit James sur un ton à la fois doux et triste.

Lily soupira. Son Harry... son Harry aurait été souriant, rieur, probablement un passionné des livres. Il s'amuserait sans aucune crainte ni préoccupation avec son frère. Cela lui faisait peine à voir, un enfant si jeune et déjà si froid. Cela lui faisait un peu peur aussi de le voir agir comme un adulte. Son Harry, en grandissant loin d'eux, aurait-il pu finir ainsi ? Non. Non sûrement pas, c'était simplement impossible. Son Harry était doux et gentil, rien ne changerait cela. Son Harry était un parfait petit enfant, souriant et heureux. Son Harry... était mort.

–Maman, est-ce que tu pleures ?

Lily essuya ses yeux.

–Ça va, mon trésor. Tu as tes livres ?

Après un hochement de tête de la part de Liam, Remus tenta de détendre l'atmosphère.

–Qui veut une glace ?


Harry était assis dans son compartiment dans le Poudlard Express. Sa baguette sur ses genoux, il regardait par la fenêtre le paysage défilé. Drago l'avait laissé un instant cherchant les autres qu'il n'avait pas trouvés en embarquant. Ils viendraient tous le rejoindre plus tard et ils pourraient passer ensemble le reste du voyage. Il descendit brièvement son regard sur sa baguette.

La baguette jumelle du Seigneur des Ténèbres.

Sa mère, après être revenue des émotions que lui avaient procurées sa rencontre avec son cousin et ses amis, lui avait expliqué ce que cela signifiait. Le cœur de sa baguette était identique à celui du mage noir. Il avait pu voir la fierté briller dans ses yeux alors qu'elle le lui disait. Elle avait aussi dit que cela signifiait qu'il était puissant, très puissant.

C'était sans doute pour qu'il puisse se pratiquer qu'elle lui avait offert un dernier cadeau avant de partir. Il tourna doucement la bague qu'il portait autour de son annulaire droit. Fait en argent, en onyx et en émeraude, elle lui permettrait de faire de la magie sans laisser de trace ni être repéré. Il sourit en se rappelant les nombreuses idées de tours que sa mère lui avait proposés contre les élèves des autres maisons. Elle ne voulait pas qu'il ait de retenu, mais, s'il ne se faisait pas prendre...

Alors que Drago ouvrait la porte, suivi par le reste de la bande, Harry rangea sa baguette en souriant. Il allait s'ennuyer de sa mère, mais il avait hâte d'arriver à Poudlard.


Fin du chapitre! J'espère que l'attente a valu le coup (désolé encore).

J'ai une question très importante à vous poser et j'aimerais que vous alliez voter sur ma page pour me donner votre opinion. Est-ce que cette histoire devrait contenir du slash ou non? Originellement, elle était censée en contenir, c'est ainsi que je l'avais prévu. Je vous préviens, c'était avec Voldemort donc beaucoup plus tard dans le récit. Cependant, ce n'était pas très présent et il n'y avait rien de graphique (le plus loin qu'ils vont c'est s'embrasser et s'enlacer). Je sais déjà que certains ne voulaient pas de slash, mais que d'autres en voulaient, d'où mon dilemme. Je peux l'écrire sans ou avec du slash. Je pourrais même peut-être faire deux versions si la demande est très forte des deux côtés. Cependant, si un des deux dépasse largement l'autre, je n'en ferai pas deux (sauf si vous me suppliez). Alors, n'oubliez pas de voter si vous voulez avoir votre mot à dire sur la question.

Voilà! Si vous avez aimé, n'oubliez pas de laisser un commentaire en sortant!

À la prochaine!