Disclaimer: Le monde d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling.
J'ai fait quelques changements dans ce chapitre alors n'hésitez pas à le relire. Bonne lecture!
Chapitre 8: Répartition
Toute la cabine fut plongée dans un silence agité lorsque le train s'arrêta finalement à la gare de Pré-au-Lard. Au-dehors, la lune brillait dans un ciel étoilé, la nuit était tombée depuis au moins deux heures. Ils avaient tous revêtu leur uniforme au début du voyage, impatient d'arriver, mais une sorte d'angoisse les saisissait maintenant.
Malgré toutes les histoires que leur avaient racontées leurs parents, ils n'avaient encore jamais vu l'école presque légendaire. À leurs yeux, Poudlard était un endroit de mythe, mystérieux et enchanteur, et ils peinaient à croire que, dans quelques instants, ils en franchiraient les portes.
–Allons-y ! Manquerait plus qu'on arrive en retard à notre propre répartition.
Pansy accompagna ses mots en se levant soudainement, se dirigeant promptement vers la porte, suivi en ordre par Théo, Blaise, Daphnée, Drago et Harry.
La répartition. C'était une autre des choses qui leur causait une certaine anxiété. Après avoir passé tant d'années à se répéter et à se jurer qu'ils iraient tous à Serpentard, ils craignaient désormais qu'un vilain tour du sort ne les envoie dans une autre maison que celle des serpents. Ils craignaient d'être séparés, mais ils craignaient encore plus de décevoir leur famille. La majorité, si ce n'était pas la totalité, de leurs parents avaient tous été à Serpentard avant eux. À l'exception peut-être de Serdaigle, se retrouver dans une autre maison serait pour eux catastrophique.
Harry, de son côté, redoutait la répartition pour une tout autre raison. Oui, il voulait rendre sa mère fière en se faisant répartir chez les verts et argents comme elle, mais ce n'était pas sa seule préoccupation. En effet, il n'ignorait pas que son jumeau rentrerait lui aussi à Poudlard et il ne savait pas comment il devrait réagir en sa présence. Ce ne serait sans doute pas un problème s'il se retrouvait dans une autre maison que celle de son frère, mais, sinon, comment s'y prendrait-il ? Comment pourrait-il le côtoyer, jour après jour, sans craquer ? Comment pourrait-il supporter d'entendre les récits de son enfance qu'il aurait dû partager ?
Il serra les poings, laissant ses longues manches dissimuler son geste. Il devait se calmer. Il y avait peu de chance après tout que cela se produise. Il était un Serpentard, il n'avait pas besoin d'une répartition pour le savoir. Il était rusé, intelligent et ne manquait surtout pas d'ambition. De plus, il était fourchelangue tout comme le grand Salazar Serpentard en personne ! Jamais Liam, entouré comme il avait toujours été par des Gryffondors, ne pourrait se retrouver parmi les serpents. C'était pratiquement impossible !
Un peu plus calme, il desserra les poings, accélérant un peu le pas afin d'arriver à la même hauteur que Drago. Au loin, un demi-géant les appelait. Hagrid, s'il se souvenait bien. Drago n'avait pas cessé de s'indigner que quelqu'un ayant été renvoyé de Poudlard pour avoir mis en danger la vie des autres élèves soit maintenant permis d'y travailler.
Il savait ce qui allait se passer. Il serait réparti à Serpentard, Liam à Gryffondor, et, s'il le désirait, il pourrait complètement l'ignorer pour toutes les années qu'ils passeraient à l'école... ou il pourrait s'amuser à participer dans la vieille rivalité entre les lions et les serpents. Un autre avantage serait que, même si son masque venait à glisser et que quelqu'un parvenait à voir la colère qu'il avait à son égard, personne ne s'en étonnerait ni n'en ferait grand cas.
Oui, tout serait parfait.
Drago et Harry prirent place dans l'une des barques devant eux avec Gregory et Vincent, deux grands gaillards qui pourraient facilement passer pour plus vieux qu'ils étaient vraiment. Son cousin afficha une mine de dégoût et de peur en s'installant avec délicatesse dans le bateau. Harry, assis à ses côtés, le vit se crisper lorsque les deux autres embarquèrent à leur tour, la barque tanguant sur l'eau et s'enfonçant d'au moins quelques centimètres.
–Calme-toi, on ne va pas couler.
–Et comment tu peux en être sûr ?
–La magie. Tu penses vraiment qu'ils laisseraient les élèves embarquer sur des bateaux s'ils risquaient de couler ?
Drago semblait peu convaincu et sur le point de riposter quand Harry rajouta :
–Ton père fait partie des gouverneurs. Il ne permettrait jamais une telle chose.
Calmé, Drago hocha la tête, se relaxant un peu plus sur le banc. Voyant son cousin rassuré, Harry tourna la tête afin d'admirer le paysage.
La nuit confondait en un seul tissu étoilé le lac et le ciel et il ne put s'empêcher d'y tremper doucement les doigts. Le blond le regarda faire avec frayeur, comme si un monstre marin allait venir s'emparer de sa main et l'emmener avec lui dans les profondeurs. C'était probablement dû aux histoires d'horreur que lui avait racontées sa mère à propos du calmar géant de Poudlard. Malheureusement pour elle, il savait depuis le temps lorsqu'elle mentait, surtout quand elle le faisait pour rire à ses dépens. Après tout, avec son don, il lui suffisait de ressentir son amusement pour découvrir le pot aux roses. Cependant, ses histoires s'étaient enracinées dans l'esprit de son cousin. Il devrait sûrement lui dire la vérité un jour, mais pas tout de suite. Son air affolé alors qu'il guettait les remous avant de revenir poser son regard sur sa main était très amusant. Il ne manqua pas le soulagement présent sur ses traits lorsqu'il retira sa main, l'essuyant contre le bas de sa robe.
Une vague d'émerveillement les submergea tous lorsqu'ils purent enfin admirer le château ancestral. Dressées sur un promontoire rocheux, ses tours semblaient touchées aux étoiles et ses lumières donnaient l'illusion que plusieurs centaines de lanternes dorées y étaient accrochées. Harry avait hâte de pouvoir l'admirer sous les rayons du soleil. Il était persuadé que la lune masquait nombre de ses autres atours, même si la vision de Poudlard était déjà enchanteresse. Même son cousin ne pouvait s'empêcher de laisser paraître son ébahissement. De son côté, seules ses nombreuses années à pratiquer l'occlumencie lui permettaient de ne pas simplement fixer le château la bouche grande ouverte. À sa défense, le blond avait simplement les yeux écarquillés, comme s'il voulait absorber d'un coup tout ce qu'il voyait.
Ils mirent le pied à terre dans ce qui ressemblait à un petit port situé presque sous le château. En haut, les tours de l'école les dominaient et seul un petit chemin de terre étroit semblait pouvoir les mener vers leur destination. Drago rouspéta un peu, espérant que le chemin ne serait pas aussi long chaque année, surtout que la faim commençait à se faire sentir chez ceux dont la nervosité ne leur faisait pas oublier leur ventre vide. Harry raisonna que ce ne devait pas être le cas puisque seuls les premières années avaient été appelés auprès d'Hagrid alors que tous les autres avaient continué leur chemin vers la forêt. Son cousin grommela alors sur le fait que c'était vraiment injuste de faire faire un si grand détour aux plus jeunes tandis que les plus vieux avaient apparemment le droit à un raccourci. Harry se contenta de sourire, habitué aux humeurs de son cousin. Pour remonter son moral, il dit toutefois :
– Ç'aurait été quand même dommage de manquer la vue.
Drago n'y trouva rien à répliquer et acquiesça malgré son aversion évidente pour les bateaux de fortune.
Lorsqu'ils parvinrent finalement dans la cour intérieure du château, Harry admira la fontaine et les grandes portes qui se dressaient devant eux. Il peinait à croire que, dans quelques secondes, il pénètrerait finalement à l'intérieur de Poudlard. Il regarda avec une joie à peine dissimulée ses pieds franchir le seuil avant de jeter son regard avide sur tout ce qui l'entourait. Devant lui, il pouvait apercevoir les célèbres escaliers mouvants. Il ne savait pas encore s'il était très prudent d'avoir une telle architecture dans une école remplie d'enfants, mais il n'y avait apparemment jamais eu d'accidents, donc cela ne devait pas être aussi dangereux que cela paraissait au premier coup d'œil. Sa mère elle-même le lui avait affirmé et, par son air presque déçu, il la croyait. À sa gauche ne se trouvait qu'une énorme fenêtre laissant passer les rayons de la lune, mais son regard resta fixé sur sa droite où une porte en or gigantesque décorée de multiples arabesques se dressait derrière la silhouette d'une femme, probablement une enseignante, à l'air sévère.
–Merci Hagrid.
Le remerciement fut accompagné d'une légère inclination de la tête.
–De rien.
Le géant paraissait content de lui-même, ce qui le poussait à croire qu'il ne lui fallait pas grand-chose pour être heureux. Il lui enviait presque cette simplicité, d'autant plus que son empathie lui faisait parfois vivre les tourbillons d'émotions que vivait une seule personne. Ses sentiments à lui étaient beaucoup plus simples et donc beaucoup plus reposants. Peut-être qu'il irait le visiter si jamais il avait mal à la tête ? Il imaginait bien le visage de son cousin.
Un sourire au coin des lèvres, il balaya la foule des premières années du regard. La nervosité était présente chez la grande majorité des enfants, ce qui n'était guère étonnant. Ceux qui avaient été élevés dans le monde magique voulaient faire honneur à leurs parents et ceux élevés dans le monde moldu faisaient aujourd'hui face à un tout nouveau monde rempli d'inconnu. Un seul regard lui permit de ressentir tout cela et il se retourna de nouveau vers l'enseignante après avoir brièvement aperçu son frère plus loin.
Oui, il était capable de bloquer son don derrière ses barrières mentales, mais, avec les années, il détestait de plus en plus le faire. Son don faisait partie de lui et il se sentait diminué sans. Au moins, il parvenait à ne plus se sentir submergé comme avant. Il pouvait étendre son pouvoir sur une foule et en ressortir les grands sentiments qui parcouraient ses membres ou se concentrer sur une seule personne et déceler la moindre émotion ressentie à cet instant. Il n'avait plus eu besoin de le bloquer depuis au moins un an.
La femme au regard stricte prit finalement la parole :
–Bonsoir, je suis la professeure Mcgonnagal. Dans un instant, vous pourrez rejoindre les autres étudiants déjà attablés. Cependant, avant de pouvoir aller vous asseoir parmi eux, vous serez réparti dans l'une des quatre maisons de Poudlard. Pour ceux qui ne les connaitrait, pas, il s'agit de Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison possède des traits qui lui sont propres et la répartition nous permettra de savoir laquelle vous conviendra. Celle-ci deviendra votre nouvelle famille pour les sept années que vous passerez ici. Chaque année, un concours sera mené entre elles afin de remporter la coupe des quatre maisons. Dans le cadre de ce concours, il vous sera possible de perdre et de gagner des points. Un mauvais comportement donnera le droit à un professeur ou à un préfet de vous en ôter, tandis que les bonnes actions seront récompensées. La maison ayant récolté le plus grand nombre de points à la fin de l'année gagnera la coupe et verra la Grande Salle décorée en son honneur.
L'enseignante regarda tour à tour chaque élève dans un silence pesant, la nervosité des nouveaux élèves presque palpable.
–Bien.
À ce mot, les portes s'ouvrirent d'un seul élan, sans personne pour les tirer. Lentement, ils entrèrent dans la salle à la suite du professeur Mcgonnagal. Elle les fit s'arrêter en avant de l'estrade alors qu'elle-même avançait afin d'aller chercher un vieux chapeau pointu complètement rapiécé. Elle se plaça ensuite à côté d'un tabouret trônant au sommet des marches menant à la table des enseignants.
Remarquant deux visages trop bien connus assis non loin du directeur, Harry retint une grimace. Super. Lily et James Potter avaient décidé de suivre leur cher fils à Poudlard. Il espérait seulement qu'il n'aurait pas à les supporter trop longtemps et, surtout, qu'il ne les aurait pas comme professeur.
–Quand je dirai votre nom, vous vous avancerez et je placerai le choixpeau sur votre tête. Vous pourrez ensuite vous asseoir avec les membres de votre nouvelle maison.
Un parchemin sembla apparaître entre ses mains, caché jusqu'à maintenant dans les plis de sa robe. Elle le déroula, regarda une dernière fois les premières années et commença la répartition :
– Abbot, Anna !
Une jeune fille à la longue chevelure rousse s'avança, toute tremblante. Il n'aurait pas voulu être à sa place. Au moins, il saurait à quoi s'attendre lorsqu'il s'avancerait, elle, elle brisait la glace pour ainsi dire. Peu de personnes aimaient cela.
Montant avec crainte les marches, elle s'installa ensuite sur le tabouret dans la même lenteur nerveuse qui englobait tous ses gestes. Le choixpeau, une fois que Mcgonnagal l'eu posé sur sa tête, lui couvrait tout le haut du visage, s'arrêtant juste au-dessus de son nez. Harry trouva que cela lui donnait un air parfaitement ridicule, et que cela serait sûrement le cas pour tous, mais reconnut que c'était sans doute une bonne chose de ne pas pouvoir voir les centaines d'yeux posés sur sa personne.
Après un court instant, le choixpeau s'anima, une fissure se dévoilant comme lui servant de bouche, et il s'exclama :
–Poufsouffle !
La première table à sa gauche se répandit alors en applaudissement, accueillant chaleureusement leur nouvelle compagne.
Harry se demanda avec amusement quel effet son nom déclencherait dans la Grande Salle. La plupart savaient que la terrible Bellatrix Lestrange avait un fils, mais, dans ce nombre, plusieurs refusaient de le croire, n'imaginant pas la guerrière qu'avait été sa mère élevé un enfant. En réalité, il trouvait très divertissant de voir les visages abasourdis, le regard passant sans cesse de lui à Bellatrix.
Pourtant, autant sa mère pouvait se montrer féroce et qu'il n'aimerait pas devoir l'affronter sur un champ de bataille, autre que pour le fait qu'elle était sa mère, autant il ne pouvait rêver meilleure mère. Elle était attentionnée, toujours à l'écoute, aimante…
Ils s'attendraient sûrement à ce qu'elle l'ait élevé tel un soldat, lui montrant à se servir de magie noire, ce qui n'était pas tout à fait inexact, mais ils ne pouvaient pas être plus loin de la vérité. C'était grâce à elle qu'il avait vécu une enfance choyée, sans elle… il ne voulait même pas y penser.
Ils avaient déjà bien avancé dans la liste et c'était maintenant Daphnée qui s'avançait, la démarche souple et fière, comme tout sang pur se devait d'agir. Sans aucun effort, la jeune fille réussissait à afficher une élégance toute naturelle malgré la nervosité qui était tout aussi présente chez elle que chez les autres, Harry pouvait le sentir.
Évidemment, une fois le choixpeau déposé sur la tête, personne ne pouvait paraître très gracieux, mais la posture de Daphnée restait droite ce qui lui conférait encore un certain air de majesté, gâché par le choixpeau, mais c'était mieux que les autres.
Sans surprise, une minute à peine plus tard, le choixpeau s'écria :
–Serpentard !
La table à l'extrême droite se mit à applaudir doucement. Ce n'était pas de la froideur, même si aux yeux des autres maisons plus volubiles cela devait y ressembler. C'était tout simplement que la majorité, pratiquement la totalité, avait grandi en suivant l'étiquette et en fréquentant les bals. Pour avoir lui-même vécu une enfance semblable, il savait que nombre de nouveau Serpentard se sentiraient bousculer par le bruit que produisait les autres tables. Ils étaient simplement plus posés, mais cela ne voulait pas dire qu'ils étaient indifférents.
Sans qu'il ait vu le temps passé, ce fut soudain son nom qui fut appelé en avant. Il retint un sourire en voyant l'air crispé que Mcgonnagal arbora l'espace d'un instant avant de le prononcer. Il aurait dû se douter que la majorité des enseignants auraient quelques préjugés au sujet de sa mère, certains vrais et d'autres non. Honnêtement, cela ne le dérangeait absolument pas. Il y était habitué et il aimait trop sa mère pour avoir honte de qui elle était.
Il affronta calmement tous les regards, faisant un petit signe de tête à l'enseignante avant de s'asseoir doucement sur le tabouret. Il eut à peine le temps d'observer les visages tournés vers lui que le choixpeau lui tombait sur les yeux. Cependant, cinq secondes plus tard, celui-ci s'exclamait déjà :
– Serpentard !
Le choixpeau lui fut donc retiré et il put se lever, se dirigeant avec fierté vers sa nouvelle maison. Il laissa un petit sourire orner ses lèvres en prenant place. Et dire qu'il avait douté ne serait-ce qu'un instant qu'il n'irait pas rejoindre les serpents. Même le choixpeau n'avait émis aucun doute. Sa répartition avait même pris moins de temps que celle de Daphnée. Celle-ci, assis devant lui, lui souriait justement, ravie d'avoir déjà un ami l'ayant rejoint.
Il ne faisait aucun doute que Drago les rejoindrait bientôt. Il était loin d'être assez studieux pour être un Serdaigle et… Poufsouffle et Gryffondor… la bonne blague. Comme s'il y avait la moindre chance que cela arrive.
Effectivement, son cousin s'assit bientôt à ses côtés, après avoir battu un record de vitesse pour sa répartition. Le choixpeau lui avait à peine effleuré la tête qu'il s'était déjà prononcé. Échangeant un sourire, ils applaudirent quand Théo puis Pansy rejoignirent à leur tour la table des vert et argent. Cependant, Harry se crispa légèrement. Ils étaient déjà rendus dans les « p ».
Comme il s'y attendait, le nom de son jumeau retentit peu de temps après, créant un long silence dans la salle, suivi par une série de chuchotements frénétiques.
–Liam Potter ?
–LE Liam Potter ?
Harry serra les poings sous la table, ne regardant même pas celui-ci se faire poser le choixpeau sur la tête. Qu'avait-il de si spécial ? Ce n'était qu'un gamin. Comme tous les autres.
–GRYFFONDOR !
Sa tension diminua alors que les lions explosaient en un torrent de cris et de joie. Tout se passait comme prévu. Il n'aurait même pas dû en douter. Son frère ne pouvait évidemment être que le « parfait » Gryffondor.
Il ne se détendit pourtant complètement que lorsque Blaise les rejoignit finalement, s'asseyant à ses côtés avec un petit sourire.
Blaise avait d'ailleurs été l'un des derniers et le directeur se levait maintenant pour faire son discours, le tabouret et le choixpeau déjà envolé.
–Bienvenu à tous en cette nouvelle année à Poudlard. Comme je suis certain que vous êtes tous affamés, je serai bref. Cette année, le couloir du 3e étage est interdit à tous les élèves, sauf, bien sûr, si vous voulez mourir dans d'atroces souffrances.
Harry et Drago échangèrent un regard entendu. Quel directeur digne de ce nom laisserait un pareil danger entre les murs de son école où n'importe quel idiot pourrait décider de s'y aventurer pour faire le fanfaron ? En y repensant, c'était surtout dangereux pour les Gryffondors. Aucun Serpentard n'oserait s'y aventurer et aucun Serdaigle ni Poufsouffle n'irait à l'encontre des règlements.
–Je tiens à vous rappeler que la forêt Interdite est, comme son nom l'indique, interdite. Certains d'entre vous feraient bien de s'en souvenir.
Le regard du directeur se posa sur la table des rouges et or, mais il semblait retenir un sourire. Évidemment, les élèves s'amusaient à se rendre dans un endroit défendu dû aux risques encourus et il trouvait cela drôle. Dumbledore paraissait de plus en plus incompétent. Son parrain avait raison.
–Le concierge Rusard m'a demandé de vous rappeler qu'il est interdit de pratiquer vos sorts dans les corridors et que, comme chaque année, vous pourrez aller vous informer sur la liste des objets interdits qui s'est quelque peu allongée. Sur ce, un dernier mot : Pudding !
À ce mot, les tables furent soudain remplies de victuailles toutes plus alléchantes les unes que les autres. Les Serpentards laissèrent passer une autre bêtise du vieux sorcier afin de se concentrer sur la nourriture qui réveilla leur estomac vide. Ce fut le ventre plein qu'ils rejoignirent plus tard leur lit, dans le calme des dortoirs de leur nouvelle maison.
Avant de s'endormir, Harry s'appliqua à écrire une lettre à sa mère dans laquelle il s'extasia sur Poudlard et sa répartition. Il eut un pincement au cœur en pensant à celle-ci. Il allait s'ennuyer, mais il était impatient de commencer les cours. Il s'endormit, le cœur léger, rêvant à des promenades dans les jardins avec sa mère.
Fini! J'espère que vous avez aimé. Si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire. La suite sera publié demain alors à bientôt!
