Disclaimer: Le monde d'Harry Potter appartient à J. K. Rowling.
Désolé pour la très longue pause, mais je me suis concentré un peu plus sur mes autres histoires dernièrement. À partir de maintenant, ce sera un chapitre à tous les mois. Les chapitres que j'écris pour cette histoire sont très long et si je veux être satisfaite du résultat, je dois prendre mon temps. Avec un peu de chance, le temps entre chaque publication sera réduit éventuellement. Merci à tous ceux qui continuent à lire cette histoire malgré l'attente :)
J'ai fait quelques modifications dans le chapitre 8, car j'y avais fait quelques oublis et erreurs (parce que je ne connais apparemment pas mon alphabet). Merci à tous ceux qui me les ont souligné, votre aide a été très appréciée.
Ensuite, pour ce qui est du slash, j'ai décidé, après avoir vu toutes les réponses, que cela resterait ouvert. Ce sera évidemment beaucoup plus tard, mais le cœur de l'histoire ne sera pas orienté vers la romance. En fait, Voldemort et Harry seront proches, mais vous pourrez le lire de deux façons: en les voyant comme deux grands alliés ou comme des amants. La seule chose nécessaire à l'histoire est qu'Harry tienne à Voldemort. Il ne peut pas être indifférent ou le haïr.
Sur ce, bonne lecture!
Chapitre 9: Première journée
Harry se réveilla tôt, plus tôt qu'il n'en avait l'habitude chez lui. Ils commençaient leurs cours aujourd'hui et il avait hâte. Il ignorait encore quel serait leur emploi du temps, mais il le saurait bien assez tôt. Probablement à l'heure du déjeuner.
Il s'habilla silencieusement, ne désirant pas réveiller ses compagnons de chambre. Il savait déjà à quel point Drago était grognon lorsqu'il était réveillé. Il avait déjà dû subir son courroux une fois. Il n'était pas bien effrayant, mais sa colère finissait par lui donner mal à la tête. Le blond faisait sûrement par exprès en plus, le fourbe ! Il n'était pas un Serpentard pour rien après tout.
Il était en train de brosser ses cheveux lorsque les autres garçons commencèrent à s'agiter. Voyant Blaise et Théodore se chamailler pour la salle de bain, il décida que c'était sans doute une bonne idée de toujours se lever plus tôt à l'avenir. De plus, cela en valait la peine, même si ce n'était que pour voir Drago enfouir sa tête dans l'oreiller en bougonnant. Vincent et Gregory dormaient encore à poings fermés.
Il se brossait toujours les cheveux quand Drago eut fini de se préparer et celui-ci regarda son cousin d'un drôle d'air.
–Tu te peignais quand je me suis levé et tu te peignes encore maintenant. Tu es pire qu'une fille !
–Je prends soin de mes cheveux, c'est tout. Si tu ne couvrais pas les tiens de gel et que tu les laissais pousser, c'est ce que tu ferais aussi.
Harry avait plissé les yeux face à la remarque, mais l'effaça bien vite de sa mémoire, donnant quelques derniers coups de brosse dans ses cheveux. Ceux-ci atteignaient maintenant ses épaules, bouclés légèrement sur toute leur longueur, et il les adorait. Ils étaient identiques à ceux de sa mère.
Le blond afficha un air peu convaincu et se détourna en marmonnant qu'avoir les cheveux longs était apparemment beaucoup trop de trouble et qu'il ne laisserait donc jamais les siens devenir aussi longs que ceux de son père.
Soudain, il se figea et se tourna vers le plus jeune.
–Tu crois que c'est ce qui prend autant de temps à mon père ?
Posant sa brosse, Harry rit en acquiesçant.
–Ça expliquerait beaucoup de choses.
Riant de plus belle il ajouta :
–Attends que je le dise à ma mère. Je suis sûr qu'elle va adorer.
Drago paniqua :
–Non ! Surtout pas ! Ta mère va en profiter pour taquiner mon père et s'il apprend que ça vient de moi…
–D'accord, d'accord. Pas la peine de s'énerver pour si peu.
Harry sortit calmement de leur chambre, suivi par le blond.
–Tu peux bien parler ! Personne n'oserait se moquer de ta mère, toi.
–Je l'espère bien.
Arrivant dans leur salle commune, ils furent surpris de tomber sur Pansy, Théo et Blaise déjà plongé en pleine dispute.
–Qu'est-ce qu'il se passe encore ? Dit Drago.
–Aucune idée. Je ne sais pas si j'ai envie de m'en mêler.
–Pas moi. Il est bien trop tôt pour ça.
–Pas pour eux en tout cas. Se moqua Harry.
–Visiblement.
Le plus jeune se laissa tirer par le blond en dehors de la salle commune. Dans la Grande Salle, la majorité des élèves étaient déjà attablés et déjeunaient plus ou moins calmement. C'est là que les trois autres finirent par les rejoindre, apparemment calmés et agissant comme si de rien n'était.
Les deux cousins n'en étaient même pas étonnés. Depuis qu'ils les connaissaient, ils s'étaient toujours comportés ainsi. Harry ne parvenait même plus à percevoir la moindre trace de colère. C'en était un peu étourdissant. Comment faisaient-ils pour changer aussi rapidement d'émotions ?
Tandis que le repas s'achevait, le professeur Rogue s'avança, distribuant les horaires à tous ses Serpentards. Harry avait déjà rencontré leur directeur de maison quelques fois par le passé et l'avait toujours trouvé très taciturne. Il voyait maintenant que ce n'était pas seulement le comportement de sa mère qui le rendait ainsi.
Le remerciant, il descendit son regard et se tendit en voyant qu'il passerait presque tous ses cours en compagnie des Gryffondors. Sa tension augmenta quand il lut le nom de son professeur de vol : James Potter.
–On commence en métamorphose, puis on a potions. Lu Drago à voix haute. Ce n'est pas si mal comme avant-midi. Et après on a…
–Vol. Marmonna Harry.
Les premières paroles du professeur McGonnagal parvinrent à capturer l'attention de tous les élèves de la classe. Son ton, calme et posé, résonnait dans toute la salle et imposait le respect. Même les Gryffondors, qui avaient tendance à être plutôt bruyants, d'après ce qu'avait pu observer Harry, se turent dès qu'elle prit la parole. Son placement à la tête des rouge et or était bien choisi. Peu d'enseignants devaient pouvoir parvenir à un tel résultat aussi rapidement.
Harry, n'étant pourtant pas un fan de métamorphose avant ce jour, se trouvait complètement passionné par son discours d'accueil.
–La métamorphose est l'une des magies les plus complexes et les plus dangereuses que vous apprendrez à Poudlard. Quiconque décidera de faire le malin sera expulsé de ma classe et ne reviendra pas. Vous êtes prévenu.
Sur ce, elle changea son bureau en cochon puis le remit comme neuf sous les yeux fascinés de son audience.
–Au cours des sept années que vous passerez ici, vous apprendrez à faire ceci et bien d'autres choses encore. Cependant, puisque, comme je vous l'ai dit, il s'agit d'une magie très dangereuse, il vous faudra d'abord apprendre la théorie.
Après un petit coup de baguette sur le tableau noir derrière elle, des mots se mirent à apparaitre, écrits par une main invisible.
–Vous ne trouverez probablement pas la partie théorique du cours très palpitante, mais elle est nécessaire. En échange de votre dur travail, vous serez peut-être un jour en mesure de faire comme ceci.
Un chat se trouva soudainement à la place de leur professeure. Tous les élèves écarquillèrent les yeux face à cette démonstration. Reprenant sa forme normale, elle balaya la salle du regard et celui-ci se fixa sur deux places vides.
–Je vois que nous avons des retardataires. Veuillez recopier ces notes puis nous commencerons, ils n'auront qu'à rattraper leur retard.
L'enseignante se retransforma en chat et grimpa sur le bord, surveillant la classe.
Harry se mit au travail, comme demandé, encore tout émerveillé par ce qu'il venait de voir. Il devait absolument apprendre à faire ça.
Des bruits de course se firent alors entendre et la porte de la salle fut brusquement ouverte.
–Ouf ! On y est. Tu imagines la tête du professeur Mcgonnagal s'il fallait qu'on soit en retard.
À côté du rouquin qui venait de parler se trouvait Liam, tout aussi essoufflé. Évidemment, le-garçon-qui-a-survécu devait absolument être le centre de l'attention. Harry détourna le regard en serrant les poings.
La professeure choisit ce moment pour reprendre son apparence humaine.
–C'est vraiment stupéfiant !
Décidément, son frère aimait s'entourer de gens stupides. Ne comprenaient-ils pas qu'ils étaient dans le pétrin ?
–Merci de votre enthousiasme, monsieur Weasley, mais je crois qu'il serait plus utile que je vous transfigure monsieur Potter et vous en une montre de poche, ainsi l'un d'entre vous pourrait être à l'heure.
–On s'est égaré.
Harry se retint de laisser paraitre une quelconque émotion sur son visage. Liam pensait-il donc qu'il pourrait s'en sortir en donnant l'excuse qu'il ne connaissait pas le château ? Personne ici ne le connaissait ! C'était toute leur première journée et pourtant ils étaient les seuls à être arrivé en retard. Heureusement, l'enseignante paraissait partager son avis et ne se laissa pas attendrir.
–Désirez-vous une carte peut-être ? Vous en faut-il une pour trouver vos places ?
Il aimait de plus en plus leur professeur de métamorphose. Le cours s'avérait passionnant. Il fut d'ailleurs prouvé juste par le reste de la classe qui s'avéra à la hauteur du début. Après qu'ils aient fini de recopier les notes et que l'enseignante ait répondu aux questions, expliquant un peu plus en profondeur la matière, elle leur expliqua ce qu'il ferait pour le restant de l'heure.
–Comme premier travail, je veux que vous changiez l'allumette qui est devant vous en aiguille. Ne soyez pas déçus si vous ne réussissez pas aujourd'hui. Très peu d'élèves y arrivent.
Harry prit aussitôt cette déclaration comme un défi. Il allait y arriver avant la fin du cours et, s'il le réussissait en premier, ce serait encore mieux. Cependant, il ne connaissait pas la force du groupe dans lequel il se trouvait. Peut-être que certains d'entre eux avaient déjà suivi des cours. C'était rare, mais possible. Il savait aussi que certains avaient tout simplement un don dans cette matière, tout comme d'autres pourraient en avoir en sortilèges ou en potions.
Toutefois, ce n'était pas important. Pour réussir, il devait se concentrer sur son propre travail et oublier complètement tous les autres. C'est pourquoi il bloqua son esprit, empêchant son pouvoir de s'étendre dans la pièce. Si un élève s'énervait, cela pourrait le déranger au mauvais moment.
Il se souvint des cours de sa mère. Les sorts qu'elle lui apprenait étaient légèrement moins inoffensifs, mais la volonté derrière chacun était la même. Il ne suffisait pas de dire le sort pour obtenir le résultat escompté. Même si la prononciation était importante, elle n'était en fait même pas essentielle pour tous. Certains avaient une volonté si forte et un pouvoir si grand qu'ils étaient capables de lancer tous leurs sorts sans prononcer un seul mot.
Sa mère lui avait raconté comment le seigneur des ténèbres était capable de remporter un duel sans même bouger les lèvres ni sortir sa baguette. Évidemment, il n'osait pas se prétendre l'égale du mage noir, loin de là. Cependant, les leçons de sa mère lui avaient appris comment contrôler son pouvoir afin d'obtenir ce qu'il souhaitait. D'habitude, cela incluait la souffrance d'une bestiole quelconque trainant dans leur donjon ou la forêt avoisinante. Changer une montre en une aiguille devrait être facile à côté.
Il observa un peu l'allumette et commença lentement à visualiser l'aiguille qu'il aimerait obtenir. Rien de bien compliqué pour commencer, il lui suffisait de réussir à créer une forme mince et longiligne en métal et le tour serait joué. Il aurait toujours le temps plus tard pour rajouter des détails.
Une fois que l'image de l'aiguille se présenta clairement dans sa tête, il reporta son attention sur l'allumette, l'imaginant se transformer lentement. Tout d'abord, le matériau changerait, puis rapetisserait un peu avant de finalement prendre sa nouvelle forme. Lorsqu'il se sentit prêt, il prononça doucement la formule. Certains élèves la criaient pratiquement et il ne voyait absolument pas pourquoi ils pensaient que cela pourrait faire une différence.
Pendant un court instant, il s'apprêtait à réessayer le sort quand il se rendit compte qu'il avait réussi. L'aiguille qu'il avait créée dans sa tête n'était plus seulement qu'un produit de son imagination, mais un objet bien réel dont il pouvait se saisir.
Il sourit, levant l'aiguille devant ses yeux afin de pouvoir bien l'observer. À première vue, il ne semblait pas y avoir d'erreurs.
–C'est… c'est très bien, Monsieur Lestrange.
Il se retourna vers l'enseignante dont le visage exprimait un mélange de malaise et d'intérêt. C'était une réaction à laquelle il était habitué, surtout venant de la part de ceux ayant participé à la guerre dans le camp opposé à sa mère. Il ne pouvait pas leur en vouloir. Sa mère était intimidante même pour les mangemorts qui s'étaient pourtant battus avec elle.
La professeure tendit tout de même la main calmement afin de pouvoir recevoir son aiguille. Après l'avoir observé pendant quelques secondes, elle esquissa un petit sourire.
–C'est du très bon travail. Il n'y a aucune imperfection. En tout cas, rien de visible. 20 points pour Serpentard.
Le jeune garçon sourit, fier de sa victoire, et l'enseignante le lui rendit. Elle lui redonna son aiguille puis continua le tour de la classe. Le malaise entre les deux s'était complètement dissipé et il n'en respecta sa professeure que plus. Elle avait apparemment décidé de le juger sur ses exploits plutôt que sur ceux de sa mère. Peu se donnaient cette peine. Heureusement, il était fier de sa mère et, si quelqu'un était d'avis qu'il lui ressemblait, il en était flatté. Néanmoins, il était content que ses exploits soient reconnus à leur juste valeur.
À la fin du cours, seuls lui et une Gryffondor du nom de Granger avaient réussi à changer leur allumette en aiguille. Son premier cours l'avait rendu très optimiste pour la suite, lui faisant presque oublier le cours qu'ils auraient dans l'après-midi et qu'il redoutait tant.
Ensuite vint le cours de potions avec le directeur de sa maison. Il s'était assis en avant entre Drago et Théo et avait déjà sorti ses affaires, attendant tranquillement le début du cours. Il pouvait entendre tout le monde parler derrière lui et avait donc un peu perdu le fil de ce que tentait de lui dire Drago. Heureusement, Théo ne semblait pas avoir le même problème et avait pris comme tâche de répondre à sa place, ce qui le satisfaisait pleinement. Si c'était vraiment important, son cousin le lui dirait plus tard, mais il doutait que ce soit le cas.
Lorsque la porte de la classe claqua, tous se retournèrent et le silence se fit aussitôt. Le professeur Rogue entra, sa cape flottant dans le vent, et Harry se trouva impressionné malgré lui. Il savait comment faire une entrée remarquée. En le regardant croiser lentement les bras devant la classe, les observant de son regard noir, il se dit qu'il était du même niveau que McGonnagal pour ce qui était de l'autorité. Ils avaient deux manières complètement différentes d'agir, mais le résultat était tout aussi efficace. La prochaine heure montrerait s'il était aussi compétent dans sa matière qu'il l'était pour la discipline.
–Je n'admettrai aucun jeu de baguettes ni d'idiotes incantations dans cette classe. Est-ce clair ? Je ne m'attends pas à ce que beaucoup d'entre vous apprécient la subtilité et la délicatesse de la fabrication de potions. Toutefois, pour ceux d'entre vous, peu nombreux j'en suis sûr, qui possédez déjà certaines prédispositions… j'enseignerai comment posséder l'esprit et contraindre tous les sens. Je vous dirai comment embouteiller la renommée, distiller la grandeur et, même, enfermer la mort dans un flacon.
Ses quelques mots fascinèrent Harry. Sa mère n'aimait pas vraiment les potions, préférant faire tout le travail elle-même plutôt que de dépendre d'une boisson, et il avait toujours partagé son avis. Maintenant, il se demandait si le sujet ne pouvait pas être plus intéressant qu'il ne l'avait cru. Encore une fois, il se trouvait agréablement surpris.
–Mais, qui sait ? Peut-être que certains d'entre vous sont venus à Poudlard en possédant déjà des aptitudes si extraordinaires qu'ils sont convaincus de ne pas avoir à porter attention.
Lorsqu'il comprit que le professeur s'adressait à Liam, il peina à empêcher un sourire d'apparaitre. Celui-qui-a-survécu avait encore réussi à attirer l'attention et, encore une fois, il allait le regretter. Qu'est-ce qu'il aimait les enseignants à Poudlard !
–Monsieur Potter, notre nouvelle célébrité. Dites-moi, j'obtiendrais quoi en ajoutant de la poudre extraite d'asphodèle à une infusion d'armoise ?
Le fait qu'il ne s'était jamais vraiment intéressé aux potions ne voulait pas dire qu'il n'avait pas fait ses devoirs. Il avait déjà lu tous ses manuels d'école et, pour cette raison, la réponse lui vint aussitôt à l'esprit. Il ne s'était pas tourné pour regarder le Gryffondor, mais le silence lui permit de voir que Liam n'avait pas été aussi studieux.
–Vous l'ignorez. Eh bien, essayons encore. Où, monsieur Potter, iriez-vous si je voulais que vous trouviez un bézoard ?
Tandis qu'à nouveau la réponse lui vint à l'esprit, tout comme c'était le cas pour Drago, il en était certain, Liam prouva encore une fois son ignorance.
–Je l'ignore, monsieur.
–Alors quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ?
–Moi !
L'exclamation étouffée eut le mérite de faire se retourner Harry. Il vu que la responsable était la même fille qui avait réussi le sortilège de métamorphose pendant le cours. Il se demanda ce qu'elle faisait à Gryffondor alors qu'elle semblait agir comme la parfaite Serdaigle. Il se demanda également pourquoi elle continuait à agiter sa main dans les airs. C'était évident que Rogue ne cherchait qu'à embêter leur « chère » célébrité. Il se doutait très bien qu'il était incapable de répondre à ses questions. C'était devenu clair depuis la première qu'il avait posée et qui avait été la plus simple des trois.
–Je l'ignore, monsieur.
Le sentiment de honte qu'il sentit provenir du Gryffondor le remplit de joie. Il aimait vraiment leur directeur de maison.
–Dommage, monsieur. On dirait, vraiment, que le fait d'être célèbre n'est pas tout dans la vie, monsieur Potter.
Non, il ne l'aimait pas, il l'adorait ! Le fait qu'il réussit à la perfection la potion demandée alors que son frère faillit à plusieurs reprises faire exploser son chaudron ne fit que confirmer son amour du cours de potions. Pour une fois, il allait devoir être en désaccord avec sa mère.
Il était donc de très bonne humeur lorsqu'il prit place pour le diner dans la Grande Salle. Jusqu'à ce qu'il lève les yeux sur la table des professeurs et qu'il y voit James et Lily Potter en train de manger tranquillement.
Resserrant sa poigne sur son verre de jus de citrouille, il le porta à ses lèvres en détournant le regard droit devant lui. Pourquoi devaient-ils tout gâcher si tôt ? Il aimait bien voler d'habitude. Son cousin et ses amis l'entraînaient souvent dans l'une de leurs parties de quidditch et il avait appris à aimer ce sport. Le cours de vol aurait pu être plaisant s'il n'avait pas été là. Malheureusement, il devrait l'endurer pour les quelques semaines que durerait le cours. Il était déjà chanceux qu'il n'ait pas à le faire jusqu'à la fin de l'année.
–Pourquoi ai-je l'impression que tu veux me tuer ?
Harry descendit légèrement les yeux afin de regarder Blaise. Il réalisa alors que, de la manière qu'ils étaient placés, son ami se trouvait effectivement dans sa ligne de mire.
–Désolé, je pensais à autre chose.
–Et à quoi ?
Il se concentra sur son assiette plutôt que sur Pansy.
–Au cours de vol.
–Comment ça ?
Son cousin s'était brusquement retourné.
–Tu n'as pas remarqué qui était notre professeur?
Le blond plissa le front avant de comprendre. À son tour, il fronça les sourcils.
–Le père de « l'incroyable » garçon-qui-a-survécu. Un autre parfait Gryffondor.
Ce n'était pas les seules raisons qui motivaient sa mauvaise rumeur, mais c'était suffisant pour que tous ses amis la comprennent et la partagent, à une moindre mesure.
–Nous nous en faisons peut-être pour rien. McGonnagal n'était pas si pire et c'est la directrice de la maison.
–Tu es probablement trop optimiste, Théo, mais j'espère que tu as raison. Marmonna Blaise.
–En plus, à quoi sert ce cours alors qu'on ne peut même pas faire partie de l'équipe de quidditch ? C'est injuste !
–Qu'est-ce qui te fait dire que tu serais pris même si tu avais le droit ?
Drago prit mal la taquinerie de Pansy et croisa les bras en évitant du regard la fille qui se trouvait juste devant lui, la tête relevée. Cela eut le mérite de faire rire le petit groupe et allégea l'atmosphère malgré le fait que le blond bougonna un peu plus d'être la cause des rires.
Ils continuèrent de parler de tout et de rien durant l'heure du repas et même après alors qu'il se dirigeait à l'extérieur pour leur cour. Harry ne participa pas beaucoup, mais la dispute qui se déclara entre Théo, Pansy et Blaise dissimula son silence tandis que Drago était involontairement coincé entre les trois.
Parvenu devant le terrain où une rangée de balais trainait sur le sol, le blond s'échappa de la conversation pour venir se réfugier derrière son cousin.
–T'aurais pu venir m'aider plus tôt !
–Pour me retrouver mêlé là-dedans moi aussi ? Désolé, mais tu es tout seul pour ce coup-là.
–Je m'en souviendrai.
La colère de Drago fondit presque aussitôt comme neige au soleil.
–Comment fais-tu pour toujours t'éloigner juste à temps ?
Harry sourit en pointant sa tête.
–Je le sais.
–Évidemment. Souffla le blond.
Leur professeur arriva en même temps que la bruyante troupe de Gryffondor, Liam se trouvant au milieu. Évidemment.
–Allez, allez tout le monde ! Placez-vous tous devant un balai pour que nous puissions commencer.
James Potter fit un grand sourire à la ronde, tentant sans doute de « charmer » les élèves. Dans le cas d'Harry, cela lui donna seulement le goût de le frapper. Très fort. Sa mère serait fière de lui. Elle était vraiment une mauvaise influence.
–Vous allez maintenant appeler votre balai pour le recevoir dans votre main tendue. Comme ceci. Up !
Le professeur leur fit un sourire goguenard balai en main, fier de son coup, tandis que certains élèves, des Gryffondors, l'applaudissaient joyeusement. Son envie de lui faire du mal ne se fit que plus fort. Il n'avait rien fait d'extraordinaire. Il venait simplement de montrer qu'il n'était pas complètement incompétent comme enseignant de vol.
Sans un mot, il fit venir le balai à lui rageusement. C'était simplement un exercice de volonté et il n'en manquait pas. Plusieurs élèves réussirent au premier ou au deuxième coup, ses amis ayant tous leur balai en main alors que certains entamaient leur quatrième essai.
Alors qu'il ne restait qu'un seul Gryffondor à ne pas avoir encore réussi, Harry soupira et laissa tomber son balai, s'asseyant à sa suite. Voyant ce qu'il venait de faire, Pansy l'imita en souriant, vite rejointe par Théo et Blaise. Drago fut le dernier, rechignant à s'asseoir sur l'herbe. Le reste des Serpentards finirent par les imiter et des rires se firent bientôt entendre alors que l'élève s'acharnait toujours autant sur son balai.
–Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ?
James Potter semblait irrité et c'est sûrement ce qui motiva Harry à répondre, dans l'espoir de transformer cette irritation en furie.
–Le fait que nous soyons en train de perdre notre temps à regarder un Gryffondor échouer à ramasser son balai. Il n'a qu'à se pencher et le prendre s'il en est incapable. Ce n'est pas comme s'il va réussir à voler aujourd'hui.
–C'est comme ça que vous avez tous fait pour finir en premier ? Tricher ? s'insurgea Liam.
Était-ce l'un de ses amis ? Encore plus de raisons pour poursuivre. Il se leva, époussetant sa robe au passage et, toujours sans un mot, fit venir son balai dans sa main.
–N'importe qui peut le faire.
Il dit cela en regardant James Potter droit dans les yeux.
–Lestrange, c'est ça ? Si tu trouves que tu perds ton temps, tu n'as qu'à partir.
–Très bien.
Il haussa les épaules.
–Ce cours est inutile de toute manière.
Il lâcha son balai et tourna les talons, ignorant les appels de son enseignant qui ne s'attendait sûrement pas à ce qu'il prenne la porte de sortie qu'il lui présentait. Il laissa un sourire fleurir sur ses lèvres. Peut-être que le cours de vol serait intéressant, même si ce n'était que pour découvrir les mille et une façon d'énerver James et Liam Potter.
Fini!
J'espère que vous avez aimé les premiers pas de Harry à Poudlard. Si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire. Le prochain chapitre sera publié le 9 septembre.
À la prochaine!
