Disclaimer: L'univers d'Harry Potter est la création de J. K. Rowling et la sienne seulement. Je ne fais pas d'argent, je ne reçois que vos beaux commentaires.
Je suis finalement de retour de ma longue pause et je suis officiellement en vacances! J'ai choisi d'avoir quelques chapitres en avance avant de publier celui-ci, ce qui signifie que je pourrai publier un chapitre à toutes les semaines à partir de maintenant jusqu'à la fin des vacances d'été au moins.
Pour ce qui est du petit concours: merci d'avoir autant participé! Toutes vos idées étaient vraiment excellentes et plus d'une m'ont fait rire. Le/la gagnant/e de cette fois-ci est Lilys. Félicitation!
Puisque le concours a si bien fonctionné, j'ai décidé de le recommencer, et ce, pour tous les chapitres à venir.
Bonne lecture!
Chapitre 11: Le digne fils de sa mère
–Liam, pourrais-tu me passer le souaffle s'il te plait ?
Malgré tout le bon vouloir de son fils, James Potter fut dans l'incapacité de l'attraper, comme cela avait été le cas depuis le début du cours.
Harry se prélassait sur son balai, un sourire en coin. Regarder leur professeur se débattre en vain devenait rapidement l'un de ses passe-temps préférés.
–Dire que j'ai manqué ça pendant tout ce temps !
Son cousin renifla.
–C'était loin d'être aussi… divertissant quand tu n'étais pas là. C'est une drôle de coïncidence, non ?
–Vraiment.
Harry se contenta d'accompagner ses mots d'un hochement de tête, ne laissant rien transparaitre de son implication dans les faits. Drago secoua la tête.
Plus loin, James s'était résolu à pourchasser le souaffle qui sautait des mains de son porteur lorsqu'il s'approchait. Les Gryffondors faisaient de leur mieux pour le garder assez longtemps pour que leur enseignant puisse s'en saisir. Les Serpentards quant à eux appréciaient le spectacle, ne faisant aucun effort afin d'aider leur instructeur de vol.
Harry vit finalement le souaffle se diriger vers lui et hésita une seconde entre s'écarter ou l'attraper. Finalement, il l'attrapa d'un mouvement souple, le récupérant doucement au creux de son coude. Une seconde plus tard, il l'avait envoyé à son cousin alors que James se dirigeait vers lui.
–Lestrange !
–Oui, professeur ?
–Pourquoi l'avez-vous lancé ?
–Ce n'était pas ce que je devais faire ? Je croyais qu'il s'agissait de notre exercice, le passer entre nous sans que vous arriviez à l'attraper ?
Il se retint de rire en sentant le soulagement envahir son enseignant.
–Bien sûr. C'était exactement ça, mais c'est fini maintenant alors il faudrait me le redonner.
–Tout de suite, professeur. Blaise ?
Zabini était maintenant le détenteur du souaffle et il le lança avec le sourire vers le professeur. James tendit la main pour l'attraper… et il fila entre ses doigts, frappant un Gryffondor un peu trop inattentif.
–Ouch !
–Est-ce que ça va, Ron ?
Liam s'était approché de son ami qui grimaçait.
–Zabini, il l'a fait exprès, le sale serpent.
–Nous n'avons pas vu la même chose, alors. Se permit d'ajouter Harry, un sourire tout ce qu'il y avait de plus poli sur les lèvres.
–Désolé, monsieur Weasley. J'aurais dû être capable de l'attraper. Vous voulez bien me l'envoyer ?
Leur enseignant semblait encore espérer que sa malchance cesserait. Les Serpentards s'écartèrent, se doutant tous que cette nouvelle tentative se conclurait comme toutes les autres.
Alors que le souaffle tombait sur le terrain plus bas, James Potter perdit finalement patience.
–Pourquoi je n'arrive pas à en attraper un, juste un ! Ce n'est pas si compliqué pourtant !
Soudain, un trait noir parti du sol comme un boulet de canon et leur professeur n'eut qu'une demi-seconde pour éviter le cognard.
–Dites et vous serez exaucé. Se moqua Drago et tous les Serpentards éclatèrent de rire avec lui.
–Qui a fait ça ?
James s'était dépêché à sortir sa baguette et à figer le cognard avant sa prochaine attaque.
Tous haussèrent les épaules, affichant un air confus et innocent. Leur enseignant plissa toutefois les yeux.
–Professeur, est-ce que vous pourriez nous faire une démonstration avec le vif d'or ?
Harry entendit quelques ricanements derrière lui et il afficha tout le respect qu'il pouvait, et qu'il ne ressentait pas, malgré le fait qu'il aurait bien aimé les rejoindre dans leur hilarité. Il savait qu'en posant cette question, leur enseignant ne pourrait résister. Il devait montrer ce qu'il pouvait faire à ses élèves afin de remonter dans leur estime après le désastre de la dernière heure. Pour cela, il devait prendre un risque. S'il refusait, il avouerait sa faiblesse et il serait la risée de tous dans les couloirs, car on pouvait compter sur les Serpentards pour répandre la nouvelle.
–Bien sûr. Si vous vouliez bien le libérer, je vais vous montrer comment on doit s'y prendre pour réussir à l'attraper.
Théo s'empressa de faire comme demandé et Harry sentit la confusion et la peur qui s'immisça chez leur professeur en voyant l'empressement de l'un des Serpentards, qui n'avait jamais manqué une occasion pour rire à ses dépens. James Potter croisa son regard, puisqu'il avait été celui ayant donné l'idée du vif d'or et il afficha un air neutre. S'il souriait, leur professeur serait encore plus à l'affut.
À peine une seconde après avoir été relâché, la petite balle dorée fendait déjà l'air.
–C'est important de devenir familier avec le vol du vif d'or, si vous êtes très attentif, vous serez capable de voir dans quelle direction il va bientôt se diriger. Il est impossible d'aller plus vite que lui avec les balais offerts par l'école, alors n'espérez pas le prendre de vitesse. L'idéal, c'est de le prendre à revers, mais, pour ça, vous devez savoir sa trajectoire.
Leur professeur n'avait pas quitté le vif d'or des yeux pendant ses explications. Alors qu'il finissait, il s'élança plus haut afin, vraisemblablement, de donner un exemple à la classe qui l'écoutait et le regardait avec attention.
Il fit un brusque virage à droite en tendant la main et le vif d'or fit le tour de sa main sans qu'il réussisse à y toucher. Ses doigts ne se refermèrent que sur de l'air et il s'affala légèrement sur son balai poussé par son élan. Aussitôt, quelques ricanements retentirent.
Harry sentit la gêne s'emparer de l'enseignant. Sa fierté blessée fut sans doute ce qui le poussa à essayer encore et encore.
–Il n'apprend pas de ses erreurs on dirait. Souffla-t-il à Drago.
Son cousin lui renvoya son sourire moqueur.
–À quoi tu t'attendais ? C'est un Gryffondor après tout.
James Potter s'acharnait de plus en plus désespérément à attraper le vif d'or. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Tantôt le souaffle, puis le cognard et maintenant le vif d'or ! Il n'avait jamais éprouvé autant de difficulté en une seule heure ! Ce n'était pas normal. Le cognard ne pouvait être libéré sans aide, pourtant il n'avait vu aucun élève s'en approcher. Quant aux deux autres, il aurait dû pouvoir les attraper sans problème. De quoi avait-il l'air maintenant ? Il devait au moins réussir à attraper le vif d'or. Son honneur serait sauf dans ce cas.
Plusieurs des Serpentards s'étaient presque écroulés sur leur balai en riant, les larmes aux yeux, lorsque Hermione Granger prit la parole :
–Le cours est fini, professeur.
James eut une légère hésitation, mais il arrêta sa course folle après le vif d'or. Continuer ne ferait qu'accroitre son ridicule.
–Voilà pourquoi le plus long match de quidditch connu à ce jour a duré trois jours et deux nuits. Nous nous reverrons la semaine prochaine.
Avec un peu de chance, les élèves auraient oublié d'ici le prochain cours.
Son regard se posa alors sur le jeune Lestrange qui descendait de son balai, entouré des autres Serpentards qui arboraient toujours un grand sourire.
Bien sûr. Quelqu'un avait définitivement ensorcelé l'équipement et le seul qui en avait les capacités parmi les premières années, c'était lui.
–Monsieur Lestrange, venez ici s'il vous plait.
Le jeune homme n'émit aucune protestation et se dirigea tranquillement vers lui. Malgré son apparente obéissance, il avait le menton relevé et un fin sourire sur les lèvres. James retint un frisson en y voyant là le portrait d'une mimique qu'affectionnait particulièrement la mère de ce dernier, Bellatrix Lestrange. Rien qu'à ce visage, il était certain d'avoir trouvé le coupable de son humiliation.
–Puis-je savoir ce que vous avez fait ?
–Mais rien, professeur. Pourquoi aurais-je fait quelque chose ?
Le visage du garçon était parfaitement neutre et il aurait presque été porté de le croire.
–Peut-être pour amuser vos camarades ?
–Monsieur, si vous voulez m'accuser de quelque chose, il va falloir le prouver. Avez-vous des preuves de ce que vous avancez ?
James Potter plissa les yeux. Il n'avait, bien sûr, rien le blâmant.
Après un instant, Lestrange lui sourit.
–C'est ce que je pensais. Bonne journée, professeur.
Tandis que son élève tournait les talons afin de rejoindre son groupe, il ne put que rester là à le fixer. Soudain, Lestrange s'arrêta avant de retourner à ses côtés.
–J'allais oublier.
Dans sa main tomba le vif d'or qui l'avait autant ridiculisé.
–Vous en aurez sûrement besoin pour vous entrainer.
Le sourire aux lèvres, son étudiant parti, définitivement cette fois. James Potter ne put que se demander comment il pouvait se montrer à la fois poli et moqueur. Même s'il brûlait d'envie de lui donner une retenue, il n'avait aucun motif, aucune preuve. Lestrange avait raison sur ce point.
Tournant la balle entre ses doigts, il pensa à ce qu'avait dit sa femme. Le tour que lui avait joué le garçon aurait été exactement le genre de farces qu'il aurait lui-même joué à ses professeurs.
Il devait l'admettre, le petit était doué… si seulement il utilisait ses dons sur Rogue aussi.
Harry prenait tranquillement des notes pendant son cours de défense contre les forces du mal. Ce n'était pas le plus passionnant des cours et la matière était ridiculement facile, mais il parvenait à se distraire en pensant à son dernier cours de vol quelques heures plus tôt. Il était allé plus loin qu'il ne l'avait pensé, surtout avec sa dernière remarque, mais il savait que James Potter ne pourrait rien faire, car il n'était pas comme Rogue. Son directeur de maison, même s'il n'avait eu aucune preuve contre lui, aurait réussi à trouver une autre raison pour le punir. Voilà pourquoi il n'y avait qu'avec son professeur de vol qu'il tentait sa chance. Ça et aussi parce que c'était vraiment le seul qu'il prenait plaisir à tourmenter.
Quirrell bafouillait devant la classe, expliquant les bienfaits de telle ou telle créature à écailles contre l'hypnose comparativement à d'autres qui avaient l'effet contraire. C'était vraiment dommage que l'enseignant ait une telle difficulté à parler sous pression. Pourtant, il ne ressentait aucune peur de sa part. Du stress, oui, mais rien d'autre. Il ignorait que le stress pouvait autant affecter quelqu'un. D'ailleurs, qu'est-ce qui pouvait provoquer cette anxiété ? Enseigner ne pouvait pas être la cause, sinon il avait mal choisi son métier. Il semblait posséder une source impressionnante de connaissances, mais son bégaiement gâchait un peu le tout. D'autant plus qu'il maitrisait déjà la matière pour cette année.
Ce qui le perturbait le plus était que les émotions de Quirrell étaient excessivement confuses. Il n'avait jamais eu autant de difficultés à discerner ce qu'une personne ressentait. Mis à part le stress qui lui sautait au visage lorsqu'il s'y tentait, tout le reste était comme un amas géant de sentiments contradictoires. Il ignorait jusqu'alors qu'une seule personne pouvait ressentir tout cela en même temps. Peut-être que l'enseignant lui-même était constamment troublé par ce qu'il ressentait et c'était cela qui causait son bégaiement ? Cela lui semblait plus tiré par les cheveux par contre que de le blâmer sur le stress.
Il ressentait pourtant une certaine sympathie pour l'enseignant et n'hésitait pas à intervenir lorsqu'il sentait qu'un des élèves de sa classe s'apprêtait à faire une blague. Si cela l'aidait à construire son image d'élève modèle, ce n'était qu'un avantage.
Son comportement sans reproche fut pourquoi il fut surpris lorsque Quirrell lui demanda de rester derrière après le cours.
Quirrell ne pouvait s'empêcher de laisser son regard dévier sur le fils de Bellatrix. Il avait été tout aussi surpris que son maitre lorsqu'il avait su la nouvelle. Le seigneur des ténèbres n'avait d'abord pas cru les rumeurs, mais tous les deux avaient été forcés de le croire lorsqu'ils avaient eu le jeune Lestrange sous les yeux. Son maitre avait connu Bellatrix alors que celle-ci avait elle-même onze ans. Son fils lui ressemblait à s'y méprendre. Seules sa mâchoire et ses épaules le différenciaient vraiment.
Toutefois, malgré leur ressemblance, son maitre ne pouvait s'empêcher de se poser des questions. Si Bellatrix avait été enceinte, n'aurait-il pas été au courant ? Ce n'était pas vraiment le genre d'informations que lui rapportait Bellatrix, elle avait plutôt tendance à l'informer du nombre de morts suivant les combats, mais, tôt ou tard, il l'aurait vu. De plus, il était certain que, bien que Bella adorait se battre, elle aurait aussitôt cessé en apprenant qu'elle portait un enfant.
Pour toute famille de sang pur, avoir un héritier était le plus important. Sans héritier, même la lignée la plus longue et la plus prospère s'éteindrait. Dans le cas de Bellatrix et de Rodolphus, tous les deux avaient eu l'espoir de poursuivre les deux lignées dont ils étaient descendants. Rabastan ne s'était pas marié et, dans le milieu de la guerre où il pouvait mourir à tout instant, était peu disposé à le faire. Sirius Black ayant été renié par la famille, Regulus mort et Narcissa ayant rejoint la famille Malfoy, Bellatrix s'était mise en tête de poursuivre elle-même la famille Black. À en croire sa réaction lorsque Lucius et Narcissa avaient annoncé qu'ils attendaient un enfant, Bellatrix avait plus que hâte de devenir mère à son tour. Elle n'aurait pas pris le risque que son enfant meure à cause d'un sortilège reçu sur le terrain.
Bref, tout cela lui faisait croire que Bella était tombé enceinte à la fin de la guerre. Il aurait même été porté de croire après si cela n'avait été de Rodolphus qui séjournait encore et toujours à Azkaban depuis sa chute. À ce moment, son fils ne pouvait pas avoir le même âge que celui de sa sœur. À moins qu'il n'ait été précoce. Cela expliquerait peut-être la protection dont elle avait entouré son enfant. Peut-être qu'il avait failli mourir en voyant le jour et que Bella avait alors craint de perdre son seul enfant, sûrement le seul qu'elle aurait jamais. Pour l'instant, c'était la meilleure explication qu'il avait pu trouver. Pourtant, il éprouvait toujours des doutes. Il avait l'impression qu'il lui manquait un détail.
Tous ces questionnements ne cessaient de le tourmenter et c'est pourquoi il désira plus de temps afin de pouvoir mieux percer à jour le garçon. La meilleure option qui lui était venue à l'esprit était de lui offrir des leçons particulières. Le jeune Lestrange semblait aussi assoiffer de connaissances qu'un Serdaigle. Il ne saurait refuser une telle opportunité.
–Monsieur Lestrange, restez, s'il vous plait.
Le jeune homme haussa un sourcil, mais fit signe à ses camarades d'y aller avant de se diriger vers lui.
–Vous vouliez me voir, professeur ?
Quirrell fit mine de ranger ses papiers afin de se donner quelques instants de plus pour observer son élève après un bref hochement de la tête. Son maitre semblait troublé. Il est vrai que le jeune Lestrange n'avait rien en commun avec sa mère côté comportement, pas au premier regard dans tous les cas. Sa mère avait toujours une légère trace de moquerie dans le regard tandis qu'il ne percevait chez le jeune homme qu'un très grand respect et une obéissance marquée. Toutefois, d'après ce que leur avait appris James Potter à la dernière réunion, ce n'était peut-être pas entièrement le cas, pas tout le temps du moins. À le voir toujours assis tranquillement dans sa classe, il ne s'en serait jamais douté. Sur ce point, le seigneur des ténèbres avait cru discerner une ressemblance entre lui-même et le petit. Personne ne l'avait cru responsable lors de l'ouverture de la Chambre des Secrets, 49 ans plus tôt, au vu de son comportement modèle au cours des années et de son excellence en classe. Cela l'encourageait entre autres à garder un œil sur lui, son attitude était plus qu'intrigante.
Ce qui était sûr, c'était qu'il avait plus de contrôle et de patience que sa mère puisqu'il se tenait toujours debout avec un air plaisant sur le visage, ne montrant aucune trace d'agacement.
–Je v… voulais seulement m'assurer q… que mon cours ne v… vous ennuyait pas trop. J'ai su le m… malentendu qu'il y a eu entre p… professeur Potter et vous et j… je ne voudrais pas qu'il vous vienne en tête la m… même idée ici.
Il trouvait plutôt amusant le soi-disant malentendu. Il doutait que les choses se soient vraiment passées ainsi, mais cela démontrait que Harry Lestrange n'avait pas été placé à Serpentard pour rien.
À ces mots, son élève envoya un sourire à Quirrell qui replongea son maitre dans ses souvenirs. L'étincelle qui brillait dans les yeux du vert et argent était la même que celle de Bellatrix lorsqu'elle revenait d'un combat d'où elle était sortie victorieuse après s'être beaucoup amusée. Quant à son sourire, il était loin d'évoquer la même folie, mais il y avait un relent de cruauté, minime bien sûr chez l'enfant de 11 ans, qui rappelait sa mère.
Il ne pouvait pas douter que Bellatrix était bien la mère du jeune garçon. Cela ne voulait pas dire par contre qu'il allait changer ses plans. Cet enfant ne se révélait pas moins intéressant pour autant, au contraire.
–Je vous assure, professeur, que cela ne se produira plus et, bien que j'aille de la facilité dans votre cours, je vous promets qu'il est loin de me paraitre aussi inutile que celui de votre confrère.
Quirrell s'assit et regarda son élève s'appuyer contre une table avec élégance. L'image même d'un sang pur.
–C… c'est d'ailleurs de cette f… facilité que j'aimerais vous p… parlez. Vous n'avez, il s… semblerait, aucune difficulté dans c… ce cours tout comme dans t… tous les autres. Je v… voudrais vous offrir un défi.
Son étudiant se pencha légèrement vers l'avant, l'envie brillant déjà dans son regard.
–Un défi, professeur ?
–Je s… serais prêt à v… vous offrir des cours particuliers si v… vous parvenez à conserver vos b… bonnes notes jusqu'au mois de n… novembre. Les autres professeurs r… refuseront sinon de me laisser vous enseigner de la m… matière plus avancée s'ils sentent que votre t… temps serait mieux utiliser à r… réviser leur matière.
–Donc, il me suffit de conserver mes notes pour encore un mois et j'aurais droit à des cours particuliers de votre part ?
Les épaules du jeune Lestrange s'étaient abaissées en entendant la condition. Le sourire n'avait pas quitté son visage, mais il avait pris un air plus avide.
–C… c'est cela.
–Quand les cours auraient-ils lieu ?
–Nous v… verrons en fonction de votre horaire lorsque vous aurez p… prouvé que vous êtes à la hauteur.
Son élève s'éloigna de la table sur laquelle il s'était appuyé et repris ses affaires qu'il avait posées.
–Croyez-moi, professeur, je le serai.
Fini!
J'espère que vous avez aimé et, si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire. De plus, n'oubliez pas d'écrire une ou des idées de titre si vous voulez participer au concours.
À la semaine prochaine!
