Disclaimer: L'univers d'Harry Potter est la création de J. K. Rowling et la sienne seulement. Je ne fais pas d'argent, je ne reçois que vos beaux commentaires.
Tout de suite en commençant, je ne suis pas certaine du titre. Alors, si quelqu'un à une meilleure idée, qu'il n'hésite à me la proposer.
Bonne lecture!
Chapitre 14: Un Noël rassembleur
Liam et Ron revenaient de la bibliothèque où ils avaient laissé une Hermione toujours aussi furibonde après que Neville lui ait raconté leur petite aventure nocturne. Elle s'était mise en tête de ramasser autant de points qu'elle le pouvait en classe afin que, lorsque les deux garçons feraient, inévitablement, une autre stupidité de ce genre, leur maison n'allait pas trop en souffrir grâce à elle. Elle avait pourtant semblé presque prête à leur pardonner au début, tandis qu'ils faisaient leurs devoirs avec elle, mais le jeune Potter avait fait l'erreur de souligner qu'ils n'avaient pas perdu de points cette fois-ci. Il avait réalisé plus tard son mauvais choix de mots.
Ne désirant plus supporter les réprimandes de leur amie, qui attiraient un peu trop le regard de la bibliothécaire, ils s'étaient décidés à retourner dans leur dortoir jouer une partie d'échecs version sorcier, un jeu que Ron affectionnait particulièrement.
C'est en chemin qu'ils croisèrent Hagrid qui revenait, d'après ce qu'il leur dit, d'une énième rencontre avec Dumbledore. Après leur dispute avec Hermione, l'épisode du chien à trois têtes était plus que jamais frais dans leur tête et ils décidèrent d'un regard d'en parler à Hagrid. Après tout, s'il y avait quelqu'un qui était au courant qu'une énorme créature, possiblement meurtrière, se trouvait dans l'école, c'était bien le gardien des clés.
- Hagrid, est-ce que tu sais ce qui se trouve au troisième étage ? demanda Ron.
Le demi-géant devint aussitôt rouge et bafoua :
–N… non. Pourquoi je saurais ça ?
Son rire nerveux ne parvint pas à les tromper. Hagrid savait bel et bien quelque chose.
–Tu n'es pas au courant au sujet d'un chien à trois têtes ? Tenta à son tour Liam.
–Comment êtes-vous au courant pour Touffu ? Euh… je veux dire… quel chien à trois têtes ? Je n'ai certainement jamais vu ça de ma vie.
–Tu es un très mauvais menteur, Hagrid. Est-ce qu'on te l'a déjà dit ?
Liam se contenta de hocher la tête en regardant attentivement le demi-géant. Même s'il avouait être au courant, rien ne disait qu'il allait leur en dire plus.
Hagrid les regarda un moment puis soupira en baissant le haut de son corps qui resta quand même très loin au-dessus du sol.
–Bon, très bien. Touffu est à moi. Je l'ai acheté d'un sorcier grec que j'ai croisé dans une taverne l'année dernière. Vous auriez dû voir sa petite frimousse. Vraiment adorable, je vous le dis.
La grimace de Ron fut éloquente. Liam, quant à lui, se dit qu'un bébé devait simplement ressembler à un chiot… avec deux têtes en plus. Ce devait probablement être considéré comme adorable.
–Et puis comment vous savez ça, vous ? Vous n'êtes pas censé… cette histoire ne concerne que Dumbledore et Nicolas Flamel.
–Nicolas Flamel ?
Le gardien des clés sembla perdre toutes ses couleurs d'un coup.
–J'aurais pas dû dire ça. J'aurais vraiment pas dû dire ça.
Le demi-géant s'éloigna rapidement en marmonnant dans sa barbe et les deux garçons tentèrent de le suivre, mais leurs petites enjambées d'enfants de 11 ans ne furent pas suffisantes.
Alors qu'ils venaient à peine de s'immobiliser, ils furent approchés par sans doute les pires Serpentards de leur année : Malfoy et Lestrange.
–Vous posiez des questions sur votre futur métier ? Dommage qu'il ne puisse y en avoir qu'un à la fois.
La voix trainante de Malefoy retentit dans le corridor.
–C'est peut-être pour ça que le demi-géant est parti aussi vite. Se moqua à son tour Lestrange.
–L'imbécile a peur de perdre le seul emploi qu'il pourra jamais occuper.
Les deux garçons éclatèrent de rire tandis que Liam et Ron les regardaient en fronçant les sourcils. Le visage du rouquin rougissait déjà et il avait l'impression qu'il devrait bientôt le retenir pour ne pas qu'il leur saute dessus. S'il avait seulement le goût de l'en empêcher.
Malefoy les regardait de son air hautain habituel, son petit sourire moqueur suffisant pour faire sortir Ron de ses gonds. Lestrange, quant à lui, se tenait juste derrière, un sourire identique sur le visage, mais sa pose était étrange. Il ne savait pas pourquoi, mais il trouvait que quelque chose clochait. Tandis que son ami et le blond s'échangeaient des insultes, il observa le fils de la tristement célèbre Bellatrix Lestrange.
Celui-ci hochait la tête et souriait en réponse aux commentaires de Malefoy, rajoutant parfois lui-même quelques mots ici et là. Il était tout à fait calme, le visage presque impassible. Il le dévisageait lorsqu'il tourna soudainement son regard sur lui.
Liam dû réprimer l'envie pressante de faire un pas en arrière. Il n'y avait aucun amour entre les quatre, ça, tout le monde le savait, mais la haine… la haine qu'il voyait dans son regard semblait déplacée. Il n'aurait pas douté un instant, en voyant cette lueur dans ses yeux, si on lui avait dit que Lestrange était en train de planifier son assassinat.
Il devait sans doute exagérer, mais…
-30 points de moins pour Gryffondor.
–Quoi ?
Liam se tourna ahuri vers le professeur Rogue qui venait d'apparaitre au tournant.
–Dois-je me répéter ?
C'est à ce moment que le jeune Potter remarqua que Ron avait sorti sa baguette et la pointait toujours en direction des Serpentards.
–Non, monsieur.
Il tira le bras de Ron qui rangea sa baguette à contrecœur, puis pâlit en se rendant finalement compte de la personne qui les avait interrompus.
–Viens. Marmonna-t-il au rouquin avant de faire demi-tour.
Mieux valait affronter Hermione qu'affronter Rogue. Puis, peut-être que la jeune fille leur pardonnerait s'ils lui donnaient une énigme à résoudre. Ils devaient découvrir qui était Nicolas Flamel. Le nom lui disait quelque chose, mais il ne savait plus pourquoi.
Il jeta un dernier coup d'œil vers les Serpentards et c'est à ce moment qu'il le vu.
Lestrange trainait un livre. Un livre qu'il tentait de dissimuler derrière lui, partiellement caché par la manche de son uniforme.
Le Serpentard disparut de sa vue, mais l'image resta dans sa tête.
Un vieux livre noir.
Harry descendit du Poudlard Express avec empressement. Sincèrement, il adorait Poudlard. C'est seulement qu'il aimait sa mère encore plus.
Il dit rapidement au revoir à ses amis, puis il s'élança dans la foule, cherchant sa mère du regard. D'habitude, c'était facile de la repérer. Les gens avaient tendance à garder leur distance, créant un cercle autour d'elle.
Il porta peu d'attention à son cousin qui peinait à le suivre lorsqu'il la repéra finalement. Il n'avait presque rien ramené pour les vacances de Noël, puisque toutes ses affaires se trouvaient déjà chez lui, alors il put courir sans problème jusque dans ses bras.
–Maman !
–Mon chéri !
Il sentit les lèvres de sa mère se poser sur sa tête et il ferma les yeux en soupirant d'aise tandis qu'elle passait affectueusement la main dans ses cheveux.
–Tu aurais pu m'attendre ! Rouspéta son cousin en parvenant enfin jusqu'à eux.
–Tu aurais pu marcher plus vite.
Ses mots furent à moitié engloutis par les vêtements de sa mère dans lesquels il s'était enfoui afin de retrouver cette douce chaleur réconfortante. Que son cousin ait entendu ou non, il ne répondit pas, trop préoccupé à son tour par sa propre mère qui l'avait attiré contre elle dans une forte étreinte.
Ils ne s'attardèrent pas plus longtemps et se séparèrent pour retourner dans leur maison respective.
En arrivant, Harry ne prit pas la peine d'aller déposer ses affaires dans sa chambre, sachant qu'un de leurs elfes de maison ne tarderait pas à le faire à sa place. Plutôt, il s'assit avec sa mère dans le salon des intimes, pièce où ils n'accueillaient que de la famille ou des amis proches, et se mit à raconter tout ce qui s'était passé depuis son arrivée à Poudlard sous l'insistance de sa mère. Celle-ci savait déjà tout, puisqu'il lui avait écrit presque tous les jours, mais elle ne se lassait pas d'entendre les exploits de son fils, de vive voix cette fois-ci.
–Tu devrais lancer un sortilège au balai de Potter senior pour l'empêcher de voler. Ça aurait de quoi lui fermer le clapet.
Il rit en se serrant un peu plus contre sa mère, sa tête posée dans le creux de son cou.
–J'adorerais ça, mais je ferais mieux de garder profil bas.
–Comment ? Pourquoi aussi soudainement ? Il a des doutes contre toi ?
–Bien sûr qu'il a des doutes, mais aucune preuve. Ce n'est pas de lui que je m'inquiète.
Bellatrix le repoussa gentiment afin de regarder son visage.
–Est-ce que Dumbledore t'a encore posé des problèmes ?
–Non. Il n'a rien fait ni rien tenté depuis qu'il m'a rencontré dans son bureau. D'ailleurs, sais-tu pourquoi il semblait douter de l'identité de mon père ?
–D'après lui et ses joyeux lurons, je serais amoureuse du Seigneur des ténèbres. Comme si je n'avais pas le droit de l'admirer pour le génie qu'il est !
Sa mère prit un instant pour se recomposer, chassant toutes traces d'irritation de son visage et de sa voix.
–Enfin bref, tu es brillant, tout comme lui l'était à ton âge. Il doit sans doute penser qu'un enfant descendant des Black et des Lestranges ne pourrait pas être aussi puissant. Que c'est ridicule !
–Tout aussi ridicule que le fait qu'il croit que tu pourrais être infidèle à ton mari.
Il savait bien, lui, qu'elle l'aimait. Ce n'était peut-être pas l'amour fou puisqu'il s'agissait d'abord et avant tout d'un mariage de convenance, mais c'était tout de même un amour authentique, qui s'était créé au fil des jours passé ensemble.
-En fait, le professeur Quirrell a accepté de me donner des cours supplémentaires et je ne veux pas lui donner une raison pour arrêter.
Il regarda le regard légèrement dans le vague de sa mère puis demanda d'une petite voix :
–Il te manque toujours… Rodolphus ?
–Tu sais, Harry, si tu veux… eh bien, tu pourrais l'appeler papa.
–Tu es sûre ?
–Évidemment. Je suis ta mère alors Rodolphus est ton père. D'ailleurs, je lui ai écrit à propos de toi.
–Vraiment ?
Harry ne savait qu'en penser.
–Je croyais que tu n'avais pas le droit d'entrer en contact.
–Maintenant que le calme est revenu complètement, Lucius a finalement réussi à convaincre le ministre. Puis, un homme peut difficilement résister aux pleurs d'une femme qui s'ennuie de son mari.
Il imita le sourire en coin de sa mère, mais il sentait bien que tous deux tentaient de rester impassibles face aux émotions qu'ils ressentaient, de peur de se laisser envahir par eux.
–Je n'ai pas encore le droit d'aller le voir moi-même, mais j'ai eu le droit de lui envoyer une lettre.
–Une seule ?
–Malgré le bon vouloir de ton parrain, je suis toujours vu pour un mangemort au sein du ministère. Le ministre flanche facilement, mais ce n'est pas le cas du reste. Une lettre, c'est déjà ça de gagné.
–Tu n'as pu qu'envoyer une seule lettre et tu lui as quand même parlé de moi ?
–Bien sûr, tu es mon fils. Notre fils. Je veux qu'il soit aussi fier de toi que je le suis, moi.
Sa mère avait dit cela en tenant doucement son visage entre ses mains et Harry se colla contre elle en retenant des larmes de joie.
Lorsqu'il avait été abandonné chez les Dursley, il avait cru avoir perdu la moindre chance d'avoir un jour une vraie famille. Puis, il avait eu la chance de croiser le chemin de la terrible Bellatrix Lestrange qui était devenu la mère qu'il avait toujours souhaité, forte et fière. Cependant, il avait cru que sa chance s'arrêterait là. Une mère, une tante, un oncle et un cousin, c'était plus qu'il n'avait osé espérer dans le noir de son placard. Mais, maintenant, il se voyait offrir la chance d'avoir enfin un père. Il n'avait pas de mots pour exprimer toute sa joie ou son amour pour sa mère.
Tandis que des larmes s'échappaient contre son gré, Bellatrix se mit à le bercer en passant sa main dans ses cheveux.
–Un jour, un jour nous irons le voir, ensemble. Un jour, nous serons finalement réunis, toi, moi et ton père.
Liam était étendu de tout son long sur le divan, complètement repu et blaguant avec Ron. Ses parents avaient accepté d'accueillir la famille Weasley pour les fêtes dans un élan de générosité lorsque Liam leur avait annoncé qu'Arthur, le père de son ami, n'aurait pas droit à une prime de Noël cette année à cause d'une coupe budgétaire dans son département.
Bien sûr, cela ne voulait pas dire que la famille invitée n'avait pas mis du sien dans les festivités. Molly, la mère de Ron, s'était donné à fond dans la cuisine, façonnant des mets tous plus incroyables et délicieux les uns que les autres. Personne n'avait pu résister à l'idée de se resservir une fois, puis deux.
Liam avait été bien au-delà de ce que son estomac pouvait supporter d'ordinaire, mais il ne regrettait aucune bouchée.
Il somnolait presque debout et c'était son ami, par son bavardage incessant, qui l'empêchait de s'endormir en plein milieu des festivités. Il fallait dire qu'il était debout depuis l'aube, attendant anxieusement de déballer ses cadeaux. Il n'avait pas été déçu. Il avait même reçu le balai que ses parents avaient refusé de lui acheter pour la rentrée ! Il avait tellement hâte de l'essayer ! Son ami et lui pourraient jouer quelques parties de quidditch histoire de le tester avant de retourner à l'école. Peut-être qu'ils pourraient en faire une demain si la tempête de neige s'était calmée ?
Ron et lui était à moitié plongé en plein débat sur la position la plus importante au quidditch et à moitié endormi lorsque James mit sa main sur son épaule, le faisant se relever brusquement, pris par surpris. Ron ne s'était rendu compte de rien, probablement trop concentré sur son argument selon lequel le gardien était, de loin, le meilleur joueur. Un coup d'œil vers son ami lui montra que la raison pour laquelle il n'avait rien remarqué était plutôt parce qu'il dormait déjà, marmonnant dans son sommeil. Il fut étonné de voir que son ami pouvait poursuivre le débat alors qu'il était profondément englouti dans les limbes du sommeil.
Il reporta son attention sur son père qui mit un doigt sur ses lèvres et chuchota :
–Suis-moi.
Ils s'éloignèrent des divers groupes de personnes qui parlaient ici et là, certains savourant un verre d'une boisson rouge et verte pour l'occasion.
Il mourrait d'envie de questionner son père, mais celui-ci avait gardé son doigt sur ses lèvres, l'entrainant à sa suite dans le silence le plus complet. Il était surpris par tant de secrets. Ce n'était pas le genre de son père.
Il reconnut rapidement le chemin qui menait jusque dans sa chambre et il fronça encore plus les sourcils. Il entra sous l'insistance de son père qui ferma la porte derrière eux, les plongeant dans le noir. Liam cligna des yeux lorsque la lumière revint et cela lui prit quelques instants avant de remarquer ce pour quoi il s'était rendu jusqu'ici.
Sur son lit se tenait un paquet qui n'était pas là avant. Il jeta un regard vers son père qui lui fit signe d'avancer, mais sans rien dire de plus. Malgré son incertitude, il ne put résister à l'attrait d'un cadeau de plus. Il se demandait seulement pourquoi il n'avait pas été déposé sous le sapin plus tôt.
Il déchira, avec une efficacité longuement pratiquée, le papier rouge et resta perplexe en fixant le vide, ou plutôt le motif de son couvre-lit vermeil.
Est-ce que tout ceci n'était qu'une blague ?
Il se tourna vers son père qui souriait face à sa confusion, mais sans plus. S'il s'agissait d'une blague, il aurait été plié en deux en ce moment au lieu d'être toujours aussi calme et posé.
–Pose ta main.
Liam hésita, mais fit comme demander.
Il écarquilla les yeux en sentant l'un des tissus les plus fins et les plus soyeux qu'il n'avait jamais touchés dans sa courte vie. Il s'en saisit de ses deux mains et le leva jusque devant ses yeux, mais tout ce qu'il vu fut l'affiche des Comètes sur le mur d'en face.
Soudain, le dernier morceau du casse-tête s'emboita dans les autres et il regarda son père, les yeux brillant d'excitation.
–Une cape d'invisibilité !
Le sourire de son père s'agrandit et il s'assit à ses côtés, recevant aussitôt son fils dans les bras.
–C'était la mienne. Mon père me l'a donnée lorsque j'avais ton âge. C'est à ton tour maintenant. En passant, ne le dis pas à ta mère.
Liam hocha la tête en serrant sa nouvelle cape contre son corps. Il n'avait aucun doute que sa mère la lui enlèverait si elle savait qu'il l'avait en sa possession. Elle aurait trop peur qu'il marche dans les traces de son blagueur de père. Il se souvenait encore de toutes les histoires que celui-ci lui avait racontées sur son temps à Poudlard. Il avait évité bien des retenues grâce à cette cape.
Il avait tellement hâte de la montrer à Ron ! Elle leur serait sans aucun doute très utile pour enquêter. D'ailleurs, il avait complètement oublié de poursuivre ses recherches. Il s'était dit qu'il poserait des questions à ses parents, mais cela lui était complètement sorti de la tête.
–Papa ?
–Oui, fiston ?
–Est-ce que tu sais qui est Nicolas Flamel ?
–Bien sûr. Et tu devrais le savoir toi aussi, tu as au moins une dizaine de cartes sur lui. Je me souviens même que, la dernière fois, tu t'es plaint parce que tu avais encore eu Flamel au lieu de la carte de Gryffondor que tu recherchais.
Liam se figea. Il avait complètement oublié. C'est pour cela que le nom lui avait dit quelque chose !
–Merci papa !
Son père se leva et lui ébouriffa les cheveux au passage.
–Mais de rien. Est-ce que je peux savoir l'origine de ce soudain intérêt ?
–Binns a dit son nom au dernier cours et, comme tu sais, c'est pas vraiment le genre de prof à qui tu peux poser des questions.
James fit une grimace.
–Non, en effet. Toujours aussi endormant ?
–C'est un miracle que j'ai réussi à retenir qu'il avait parlé de Flamel.
Son père éclata de rire.
–Bon, je te laisse. N'oublie pas de garder la cape loin de ta mère.
Sitôt la porte fermée, Liam se jeta sur le tiroir dans lequel il avait rangé toutes ses cartes depuis sa toute première grenouille en chocolat. Cela ne lui prit que quelques secondes avant de tirer celle qu'il cherchait.
Créateur de la première et la seule pierre philosophale existant encore de nos jours,
Nicolas Flamel est né en 1326 et vit encore de nos jours avec son épouse,
Pernelle Flamel.
Pierre philosophale.
Ils n'avaient plus qu'à trouver de quoi il s'agissait, mais, peu importe ce que c'était, il était presque sûr que ça se trouvait présentement à Poudlard sous une trappe protégée par un énorme chien à trois têtes.
Harry s'installa confortablement dans le compartiment qu'avait choisi son cousin. Il avait eu de la difficulté à faire ses au revoir, conscient que sa mère lui manquerait plus que jamais, mais il avait une motivation de plus cette fois-ci à retourner en classe et à s'appliquer, ce qui amenuisait un peu sa peine.
Il sortit le livre que lui avait passé Quirrell en prévision du congé. Il l'avait déjà lu au complet et pratiqué tous les sorts s'y trouvant. Il était étonné de la nature de certains, mais était loin de s'en plaindre. Il n'avait pas peur de ce que des sorciers plus craintifs appelleraient de la magie noire. De toute façon, ce qu'il apprenait pourrait difficilement être réellement classé comme tel. Seuls les plus étroits d'esprit les qualifieraient de la sorte.
La plupart des sorts que Quirrell lui apprenait étaient normalement du ressort des deuxièmes années, mais, ici et là, il en trouvait un ou deux plus… poussés. Aucun des deux ne faisait de commentaires, mais Harry doutait que le professeur ignore le moindre des sorts qui se trouvaient dans ses grimoires, ce qui voulait dire qu'il devait forcément être au courant. Il n'avait toujours rien appris au sujet des évènements qui s'étaient déroulés le jour d'Halloween, mais tous les sortilèges qu'il avait appris valaient largement la peine.
Alors que le paysage défilait par la fenêtre, il se replongea dans sa lecture, relisant les passages légèrement plus complexes.
Il ne devait pas seulement impressionner sa mère maintenant, mais son père aussi.
Fini!
J'espère que vous avez aimé et, si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire!
