Disclaimer: L'univers d'Harry Potter est la création de J. K. Rowling et la sienne seulement. Je ne fais pas d'argent, je ne reçois que vos beaux commentaires.

Merci à tous ceux qui m'ont écrit des petits mots! Je l'apprécie même si je n'ai pas toujours le temps de répondre.

Bonne lecture!


Chapitre 15: Désirs cachés

Le banquet du retour avait été festif, comme d'habitude, mais c'était surtout ce qui allait se passer après que Liam attendait impatiemment. Il se tenait immobile dans son lit, attendant que tous soient endormis avant de faire le moindre mouvement. Même si, grâce à sa cape, il pouvait devenir invisible à volonté, il ne pouvait pas passer au travers des portes ou des murs comme un fantôme et quelqu'un se rendrait sûrement compte si le passage s'ouvrait et se refermait sans qu'il n'y ait personne.

Il n'avait pas encore parlé de la cape à Hermione, voulant en profiter un peu avant que la jeune fille tente de le convaincre du contraire. Quant à Ron, lui aussi rêvait d'enfin pouvoir l'utiliser depuis qu'il la lui avait montrée pendant les vacances. Ils n'avaient pas osé le faire tandis qu'ils étaient chez lui, craignant que Lily l'apprenne, mais maintenant qu'ils étaient à Poudlard, ils avaient le champ libre. Sa mère avait beau y être enseignante, le château était bien plus grand que leur demeure, leur permettant de passer inaperçus.

Liam avait tiré les rideaux autour de son lit pour se soustraire aux regards des autres et c'est de ce poste d'observation qu'il entendit plus qu'il ne vu tous ses camarades se mettre au lit. Il jugea plus sage de ne pas bouger tout de suite et attendit donc encore plusieurs minutes après que les lumières aient été éteintes. Ce n'est que lorsqu'il crut entendre les ronflements de Neville et de Dean qu'il s'assit et écarta doucement le tissu qui fermait son cocon de chaleur. Il avait mis son pyjama plus tôt, mais avait gardé ses souliers en prévision de ce moment. C'est pourquoi il ne frissonna pas en posant ses pieds sur le sol très certainement glacé.

Les rideaux de Ron étaient eux aussi fermés et il n'arrivait pas à discerner le moindre mouvement derrière. Il ne l'avait peut-être pas entendu se lever. Il tira lentement les rideaux, tant pour ne pas faire de bruit que pour ne pas faire sursauter son ami, et il découvrit que celui-ci s'était endormi sur ses couvertures, les souliers aux pieds.

Normalement, il l'aurait laissé dormir, mais le rouquin avait vraiment tenu à l'accompagner, étant presque encore plus excité que lui. Il tenta donc de le réveiller gentiment pour éviter de réveiller le dortoir au grand complet.

Il commença par lui secouer une épaule doucement, puis un peu plus fort, pour finalement se saisir de ses deux épaules et de le secouer brusquement. Il eut finalement une grimace en remarquant un filet de bave qui sortait de la bouche de son ami et abandonna. À ce point, seul un seau d'eau ferait l'affaire et il ne pouvait pas se le permettre, car la furie de Ron après cela réveillerait toute la tour.

Il aurait pu décider de se recoucher pour retenter le coup le lendemain avec son ami comme promis, mais la tentation était trop grande et cela faisait déjà presque deux semaines qu'il attendait ce moment. Tant qu'il finissait par amener Ron avec lui, celui-ci ne serait pas trop fâché. De toute façon, c'était de sa faute. Il n'avait qu'à ne pas s'endormir.

Il referma les rideaux de son ami et récupéra sa cape de sous son oreiller dans le plus grand des silences. Dès qu'il sentit la soie sous ses mains, il soupira. Il avait toujours peur de la perdre. C'était difficile de conserver quelque chose d'invisible. Les autres ne pouvaient pas la voir, mais lui non plus. Il avait toujours peur qu'elle tombe et qu'il ne puisse plus la trouver. Il n'osait pas imaginer le visage de son père s'il devait un jour lui dire qu'il l'avait perdu.

Chassant ses peurs qui n'avaient pas lieu d'être, il passa la cape autour de lui et disparut aussitôt dessous. Dans le grand miroir du dortoir ne se voyaient plus que les lits derrière. Une fois bien installé sous sa cape, il s'avança vers la porte qu'il entrebâilla doucement. C'est avec soulagement qu'il constata que les gonds étaient bien huilés, n'émettant aucun bruit dérangeant. Il fit tout de même attention lorsqu'il la referma pour ne pas qu'elle frappe trop durement le cadre de porte.

Il descendit tout aussi lentement les marches, arrêtant à tous les paliers. Il cessa également tout mouvement juste avant d'entrer dans la salle commune pour s'assurer qu'il n'y avait personne puis marcha d'un pas plus rapide vers le trou dans le mur qui donnait finalement accès au couloir du septième étage. Heureusement pour lui, la Grosse Dame le laisserait rentrer plus tard sans avertir les professeurs. Apparemment, elle tenait à ce que les Gryffondors, sa maison, gagne enfin la coupe des quatre maisons afin d'avoir de quoi se vanter aux autres tableaux. Dénoncer les élèves rentrant après le couvre-feu serait contre-productif.

Maintenant qu'il était parvenu jusqu'ici, il devait trouver où aller. Plutôt que de marcher avec une destination en tête, il décida d'aller explorer en quête peut-être d'une classe abandonnée ou d'une pièce secrète. L'adrénaline coulait dans ses veines et il se sentait plus éveillés et mieux que jamais. C'était bien pour ça qu'il avait été réparti à Gryffondor. L'aventure l'appelait.

Il arpenta le corridor sur lequel il se trouvait, mais ne trouva rien de très palpitant. Son dortoir s'y trouvant, le corridor du septième était de loin celui qu'il connaissait le plus. Et puis, rester sur le même étage n'avait rien de très excitant. Aux premières marches qu'il croisa, il décida de descendre. Songeant à ce que recelait le troisième étage, il ne se contenta pas de descendre au sixième, mais s'arrêta au quatrième. Autant il voulait en savoir plus sur ce que recelait la trappe, autant il n'était pas assez idiot pour aller volontairement braver un chien à trois têtes tout seul.

Il n'avait pas de cours au quatrième alors il se trouva enfin en terrain inconnu. Il s'amusa à ouvrir toutes les portes qu'il croisait, espérant parvenir à découvrir quelque chose à l'intérieur. Toutefois, comme il s'y était un peu attendu, elles étaient, pour la majorité, barrée. Les rares qui étaient ouvertes ne menaient à rien de palpitant : des salles vides pour la plupart. C'était sans doute d'ancienne salle de classe.

Alors que la fatigue commençait à l'envahir, il tomba sur une nouvelle porte débarrée, mais ce fut avec un peu moins d'entrain qu'il l'ouvrit. Il s'apprêtait déjà à la refermer lorsqu'il se rendit soudainement compte qu'elle n'était pas vide comme les autres. En son centre se trouvait un immense objet dissimulé sous une épaisse toile grise pleine de poussière. Ce n'était peut-être qu'un vieux placard, mais l'excitation avait refait sa place, chassant les bâillements qui s'étaient faits de plus en plus fréquents.

Il referma la porte derrière lui puis ôta sa cape, qu'il coinça dans ses pantalons, afin de pouvoir mieux se saisir de la toile qui s'avéra être plutôt lourde. Sa chute souleva un nuage de poussière qui provoqua une série d'éternuements incontrôlables de sa part. Même sa cape n'aurait pu dissimuler ça. C'était une chance que personne ne soit dans les environs.

Une fois le nuage passé, il put enfin observer ce qu'il avait découvert. Liam s'avoua déçu quand tout ce qu'il vu ne fut qu'un simple miroir. C'était un énorme miroir certes, mais ce n'était toujours qu'un miroir. Il regarda son reflet esquisser une moue et s'apprêtait à retourner dans son dortoir lorsqu'il crut discerner comme un mouvement et il se rapprocha.

Lorsqu'il vu le visage de son père, puis de sa mère, il paniqua, se retournant rapidement prêt à débiter une série d'excuses. Cependant, il resta perplexe. Il n'y avait personne derrière lui. Pourtant, lorsqu'il regarda de nouveau dans le miroir, ses parents étaient toujours là.

Sa confusion grandit lorsqu'il remarqua une autre personne à ses côtés, une personne qu'il ne connaissait pas. Il s'approcha afin de pouvoir mieux l'observer, mais recula d'un pas en voyant sa ressemblance avec lui-même. Ses cheveux étaient un peu plus longs peut-être, mais il s'agissait bien des mêmes et les yeux verts étaient, quant à eux, exactement identiques. Ils avaient même la même hauteur. Il devait sans doute avoir le même âge…

Tout à coup, il comprit.

–Harry…

Son jumeau, qui était mort à cinq ans dans un incendie, lui sourit.

Liam sentit une larme dévaler sa joue alors qu'il posa une main sur le miroir, comme si, par ce geste, il parviendrait à toucher son frère de qui il ne gardait presque aucun souvenir.

Comment aurait-ce été de l'avoir ici, à Poudlard, avec lui ? Ils auraient probablement rejoint Gryffondor en même temps, ils seraient sept au lieu de six dans le dortoir. Il ne serait pas tout seul à affronter la colère de Rogue pendant les cours de potions. Il ne serait probablement même pas tout seul, en ce moment, dans les couloirs déserts de l'école. Il serait là, avec lui.

À ce moment, il aurait tout donné pour ravoir son frère à ses côtés. Mais c'était impossible. Il était mort et les morts ne revenaient pas.


L'adrénaline d'une nouvelle victoire facile au quidditch remplissait encore et toujours Harry d'une énergie nouvelle. Il fallait dire que, jusqu'à maintenant, les Serpentards étaient invaincus et imbattables. Ils approchaient du mois d'avril et ils n'avaient toujours pas perdu le moindre match. Après la dernière victoire, Harry était presque traité comme un dieu par les membres de sa maison, ou, tout le moins, comme une vedette. Bien que la dernière partie ait eu lieu presque une semaine plus tôt, la joie régnait encore alors que les Serpentards étaient déjà presque assurés de gagner tant la coupe des quatre maisons que celle du tournoi de quidditch.

C'est sans doute grâce à toute cette excitation qu'il se sentit plus intrépide lors de son cours du vendredi soir avec Quirrell. Il était plus que temps qu'il en apprenne un peu plus sur ce qui s'était déroulé le soir d'Halloween. Ils avaient déjà pratiquement fait le tour de tous les sorts enseignés en deuxième année et, maintenant, son intérêt se portait ailleurs. Peut-être même qu'il pourrait convaincre le professeur de lui montrer d'autres sorts plus intéressants.

À ce point, il ne savait plus si les sorts qu'il avait décelés ici et là avaient été mis volontairement ou s'ils s'étaient simplement trouvés dans les livres par mégarde. Il en doutait, mais Quirrell n'y avait toujours pas fait allusion et ils n'avaient pratiqué aucun de ces sortilèges ensemble. De plus, c'était des sorts très simples pouvant sûrement paraitre à vue d'œil inoffensifs. En même temps, il n'avait pas trouvé les livres qu'il lui passait dans la bibliothèque de l'école ce qui voulait dire qu'ils n'étaient normalement pas accessibles aux élèves, peut-être un signe de leur potentiel plus sombre.

Le nombre de questions qu'il avait ne faisait que grandir au fil des cours et il était temps d'y mettre un terme.

–Ah, monsieur L… Lestrange. Vous êtes à l'heure.

–Comme d'habitude.

D'après ses souvenirs, tous les cours avaient débuté de cette manière. Ensuite, ils allaient s'asseoir tandis qu'il redonnait parfois un livre précédemment prêté et ils commençaient une petite discussion sur le sujet avant d'entamer la pratique. Cependant, cette fois-ci, il ne le suivit pas jusqu'au bureau où ils avaient l'habitude de s'installer. Il resta debout, derrière l'homme, et fit mine d'observer un ruban de gousses d'ail installé sur le mur.

–Est-ce vraiment efficace contre les vampires ?

Lui-même n'avait plus vraiment de réaction en sentant leur odeur à laquelle il avait bien dû s'habituer.

Quirrell se retourna, surpris, une main sur la théière qu'il était en train de préparer.

–En petite quantité, n… non, mais avec beaucoup, cela p… produit une odeur très forte pour leur o… odorat surdéveloppé.

–Mais, à part cela, ça ne provoque aucune réaction physique ?

–N… non. Toutefois, un v… vampire refusera normalement d'entrer d… dans une salle empestant l'ail. Leur o… odorat est un sens sur lequel ils s… s'appuient beaucoup. Entrer ici serait c… comme de devenir sourd. P… pourquoi tant d'intérêts ?

–Simple curiosité.

Il se tourna complètement vers le professeur de défense et continua :

–Je me suis toujours demandé si le mythe reliant les chauves-souris aux vampires était fondé.

–Ils ont d… des caractéristiques semblables, mais aucun v… vampire n'a jamais montré le moindre don d… de métamorphose.

Quirrell s'occupa les mains en versant deux tasses de thé brûlant et Harry en profita pour l'étudier. Extérieurement, mis à part le bégaiement qui était toujours présent, rien ne montrait que le professeur était effrayé. D'ailleurs, il ne ressentait qu'une grande curiosité de sa part, sans aucun doute dû à son comportement. Pourtant, tout le monde racontait que Quirrell avait été complètement traumatisé par sa rencontre avec des vampires. Harry commençait à douter de la véracité de ces propos.

Il savait d'expérience qu'une personne souffrant d'une certaine phobie rechignait à en parler et éprouvait une peur fantôme, présente souvent dans le fond de leur esprit, chaque fois qu'on parlait de l'objet de sa peur, peu importe que celui-ci soit présent ou non. Pansy, par exemple, un dégoût marqué envers les araignées et le simple fait d'en parler lui faisait parvenir des relents de frayeur jusqu'à lui. Cela voulait dire que ce n'était certainement pas les chauves-souris qui avaient chassé le professeur Quirrell de la Grande Salle lors du banquet. Mais qu'avait-il fait pendant tout ce temps où il avait été absent ?

–Est-ce que ce sont ces caractéristiques communes qui vous ont dissuadé de vous joindre à nous pendant le souper d'Halloween ? J'ai cru remarquer que le directeur en avait métamorphosé beaucoup pour l'occasion. Ce devait être déplaisant.

–B… bien sûr.

–Heureusement, le fait que vous ne soyez pas parmi nous vous a permis de découvrir le troll. Je n'ose imaginer le résultat si un étudiant avait été le premier à le faire.

–U… une heureuse coïncidence.

Harry doutait que le mot coïncidence soit bien choisi. En regardant le professeur en ce moment, il se mit à penser qu'il était très plausible que Quirrell ait été celui ayant amené le troll dans l'école. Comment aurait-il pu s'y retrouver autrement ? Un troll stupide n'aurait pas pu travers toutes les protections érigées autour du château sans aide.

Ne restait plus qu'à savoir pourquoi.

Toutefois, le jeune Lestrange sentait la méfiance commencer à s'emparer de l'enseignant et il jugea plus sage de changer de sujet. Il avait déjà fait une grande avancée.

Il s'assit finalement sur sa chaise habituelle, incitant Quirrell à faire de même.

–La vérité, c'est que je me demandais comment le sang pouvait fournir l'immortalité aux vampires. Non seulement l'immortalité, mais également toute une panoplie de nouveaux pouvoirs. Après tout, s'il me prenait l'envie de boire du sang, je suis certain que rien d'aussi extraordinaire ne m'arriverait. Sinon, ça se saurait.

La réaction fut immédiate. Toute la tension qui se trouvait dans le corps de l'enseignant se dissipa et il prit une gorgée de thé avant de répondre, imité par Harry.

–Effectivement, le s… sang tout seul n'a aucune p… propriété. C'est la m… magie qui lui donne son pouvoir.

–La magie ? Est-ce que cela signifie que le sang pourrait servir de sorte de catalyseur ? Comme notre baguette ?

–D'une c… certaine façon, oui. Notre baguette nous sert à c… converger notre énergie dans un point et un b… but précis. Le s… sang, quant à lui, permet d'encrer notre magie, ce qui f… fait normalement durer plus longtemps un s… sortilège ou le renforce dépendamment de ce pour quoi on l'u… utilise. Il s'agit d… d'ailleurs d'une catégorie entière de sorts et d… d'enchantements.

–Pour de vrai ?

Il n'en avait jamais entendu parler.

–C… cependant, elle est très mal vue et s… souvent considérée comme de la magie n… noire.

Ça expliquait le manque d'informations. Il devrait se renseigner auprès de sa mère.

–Pourtant, les vampires ne font pas de rituel. Ils ne font que boire le sang.

–Dans leur cas, il f… faudrait considérer leur création comme étant le r… rituel. Grâce au s… sang de leur créateur, le rituel est enclenché, m… modifiant leur corps et, par la suite, pour maintenir leur état et d… donc survivre, ils doivent continuer de s'abreuver du sang que leur c… corps ne produit plus.

–Et le sang coulant dans leurs veines s'imprègne alors de magie leur permettant de transformer quelqu'un à leur tour.

–E… exactement. Vous comprenez v… vite.

–Est-ce que cela signifie que le sang de toutes les créatures magiques a de telles propriétés ?

–Non, p… pas exactement. Par exemple, le s… sang des loups-garous n'a aucun pouvoir. C'est leur s… salive qui contient le venin et donc la magie. Par contre, il est v… vrai que le sang de plusieurs autres créatures possède souvent plusieurs v… vertus. C'est p… pour cela qu'il est nécessaire dans p… plusieurs potions.

–Existe-t-il une espèce dont le sang apporte les mêmes effets que celui d'un vampire ? En ce qui concerne l'immortalité, je veux dire.

–Une s… seule oui. Le s… sang d'une licorne peut sauver un homme d'une mort c… certaine et lui assurer de nombreuses autres années de v… vie. Toutefois, il ne s'agit p… pas d'une immortalité complète. Le sang finit par se d… diluer et il faut en reprendre.

–Mais les licornes sont des créatures très dures à approcher.

–Effectivement. D… de plus, il est dit que voler le s… sang d'une licorne porte malheur.

–Est-ce que c'est vrai ?

–C… ce n'est sans doute que des superstitions, mais les licornes s… sont des bêtes trop mystérieuses pour v… vraiment le savoir.

Alors qu'Harry s'apprêtait à poser une autre question, la porte de la classe s'ouvrit brutalement, laissant place à son directeur de maison, Rogue.


Liam avait voulu profiter du début de soirée afin d'aller faire un tour auprès du miroir, mais il s'était retrouvé, à son plus grand désarroi, devant une salle vide. Sous le choc, il ne s'était pas tout de suite rendu compte de la présence du directeur.

–J'ai jugé plus sage de faire retirer le miroir là où aucun élève ne pourra jamais plus le trouver. Tu dois sans doute savoir tout de ses pouvoirs maintenant. Je t'assure que c'est une malédiction plutôt qu'un don. Voir ce que l'on désire sans pouvoir jamais vraiment l'obtenir. Cela a rendu bien des gens fous avant toi.

Ses mots tournaient encore en boucle dans sa tête. Il comprenait le bien-fondé des actions de Dumbledore, comprenait le véritable danger que pouvait représenter le miroir après y avoir lui-même goûté, mais il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir un peu aussi. Il aurait au moins aimé pouvoir dire au revoir à son frère. Quoique, c'était justement ça le problème.

Ce n'était pas vraiment son frère. Ce n'était que le pâle reflet de ce qu'il aurait pu être. De ce que lui-même aurait voulu qu'il soit. Son frère, son ami, son confident.

Il était en direction de son dortoir lorsqu'il entendit des bruits de voix. Instinctivement, il resserra sa prise sur sa cape d'invisibilité.

Ce fut la voix de Rogue qu'il entendit en premier et cela ne le rassura pas du tout. Cependant, cela ne le dissuada pas d'aller voir de plus près ce qu'il se passait.

–J'espère que vous n'essayez pas d'entrainer le jeune Lestrange dans vos manigances.

–J… je v… vous assure que j… je ne s… sais pas c… ce que v… voulez dire par là.

–C'est vrai, professeur. Nous ne faisions que parler des vertus du sang de licorne.

Liam resta caché malgré la protection que lui offrait sa cape, mais il put quand même très bien voir ce qu'il se passait et il ne manqua absolument rien des regards que s'envoyaient Lestrange et Rogue.

–Donné volontairement, j'espère.

–Bien sûr.

Le silence s'éternisa entre les deux et Liam fut convaincu qu'il se passait là quelque conversation silencieuse entre les deux serpents.

–Retournez dans votre dortoir. Quant à vous, il perça Quirrell du regard, je n'en ai pas fini avec vous.

Lorsque Lestrange se fut éloigné de quelques mètres, le maitre des potions se pencha sur son collègue.

–J'espère que la prochaine fois, vous serez revenu sur le droit chemin.

Liam se colla contre le mur au moment où Rogue le dépassa, puis s'élança en direction de son propre dortoir, l'esprit en ébullition.


Fini!

J'espère que vous avez aimé et, si c'est le cas, n'oubliez pas de laisser un commentaire.

À la semaine prochaine!