Disclaimer: L'univers d'Harry Potter est la création de J. K. Rowling, pas la mienne. Je ne fais donc aucun argent avec cette histoire.


Harry Black

Chapitre 24: Le nouveau professeur

L'été lui parut plus long que les précédents, mais il prit fin comme tous les autres avant lui. Liam voulait qu'ils se prennent un compartiment ensemble à bord du train, mais Harry ne souhaitait pas être entouré de Gryffondors plus que nécessaire. Donc, dès qu'il le put, il s'éclipsa.

Il était habitué à arriver tôt, tant avec Bellatrix qu'avec les Malefoy. Toutefois, les Potter étaient honteusement désorganisés et Harry avait plus d'une fois eu peur d'arriver en retard. C'est pour cela qu'il ne prit pas la peine de chercher la famille de blonds dans la foule. Drago devait déjà être à bord et ses parents partis.

Il se dirigea vers la section du train privilégié par les Serpentards. Comme il s'y attendait, il ne tarda pas à trouver son cousin et pas seulement celui-ci. Théo et Blaise étaient déjà assis en face du blond. Tous les trois se retournèrent lorsqu'il ouvrit la porte.

– Tiens, un revenant. S'exclama Blaise.

– On ne t'a pas vu de l'été. Se contenta de dire Théo.

Harry grimaça en s'assoyant à côté de son cousin.

– Ce n'était pas par choix.

– Ah oui, les chers Potter. Il ne faudrait pas que leur fils adoré soit corrompu. En tout cas, pas plus qu'il ne l'est déjà.

Blaise blaguait, mais Harry détecta une certaine tension dans ses paroles. Tension qu'il remarqua aussitôt chez les trois occupants du compartiment.

– Ne dites pas n'importe quoi. Je suis déjà irrécupérable, vous ne le saviez pas ?

Sa plaisanterie eut l'effet voulu. Ses amis se déridèrent.

- Comment s'est passé l'été avec les Gryffondors ? demanda Drago.

– Long. J'aurais préféré le passer chez toi.

– On peut encore essayer pour l'année prochaine.

– Oui.

Harry doutait que les Potter acceptent, mais il avait encore le temps d'espérer. L'année scolaire n'avait même pas commencé.

– Oh non, voilà le jumeau. Marmonna Blaise.

Harry retint l'envie de s'enfoncer dans son siège, mais Drago lui fit échanger de place avec lui d'un geste, le rapprochant de la fenêtre et plaçant son cousin entre la porte et lui.

– Hey, Harry. Je t'avais perdu de vue. Tu ne voulais pas qu'on s'assoie ensemble ?

Son jumeau ne lui répondit pas, se contentant de tourner son regard vers la fenêtre.

– Dégage Potter.

Liam ne sembla pas porter attention à Drago, gardant son regard fixé sur son frère. Voyant son peu de réaction, il jeta un regard sur les trois autres Serpentard et baissa les yeux.

– Ok, on… on se verra à l'école.

La porte se referma.

– Quelle plaie ! Il a été comme ça tout l'été ? demanda Blaise.

– À peu près.

Alors que la conversation reprenait, Harry souhaita seulement que son frère comprenne le message. Sa haine à son égard s'était peut-être tarie, cela ne voulait pas dire qu'ils étaient soudainement meilleurs amis. Les seuls autres jumeaux qu'il connaissait étaient les Weasley. Ceux-ci étaient des Gryffondors comme son frère et étaient tout simplement inséparables. Si Liam s'attendait à la même chose, il allait être déçu. Mais ce n'était pas son problème.

Les garçons occupèrent leur voyage comme ils le faisaient chaque année et Harry parvint finalement à se détendre un peu. Après quelques heures, Drago sembla finalement se rappeler quelque chose.

– Mon père m'a dit qu'il y allait avoir un gros événement à Poudlard cette année, mais il n'a pas voulu m'en dire plus.

Les trois Serpentards portèrent leur attention sur le blond.

- Il ne t'a même pas donné d'indices ? demanda Théo.

– Non.

– On le saura bientôt. On est arrivé. Conclut Blaise en regardant l'entrée de la gare qui se rapprochait.

Ils furent parmi les premiers à descendre et Harry ne vu son frère nulle part. Il serait sans doute parmi les derniers à sortir, un été passé à ses côtés le lui avait appris. Ils ne restèrent toutefois pas seuls très longtemps, car Pansy et Daphnée les rejoignirent pour faire le chemin jusqu'au château à bord des calèches. Harry se retint de flatter le sombral qui tirait la leur afin d'éviter les regards. Il savait qu'il était rare qu'un quatrième année puisse les voir.

Ils furent parmi les premiers à la table des Serpentards, mais la Grande Salle ne tarda pas à se remplir. Bientôt, la cérémonie de répartition commençait et, une seconde plus tard, elle était finie. Harry n'avait rien écouté. Dumbledore se leva alors comme il en avait l'habitude, mais la présence d'une autre personne inconnue, qui n'était pas leur nouveau professeur de défense puisque celui-ci avait déjà été présenté, le poussa à tendre l'oreille.

– Cette année, Poudlard sera l'école hôte du Tournoi des trois sorciers.

– C'est de ça que parlait mon père !

Drago semblait aux anges, tout comme Théo, Pansy et Blaise. Daphnée et lui étaient les seuls à ne pas dévoiler d'émotions particulières. Celle-ci lui jeta un coup d'œil amusé en pointant leurs compagnons. Harry répondit en souriant.

– Ce tournoi verra s'affronter les écoles de Beaubâtonx, de Durmstrang et de Poudlard, bien sûr. Nos invités arriveront à la fin du mois. En attendant, permettez-moi de vous dire que ce tournoi n'est pas qu'un jeu. Une gloire éternelle, ainsi qu'une belle somme d'argent, voilà ce que remportera l'heureux vainqueur. Toutefois, les épreuves pour y parvenir seront très difficiles. Par le passé, des étudiants en sont morts. C'est pourquoi Monsieur Croupton, ici présent, va vous faire part des modifications qui ont été portées aux règlements.

Le dénommé Croupton s'avança.

– Considérant la dangerosité du tournoi, le ministère a décidé que seuls les étudiants ayant au moins 17 ans pourront poser leur candidature pour être le champion de leur école et ainsi participer à l'événement.

Les mots de l'employé du ministère se perdirent sous le bruit des huées jusqu'à ce que Dumbledore ramène le silence.

– La présentation de la coupe, et donc le premier jour des inscriptions, sera le 30 septembre, en même temps que l'arrivée des écoles concurrentes. En attendant, réfléchissez bien. Mettre son nom dans la coupe, ce n'est pas quelque chose que l'on fait à la légère.

Harry détourna la tête, son intérêt déjà envolé. Il ne pouvait pas participer. De toute façon, même s'il l'avait pu, il ne l'aurait pas fait. Il n'avait plus goût à grand-chose ces derniers temps. Le retour en classe risquait déjà d'être pénible. Au moins, il avait son cousin.


– Je voulais savoir, est-ce que tu voudrais qu'on aille voler ensemble ?

Le regard froid de son frère fut la seule réponse que Liam reçut. Il avait réussi à trouver son jumeau alors que celui-ci n'était accompagné par aucun de ses amis Serpentard, ce qui était un phénomène assez exceptionnel. Il ne s'était pas attendu à une effusion de joie de sa part, il savait que ce n'était pas le genre de Harry, mais il s'était au moins attendu à une réaction, la plus minime soit-elle.

– Ce serait comme cet été. Juste toi et moi, volant, et c'est tout. Pas besoin de parler.

– Pas besoin de parler ? Alors très bien.

Liam sourit, croyant que son frère venait d'accepter sa proposition, mais le perdu bien vite en le voyant se retourner.

– Où tu vas ?

– Je croyais que tu avais dit qu'on n'avait pas besoin de parler. C'est ce que je fais. Je pars, sans te parler.

– Non ! Ce n'est pas ça que je voulais dire et tu le sais bien !

Il courut et bloqua le chemin à son jumeau.

– Laisse-moi passer.

– Si tu ne veux pas aller voler, c'est correct. On pourrait faire nos devoirs ensemble si tu veux.

– Non, je ne veux pas.

Liam baissa les bras.

– Je ne te comprends pas. Je croyais qu'on s'était un peu rapproché toi et moi.

– Eh bien, tu croyais mal.

Harry fit un geste pour le dépasser et Liam le retint par la manche.

– Je sais qu'on est très différent et je sais que je t'ai blessé et je ne m'en excuserai jamais assez, mais je t'aime. Tu es mon frère. N'est-ce pas assez pour qu'on puisse apprendre à se connaître ?

Le regard de son jumeau le transperça alors que celui-ci le jaugeait avec une attention qui aurait pu l'effrayer s'il ne s'était pas agi de Harry. Il s'offrit à cette évaluation sans se cacher, espérant faire passer ses émotions dans ses propres yeux. La mâchoire de son frère se relâcha quelque peu et Liam vu cela comme un bon signe jusqu'à ce que les traits de son jumeau se referment de nouveau.

– Laisse-moi tranquille.

Soudain, une grande misère accabla le Gryffondor. Des larmes coulèrent de ses yeux sans qu'il puisse les retenir. Pourtant, il allait bien une seconde plus tôt. Sa vision embrouillée lui permit tout de même de voir le dos de son frère s'éloigner, encore une fois. D'où lui venait cette peine atroce ?


Harry se retint de jeter un regard derrière lui en s'éloignant de son frère. Le bruit des sanglots de ce dernier lui suffisait. Il avait réussi.

L'idée lui était venue soudainement, mais il n'avait pas cru qu'il y parviendrait aussi facilement. Deux années plus tôt, il avait réussi à imposer sa volonté aux lutins de Cornouailles en manipulant leurs émotions. À cette époque, il n'était pas encore assez fort pour faire la même chose avec des humains. Cela avait changé.

Lorsque le souvenir lui était venu en mémoire juste à l'instant, alors qu'il cherchait comment se débarrasser de Liam, il n'avait pu s'empêcher d'essayer. Il était plus fort maintenant, sans compter qu'il avait aussi la motivation. L'effet avait été immédiat. Il n'avait eu qu'à tirer sur la peine déjà présente, comme un chat déroulerait le fil d'une balle de laine, et il l'avait laissé se déverser jusqu'à remplacer toutes les autres émotions. Un jeu d'enfant.

Cette première expérimentation lui apporta la première véritable touche de joie depuis très longtemps. Il n'allait donc pas s'arrêter en si bon chemin.

Il était sur les nerfs depuis son retour à Poudlard. Même s'il n'avait pas voulu passer l'été chez les Potter, il devait admettre que son séjour lui avait offert le calme qu'il avait besoin. Calme dont il se trouvait complètement dépourvu maintenant. Peu importe où il allait, les gloussements et les cris semblaient le suivre. Souvent, il pressait le pas pour retrouver à nouveau un peu de silence. Il avait augmenté le nombre d'heures qu'il passait dans la salle commune des Serpentards et dans la bibliothèque. Mais il était fatigué de devoir se cacher parce que les autres l'agaçaient. Comment pouvaient-ils rire après tout ce qui lui était arrivé ?

C'était comme si tous avaient déjà oublié. Oh, Potter a retrouvé sa famille alors tout va bien ! Certains jours, le moindre sourire lui donnait des envies de violence. Il avait conscience de ne pas être de bonne compagnie pour ses amis, mais ceux-ci le comprenaient et lui laissaient l'espace qu'il demandait tout en l'entourant lorsqu'il avait besoin d'eux.

Toutefois, avec la découverte de cette nouvelle facette de son pouvoir, cela allait changer.

Après sa dernière classe de la journée, il s'installa sur le rebord de la fenêtre et attendit. Bien vite, un groupe d'élèves de Serdaigle passèrent devant lui. Ils riaient, mais Harry pouvait détecter un brin de jalousie chez certains. Presque rien, un petit souhait passager d'avoir d'aussi bonnes notes peut-être, mais c'était suffisant pour lui. Il tira.

La personne qu'il avait visée cessa de rire et un pli barra son front. Ses amis lui demandèrent aussitôt ce qui n'allait pas. En échange, elle lança une pique adressée à une autre jeune fille. Dès qu'un éclat de colère apparut chez cette dernière, Harry tira de nouveau. Les deux filles se mirent rapidement à se crier dessus. Les deux autres qui les accompagnaient tentèrent de les calmer, mais sans succès. Bientôt, ce fut leur tour. Le Serpentard tira sur leurs sentiments les moins nobles et le chaos éclata.

Ne prenant pas la peine de dissimuler son sourire, Harry s'appuya contre la fenêtre. Il aimait beaucoup mieux ça.


C'était son premier cours de défense avec leur nouvel enseignant. Comme chaque année, les Serpentards partageaient ce cours avec les Gryffondors. Heureusement, Liam avait depuis longtemps compris de ne pas le déranger en classe. De toute façon, la présence de Drago, que son frère aimait toujours aussi peu, l'encourageait à rester à distance.

– Alastor Maugrey.

Ce fut ainsi que le professeur les salua, son ton de voix rauque et autoritaire. Son œil de vitre semblait fou, roulant dans toutes les directions.

– Ancien aurore, brouillé avec le ministère et votre nouveau professeur de défense contre les forces du mal. C'est seulement parce que c'est Dumbledore qui me l'a demandé que j'ai accepté, un point c'est tout.

Apparemment, des rumeurs avaient dit que c'était le ministère qui avait choisi le nouvel enseignant, déduction logique selon certains puisque Maugrey en tant qu'ancien aurore était techniquement l'un de leurs ex-employés. D'autres avaient d'ailleurs eu le culot de dire qu'il avait été envoyé à Poudlard en lieu et place d'un renvoi pour cause de folie. Leur professeur avait eu tôt fait de remettre les pendules à l'heure. Et de façon plutôt agressive.

– Des questions ?

Après une telle entrée, personne n'osait parler, qu'ils aient des questions ou non. Après avoir passé son regard sur toute la classe de son bon œil, Maugrey reprit.

– Quand il s'agit des forces du mal, je suis pour une approche de type pratique. Mais d'abord, qui d'entre vous peut me dire combien de sortilèges impardonnables il y a ?

Pour la plus grande surprise d'absolument personne, Granger fut la première à lever la main :

– Il y en a trois.

– Ainsi nommé parce que ?

– Parce qu'ils sont impardonnables. L'utilisation d'un seul pourrait…

– Vous valoir un billet express à destination d'Azkaban. Exact.

Maugrey se mit à arpenter le devant de la salle.

– Selon le ministère, vous êtes trop jeune pour voir l'effet de ces sortilèges. Je suis en désaccord !

La majorité des élèves sursautèrent face à ce haussement de ton soudain. Les sentiments que Harry percevait de son professeur formaient, si c'était possible, une sorte de ricanement intérieur, cruauté mélangée à de la joie. Il devait avoir obtenu la réaction souhaitée.

– Vous devez savoir ce que vous allez combattre. Vous devez être préparé. Alors, quel sortilège voyons-nous d'abord ?

La classe resta silencieuse alors Maugrey choisit un volontaire.

– Weasley, debout. Quel sortilège ?

– Ben, mon père m'a justement parlé de l'un deux. Le sortilège de l'Imperium.

Le rouquin bégaya en partie, mais parvint à le dire.

– Oui. Ton père le connaissait bien celui-là. Il a donné du fil à retordre au ministère, il y a quelques années.

Bien qu'il parlât à voix haute, il semblait plutôt marmonner à lui-même. Quand il s'éloigna de Weasley, il repartit d'un ton plus haut :

— Laissez-moi vous montrer pourquoi.

C'est à ce moment que les élèves portèrent attention au contenu de la boîte sur le bureau de Maugrey. Une araignée s'y trouvait. Harry devina aussitôt ce que l'enseignant s'apprêtait à faire lorsqu'il lui lança un sort pour l'agrandir et retint un sourire. Il avait hâte de voir ça.

Imperio !

Aussitôt, l'araignée se mit à danser sur la main du professeur. L'ancien aurore la fit ensuite passer d'un élève à un autre, visant d'abord ceux qui étaient déjà effrayés, comme Weasley. La classe fut bientôt dominée par le rire. Enfin, jusqu'à ce que leur enseignant passe à la prochaine étape.

– Maintenant, qu'est-ce que je lui fais faire ? Sauter par la fenêtre ? Se noyer peut-être ?

Le résultat fut rapide alors que la classe retombait dans un silence effrayé. C'était comme s'il venait de se rappeler qu'il s'agissait d'un sortilège impardonnable. Harry, quant à lui, ne s'en faisait pas vraiment. Ce n'était qu'une araignée, il pouvait en faire ce qu'il voulait.

– Des dizaines de sorcières et de sorciers ont prétendu qu'ils n'ont obéi à Vous-Savez-Qui que parce qu'ils étaient sous l'influence de ce sortilège. Mais il faut se demander : les menteurs, saurons-nous les reconnaître ?

Harry était certain que ce n'était pas son imagination lorsqu'il sentit le regard du professeur se poser sur Drago. C'était connu que c'était bel et bien l'excuse que Lucius avait donnée. Étonnamment, l'ancien aurore ne ressentait pas de la suspicion, mais plutôt une haine et une déception étrange. Peut-être était-il déçu de ne pas avoir réussi à prouver la culpabilité de Malefoy senior ?

– Un autre sortilège ?

Lentement, une main se leva et tous furent véritablement surpris cette fois de voir qu'elle appartenait à Londubat.

– Londubat, n'est-ce pas ? Debout. Le professeur Chourave me dit que tu as des aptitudes pour la botanique.

Ce commentaire paraissait un peu étrange, mais peut-être souhaitait-il seulement le mettre assez à l'aise pour qu'il parle. Neville hocha la tête puis murmura :

— Le… le sortilège Doloris.

– Bien. Bien, très bien. Particulièrement cruel. Endoloris.

L'araignée se mit à se tordre dans tous les sens. Harry reconnut le sortilège comme celui que sa mère lui avait appris en se servant des rats de leur donjon. Il ne savait pas qu'il s'agissait d'un impardonnable. Cela expliquait pourquoi celle-ci lui avait demandé de restreindre son utilisation pour des cas extrêmes.

Tandis que toute la classe détournait le regard ou observait avec un intérêt morbide, Neville blanchissait à vue d'œil. Harry, quant à lui, observait attentivement leur enseignant. C'était lui ou il semblait sourire ? Son don lui confirma que non. Son professeur éprouvait bel et bien du plaisir à ce moment. C'est sans doute pourquoi il n'arrêta pas tout de suite lorsque Hermione s'écria :

— Arrêtez, professeur ! Vous ne voyez pas que ça le rend malade ? Arrêtez !

Maugrey baissa finalement sa baguette après avoir jeté un coup d'œil à Londubat qui semblait à deux doigts de s'évanouir.

– Peut-être pourrez-vous nous donner le dernier sortilège impardonnable, mademoiselle Granger ?

La jeune fille secoua la tête, comme si cela allait changer quoi que ce soit. L'araignée était déjà condamnée et c'était aussi bien. Ce n'était qu'une araignée après tout.

Avada Kedavra.

L'araignée cessa de bouger définitivement. Un silence total tomba sur la classe jusqu'à ce que Maugrey reprenne la parole.

– Le sortilège de la mort. On ne connaît qu'une personne qui y ait survécu, et il est assis dans cette salle.

Alors que tous se tournaient vers Liam, Harry conserva son regard posé sur leur professeur. Son frère avait déjà assez d'attention pour qu'il n'ait pas besoin d'y participer. De plus, il avait plu intéressant à faire, comme comprendre ce qu'il se déroulait sous ses yeux.

Un ancien aurore qui prenait plaisir à torturer des araignées et à faire peur à ses étudiants ? Quelque chose clochait.


Fini!

Un chapitre un peu plus tôt que prévu et le prochain sera publié le 10 mai. En attendant, j'espère que vous avez aimé la nouvelle facette du pouvoir de Harry.

À la prochaine!