Disclaimer: Je ne suis pas la créatrice du monde de Harry Potter, je ne fais donc pas d'argent avec cette histoire.
Harry Black
Chapitre 30: De nouvelles données
Harry avait reconnu l'homme aussitôt. Rodolphus Lestrange avait perdu beaucoup de poids, mais ses traits étaient identiques aux photos que Bellatrix lui avait montrées. Avant que cette dernière ne soit forcée de s'enfuir, ils avaient prévu d'aller lui rendre visite en prison. À l'époque, il avait eu hâte de le rencontrer. Maintenant, s'il le souhaitait toujours, il ne pensait pas que l'homme partage ce désir.
Tous savaient qu'il était le fils de James et Lily Potter et, même s'il avait gagné le respect des mangemorts, surtout après la dernière mission, pourquoi Rodolphus voudrait-il le voir ? Et pourtant, celui-ci en avait bel et bien fait la demande.
Il s'approcha doucement de la porte ouverte et jeta un rapide coup d'œil dans la chambre. Rodolphus, encore trop faible pour se lever, reposait dans le lit et le repéra aussitôt. Harry n'eut donc pas d'autre choix que d'entrer, mais il le fit lentement, d'un pas hésitant. Il ne savait pas s'il était censé le saluer, mais l'homme le prit de vitesse.
– Harry, c'est ça ?
Le jeune homme hocha la tête et, à sa plus grande surprise, Rodolphus lui sourit.
– Tu as ses cheveux.
Harry prit un air gêné. Il n'avait pas l'air au courant contrairement à ce qu'il croyait. C'était sûrement pour ça qu'il se montrait aussi accueillant. Il pensait peut-être avoir réellement son fils pour la première fois devant ses yeux.
– Je ne suis pas…
Rodolphus le coupa :
– Le fils biologique de Bella ? Je le sais. Mais elle t'a élevé, non ? Elle te considérait comme son fils ?
– Oui.
– Alors tu étais son fils.
Ces mots réchauffèrent le cœur du garçon. Il avait parfois l'impression d'être le seul à se considérer encore comme le fils de Bellatrix Lestrange. Partout autour, le monde ne le considérait plus que comme le deuxième fils des Potter. De ce fait, il avait toujours l'impression de devoir se battre pour faire comprendre la véritable position de Bella dans sa vie. Voir quelqu'un d'autre l'affirmer, quelqu'un qui ne le connaissait même pas… il se sentait plus libre qu'il ne l'avait été depuis longtemps.
– Approche.
Harry s'agenouilla au pied du lit, n'osant pas s'asseoir sur celui-ci au risque de le faire bouger et de causer de l'inconfort à Rodolphus. Celui-ci repoussa une mèche de son visage et lui sourit à nouveau.
– Tu as son nez aussi. Quelle potion a-t-elle utilisée ?
– Sanguinus Familliux.
Le silence s'installa quelque temps dans la pièce, mais il s'agissait d'un silence confortable, paisible.
– Tu n'en as peut-être pas besoin, mais… enfin, j'imagine que Bella aurait bien aimé que je sois un père pour toi. Surtout maintenant qu'elle… qu'elle n'est plus là elle-même pour s'occuper de toi.
– Je… j'aimerais beaucoup.
Harry ne pouvait pas croire sa chance. Il s'était attendu à être ignoré, voire même méprisé, et voilà qu'il se voyait de nouveau accepter au sein de la famille Lestrange.
– Dis-moi, qui t'a enseigné le truc qui t'a permis d'éloigner les détraqueurs ? Ce n'était pas un patronus et je crois bien que tu as réussi à faire peur à tous les mangemorts présents.
Rodolphus avait dit ces derniers mots en ricanant. Harry répondit en souriant.
– Je suis un empathe. Au début, je ne pouvais que sentir les émotions des autres, mais je suis capable de les manipuler maintenant.
Le visage de son nouveau père adoptif se referma et le jeune homme perdit son sourire. Avait-il dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
– Que fais-tu au juste ?
– Je vais chercher les sentiments existants et je les renforce ou je les annihile.
– Et as-tu ressenti des changements quant à tes propres émotions ?
– Non. Non, pas vraiment. Je n'ai rien remarqué en tout cas.
Rodolphus souffla de soulagement, puis retrouva le sourire même si celui-ci était plus faible qu'avant.
– Je ne sais pas si quelqu'un te l'a déjà dit, mais j'avais un bon ami qui était exactement comme toi. Il s'appelait Regulus.
Harry écarquilla les yeux. Lucius l'avait mentionné une fois, mais cela faisait tellement longtemps.
– Lui aussi s'était amusé à découvrir son don, et c'est ce qui a causé sa perte. On ne l'a découvert que trop tard, mais les empathes doivent marcher sur une fine ligne entre… la lumière et les ténèbres, si tu veux. La faculté de ressentir les émotions représente le terrain neutre. Ensuite, il y a, d'un côté, la capacité de transmettre ses émotions à une autre personne, la lumière. De l'autre côté, il y a la faculté que tu as découverte de manipuler les sentiments des autres, les ténèbres. Tous les empathes sont capables de ces trois habiletés sans distinction. Toutefois, il est primordial de ne pas abuser de l'un des deux extrêmes.
– Qu'est-ce qu'il se passe si on abuse ?
– À trop abuser de la lumière, l'empathe perd le contrôle de ses émotions et se retrouve constamment surchargé par celles des autres à un tel point qu'il perd son identité. Et, à trop user des ténèbres, l'empathe perd toutes émotions.
– Il ne ressent plus rien ?
– Non. Ça commence doucement, mais, passé un certain point, il est pratiquement impossible de revenir en arrière. Regulus n'a pas réussi. Promets-moi de ne pas te rendre jusqu'à ce point.
Harry hocha la tête, à choisir entre une apathie absolue ou la folie, il préférait rester sain d'esprit.
– Je le promets.
– Bien. Et si tu me parlais un peu plus de toi ?
Harry passa beaucoup de temps avec Rodolphus. Narcissa avait pris le rôle d'infirmière auprès des rescapés d'Azkaban, mais le jeune homme avait fait la demande de s'occuper lui-même de son père adoptif. Celui-ci reprenait lentement des forces, mais il n'avait encore réussi qu'à faire quelque pas hors de son lit. C'était à s'attendre après 14 ans passés à Azkaban.
C'est à son chevet que Lucius vint le trouver avec une convocation de la part du Seigneur des ténèbres.
– Vas-y, le poussa Rodolphus. Je vais en profiter pour fermer un peu les yeux.
Harry hocha la tête et se leva à la suite de Lucius qui le mena jusqu'à la salle du trône. Son parrain posa sa main sur son épaule en signe d'encouragement et le laissa entrer seul. À l'intérieur se trouvait un autre mangemort, Avery, mais Voldemort le chassa dès que son regard se posa sur le plus jeune.
– Harry, approche.
Le jeune homme s'avança et s'apprêtait à s'incliner au pied du trône lorsque le Seigneur des ténèbres l'arrêta dans son mouvement en se levant et en descendant les marches jusqu'à lui.
– Suis-moi. Nous serons plus à l'aise dans mon bureau.
Harry hocha la tête et le suivit comme demandé, mais son regard exprimait sa surprise. Si Voldemort le remarqua, il n'en dit rien. À sa connaissance, personne n'avait reçu le droit d'entrer dans le bureau du Seigneur des ténèbres. Même les elfes de maison, qui avaient pourtant accès à tout, ne pouvaient y entrer. De plus, Voldemort calqua son pas au sien et l'empêcha de le suivre un pas en arrière, comme il l'avait prévu. C'était comme si le Seigneur des ténèbres le traitait… en égal ?
Mais non. Il déformait la réalité. Voldemort avait tendance à récompenser ses fidèles pour le travail bien fait et Harry avait réussi avec brio ses deux dernières missions. Tout ceci n'était qu'une marque de reconnaissance sans plus et il devrait déjà en être fier. Il avait à peine 15 ans, s'imaginer autre chose était simplement ridicule.
Leur marche ne dura pas longtemps et ils n'échangèrent aucune parole en chemin. Étonnamment, le silence ne s'avéra pas oppressant. D'ordinaire, lorsque le Seigneur des ténèbres restait trop silencieux, il s'agissait d'un mauvais signe. Toutefois, à ce moment précis, le calme n'était rien d'autre que cela : calme.
– Assoies-toi.
Le bureau du mage noir était loin de ce à quoi il s'attendait. Beaucoup plus éclairé qu'il ne l'aurait pensé avec les meubles d'un bois clair et une grande fenêtre occupant le mur derrière le bureau. La seule touche plus sombre était le tapis et le velours vert des fauteuils. Nagini sommeillait devant le foyer où le feu brûlait sans pour autant rendre la pièce suffocante, ce qui était surprenant pour un mois d'août.
Harry prit place dans l'un des fauteuils et Voldemort s'installa devant lui. Les flammes donnaient un éclat doré à ses cheveux et le jeune homme dut détourner les yeux de la mèche qui reposait en boucle sur son front. Il devait vraiment contrôler ses pensées.
– Comment va Rodolphus ?
Le jeune homme revint complètement au présent, regardant le mage noir droit dans les yeux.
– Mieux. Il n'est pas encore complètement rétabli, mais il a repris des forces.
– Bien. C'est une bonne nouvelle.
La voix de son maître avait dû réveiller Nagini, car celle-ci glissa jusqu'au pied du bureau. La voyant se dresser comme pour tenter de se faufiler jusque sur le dessus du bureau, Harry la prit par automatisme dans ses bras afin de lui offrir le support nécessaire.
– Merci.
– De rien.
Il répondit par automatisme et ne s'en rendit vraiment compte que lorsqu'il remarqua le regard de Voldemort posé sur lui avec une ardeur qui lui était étrangère.
– Personne ne m'avait dit que tu étais fourchelangue.
– Je crois que seule ma mère le savait. Probablement parce que la majorité pensait déjà que j'étais votre fils.
À ces mots, le Seigneur des ténèbres rit et Harry écarquilla légèrement les yeux. Cela n'avait rien à voir avec le rire auquel il avait l'habitude, froid et cruel. Celui-ci était sincère. Lorsque le mage noir retrouva son calme, un sourire resta sur ses lèvres.
– Tu ne cesseras jamais de m'impressionner.
Voldemort avait parlé tout bas, mais Harry l'entendit clairement et se sentit rougir malgré tous ses efforts.
– J'ai été très ravi de tes accomplissements des dernières semaines. Tu m'as montré que ma confiance n'était pas mal placée après tout. En échange, j'ai décidé de te récompenser.
Le Seigneur des ténèbres sortit un livre qu'il posa devant le jeune homme. Le bouquin était mince, relié en cuir noir et n'affichait aucun titre.
– J'ai appris tout ce que je sais des détraqueurs dans ce livre.
Harry leva un regard impressionné sur Voldemort.
– C'est grâce à ça que vous pouvez contrôler les détraqueurs ?
Le mage noir sourit devant son enthousiasme.
– En partie.
Voldemort poussa le livre plus près du jeune homme et celui-ci comprit le signal et le prit dans ses mains pour le feuilleter.
– Il y a un chapitre en particulier qui devrait t'intéresser.
Harry haussa un sourcil interrogateur et le Seigneur des ténèbres ne le fit pas trop languir avant de lui préciser sa pensée.
– Il porte sur l'alimentation des détraqueurs.
Le plus jeune laissa tomber le livre devant lui. L'alimentation des détraqueurs ?
– Peu le savent, mais l'âme ingérée par les détraqueurs n'est pas aussitôt détruite. Les détraqueurs s'en servent en fait comme un carburant jusqu'à ce qu'ils en capturent une nouvelle et cela peut prendre des centaines d'années sauf exception.
– Ma… ma mère ?
– Il existe un moyen de la sauver, mais tu devras faire tout ce que je te dis.
Les yeux écarquillés, Harry hocha la tête. Il était prêt à tout pour sa mère.
La nouvelle de l'évasion d'Azkaban avait porté un grand coup au moral des membres de l'Ordre. Le pire était sans doute le ministère qui peinait à agir. Il s'était bien sûr empressé d'ouvrir les recherches pour retrouver les évadés, mais, entre ça et préparer ses troupes pour le retour de Voldemort, il y avait un énorme pas que les aurores n'étaient pas près de franchir.
Liam avait finalement pu assister aux réunions de l'Ordre après de multiples discussions animées avec ses parents. Pourquoi tenter de lui cacher la vérité afin de le protéger des horreurs de la guerre alors qu'il avait déjà été enlevé par l'ennemi ? Toutefois, la joie de se voir inclus n'avait pas duré longtemps. Autour de la table, les mines étaient basses et peu de bonnes nouvelles leur parvenaient.
Leur seul espoir reposait sur le fait que les mangemorts rescapés d'Azkaban ne seraient pas en état de combattre avant quelque temps. Toutefois, ils découvrirent bien rapidement que cela ne les mettait pas à l'abri d'une attaque. Voldemort n'avait pas sauvé ses fidèles parce qu'il avait besoin de garnir ses rangs. Comme l'Ordre put le remarquer, Vous-Savez-Qui n'avait aucun problème à rassembler des partisans. Évidemment, il était trop tard quand ils comprirent leur erreur.
L'information leur parvint par l'entremise de Shacklebot qui travaillait comme aurore : les mangemorts avaient attaqué le chemin de Traverse. Ils ignoraient quel était l'objectif de cette attaque, mais l'Ordre devait agir. Ils ne pouvaient pas se contenter de laisser la protection de la population entre les mains d'aurores qui préféraient rester assis à leur bureau plutôt que d'examiner les signes annonciateurs d'une deuxième guerre.
Malgré tout le bon vouloir de l'Ordre, ils n'étaient pas des soldats. Ils étaient de bons combattants, sans aucun doute, mais ils manquaient la discipline des troupes professionnelles. Ils n'étaient en fin de compte qu'une petite milice avec une volonté de fer, mais souvent dépourvue des moyens pour parvenir à leur fin, surtout lorsque le ministère qu'ils cherchaient à protéger leur mettait des bâtons dans les roues. C'est pourquoi, lorsqu'ils apprirent ce qu'il se passait à ce moment sur le chemin de Traverse, tous bondirent à l'action dans un parfait désordre. Désordre dont Liam profita.
Jamais ses parents ne lui auraient permis de les accompagner. Assister aux réunions de l'Ordre était une chose, mais participer aux combats en était une autre. Pourtant, Liam était prêt et il n'avait pas peur. Il avait vécu sa première expérience des affrontements lors de son sauvetage et il avait doublé les heures passées à s'entraîner. De plus, à chaque apparition de mangemorts, le jeune Gryffondor y voyait une chance de revoir son frère.
Personne n'avait vu Rogue depuis des semaines, ce qui n'indiquait rien de bon. Liam avait perdu tout espoir quant au plan de Dumbledore d'utiliser leur espion. Qui sait s'il était seulement vivant ? De l'autre côté, le jeune homme restait convaincu que s'il pouvait seulement parler à son frère, il réussirait à le ramener à la raison. Il s'était laissé aveuglé par la colère lors de leur dernière conversation. Il avait cru que son frère lui avait menti pendant tout ce temps, lui cachant sa véritable personnalité. Maintenant, il savait que ce n'était pas vrai. Si son jumeau était vraiment aussi mauvais qu'il voulait le laisser paraître, jamais il ne l'aurait sauvé comme il l'avait fait.
Toutefois, pour pouvoir parler à son frère, il devait d'abord pouvoir le voir et cela signifiait qu'il devait se rendre sur le lieu des combats. Le désordre qui s'installa au QG de l'Ordre fut à son avantage. Il n'eut qu'à s'agripper à l'une des personnes partant en direction du chemin de Traverse et, un instant plus tard, il se trouvait juste un peu à l'écart des combats qui faisaient déjà rage. C'était ridiculement dangereux, il en avait conscience, mais il n'avait pas eu d'autres options. L'important était qu'aucun des deux n'avait été blessé.
Il s'éclipsa avant que l'homme qu'il avait utilisé comme moyen de transport puisse le réprimander et le ramener chez lui. Avec les mangemorts présents, cela ne prit qu'une minute pour qu'il soit plongé dans son propre combat et Liam put s'éloigner sans problème, se dissimulant dans les ombres des ruelles et des boutiques. Il n'avait pas l'intention de se mêler aux combats tant qu'il n'avait pas repéré son frère. Même à ce point il espérait réussir à tirer Harry loin des affrontements pour lui parler en paix.
Au fur et à mesure que le nombre de combattants augmentait, il devenait de plus en plus difficile pour Liam de distinguer les individus qui formaient la masse des affrontements. C'était sans compter que les mangemorts portaient leur masque de squelette pour masquer leur identité, mais c'était un détail qui ne dérangeait pas le Gryffondor. Après tout, Harry était le plus jeune des mangemorts à sa connaissance. Il lui suffisait donc de trouver un mage noir plus petit que les autres.
Il commençait toutefois à se demander si son frère allait vraiment participer à l'attaque après au moins une demi-heure sans le moindre signe de sa part. La seule bonne nouvelle était que Voldemort était aussi toujours absent. Finalement, ses yeux tombèrent sur un combattant beaucoup plus petit que son adversaire, ce qui ne l'empêcha pas de repousser violemment son attaque.
Liam bondit aussitôt, courant jusqu'à son frère et lui prenant le bras afin de l'entraîner à l'écart, lui ôtant son masque par le fait même. Il voulait parler à son frère pas au mangemort. Il ne put l'amener bien loin avant de se retrouver menacé par la baguette de son jumeau, mais celui-ci l'abaissa légèrement en le reconnaissant. Ses yeux écarquillés démontrèrent une certaine panique, mais sa voix se fit brusque lorsqu'il lui adressa la parole :
— Qu'est-ce que tu fais ici ?
– Je suis venu te sauver.
Harry leva sa baguette et fit un pas un arrière.
– Je n'ai pas besoin d'être sauvé.
Liam ne se laissa pas intimider.
– Je sais que tu ne veux pas me faire du mal.
– Tu ne sais pas ce que je veux !
Le Serpentard tremblait, toujours en position d'attaque.
– Ah non ? Alors pourquoi m'avoir sauvé ?
Son jumeau écarquilla les yeux et Liam comprit que Harry ne pensait pas qu'il l'avait vu parmi le chaos de cette journée-là.
– Il n'est pas trop tard. Tu n'es pas le vilain que tu crois être.
Son frère secoua la tête.
– Tu ne sais pas ce que j'ai fait.
– Au contraire. Je sais ce que tu es capable de faire. Tu m'as aidé à survivre au Tournoi des Trois Sorciers, tu t'es sacrifié pour moi sans même y penser…
– Tu ne comprends donc pas ? Je t'ai aidé dans le tournoi parce que c'était ce que le Seigneur des ténèbres m'avait demandé. Il avait besoin du sang de son ennemi pour retrouver un corps et il pensait que c'était toi. La coupe était censée être un portoloin qui t'aurait amené jusqu'à lui. Sauf qu'au final, il n'en a pas eu besoin.
Liam nota qu'il n'avait pas mentionné son sacrifice et renchérit donc:
– Et le sortilège Doloris ? Tu t'es retrouvé devant par hasard ?
Son frère ferma les yeux et abaissa sa baguette. Liam crut avoir réussi à percer sa carapace, mais quand Harry ouvrit les yeux, la fureur s'était emparée de ses traits.
– J'ai tué !
– Quoi ?
Liam ne put s'empêcher de faire un pas en arrière.
– Il ne vous manque pas un certain maître des potions ?
– Voldemort…
– Non, c'était moi.
Le Gryffondor secoua la tête.
– Ce n'est pas grave.
– Ah non ?
Harry souriait, mais son rictus n'avait rien de joyeux.
– Nous ne sommes que des adolescents. Si tu viens avec moi, je suis certain que personne ne t'en tiendra responsable. Nous ne voulons que ton bien.
Son jumeau semblait avoir de la difficulté à la croire. Soudain, une voix que les deux jeunes hommes connaissaient bien trop retentit autour d'eux.
– Comme c'est touchant. Qu'en penses-tu Harry ?
Voldemort sortit de l'ombre et Liam regarda son frère lever sa baguette, mais pas en direction du mage noir. Il la pointait vers lui.
– Endoloris.
Fini! J'espère que vous avez aimé!
À la prochaine!
