Disclaimer: Le monde de Harry Potter ne m'appartient pas, je ne fais donc pas d'argent avec cette histoire.
J'ai décidé de passer d'un chapitre par semaine à un chapitre aux deux semaines, car j'ai peur l'histoire touche à sa fin et j'ai peur que la qualité des chapitres n'en souffre si je me force à publier trop rapidement. De plus, ce rythme était plutôt stressant et plus vraiment réaliste avec mon nouvel horaire. J'espère que vous ne serez pas trop déçu du changement. N'oubliez pas que, si vous voulez savoir mes dates de publication, vous pouvez les voir sur ma page de profil que je tiens à jour.
Sur ce, bonne lecture!
Harry Black
Chapitre 32: Le rituel
– Harry, désolé de te déranger aussi tôt.
Le Seigneur des ténèbres, pour une fois, n'était pas assis sur son trône, mais plutôt planté devant la fenêtre, les bras croisés et la tête légèrement penchée sur le côté. Harry inclina la tête malgré le fait que le mage noir ne regardait pas dans sa direction.
– Ce n'est rien. Je suis à votre service.
Voldemort sourit puis se tourna complètement vers le plus jeune.
– Ta loyauté est vraiment admirable.
Harry sentit le début d'un rougissement et tenta de le maîtriser. Le mage noir reprit la parole en se dirigeant vers son trône où il prit place.
– Je dois te remercier. Sans toi, notre cher Ollivander se serait sans doute contenté de me raconter des légendes dans l'espoir de me tromper. À la place, je sais maintenant qui a la baguette de sureau.
Harry écarquilla légèrement les yeux. Il avait beau avoir aidé à la torture d'Ollivander, il n'avait pas entendu ses révélations. Personne ne les avait entendues. Personne, mis à part le Seigneur des ténèbres. Celui-ci avait apparemment voulu garder le sujet secret et le jeune homme comprenait maintenant pourquoi.
La baguette de sureau. Supposément la baguette la plus puissante au monde. Avec elle, la victoire était assurée. Mais ce n'était qu'un mythe, non ?
– Une histoire pour enfant, oui, mais une légende qui a ses racines dans la réalité.
Le Seigneur des ténèbres avait suivi le fil de ses pensées.
– Avant les tristes événements de 14 ans plus tôt, j'avais appris de source sûre que Gregorovitch, un marchand de baguettes populaire en Allemagne, avait eu la baguette de sureau en sa possession. Or, celle-ci lui avait été volée par un jeune homme. Je sais aujourd'hui qu'il s'agissait de Grindelwald, car il se trouve que c'est Dumbledore qui la détient maintenant en sa possession.
Dumbledore avait effectivement vaincu Grindelwald plusieurs décennies plus tôt et cela expliquait en partie la grande puissance de l'homme. Pourtant, toutes ces révélations menaient à une autre question.
– Mais, s'il avait la baguette de sureau, comment a-t-il pu perdre face à Dumbledore ?
– Un manque de volonté, j'imagine. Si le sorcier lui-même n'est pas prêt à tout pour gagner, une baguette seule ne peut pas faire la différence, peu importe son pouvoir.
– Pourquoi aurait-il manqué de volonté ? Dumbledore était son ennemi.
Voldemort se pencha vers l'avant et c'est à ce moment que Harry se rendit compte qu'il s'était approché du mage noir et qu'ils se trouvaient maintenant très près l'un de l'autre. Le Seigneur des ténèbres sourit et le jeune homme ne put s'empêcher d'observer ses lèvres. Il s'empressa bien sûr de trouver un autre point d'observation.
– Mais Dumbledore n'était pas que son ennemi. Dumbledore était également… son ancien amant.
Malgré toute l'éducation inculquée par sa mère, Harry ouvrit grand la bouche, estomaqué. Voldemort ricana en réponse à sa réaction.
– Dumbledore a bien pris soin de cacher cette information.
– Sans blague. Souffla Harry.
Après un moment, il secoua la tête pour se concentrer sur l'objet de leur conversation. Il aurait assez de temps pour songer à cette étonnante révélation plus tard.
– Que comptez-vous faire ?
– M'emparer de la baguette de sureau, bien sûr.
– Vous allez combattre Dumbledore.
En tant que telle, ce n'était pas particulièrement surprenant. Après tout, le Seigneur des ténèbres et Dumbledore étaient les chefs de deux factions adverses. Il était naturel qu'ils en viennent à s'affronter. Toutefois, la baguette de sureau ajoutait une nouvelle variable à leur combat.
– Comment vaincre le détenteur de la baguette de sureau ?
– C'est là que tu entres en jeux.
Harry plissa les yeux sous l'incompréhension et Voldemort s'expliqua :
– Il est possible bien sûr de s'emparer de la baguette sans pour autant participer à un duel, ce faisant la baguette ne peut protéger son possesseur. Toutefois, c'est une fin peu satisfaisante. Bien sûr, dans un combat honnête, il serait impossible de le vaincre. Alors que reste-t-il ?
– La triche ?
Le Seigneur des ténèbres eut un sourire en coin.
– Et de quelle manière selon toi ?
Voldemort semblait certain qu'il connaissait la réponse, ce qui signifiait qu'il la lui avait sans doute déjà dite plus tôt au cours de leur échange. Il repensa donc à ce qu'il avait appris.
Grindelwald.
– Il faut lui ôter sa volonté de gagner.
Le sourire du mage noir lui confirma qu'il avait bien deviné et il comprit alors le rôle qu'il aurait à jouer.
– Drago nous ouvrira la voie et tu m'accompagneras le moment venu.
-Drago?
Son cousin était retourné à l'école depuis quelques semaines, ce qui voulait dire…
– Vous allez l'affronter à Poudlard ?
Voldemort appuya sa tête sur un bras, la position étonnamment aussi imposante que lorsqu'il se tenait bien droit sur son trône.
– Je ferai ainsi d'une pierre… et bien trois coups. Dumbledore sera mort, j'aurai la baguette de sureau et Poudlard sera à moi.
Harry devait avouer que ce plan semblait fantastique. Peut-être qu'il pourrait alors retourner étudier à Poudlard ? Il doutait apprendre plus à l'école qu'il ne le faisait maintenant, mais il s'ennuyait un peu de ses amis et d'arpenter les couloirs, affublé des couleurs de sa maison.
– Si tout se passe comme prévu, tout devrait être prêt pour la fin de l'année scolaire. J'ose espérer que tu seras prêt.
Harry hocha la tête.
– Je le serai.
Leur discussion était clairement terminée, mais le jeune homme hésitait à sortir. Son combat intérieur dut se refléter, car le Seigneur des ténèbres lui demanda :
— Avais-tu quelque chose à me demander, Harry ?
C'était maintenant ou jamais. S'il se dégonflait, il ne trouverait jamais une aussi belle occasion ni le courage pour le faire.
– J'aurais besoin de votre aide.
Voldemort posa son menton sur sa main.
– Et en quoi pourrais-je t'être utile ?
– C'est à propos de mon don…
Il ne savait pas comment formuler sa demande.
– Tu as des doutes ?
– Non ! Je veux dire, non je veux le faire. C'est seulement… et bien, pour après. Rodolphus m'a mentionné que ma capacité d'éprouver des émotions serait complètement détruite si je ne me liais pas à une personne.
– Et tu souhaiterais te lier à moi ?
– Ce serait juste pour quelques mois tout au plus, jusqu'à ce que j'aie récupéré l'âme de ma mère.
Le Seigneur des ténèbres resta pensif, puis :
– Laisse-moi un peu de temps pour me renseigner. En attendant, ne relâche pas ton entraînement. Tu en auras besoin.
Harry inclina la tête et sortit. Il n'avait pas dit non alors il y avait encore de l'espoir. Son cœur battait la chamade et il décida d'aller dépenser son énergie en s'entraînant. Aussi bien commencer tout de suite s'il était pour participer au duel entre Dumbledore et Voldemort, même si ce n'était que passivement, on ne sait jamais.
Harry lisait dans la bibliothèque lorsqu'une main se posa sur son épaule. S'attendant à trouver son père adoptif, il tourna la tête en souriant. Son sourire faiblit en voyant le Seigneur des ténèbres derrière lui. Il voulut aussitôt se lever pour montrer son respect, mais la pression exercée par la main du mage noir le laissa cloué sur son fauteuil. Lentement, Voldemort s'installa sur le siège en face du jeune homme. Les mains légèrement tremblantes, Harry referma son livre et le déposa à ses côtés.
– J'ai beaucoup réfléchi à ta demande, commença le Seigneur des ténèbres. Avant de te donner ma réponse, je voudrais savoir pourquoi moi.
Harry frotta doucement ses mains ensemble en cherchant ses mots.
– Je dois avouer que mon premier choix était Rodolphus.
Voldemort hocha la tête, conscient du lien qui s'était rapidement formé entre le père et le fils.
– Cependant, dans son état, ce n'était pas envisageable. Et puis… j'ai confiance en vous.
– Pourquoi ?
Cette question le prit de court.
– Parce que… vous être mon maître. Vous ne m'avez jamais menti et vous tenez vos promesses. De plus, je sais que vous faites toujours ce qui est le mieux pour vos fidèles et pour la cause. Je ne vois pas en qui d'autres je pourrais me confier sans crainte.
Voldemort sourit.
– Alors d'accord. J'accepte.
Harry écarquilla les yeux avant de se ressaisir et d'incliner la tête.
– Merci !
Le mage noir se leva.
– Es-tu prêt ?
Le jeune homme redressa la tête en haussant les sourcils.
– Quoi ? Maintenant ?
– Pourquoi attendre ? À moins que tu n'aies autre chose à faire ?
– Non. Non rien.
Harry se leva à son tour, incertain de ce qu'il devait faire. Il savait en théorie ce qu'il était censé se passer, mais, en pratique, c'était différent et il ignorait s'il devait faire quelque chose de particulier. Heureusement, Voldemort avait fait ses recherches comme il avait dit qu'il le ferait et avait la situation parfaitement sous son contrôle. Le jeune homme se fustigea tout de même de ne pas avoir fait lui-même ses devoirs. De quoi aurait-il l'air devant le Seigneur des ténèbres ?
Celui-ci ne sembla pas se formaliser de son manque de préparation. Il se contenta de lui sourire en lui tendant les mains. Doucement, Harry posa ses mains dans les siennes en essayant de contrôler la rougeur qui s'emparait de ses joues.
– C'est très simple. Tu n'as qu'à lire mes sentiments et je m'occupe du reste.
Lire les sentiments du Seigneur des ténèbres ? Il n'avait jamais osé auparavant. L'expérience ressemblait à un type de légillimencie à l'exception qu'il n'existait aucun bouclier pouvant le bloquer. Ce faisant, Harry n'avait jamais voulu être aussi impertinent que d'espionner les sentiments de son maître. Toutefois, puisqu'il en avait la permission et que c'était ce qu'il devait faire pour établir le lien qui lui permettrait de rester sain d'esprit…
Il laissa glisser son esprit jusqu'à celui de Voldemort. Il dut chercher plus que d'ordinaire et il crut tout d'abord que c'était peut-être parce que le Seigneur des ténèbres était un puissant occlumen. Un occlumen ne pouvait pas cacher complètement ses sentiments à un empathe, mais peut-être pouvait-il lui compliquer la tâche ?
Toutefois, lorsqu'il parvint finalement à percevoir une étincelle d'amusement, Harry resta sous le choc. Il n'avait pas eu de la difficulté parce que Voldemort était un occlumen ! D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, il n'avait eu aucun problème avec Rogue et celui-ci avait été un puissant occlumen de son vivant. Non, la raison pour laquelle son don avait éprouvé de la difficulté était que les émotions du Seigneur des ténèbres étaient presque inexistantes !
Mis à part quelques filaments d'émotions plus fortes que les autres, comme son amusement qui était pour l'instant le sentiment le plus puissant, tout le reste semblait enseveli dans de la boue ou dans des sables mouvants. C'était la première fois que Harry voyait quelque chose du genre. Il ne pensait même pas que c'était possible. Mis à part pour un empathe bien sûr.
Soudain, il sentit une présence s'enrouler autour de sa magie. Il se serait attendu à ce que la sensation soit déplaisante, comme se faire tirer les cheveux, mais, au contraire, il ressentit une profonde chaleur l'envahir. C'était comme revenir chez soi, comme recevoir un câlin de sa mère. Était-ce un effet du rituel ? Il ne savait pas que c'était censé être aussi plaisant.
Le feu faiblit, mais resta une présence dans le fond de son esprit, tel un feu de foyer répandant doucement sa chaleur dans la pièce. Plongé dans son esprit, Harry avait oublié que ses mains étaient entrelacées dans celles du Seigneur des ténèbres jusqu'à ce que le mage noir fasse un pas en arrière, libérant les mains du jeune homme de son emprise.
– C'est fini.
– Déjà ?
– Je t'avais prévenu que ce ne serait pas difficile.
Voldemort affichait encore un sourire et Harry se souvint de l'éclat d'amusement qu'il avait ressenti. C'était sans doute l'émotion la plus proche de la joie que le mage noir devait ressentir. Était-ce grâce à lui ?
– Ne sens-tu rien de différent ?
Le jeune homme secoua la tête.
– Non, je sens cette chaleur… c'est vous ?
Le mage noir inclina la tête.
– Tant que tu la ressens, notre lien reste intact.
– Mais les détraqueurs…
Harry venait tout juste d'y songer. Y avait-il un risque ?
– N'y aurons pas accès. Ce lien n'est qu'entre toi et moi, personne d'autre ne pourrait le trouver même s'ils allaient le chercher dans ta tête. Je m'en suis assuré. Je n'aurais pas accepté d'aller jusqu'au bout si cela avait représenté un risque.
La tension dans le corps du jeune homme s'évapora.
– Oui, bien sûr.
Le Seigneur des ténèbres se dirigea vers la sortie, mais s'arrêta à sa hauteur et posa sa main sur son épaule. Son sourire ne l'avait pas quitté.
– Tu devrais aller annoncer la bonne nouvelle à ton père. Il n'a plus à s'inquiéter.
La porte se referma derrière le mage noir et Harry reprit son livre. Il songea un instant à poursuivre sa lecture, mais soupçonna bien vite qu'il n'arriverait pas à se concentrer. Tout son esprit était concentré à explorer l'étincelle qui l'unissait maintenant à Voldemort. Leur lien semblait solide, ce qui n'était pas étonnant puisque c'était le plus grand mage de tous les temps qui l'avait créé.
Il laissa son livre où il l'avait trouvé et fit comme le Seigneur des ténèbres lui avait suggéré. Parler à Rodolphus lui ferait du bien.
Une fois dans ses appartements, le Seigneur des ténèbres se mit à rire aux éclats. Harry lui réservait surprise après surprise, mais la dernière en date était sans doute la plus belle et le jeune homme n'en savait rien. Empathe, fourchelangue et maintenant…
Lorsqu'il avait recueilli Harry après sa résurrection, après le sacrifice que le jeune homme lui avait offert, il avait vu en lui la même loyauté qu'il avait vue jadis chez Bellatrix. Enfin, jusqu'à la capture de Liam Potter.
Il avait accédé à sa requête de ne pas torturer leur nouveau prisonnier, car il était vrai que Harry avait mérité une récompense pour son travail. De plus, il doutait fortement que Dumbledore ait fourni des informations importantes à quelqu'un qui ne faisait pas officiellement partie de son précieux Ordre du phénix. Toutefois, il avait observé leur interaction et s'était montré satisfait. Harry lui appartenait entièrement… jusqu'à ce que ce ne soit plus le cas.
Furieux de voir son prisonnier s'évader, il avait voulu le clouer au sol, mais Harry s'était interposé. Il avait alors compris que ce n'était pas des parents Potter qu'il devait s'inquiéter, mais du jumeau et il ne devait pas perdre son mangemort, surtout pas alors qu'il était l'élu de la prophétie qui pourrait potentiellement le mener à sa défaite.
Bien sûr, Harry avait été prêt à tout pour se racheter et Voldemort l'avait pris au mot. Il fallait obliger le jeune homme à faire quelque chose de si horrible que jamais Dumbledore ne voudrait le reprendre. Harry lui avait lui-même donné l'idée et avait fait un excellent travail. Le jeune homme était désormais un meurtrier et il venait de se débarrasser du traître dans ses rangs.
Cependant, le Seigneur des ténèbres n'était pas encore satisfait. Il était certain de la loyauté de Harry… tant et aussi longtemps qu'il ne se trouvait pas en présence de son jumeau. Il devait briser le lien entre les deux frères, mais comment ?
Le jeune homme était un empathe, un don très rare et très précieux, mais comment l'utiliser à son avantage ? Le sauvetage de ses fidèles enfermés à Azkaban avait été une évidence, mais cette mission lui avait donné une autre idée. La seule autre personne à qui Harry tenait plus qu'à Liam Potter était celle qui l'avait élevé. Avec Bella à ses côtés, jamais Harry ne songerait seulement à changer de camp. Sans compter que, tant que la vie de Bellatrix serait dans la balance, le jeune homme serait prêt à tout, même se retourner contre son frère.
L'attaque sur le chemin de Traverse avait été un autre succès, mais même la capture d'Ollivander n'aurait pu le réjouir plus que de voir Harry torturer Liam Potter sous ses ordres. Finalement, il le tenait.
Le fait que le jeune homme aurait besoin d'aide pour espérer sauver sa mère sans se perdre lui-même n'était qu'un plus. Il savait depuis le début qu'il ne pourrait pas demander à Rodolphus, surtout dans son état, mais il y avait toujours eu le risque que Harry demande à quelqu'un d'autre par exemple son parrain, Lucius. Il était heureux de voir qu'il s'était inquiété pour rien.
Lorsqu'il alla le trouver dans la bibliothèque, fin prêt à procéder au rituel, la nervosité du plus jeune le poussa à le soumettre à un autre de ses petits tests. Le dernier si tout se passait comme il le voulait.
– Avant de te donner ma réponse, je voudrais savoir pourquoi moi.
Voldemort était fasciné par la manière que le jeune homme pouvait passer d'assuré à hésitant, surtout en sa présence.
– Je dois avouer que mon premier choix était Rodolphus. Cependant, dans son état, ce n'était pas envisageable. Et puis… j'ai confiance en vous.
– Pourquoi ?
Si Harry était incapable d'expliquer sa confiance, cela signifiait que celle-ci pourrait être facilement brisée. Si au contraire, il pouvait l'expliquer logiquement, sa loyauté serait inébranlable. Là où les émotions faisaient parfois défaut, la logique prenait le relais et vice-versa. Il avait les émotions, maintenant avait-il la logique ?
– Parce que… vous être mon maître. Vous ne m'avez jamais menti et vous tenez vos promesses. De plus, je sais que vous faites toujours ce qui est le mieux pour vos fidèles et pour la cause. Je ne vois pas en qui d'autres je pourrais me confier sans crainte.
Voldemort sourit. C'était une réponse satisfaisante. De toute façon, il avait toujours prévu accepter.
– Alors d'accord. J'accepte.
Tandis que le plus jeune le remerciait, il se leva.
– Es-tu prêt ?
– Quoi ? Maintenant ?
– Pourquoi attendre ? À moins que tu n'aies autre chose à faire ?
– Non. Non rien.
Harry se leva d'un coup et le Seigneur des ténèbres lui tendit les mains. Le jeune homme lui donna les siennes sans qu'il ait besoin de les lui demander et il ne manqua pas la jolie teinte rouge que prirent ses joues alors que le jeune homme observait leurs mains liées. Il lui expliqua sommairement ce qu'il aurait à faire :
— C'est très simple. Tu n'as qu'à lire mes sentiments et je m'occupe du reste.
Lorsqu'il sentit l'esprit du plus jeune se tendre jusque vers le sien à sa demande, il s'en saisit aussitôt. Pour établir le lien, il lui suffisait de s'arranger pour que le pont ouvert par l'action de Harry reste actif. C'est-à-dire qu'il lui suffisait d'ancrer un filament du pouvoir du plus jeune dans son esprit et de le nourrir de sa magie. Ainsi, le partage d'émotions devenait multidirectionnel et permanent.
Le tout ne prit qu'une seconde, mais le Seigneur des ténèbres n'arrêta pas l'opération pour autant, car il avait senti autre chose dans l'esprit du jeune homme. Quelque chose qui n'aurait pas été censé y être. Soudain, tout fut clair. Harry n'était pas fourchelangue par hasard, non. Il aurait d'ailleurs dû se poser plus de questions lorsqu'il en avait fait la découverte, mais cela n'avait plus d'importance. Harry était un horcruxe. Son horcruxe.
Avec Harry dans ses rangs, il était certain de gagner. Il n'avait plus qu'à se débarrasser de Dumbledore et tout serait vraiment parfait.
Fini! J'espère que vous avez aimé.
À la prochaine!
