Blobus 2 dans la place !
Cette fois pour Hatsukoi-san que j'ai à de multiples reprises embêtée sans de raison valable. Désolée Hatsu *heart*, tu sais que c'est la frustration qui s'emmagasine à cause de Sea.
N'oublions pas aussi qu'aujourd'hui est un jour spécial ! En effet, c'est l'anniversaire de mamie Hatsu ! JOYEUX ANNIVERSAIIIIRE !
Donc en cet honneur, en plus de guise d'excuse pour te chercher souvent et briser le Camilo dans chacun de mes écrits, voici un Os Camilo rien que pour toi !
J'espère que ça te plaira !
Résumé : Fin janvier, on approche lentement mais sûrement d'une date en particulier. Et non, ce n'est pas la Saint Valentin. Non... Le jour que Milo attend avec impatience, c'est celui de la naissance de son seul amour.
Reviews
Merci à Sea-Rune, powerpuffgirl543, Hatsukoi-san, Petit Pigeon, Suzuka-san et Nia222 pour leurs gentilles reviews :*
powerpuffgirl543 : Hey my girl ! J'espère que tu vas bien, ça fait longtemps :P Merci beaucoup pour ta lecture et ton comm' en tout cas ! Ça fait zizir ! Haaa c'est génial si tu es à fond dans Sts, je ne peux demander mieux ! J'ai remarqué d'ailleurs que tu avais sorti deux nouvelles histoires sur les golds 'o' ? Supprimées aussi ? C'est fort dommage… :'( (Je n'ai même pas eu le temps de lire TToTT) M'enfin, tout comme pour KnB, si tu n'as plus le temps, ni l'inspi pour continuer, je comprends et je ne peux t'en tenir rigueur pour ça ! (Au passage, j'ai lu ton dernier AoKise, j'arrive au plus vite avec ma review :D) Pour ce qui est de Kanon, ah mais totalement, un véritable gosse celui-là ! Désolée, je n'arrive tout simplement pas à le dépeindre autrement xD Awww merci chou ! Ta review est superbe ;) Et au plaisir de pouvoir te relire bientôt fufufu.
-x-X-x-
Dans un peu près une semaine, c'était l'anniversaire de Camus, l'amour de sa vie. Impatient, Milo ne tenait déjà plus en place. D'excitation ou de stresse, il ne savait exactement lequel des deux, mais dans tous les cas, il comptait les jours et les heures de passés sans exception depuis le début du mois de janvier. Attendant d'arriver à la case du 7 février sur le calendrier accroché dans la cuisine.
Sa liste chiffonnée dans le fond de son jean ne le quittait plus, de peur d'oublier quelque chose. Tout devait être absolument parfait. Il avait tout prévu, son plan ne pouvait faillir !
Il souhaitait commencer les choses en douceur. Avec des sorties quelconques, des petits présents glissés subtilement avec l'excuse qu'il était tombé dessus par hasard sur son chemin et n'avait pu que craquer.
Dans une semaine, son compagnon depuis trois ans déjà allait fêter ses vingt-cinq ans, une occasion de rêve pour le grec de lui prouver une nouvelle fois en long et large son amour et éventuellement aussi faire la fête, bonus non-négligeable.
Toutefois, si les années précédentes Milo avait fait de sorte d'organiser de grandes fêtes et de tout faire en grand, cette fois-ci, il souhaitait changer sa méthode de faire et innover un peu. De plus, il n'était pas sûr que les grosses soirees remplies de différentes personnes se bousculant et de musique tambourinant leurs tympans soit ce que le français appréciait le plus. Non, il en était même certain. Malgré le fait que son petit-ami ne lui ait jamais verbalement partagé le fait qu'il aurait préféré autre chose pour son anniversaire, une alternative plus calme, plus intime. Tout dans son langage corporel le criait.
Que ce soit ce petit sourire nettement forcé en le remerciant, son regard distant pendant que tout le monde s'amusait en son honneur. Avec honte, le grec ne l'avait remarqué que l'année dernière. Que les cadeaux extravagants et les anniversaires surprises n'étaient probablement pas ce qui le rendraient heureux.
C'était pourquoi il voulait à tout prix mettre le paquet cette année-ci, surprendre sa moitié à en faire briser ce masque de glace à travers laquelle il pensait pourtant déjà avoir complètement percé.
Ce petit manège avait le don de l'agacer par moments. Il avait besoin de savoir ce que l'autre pensait, pas qu'il ne s'enfuie dans son mutisme, le laissant dans une ignorance incertaine.
Gagner la confiance du plus âgé lui avait paru acquis bien trop rapidement qu'il ne s'était pas rendu compte qu'ils demeuraient quelques ombres au tableau.
Une nouvelle année avait débuté, une nouvelle chance pour lui de faire de son mieux et une bonne fois pour toutes ravager en entièreté le cœur de glace de son beau français.
Et il ne comptait pas la gâcher ! Ah ça non !
Déterminé et ne pouvant se dépêtre de son sourire éternellement collé aux lèvres, il quitta leur modeste appartement, fier investissement commun de leurs épargnes d'étudiants.
Clés en mains, il contourna le magnifique engin à deux roues, à savoir une splendide moto de couleur rouge brillant sous les rayons du soleil à son zenith en ce bel après-midi, qui était simplement posé sur le bords du trottoir. Il se plaça ensuite de l'autre côté de celle-ci et l'enjamba de suite, démarrant en même temps le moteur.
Il le fit tourner quelques fois en restant sur place, prenant le temps de bien s'installer. Quand tout ceci fut fait, il s'élança à pleine vitesse, se fondant parmi les nombreuses voitures peuplant la circulation dense.
Une fois qu'il eut quitté le quartier et ses rues encombrantes, il se relâcha et se permit même quelques folies de temps à autres. Accélérant légèrement lorsqu'il jugeait qu'il n'y avait pas de potentiels dangers.
Après un bon quart d'heure de route entraînante, il finit par arriver à destination.
Ses yeux inspectèrent alors les environs, à la recherche d'une place vacante où il pourrait garer sa bécane sans le risque qu'elle ne soit éraflée par des personnes maladroites incapables d'exécuter leurs manœuvres correctement.
Il trouva enfin au bout de cinq bonnes et interminables minutes de recherches. Il entreprit ensuite de retirer son casque, secouant la tête de droite à gauche pour dégager ses cheveux volumineux de sa vue. Il hésita un court instant à laisser le dit casque ici, sans surveillance. Pesant le pour et le contre dans sa tête, c'est finalement l'objet empoigné par sa main gauche, sa jumelle bien enfouie dans la chaleur des poches de sa veste en cuire qu'il se dirigea d'un pas mesuré vers l'entrée de l'immeuble où l'attendait déjà un jeune homme à la soyeuse et farfelue chevelure vert d'eau.
Plongé dans un bouquin massif, une paire de lunettes sur le nez, le dit jeune homme ne le remarqua pas immédiatement. Milo, qui trouvait l'occasion que trop belle, se faufila discrètement derrière son aimé. Et puis, au moment propice, l'enserra par derrière, arrachant un petit hoquet de surprise à l'autre.
« Milo !
- Tu m'as manqué Camus, lui répond simplement le grec, l'embrassant à pleine bouche. »
Son compagnon qui voulut protester et le sermonner pour l'avoir fait sursauté se sentit bien malgré lui fondre dans ce baiser langoureux avant d'avoir pu dire quoique ce soit.
Mais s'écarta tout de même après un moment, ne souhaitant pas attirer les regards curieux de ses collègues et des élèves qui vadrouillaient encore par-ci et par-là.
L'autre n'insista pas, se contentant de le couvrir de son regard plein d'amour et de tendresse à défaut de pouvoir le faire autrement en public. Toujours pas habitué à ces élans d'affections de la part de son petit ami, Camus baissa la tête d'embarras et donna une petite poussée au corps du plus jeune, l'intimant silencieusement vers la sortie de l'institution.
Ce auquel ce dernier obtempéra avec joie. Côte à côté, ils quittèrent l'établissement dans lequel le français travaillait depuis presque une année en tant que professeur de littérature française.
Dès qu'ils furent tous les deux installés sur la moto, Milo s'engagea dans ces ruelles qu'il avait appris à connaître par cœur, de même pour le trajet qu'il avait au cours des deux derniers mois intentionnellement dévié un petit peu dans un but bien précis.
Il le sentit d'ailleurs. Le corps dans son dos se mouvoir imperceptiblement quand il passa - plus lentement qu'à l'accoutumé - devant un bâtiment au style ancien.
Il n'était pas dans le meilleur des états possibles, mais la présence d'un enfant courant à l'aide de ses petites jambes sur la terre poussiéreuse démontrait bien que le lieu n'était pas inhabité.
Milo sentit alors les bras de l'autre se resserrer autour de sa taille, les muscles crispés et le regard ailleurs.
Le grec pouvait aisément deviner les traits tristes et quelque peu nostalgiques de son aimé derrière la visière opaque.
A la moitié de son parcours d'études supérieures, Camus s'était retrouvé en tant que stagiaire dans un orphelinat.
Et si il y avait mis les pieds pour la première fois avec en tête le seul objectif de faire ce qu'il avait à faire et gagner en expérience, il n'avait pas prévu qu'à force d'y côtoyer ces enfants moins lotis que d'autres, il s'attacherait tellement à eux.
Il n'était pourtant pas un adorateur d'enfants, ce n'était pas réellement le genre de sujet sur lequel il se penchait. Du moins, jusqu'à devoir enseigner à ces bouilles dont les visages s'illuminaient à la simple idée d'élargir leur savoir.
Bien sûr, Milo le savait. Rien n'avait échappé à son œil vigilant, malgré les apparences, il était plutôt observateur et faisait attention à son environnement.
Et il était évident que l'éclat scintillant au fond de ces saphirs qui l'avaient hypnotisé dès le premier regard, avait sans l'ombre d'un doute directement titillé sa curiosité.
Alors il l'avait écouté. Chaque jour, chaque nuit sans se lasser de cette lueur dansante dans ces yeux d'ordinaire si froids et indifférents. Parler de cet orphelinat qu'il affectionnait tant, de ses occupants qui étaient sa raison de se lever chaque jour avec le sourire aux lèvres. En particulier de deux mômes qu'il semblait avoir inconsciemment adoptés dans son cœur.
Le voir devenir si passionné, si heureux avait réchauffé le cœur du plus jeune, ne le faisant que tomber encore plus profondément dans un puits sans fond, là où ses sentiments pour son amant ne toucheraient jamais une limite.
Ça le faisait mal de le voir fixer l'orphelinat avec regrets, avec cette réluctance. Persuadé qu'il n'avait plus le droit de s'y rendre, qu'il était désormais incapable de les regarder dans les yeux sans ressentir le besoin de les sortir de là.
Car à peine deux mois après la fin de son stage leur était parvenu une mauvaise nouvelle. L'orphelinat, ce refuge pour ces enfants abandonnés aller fermer ses portes pour des raisons financières. Le jeune professeur en avait été dévasté.
Mais le jeune motard se rassurait en se disant qu'il pourrait peut-être, non, bientôt y faire quelque chose.
-x-X-x-
Ils étaient la veille du jour J, un jour comme un autre. Enfin, pas tout le monde serait nécessairement du même avis et certainement pas Milo qui était actuellement en train de remettre en doute la totalité de toutes ses idées, une vague de stresse le submergeant d'un coup.
Non loin de lui, le sujet de ses pensées s'était calé contre le dossier de leur sofa, le regard rivé sur l'écran télévisé.
Se sentant comme observé, ce dernier lui lança une oeillade interrogatrice depuis le salon.
Ce ne fut qu'à ce moment-là que Milo sortit de sa torpeur, réalisant qu'il tenait une poêle en main depuis un bon bout de temps sans pour autant se souvenir ce qu'il voulait en faire.
Le dîner sûrement.
Sa tête étant devenue un véritable trou noir, il resta une bonne minute à fixer le vide. Mais comme rien ne surgit, il se dit qu'il allait faire de simple pâtes avant de se figer dans son mouvement, se rappelant avec une claque mentale que son amant abhorrait ça.
Ce qui était dommage, ça aurait été un plat rapide à faire.
Après quelques minutes de réflexion, il finit par opter pour une escalope de veau avec des pommes de terre au four et quelques légumes sautés.
Alors qu'il s'adonnait avec application à la tâche, le français - qui avait probablement fini son émission - se glissa dans son dos, faisant bondir le cuisineur de surprise.
« Tout va bien Milo ? Je te trouve bien étrange, constata-t-il un sourcil arqué, surpris par cette réaction à laquelle il ne s'attendait pas.
- Oui oui pourquoi ça n'irait pas.
- Je ne sais pas, à toi de me le dire.
- J'ai presque fini ! Allons à table ! S'exclama-t-il en ayant délibérément évité de répondre à la dernière remarque. »
Interdit, Camus finit au fin de compte par le rejoindre dans la pièce voisine.
Ils mangèrent ensuite en silence, l'un parce qu'il était bien trop occupé à radoter dans son coin, l'autre parce que tenir une conversation n'était pas réellement son fort.
Le temps s'écoula, seuls les crissements de couverts se faisaient entendre, ce qui intensifia encore plus la lourdeur de l'atmosphère.
Lorsqu'ils eurent finalement fini, le plus jeune se leva brusquement, ses pas précipités sur les escaliers en bois résonnant dans toute la maison.
Son compagnon n'eut même pas le temps de le suivre pour le questionner qu'il était déjà revenu, une chemise en plastique en main.
Nerveusement, il le lui tendit.
« Je suis peut-être un peu à l'avance, mais je tenais vraiment à te le donner. Joyeux anniversaire !
- Milo, tu sais que ce n'est pas néc-
- Ouvre c'est tout Camus, l'interrompt-il. »
Bien que peu ravi d'être coupé et ennuyé par le fait qu'encore une fois son petit-ami ait éprouvé le besoin de lui offrir quelque chose alors qu'il n'avait pas à le faire, Camus s'exécuta néanmoins.
Ainsi, il découvrit ce qui ressemblaient à des billets pour un parc aquatique, s'il se fiait aux nombreux petites illustrations de phoques et pingouins.
« Pourquoi ?
- Parce que ça me semblait une bonne idée d'y faire un tour ensemble.
- Non je veux dire, pourquoi quatre billets ? »
A cette question, le grec se contenta d'esquisser un sourire.
« Regarde derrière. » Fit-il en pointant du menton la chemise transparente.
Décidément, Milo ne devait pas être dans son état normal aujourd'hui, fut la réflexion du français.
Mais quand il tourna la page, ses yeux parcourant déjà en diagonale les grandes lignes, son corps se figea.
Les yeux ronds comme des soucoupes, c'est incrédule qu'il relu les papiers qu'il tenait actuellement dans ses mains légèrement tremblantes.
Face à ce manque de réaction, l'angoisse refit surface chez le motard.
Mille questions le bombardant d'un seul et même coup.
Et si ce n'était pas ce que Camus voulait ? Et s'il pensait qu'ils étaient encore trop jeune ? Et si l'autre le quittait suite à cette décision irresponsable qu'il avait fait sans le consulter ?
Mais son vis-à-vis fit bien rapidement taire ses questions intérieures.
« Milo, s'émeut-il. C'est…
- Un certificat d'adoption oui, parvint-il à sourire.
- Je...Milo, c'est...incroyable. »
L'émotion lui faisait perdre toute capacité de parole, mais ses yeux brillants durent suffire, car la posture du plus grand devint moins rigide, visiblement rassuré.
« Est-ce réel...Vont-ils vraiment venir ici ? Demanda à voix basse le français, comme voulant s'assurer que tout ceci n'était pas le fruit de son imagination.
- Oui Camus, les papiers ont été signés depuis un moment, on peut aller les chercher dès demain matin, lui dit-il en embrassant tendrement son front, ses bras venant de suite prendre leur place derrière le dos de son amant. »
Ce dernier lui rendit alors son étreinte plus fortement, murmurant un petit merci d'une voix étranglée.
Avant de soudainement se retirer.
« Mais… Et les autres ? Le questionna-t-il, ne pouvant s'empêcher de penser à ce qu'il adviendra des orphelins restants.
- Oh ! Ils n'étaient plus très nombreux quand je suis venu pour la première fois… La plupart d'entre eux avaient déjà été envoyés aux quatre coins du monde, confia-t-il d'un air désolé. Cependant, pour le reste, j'ai des potes potentiellement intéressés qui pourraient faire quelque chose ! »
Si ses épaules s'était quelque peu affaissées à l'entente du premier aveu, elles se soulevèrent aussitôt de nouveau à celui du deuxième.
« Milo ?
- Oui ?
- Je t'aime, lui dit-il avant de poser ses lèvres sur les siennes. »
-x-X-x-
Le lendemain, c'est chacun avec un jeune enfant accroché au bras qu'ils rentrèrent telle une petite famille. Le premier blond et la peau mate, le deuxième plus pâle avec une touffe verte.
Milo avait rarement été aussi comblé et heureux et il comptait bien tout faire pour que rien, ni personne n'entrave jamais ce bonheur et ce futur splendide qu'ils étaient en train de construire.
Il eut une petite pensée pour la boite à bijoux soigneusement cachée dans leur chambre, attendant sagement son moment à elle.
Ça sera pour plus tard, se dit-il en observant les sourires étincelants des trois personnes occupant leur appartement.
Oui, plus tard… Après tout, ils avaient tout leur temps, non ?
The end
Voili voilou ! Encore joyeux anniversaire !
(J'avoue ne pas être super satisfaite du résultat :/ J'espère que ça vous a plu tout de même !)
