Hello !
Ce chapitre ne sera certainement ni le meilleur, ni le plus intéressant, mais comme je me limite en terme de taille, je suis obligé d'en passer par là pour planter mon décor et mes personnages ! En tout cas le voici, le voila ! Et merci pour tous vos commentaires !
Mijoqui : Oui, elle le trouve doux et apaisant ! Ahah, mais c'est quelque chose qui nous sera utile pour la suite ! Tu verras ! Et puis, Rhéa est un personnage tellement interessant et complexe, elle aura sa place dans cette histoire ! ) Byleth et Edelgard sont classes, il est évident qu'il fallait qu'elle respire la classitude ici aussi ! Et toutes les deux sont en effet très orgueilleuse ! A voir laquelle va céder avant l'autre ! Même si pour le moment Edelgard doit bien reconnaitre avoir trouvé plus orgeuilleux qu'elle ! xD Je suis super contente que les combats soient immersifs ! Ce n'est vraiment pas le plus simple à écrire, même si c'est très simple pour moi à imaginer !
Suonge : Merci beaucoup pour ces compliments ! Ca touche mon esprit d'écrivain ! J'espère que cette histoire restera agréable à lire autant dans son histoire que dans ma plume !
Zergath : Et oui ! J'ai vraiment rit en m'imaginant la scène finale du chapitre, et Ferdinand qui se fait rétamer en beauté ! Et quand il interpelle Edelgard ! J'imagine encore son visage au moment même où je poste ce chapitre ! x)
Chapitre V - Ennui et Magie
Une semaine entière s'était maintenant écoulée depuis mon arrivée au monastère. Jour après jour, j'apprenais de mes élèves, et eux apprenaient de moi. Aucun n'avait plus osé remettre mes compétences en question, depuis la défaite de Ferdinand. Nous étions déjà la deuxième semaine du mois de La Protectrice, il m'en restait donc à peine trois pour les former. Peu à peu, je prenais mes marques ici, et m'habituais au calme de ces lieux, bien trop souvent perturbés par le caractère de certains étudiants. La semaine s'organisait autour de cours théoriques et pratiques, mais je préférai de loin ces derniers. J'avais encore quelques difficultés, notamment avec l'appréhension de la magie. Pour cette spécialité, je me contentais pour le moment de superviser des cours distribués par Manuella et Hanneman, mes collègues et responsables des deux autres maisons. La magie était une maitrise qui, là encore, était réservée à quelques privilégiés. Je pouvais seulement sortir des connaissances de vieux bouquins, sans en faire de démonstration. Il y en avait de trois types la blanche servant principalement aux soins et au soutien, avec des sorts offensifs assez faible, la noire servant principalement à l'attaque, et la magie obscure beaucoup plus sombre mais plus puissante. Cette dernière, n'étais d'ailleurs pas toujours conseillée. Apprendre à manier les sortilèges n'était donné qu'à certain type de personnes, il fallait en effet, posséder des prédispositions à la magie, qui n'étaient transmises que par le sang. Aussi, seuls trois de mes élèves en eurent la possibilité. Je ne fus guère surprise, lorsque Hubert me fit démonstration de son talent, dans le maniement d'une magie aussi noire que l'aura qu'il dégageait, avec une facilité déconcertante. L'homme descendait déjà d'une très grande lignée de sorciers, au service de la famille de la future impératrice depuis toujours. Dorothea, elle, était autant attirée par le maniement des épées que celle de la magie, et ne put se résoudre à choisir. Aussi, elle ferait très certainement un futur Fossoyeur(1) redoutable, sauf si elle se décidait finalement à apprendre la magie blanche en plus de l'autre, ce qui ferait alors d'elle, une Gremory(2) digne de ce nom. Et enfin, le troisième magicien de ma maison, lui, ne faisait que me surprendre, et ce dans tous les sens du terme.
J'approchai d'une table de bois de ma salle de cours où tous mes élèves étaient présents. Même si tous n'étaient pas capables de sorts, la théorie restait intéressante à savoir. L'histoire de la magie, faisait après tout intégralement partie de leur programme. J'observai le garçon aux cheveux vert comme les sapins, silencieusement, pour ne perturber ce qui semblait être un profond sommeil. C'était au moins la troisième fois que celui-ci s'endormait pendant mes cours. Je lui avais conseillé de mieux dormir la nuit, et de se reposer, mais il n'y avait rien à faire, chaque fois c'était pareil. Peut-être que mes cours étaient ennuyant, ou bien souffrait-il d'une quelconque pathologie du sommeil, narcolepsie, peut-être ? Je mis un coup de livre poussiéreux sur sa tête, avant de me racler la gorge, quand le jeune homme sursauta.
« - Notre professeur est terrifiant, tremblotait une élève. »
Bernadetta n'avait cesser toute la semaine durant de faire remarquer à quel point mes manières lui semblaient rudimentaires. Cette petite fille aux cheveux mauves exagérait, mais cette poule mouillée introvertie était seulement timide. Maladivement timide. Je ne relevai pas cette remarque, sa présence en cours était plus que largement suffisante pour moi, elle qui ne se décidait que très rarement à sortir de sa chambre. Et puis, si j'avais osé ouvrir la bouche, j'aurai vu sa petite personne de cent cinquante centimètre à peine disparaitre sous terre pour se cacher. Je m'étonnai.
« - Peut-être le serait-elle moins si Linhardt ne s'endormait pas systématiquement pendant ses cours, précisa la magicienne.
- Pardon, je suis vraiment très fatigué. »
Je soupirai, qu'allais-je faire de lui ? Il était pourtant si compétent. Il avait montré un talent particulier à la pratique de la magie blanche, quand le maniement des armes, était vraiment loin d'être son truc. Je ne savais dire s'il avait deux mains gauches, mais au combat de mêlée, ce garçon était une calamité, sans parler de sa précision à l'arc. Linhardt avait pourtant su se rattraper, et sa rapidité et facilité à apprendre ses premiers sorts de soin mineurs, m'avaient presque laissé admirative, s'il m'avait été permis de l'être. Ce futur enchanteur trouverai rapidement sa place sur un champs de bataille, en soutien derrière les autres. Enfin, si il daignait faire des efforts, bien entendu.
J'observai le reste des mes étudiants. Certains étaient agacés, d'autres découragés. Je comprenais. Devoir apprendre quelque chose qu'ils ne seraient pour la plupart jamais capable de maitriser pouvait paraitre totalement inutile. Si j'avais moi même eu le choix, je n'aurai sans doute jamais décidé de m'y intéresser. Je fis le tour des tables, une à une, dans un silence qui n'était enfin plus perturbé par les désagréables ronflements. J'aimais cette assiduité, mais une de mes élèves, particulièrement, semblait profondément s'ennuyer. J'arrivai à percevoir ce désintérêt total sans ses yeux mauves. La joue posée sur le dos de sa main recouvert d'un gant blanc, elle semblait pourtant imperturbable. J'arrivais aisément à lire en elle à cet instant, après avoir pu voir de près la flamme briller dans son regard au combat. Edelgard était probablement la plus studieuse de tous les Aigles de Jais. La pression que devait probablement porter ce poussin sur ses épaules n'étaient sans doutes comparable à aucune. je la voyais se démener, se dépasser, jour après jour, continuellement, sans jamais s'arrêter. Ce bout de femme était impressionnant, mais la futilité n'était pas une de ses commodités. Le regard silencieux que nous échangeâmes lorsque ses yeux levèrent vers moi dura plusieurs secondes. D'interminables secondes.
« - Le cours est terminé, décrétai-je. »
Je me découvrais une nouvelle faiblesse, et pas des moindres, que je nommais l'ennui. Tous en avait assez, moi la première. La dernière formule magique passée devant mes yeux fut celle de trop. Pourquoi m'infligeai-je ça ? J'en avais assez. Heureusement pour moi, la théorie pour la journée était enfin terminée, et laissai bientôt place à la pratique.
Le soleil était à son zénith alors que je traversai maintenant les jardins, longeai les dortoirs, passai le temps pendant que les élèves déjeunais. Je n'avais jamais pris l'habitude de le faire, m'isolant toujours d'une façon ou d'une autre de toutes formes de sociabilisassions. Pour ça aussi, je devais remercier Jéralt. La foule ne me mettait pas à mon aise. Les gens parlaient, et discutaient. J'avais horreur de ça, j'aimais le silence et la tranquillité, sauf lorsqu'elle était rompue de mon épée. Et après vingt ans, ce n'était pas en une semaine que cela allait changé, si cela était encore possible. Et après quelque pas de plus, je constatai ne pas être la seule à aimer m'isoler.
J'approchai de la silhouette que je distinguai, malgré tous mes discours sur le fait de ne vouloir m'intégrer. Avais-je vraiment le choix, après tout ? J'étais son professeur, j'étais sa responsable, et malgré mon manque cruel de sensibilité, je devais m'en soucier. Son regard vide fixait l'horizon en un point inexistant, alors que la jeune femme semblait profondément perdue dans ses pensées. Ses mèches blanches se soulevèrent dans une brise qui conduit son regard jusqu'à moi, comme si elle voulait m'annoncer. Je vis aussitôt son expression changer, ses lèvres s'étirer. Je me demandais quel poids faisait le masque qu'elle se forçait de porter. Une semaine, c'était bien plus qu'assez, assez pour l'observer. Edelgard était fille d'un empereur, représentante de sa maison. J'avais bien remarqué sa façon de se comporter, toujours froide et détachée, masqué derrière le même sourire forcé. Peut-être que cela suffisait à satisfaire les autres, mais ça ne marchait pas avec moi. J'avais cette faculté, de pouvoir voir plus loin que ce que les gens daignaient montrer.
« - Vous devriez manger, suggérai-je.
- Je pourrais vous en dire autant, professeur, me retourna la jeune femme.
- Comme vous venez de le faire remarquer, c'est moi le professeur, et vous l'élève.
- Vous ne débordez vraiment pas de délicatesse, vous savez. »
Délicatesse ? Pourquoi m'en encombrer. Si quoique ce soit devait lui arriver, j'en serais la première responsable. Cette partie de mon travail était définitivement la plus ennuyeuse, alors que je devais m'assurer de leur santé. Et même si la petite semblait perturbée, ce n'était pas non plus mon rôle de la dorloter. J'estimais avoir fais ma part de boulot, et si elle ne voulait écouter...
« - Comme vous voulez, fis-je désintéressée. »
Et sur ces paroles, je disparaissais.
1 Fossoyeur : Classe capable de maitriser les épées et la science (magie noire).
2 Gremory : Classe capable de maitriser la foi (magie blanche) et la science.
Je me demandais, vous vous faites quelle idée des sanitaires et salles de bain de l'époque à laquelle se passe le jeu ? Non car franchement pour ma part, je n'ai aucune idée de comment ça pourrait être, et c'est un décors qui pourrait m'être utile dans l'avenir !
