Hey ! Voici mon chapitre de la semaine (que j'aurais du poster hier, mais bon) !
Je n'ai plus qu'un chapitre d'avance, j'en avais écrit 7 pendant les vacances d'hiver, et je n'ai pas eu le temps de m'y remettre depuis ! Donc il ne me reste que le sept, ce qui veut dire que va vraiment falloir que je m'y remette pour respecter mon timing !
En tout cas, j'avoue que j'aime bien ce chapitre ci, et le suivant encore plus, mais je vous laisse découvrir ça !
Merci de me suivre !
Zegarth : Oui, c'est vrai que dans ce sens, ca parait necessaire, mais du coup il n'y a que peu d'interaction entre mes deux protagoniste. Après, j'essaie de faire ça naturellement aussi, mais ça va multiplier les chapitres ! Mais oui, on découvre le caractère de Byleth dans un peu toutes les situations ! Pour la petite taille de mes chapitres, c'est totalement volontaire. Je les écris de façon à ce qu'ils fassent entre 1200 et 2000 mots, car je ne me perd pas en choses futiles et surtout que ça me permet d'être un tantinet plus régulière que pour mes autres fictions dont les chapitres (qui sortent genre tous les mois ou deux mois...) dont beaucoup beaucouuuup plus long !
Spino : Bienvenue dans mon univers ! Je suis contente de « voir » de nouveau lecteurs ! Et bien, pour les sanitaires, c'est un peu ce à quoi je m'attendais. C'est pas très glamour quand on y pense, je vais éviter de décrire les mécanismes digestifs de notre protagoniste ! xD
Sur ce, bonne lecture !
(Chapitre très court, certes, mais le suivant ne devrait pas être décevant ! J'avais rapidement envie d'y arriver sans me perdre dans des détails et descriptions futiles !)
Chapitre VI - Pointe de perfection
L'intégralité de la maison des Aigles de Jais m'avait rejoins sur le terrain d'entrainement de l'aile ouest du monastère. Le temps de leur arrivée, j'avais déjà tout préparé. J'avais disposé différentes cibles, de différentes formes, à différents endroits. L'entraînement au tir à l'arc pouvait maintenant commencer. J'en voyais déjà certains soupirer, déjà ennuyés, et je ne fus étonné, même si je n'aimais guère les réactions que je pouvais constater. J'avais bien conscience que le tir à l'arc n'était pas leur activité préférée, ce n'était pas non plus la mienne d'ailleurs, mais tous devait au moins savoir tirer. Pouvoir attaquer avec autant de portée n'était pas une chose à négligée. Le tir à l'arc m'avait moi-même plusieurs fois sortie de situations complexe et dangereuses. Il leur était nécessaire d'apprendre. Tous saisir un arc et ainsi qu'un lot de flèches, avant de se placer. Et quand je voyais la posture de certain, ou la façon de tenir cette arme de trait, je fus bien obligée de reconnaitre que j'avais encore beaucoup de pain sur la planche. Deux élèves en particulier seraient à encadrer, la tête brûlée et le narcoleptique. Sans surprise. J'eus tout de même l'agréable satisfaction de trouver deux bons éléments sortir du lot, Bernadetta, qui a mon plus grand étonnement s'était placée tout en haut du podium, ainsi que Petra, plus discrète et aux allures sauvages. Cette dernière était arrivée à Fódlan tout récemment. Elle venait d'un archipel situé à l'ouest du continent. Et tous les jours, elle non plus, ne ménageait pas ses efforts, pour se familiariser aux coutumes et à la langue. Elle se plaçait quasiment au même niveau que la froussarde, mais je lui avais aussi remarqué des facilités à l'épée. Et les autres, et bien, savaient se débrouiller.
La première salve de flèches fut tirée. La plupart atteignirent au moins une cible, ce qui n'était déjà pas si mal, quand deux d'entre elles furent mouche. Je reconnaissais bien là les deux jeunes filles. Deux flèches ricochèrent. Je reconnaissais bien là les deux garçons... Je ne me décourageai pas, avec un peu d'entrainement, tout était possible, j'étais la première à tenir ce discours, je ne pouvais pas me permettre de me contredire maintenant. Je levai le bras, puis l'abaissai pour donner signe de tirer la seconde salve. C'était un peu mieux, Caspar avait cette fois atteint sa cible, quant à Linhardt, et bien la flèche était restée dans ses mains. Je soupirai. Bernadetta et Pétra visèrent une nouvelle fois en plein dans le mille. Je n'avais aucun doute sur le devenir d'Archère de la première, quant à la seconde, et bien, elle avait encore le temps de choisir sa voix, les possibilités étaient nombreuses. Hubert ne s'en sortait pas trop mal, même plutôt bien, pour quelqu'un qui semblait principalement intéressé par la magie. Je devais lui reconnaitre ça. Même à l'épée, ce garçon se débrouillait. En fait, dans tout les domaines, le brun était aussi bon que nonchalant. Le lancier aux cheveux roux, lui aussi, était plutôt compétent. J'avais du lui accordé ceci, ce n'était pas uniquement un beau parleur. Il ne cessait de chercher à s'améliorer en permanence. Je l'avais vu manier la lance, plusieurs heures durant, peu après notre défaite. Dorothea, elle, était à l'aise avec son arc, sa seconde flèche se rapprochait du centre, avec un peu de travail, elle finirait par égalée ses deux amies.
« - Ne retenez pas votre respiration au moment de relâcher la corde ! »
Je faisais les cents pas, passait et repassait derrière la ligne de tireurs que formaient mes étudiants. J'observai leur posture, analysai chaque geste. Au troisième mouvement de mon bras, toutes les flèche furent planter dans les morceaux de bois. Il fut très satisfaisant de constater que mes conseils portaient leurs fruits. Même Linhardt, avait atteint sa cible de justesse. Je m'arrêtai enfin dans le dos de la représentante de maison. Sa flèche s'était tant enfoncée dans l'épaisseur de bois qu'on en voyait même plus la pointe, à seulement quelques centimètres du centre. Ses tirs, ne manquaient ni de précision ni de puissance.
« - Votre bras est trop haut, lui fis-je remarquer. »
La jeune femme baissa légèrement son arc, et aligna sa flèche à son regard. Je fis un signe, et une nouvelle pluie s'abattue devant mes yeux. Mieux, c'était bien mieux.
« - Relâchez-vos muscles, soufflai-je ensuite. »
Sa cinquième tige de bois se planta encore un peu plus près. Elle n'était vraiment plus qu'à un rien.
« - J'arrive presque à voir vos doigts s'enfoncer dans le bois, soupirai-je.
- Je pense encore savoir tenir un arc, professeur ! s'écriai soudainement la jeune fille en me jetant un regard des plus froids. »
Je semblai l'avoir contrariée alors qu'elle perdait pour la première fois son calme et son sang-froid, ce qui ne manqua pas d'échapper aux autres, dont les visages, déconcertés et curieux, ne purent s'empêcher tour à tour de se tourner vers nous. Elle était donc capable d'émotions, derrière le masque de perfection qu'elle portait.
« - Vraiment ? Fis-je en me glissant dans son dos. »
Sa cape vermeille se souleva au passage de mes bras le long des siens. Ma main recouvra la sienne qui tenait fermement la courbe de l'arc quand mes doigts se déposèrent sur les siens avant de tirer très rapidement la corde. Je plissai les yeux, pris une inspiration, relâchai ma poitrine et décochai la flèche quand ses cheveux dégagèrent cette agréable odeur de bergamote.
« - C'est comme ça qu'on fait mouche. »
Je n'eu même pas besoin de regarder où ma flèche s'était plantée. Je savais qu'elle était en plein dans le mille. Comme si tirer dans une cible immobile était un exercice difficile. Peut-être étais-je trop exigeante, ou bien en attendais-je trop d'eux, mais si certains étaient capable de ne jamais rater, alors ils l'étaient tous. Je la sentais retenir son souffle, et ses muscles crispés, avant d'enfin me dégager.
« - Sur un champs de bataille, n'oubliez jamais que vous risquez votre vie, mais aussi celle des autres ! Ce sera tout pour aujourd'hui. »
J'entendais les conversations alors que tous m'aidaient maintenant à ranger. Et bien évidemment, c'était toujours la même chose qui revenait sans cesse. Je n'y avais pas été avec le dos de la cuillère, paraissait-il. Je reconnaissais ne pas avoir été tendre, mais ce n'était absolument pas dans mon caractère ou dans ma façon d'être. J'étais ici pour leur apprendre, pas pour les ménager. Et j'étais beaucoup moins laxiste dans la pratique que dans la théorie, pour ne pas l'être du tout. Etudier une bataille et être au cœur de celle-ci n'avait absolument rien avoir. Les cours que je leur donnais n'avaient même pas dix pourcents du niveau de difficulté de certaines missions que j'avais pu accomplir. Et assez de personnes étaient mortes sous mes yeux, ou sous ma lame, pour savoir que sur un champs de bataille, il suffisait d'une seconde, d'un geste, pour passer de vie à trépas. Et si j'en perdais un seul d'entre eux... En tant responsable de cette maison, je ne pouvais me le permettre.
« - Professeur ? »
Je levai les yeux, et rencontrai ses iris couleur lavande, recouvert par quelques mèches de ses longs cheveux blancs. Son regard était teinté d'incompréhension alors que son visage, sur lequel je trouvais habituellement toujours un sourire, même s'il se voulait faux, n'affichait que froideur et apathie. Etrangement, je la trouvais pour une fois étonnement naturelle.
« - Pourrais-je savoir la raison de votre acharnement sur moi ? »
Pourquoi ? Parce qu'elle était la meilleure.
