Yop !

Bon, j'ai encore du couper trop tôt. Ce chapitre aurait du être bien plus long mais j'allais exploser ma limite.

Du coup, arrivée sur la phrase de cloture, je me suis dit "Keskecébo" et j'ai coupé.

Pardon pour la redondance de ces chapitres, ce n'était vraiment pas prévu ! Bon, j'ai du coup forcément attaqué le chapitre X dans la foulée en espérant qu'il reste assez de contenu pour en faire un à part entière ! xD Celui-ci ne se passera pas dans l'arène ! Ouf ! Enfin ! Finit la sueur et la saleté (quoique...) !

N'hésitez pas à envoyer vos plaintes en commentaires ahah !

Bonne lecture pour ce très court, TROP court, chapitre !
(La suite arrive bientôt !)

Enjoy !

Mijoqui: Merci d'être là ! J'ai au moins l'impression d'avoir un lecteur ! xD Pour te répondre, je ne connais absolument pas les membres des deux autres maisons (Lions et Cerfs), honte à moi ! Du coup, j'essaie de faire selon mon ressentie, que ce soit en lisant leurs passés ou bien de ce que j'en ai vu pendant ma partie ! Je ne me rappelle plus très bien de Marianne, mais bon, on va dire qu'elle sera costaud xDD Pour Hilda, j'ai souvenir qu'elle m'a OS un personnage durant ma partie donc voila, hommage à elle ! xDD


Chapitre IX - Ciel Solitaire

Cette nuit là, et comme quasiment toutes les nuits depuis quelques jours, je n'eus aucune difficulté à trouver le sommeil alors que la lune trouvait sa place très haut dans le ciel. Les petits entraînements nocturnes que je donnais régulièrement étaient devenus comme une drogue nécessaire à mon corps afin de pouvoir m'endormir. Sentir mes muscles se tendre, mon corps endoloris, était une sensation dont j'avais besoin, une sensation qui me faisait me sentir vivre. Et l'oisillon avec qui je passais maintenant une bonne partie de mon temps libre ne me ménageait pas. Elle ne cessait de s'améliorer, chaque nuit un peu plus. Et peut-être même qu'un jour, elle arriverait à me dépasser... Non, c'était impossible. Cette possibilité ne m'effleura qu'une demi-seconde, avant que mes yeux ne se ferme, et que je ne rêve de cette prochaine bataille, qui serait très loin de ressembler à ce à quoi j'aurais bien pu m'attendre.

La semaine semblait difficile pour tout le monde alors que l'approche du week-end arrivait à grand pas. Nous étions déjà mercredi, une moitié terminée pour certain, une qui commençait pour d'autres, tous mes élèves ne pensaient déjà qu'à leurs futurs quartiers-libres. Il y avait un grand tournoi de pêche auquel beaucoup voulait participer pour se faire un peu d'argent, ou tout simplement pour gagner. Et si la majorité ne pensait déjà plus qu'à ça, la représentante des aigles, elle, ne semblait concentrée ni sur la pêche, ni sur mes cours qui étaient sur le point de prendre fin, une chance pour elle. Je n'aurais su dire ce qui captait son attention, ou plutôt la détournait, lorsque pendant l'entrainement de la maison, durant l'après midi, la future impératrice se montra bien moins assidue que d'habitude. C'était comme si tous les entrainements de ces dernières nuits, tous les cours de ces dernières semaines, tous mes conseils, n'avaient jamais existés. Retour à la case départ. C'était à la fois déconcertant et décevant. Si la jeune femme ne se ressaisissait pas rapidement, alors les chances de gagner le tournoi des trois maisons seraient totalement anéanties. Evidemment que je ne comptais pas seulement sur elle pour emporter la victoire, tous les aigles avaient leur rôle à jouer, mais le sien, était crucial. Je laissai tomber, pour cette fois, ce qui était loin de me ressembler, et me contentais de l'observer. Après tout, j'allais la revoir très vite, et cette fois, j'allais être plus qu'exigeante.

Lorsque la lune se leva, au couché des premiers rayons du soleil, je me dirigeai vers le terrain d'entrainement, comme j'avais maintenant l'habitude de le faire. Je fus surprise de le trouver vide, lorsque, les nuits précédentes, j'avais eu la satisfaction de trouver la dirigeante de maison, prête et échauffée, souvent déjà couverte de sueur. J'appréciai sa volonté de toujours vouloir se dépasser, et sa persévérance. Cela faisait d'elle un compagnon de bataille idéal. Pour la deuxième fois de la journée, je sentie la déception, non pas celle de ne pouvoir m'entrainer, mais celle de m'être possiblement fourvoyée. Elle avait tellement de potentiel, et je ne supportais pas de perdre autant mon temps.

« - Vous êtes en retard, soufflai-je lorsque des bruits de bottes frappèrent le sol quelque mètres derrière moi.

- Je ne savais pas qu'il y avait des horaires. »

Sa remarque, qui ne manquait absolument pas de nonchalance, me piqua. Alors que j'aurais du rester indifférente à sa façon de se comporter, je sentais un désagréable sentiment caresser mes nerfs. La patience n'était certainement pas la première de mes qualités, mais je n'étais pas le genre de personne à me laisser atteindre par l'attitude de qui que ce soit.

« - Peu importe, commençons. »

Comme j'avais pu le sentir plus tôt, quelque chose n'allait pas. Dés les premiers mouvement de l'Adestrienne, je remarquai que ses gestes d'habitude si rapides, se faisaient incroyablement lents. Elle baissait trop facilement sa garde, se positionnait mal. Cela ne faisait que quelques minutes, et j'avais eu au moins trois ouvertures. Si j'avais été un ennemie, elle serait déjà morte.

« - Vous n'êtes pas concentrée, lançais-je en la mettant une première fois au sol sans hésiter. »

La jeune fille se releva aussitôt. Ses perles mauves me lancèrent un regard des plus sévères. J'esquivais sa prochaine attaque avec une facilité déconcertante. J'arrivais à deviner tous ses mouvements comme si elle me les annonçait elle-même. Ce duel était totalement inutile, je perdais mon temps, et elle le sien. Je ne faisais que l'observer se fatiguer peu à peu, alors que je n'avais même pas besoin de l'attaquer. Elle ne prêtait attention ni à mes gestes, ni mêmes à mes paroles. Ce combat était à sens unique.

« - Vous êtes trop lente, continuai-je sans la laisser respirer. »

J'attrapai son avant bras de ma main gauche. Je sentais ses muscle tendus, crispés sous mes doigts qui l'entourait, alors qu'elle manquait de fluidité et de souplesse. L'avais-je contrariée ? C'était tellement flagrant. Je ne reconnaissais absolument pas mon élève, et pourtant, ce trait de personnalité dont elle avait déjà fait part m'était plus que familier. La future impératrice était une personne rusée, plutôt calme et réfléchie, mais qui pouvait aussi se laisser emporter si on s'en prenait à son égo. Je n'étais là ni pour la flatter, ni pour lui jeter des fleurs, et je ne m'embarrassai pas de délicats gants de coton soyeux pour lui dire le fond de mes pensées.

« - Continuez comme-ça, Edelgard, et vous serez morte à peine les portes du monastère franchies, la provoquai-je en la jetant une nouvelle fois à terre.

- Ca suffit ! Hurla presque la jeune femme. Cessez donc de me parler ainsi ! »

Je levai un sourcils et restai silencieuse sur le ton que venait d'employer mon élève qui se releva difficilement. Je ne l'aurais pas imaginé si facilement craquer.

« - N'oubliez pas que vous vous adressez à la future impératrice de l'empire Adestrian, ajouta-t-elle sèchement. »

Et bien, une chose était certaine, c'était qu'à se comporter ainsi, elle ne le resterait certainement pas longtemps. Pensait-elle être supérieure à moi d'une quelconque façon, uniquement par le sang royal qui coulait dans ses veines ? Impératrice ou non, noble ou simple roturière, tout cela m'était totalement égal, la seule chose qui m'importait, c'était son talent, et celui-ci était terni par son attitude et son caractère.

« - N'était-ce pas vous la première, qui souhaitait être traitée comme les autres élèves ? lui répondis-je sans me laisser déconcerter.

- Nous ne sommes plus en cours. »

Allait-elle vraiment se comporter comme une princesse gâtée alors qu'elle était surement le contraire ? Son égo avait-il prit un si gros coup ? La succession de défaite était-elle si dure à supporter ? Non, c'était autre chose. J'en étais convaincue.

« - J'en ai assez. »

L'aigle de jais me tourna le dos, les traits tirés. Je ne l'avais jamais vu afficher un regard si contrarié. Sa combativité, son énergie, semblaient éteintes. Elle n'était plus que l'ombre d'elle même, alors qu'elle disparaissait, peu à peu, dans l'obscurité des immenses murs du monastère. Quant à moi, je n'avais plus que pour seule compagnie ma solitude pour finir cette bien étrange soirée.

Je ne croisai son regard, pas une seule fois, le lendemain, ni pendant les cours, ni même après. Je n'aurai su dire si elle m'ignorait, ou bien si elle se comportait tout simplement naturellement. Quelle raison aurait-elle eu, de me regarder, de ses grands yeux couleurs lavande, sur lesquels revenaient parfois quelques mèches de ses longs cheveux blancs ? Il n'y en avait aucune. Et pourtant, après toute une journée, j'avais presque du mal à m'en rappeler l'intensité de leur couleur. Etais-je tracassée de cette situation ? Impossible, j'étais bien trop au dessus de tout ça. De pareilles gamineries ne m'intéressaient guère. Mais à la nuit tombée, je me surpris à me retrouver sur le terrain d'entrainement, à attendre, intimité nocturne imperturbable. Au milieux des murs de pierre, je me retrouvai encore seule.

Car jamais elle n'arriva. Ni cette nuit, ni la suivante.